Vernissage au CCA, un portrait de Montréal

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Vernissage au CCA

Centre canadien d’architecture à Montréal: un portrait de la ville

Le 31 janvier dernier avait lieu le vernissage d’une exposition au Centre canadien d’architecture (CCA), rue Baile dans l’ouest de Montréal. Il s’agit de la deuxième phase d’une exposition nommée « ABC : MTL », une œuvre collective et changeante qui se veut être un portrait composite de la ville qui se terminera le 31 mars prochain.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – Dossiers Ville de Montréal, Culture

débats société réflexions socialesLe CCA a été fondé en 1979 par Phyllis Lambert, elle-même architecte, à partir de sa fortune personnelle. Il comprend un centre de recherche et un musée. Le bâtiment actuel, conçu en 1989, est un chef-d’œuvre d’architecture où chaque détail est parfaitement conçu et entretenu, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. On trouve rarement un aménagement paysager si bien entretenu dans un lieu public, du moins à Montréal. Mme Lambert a incarné dans ce lieu tout son amour pour l’architecture, et ce centre est devenu son legs à notre société.

Née à Montréal en 1927, Phyllis Lambert est la fille de Samuel Bronfman. Dans les années 1960, elle conçoit le Centre des arts Saidye Bronfman qui porte le nom de sa mère. Elle contribue aussi à la fondation de l’organisme de protection du patrimoine Héritage Montréal puis au projet de revitalisation du Canal Lachine. À 85 ans, elle s’indigne encore contre le développement anarchique de la ville et continue de militer pour la protection du patrimoine architectural montréalais.

L’exposition

ville de montréal vitrines rue saint-laurent 19e siècleL’exposition « Par les rues » regroupe des photos, presque toutes en noir et blanc, tirées de la collection du CCA et d’un projet nommé « Les bâtiments en pierres grises de Montréal : Une mission photographique ». Une pierre grise très caractéristique des façades montréalaises, construites vers la fin du 19e siècle et le début du 20e siècle, de l’est à l’ouest de la ville. Les photos des vitrines de la rue Saint-Laurent témoignent aussi de l’apport international à cette rue, avec des noms comme Boucherie hongroise, Librairie espagnole et L. Bergson & Fils, monuments funéraires.

Un peu plus loin, dans les salles d’exposition principales, nous arrivons au cœur de l’exposition nommée « ABC : MTL », deuxième phase. Il s’agit d’une œuvre collective et changeante qui se veut un portrait composite de la ville, comprenant des photos, des plans, des maquettes, des films, etc.

ABC comme abécédaire et, effectivement, tous les événements qui entourent l’exposition reflètent ce thème. Ainsi, l’un d’eux, destiné aux enfants, ne nomme « B comme bédé ». Un autre titre d’événement, « R comme raboutage », me fait penser à une des salles où l’on expose, entre autres, quatre courtepointes ou patchworks qui symbolisent parfaitement la notion de raboutage inhérente au développement d’une ville.

La ville raboutée, la ville courtepointe

Dans les courtepointes d’autrefois, on récupérait des bouts de tissu d’origines diverses dont chacun portait son histoire. Ainsi, la mère pouvait dire à son garçon, en le bordant le soir : ce morceau-là vient du manteau de ton grand-père, celui-là de ton oncle Léon et ainsi de suite. L’enfant était alors enveloppé d’histoire et comme protégé par ses ancêtres.

La ville aussi est un patchwork riche d’histoire. Et ces vieilles façades de pierres grises – entretenues, rénovées et même recyclées – apportent à la ville une beauté, une richesse et une profondeur que des bâtiments temporaires et jetables, au gré des modes, ne peuvent lui apporter.

Un vernissage ouvert à tous

centre canadien architecture cca phyllis lambert urbanismeLe vernissage du 31 janvier était ouvert à tous, gratuitement, y compris le cocktail. Ce qui me semble très peu habituel. J’ai apprécié cette ouverture. Mais je me suis dit que ce « portrait de la ville » est probablement trop abstrait pour la majorité de ses citoyens, incluant ceux des milieux populaires.

Je me souviens d’avoir assisté à un vernissage, il y a peut-être une dizaine d’années, alors que Mme Lambert animait encore personnellement ce genre d’événements. Malgré sa position sociale, elle était probablement la personne la moins snob de l’assistance.

Elle allait vers chacun, vers des inconnus comme moi, pour leur demander leur avis et écouter leurs réactions. Quoiqu’anglophone, elle commençait ses discours en français avant de passer à l’anglais. Elle s’était aussi adressée à moi en français.

Ceux qui la remplaçaient maintenant, le soir du 31 janvier, n’avaient pas le même respect pour la priorité du français au Québec. Les discours ont été faits d’abord en anglais, et ensuite seulement en français, comme par obligation et sans grand enthousiasme.

Je n’ai pas aimé ce changement, qui me ramenait dans les années 60, alors que Montréal était scindée en deux villes, plus ou moins, l’ouest anglais (centre des affaires et quartiers riches) et ville française à l’est (surtout ouvrière). Un retour en arrière regrettable qui ne reflète pas du tout la volonté et la manière d’être que l’on a connu de la fondatrice et philanthrope, Mme Phyllis Lambert.

Cette exposition se termine le 31 mars 2013.

Centre Canadien d’Architecture
 
1920, rue Baile — Montréal (Québec)
 H3H 2S6

514 939 7026
http://www.cca.qc.ca/fr/a-propos

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Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers Culture, Croissance personnelle

débats société reflexions sociales sociauxPourquoi toujours rêver du sommet? Pourquoi ne pas viser la place qui est la nôtre et y vivre heureux, à faire ce que l’on a à faire, bien sereinement? Pourquoi ne pas viser tout de suite le cœur des choses, le cœur des autres et notre cœur en même temps? Et oublier les rêves ambitieux qui ne tiennent pas la route.

Il doit y avoir d’autres valeurs plus importantes : comme celle de penser aux autres, de vouloir travailler en collaboration dans le but d’améliorer notre milieu de vie commun, notre société.

À ce propos, j’ai lu il y a longtemps, dans mon adolescence, ces réflexions du peintre Rouault (1871-1958) sur ce qu’il appelait les petits maîtres. Et je fus frappé par sa modestie, par l’humilité qui habitait son travail d’artiste. Tout le contraire du génie voulant saisir son heure de gloire.

« … Fais bien ta besogne à ton tour, loin des hommes ou au milieu d’eux, mais sans trop croire à leurs enseignements, à leurs consécrations, car, si tu vivais deux ou trois existences consécutives, tu les verrais inlassablement occupés à brûler ce qu’ils ont adoré et à adorer ce qu’ils brûlèrent. »

George Rouault, «Les trois clowns», 1928

Georges Rouault, «Les trois clowns», 1928

« C’est aussi un défaut bien moderne que de décrier ceux qu’autrefois on nommait “les petits maîtres” et de ne vouloir regarder que les très grands. On se guide, on se dessèche par là autant que par les théories, et l’on se tend comme corde à violon, surtout si l’on est fait soi-même pour pratiquer un art intime… »

Ces réflexions sont à mille lieues des ambitions de première place, de podiums et des prétentions de ceux qui se débattent dans la course aux honneurs.

  • Citation extraite du catalogue de l’exposition des œuvres de Rouault, Musée d’art contemporain de Montréal et Musée du Québec, 1965 (Bibliothèque et Archives nationales du Québec).

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Après la pluie… Le beau temps

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Le graffiti et le Musée national des beaux-art du Québec

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Le street art reconnu par le Musée national des beaux-art du Québec

Mai 2012. Le Musée national des beaux-art du Québec utilise une pallissade de construction de 75 mètres pour offrir une murale participative.

Raymond Viger Dossiers Hip-hop, Culture,    Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos

murale participative musée national beaux-art du québec graffiti street artSamedi, en me rendant au Château Frontenac pour participer au vernissage de 3 graffiteurs dans ce lieu historique, j’aperçois cette murale. Piqué par la curiosité, je fais un arrêt.

Le projet a été réalisé en mai 2012 sur la pallissade de 75 mètres du chantier du futur Pavillon Pierre-Lassonde.

On y présente les artistes du Morgan Bridge de Québec qui ont participé au projet:

  • Alexandre Lemay
  • Emmanuel Lajoie
  • Mathieu Lamoureux
  • Louis-David Letourneau-Gagnon
  • Justin Roy
  • Olivier Moisan-Dufour

Ce qui est intéressant de souligner, c’est la reconnaissance que le Musée national des beaux-art du Québec offre au graffiti:

Le graffiti est aujourd’hui reconnu comme une pratique artistique à part entière identifié sous l’appellation Street art.

Une nouvelle murale sera réalisée au printemps 2013.

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Cambodge; musée du crime génocidaire

Cambodge

Musée du crime génocidaire

Deux millions de morts en moins de quatre ans. Le musée est une ancienne école qui a servie de prison de torture sous Pol Pot entre 1974 et 1979. Je l’aurais appelé le «musée de l’horreur cambodgien.

Dominic Desmarais   Dossier Enfants-soldats, International

Je suis allé au musée du crime génocidaire. Je l’aurais appelé le «musée de l’horreur cambodgien». C’est barbare, inhumain… J’ai failli pleurer. Je suis tellement bouleversé que je ne réussit pas à mettre le doigt sur l’émotion – ou les émotions – qui m’envahissent. C’est complètement tordu… Deux millions de morts en moins de quatre ans. Le musée est une ancienne école qui a servie de prison de torture sous Pol Pot entre 1974 et 1979. D’ailleurs, elle a ouvert ses portes le lendemain de mon premier anniversaire.

On y incarcerait les intellectuels du pays, qui représentaient une menace à la révolution des Khmers rouges. Par intellectuel, il faut comprendre enseignants, diplomates, ingénieurs… ou toute personne sachant lire. Pour la révolution, elle devait passer par les paysans. Pol Pot voulait recommencer à zéro un système où l’économie ne passait que par la production de riz.

Dans la prison que j’ai visitée, 15 000 intellectuels y ont séjourné. Aucun ne s’est échappé. Seule la fuite du régime de Pol Pot provoquée par le Viêt-nam a permis de récupérer sept survivants. Je vous épargne les différentes méthodes de torture utilisées. Cruelles, abominables, bref l’être humain dans ce qu’il a de plus laid. Si on peut appeler ça être humain. Ces 15 000 personnes étaient torturées afin de leur soutirer le nom des gens qu’ils connaissaient, les membres de leurs familles. Quand les tortionnaires étaient satisfaits, ils envoyaient le prisonnier – et sa famille découverte grâce à ses aveux – dans un camp pour les assassiner. Pas avec des balles, jugées trop coûteuses, mais à coups de bambou. On les enterrait ensuite dans de fosses communes, même ceux qui n’étaient pas morts. Assez horrible.

Dans les salles de classes, utilisées comme cellules, on peut encore voir, près de 30 ans plus tard, des flaques de sang séché. En quatre ans, le bilan du régime de Pol Pot s’établit, selon ce qu’on peut lire sur les affiches du musée, à 3,3 millions de morts ou disparus, près de 150 000 invalides, 200 000 orphelins. Sans compter les écoles et industries détruites. La guerre civile aura duré près de 30 ans, pour se terminer à la fin du siècle dernier (1998). Un pays ne se remet pas du jour au lendemain d’une telle catastrophe. Trois générations qui n’ont pas reçu d’éducation (qui doit éduquer les générations suivantes sans trop savoir comment s’y prendre) et une économie complète à reconstruire.

Dans ce musée, il y a des salles remplies de photos des 15 000 prisonniers. Je ne sais combien il y en avait, des milliers assurément. Je les ai regardées une a une. Des gens qui ne savaient pas ce qui les attendaient. Le regard fier, courageux. Je n’y ai pas vraiment vu de peur. Ces gens sont pourtant allés à l’abattoir. Les tortionnaires ont même installé des barbelés aux étages pour éviter toute tentative de suicide…

Les gens photographiés n’étaient pas très vieux. Il y avait même des enfants. Devant chaque visage, je frissonnais. J’ai dû sortir après quelques salles, question de prendre un peu d’air. Je ne sais comment exprimer ce que j’ai ressenti. De l’impuissance, de l’incompréhension. Comment peut-on être si sadique? Massacrer en masse des humains? Comment a-t-on pu laisser une telle chose se produire? Ces tortionnaires, qui passaient leurs journées à infliger les pires sévices à leurs prisonniers, comment faisaient-ils ensuite pour retrouver leur famille, leurs enfants, et oublier ce qu’ils avaient fait la journée durant?

Je n’ai pas visité de musées ou de charniers concernant l’Holocauste en Allemagne. Je peux m’imaginer, encore plus aujourd’hui, l’horreur de ce carnage organisé.

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Histoire naturelle: homosexualité au musée

Histoire naturelle: homosexualité au musée

Dossier Homosexualité

Agence Science-Presse

Les groupes de droite qui décrivent encore l’homosexualité comme une tare contre-nature ont du rattrapage à faire. On compte désormais plus de 1000 animaux chez qui des comportements homosexuels ont été observés. Au point où, à Oslo, en Norvège, un musée leur consacre actuellement une exposition. « Normalement, déclare le zoologue Geir Söli dans les pages du journal allemand Der Spiegel, les musées d’histoire naturelle présentent des choses plutôt ennuyeuses. » Deux girafes mâles dans une posture qualifiée d’équivoque, un couple de cygnes lesbiennes ou deux baleines mâles se masturbant mutuellement, n’est pas ce qu’on s’attend à voir dans un tel lieu. Les conservateurs du Musée d’histoire naturelle d’Oslo, qui ont planché sur ce projet depuis trois ans, affirment que cette idée d’une exposition sur l’homosexualité chez les animaux est bien accueillie en Norvège, en dépit de quelques opposants plus bruyants au début. De nombreuses familles y viennent, et cela non plus n’a engendré aucune vague de protestation.

Il s’agirait de la première exposition consacrée à ce sujet dans le monde.

Le Musée ne cache pas que ses objectifs sont un tantinet politiques: « nous espérons contribuer à rejeter l’argument trop connu selon lequel le comportement homosexuel est un crime contre-nature », résume le zoologue Petter Bockman. Le titre de l’exposition n’y échappe pas: « Contre-nature? », avec le point d’interrogation.

Trop souvent, reproche Geir Söli, les zoologues ont refusé de voir les comportements homosexuels chez les animaux qu’ils observaient. Le simple fait pour une girafe mâle de renifler une femelle était classé dans la case « intérêt sexuel ». Mais si un mâle en grimpait un autre, dit-il, les scientifiques préféraient classer cela dans la catégorie « lutte pour le territoire » —même lorsqu’il y avait éjaculation. Si tel est le cas, préviennent les responsables de l’exposition, cela signifie que ce total de plus de 1000 animaux chez qui de l’homosexualité a été observée va continuer d’augmenter dans les années à venir, à mesure que les observations vont se poursuivre.

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