Entrevue avec Gabrielle Marion-Rivard

Spectacle du Ste-Cath (ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Film Gabrielle de Louise Archambault

L’amour pour 2 handicapés

Dans le nouveau film de Louise Archambault, Gabrielle Marion-Rivard interprète le personnage principal, au nom éponyme. Atteinte du syndrome de Williams, Gabrielle joue au cinéma pour la première fois, et espère bien poursuivre sa carrière.

Delphine CAUBET    DOSSIERS  Cinéma, Culture, Média

Peux-tu te présenter? Quels arts pratiques-tu?

cinéma film critique cd dvd télévisionJe m’appelle Gabrielle Marion-Rivard et j’ai 24 ans. J’aime beaucoup chanter. Notamment la musique classique, le rock et le jazz. Mais le métal, je ne peux pas, c’est trop dur (rire). Je suis également une grande amatrice d’opéra. Parmi mes artistes préférés, il y a Édith Piaf. Mais quand j’étais jeune, j’adorais les Backstreet Boys. Je suis allée les voir il y a quelques années au centre Bell. Ma mère m’avait fait la surprise. J’étais excitée comme une folle! Ça n’avait aucun bon sens. Sinon, quand j’étais jeune, j’aimais beaucoup Jacques Brel.

Parmi les autres arts, je pratique la danse. Je fais de la gigue contemporaine avec une professeure extraordinaire, qui est Maïgwenn Desbois. Au début, c’était vraiment difficile, parce qu’il fallait que j’aille dans le bon espace et tout ça. Mais maintenant je suis rendue une bonne gigueuse. Je fais partie de la troupe «Maï(g)wenn et les Orteils». On fait beaucoup de choses. Des festivals…

À l’avenir, je vais continuer à danser. Puis, j’ai encore envie de faire des films! Parce que j’adore le cinéma.

D’où vient cette passion pour les arts?

film télévision cinéma cd dvd critique art spectacleMa mère me faisait écouter de la musique classique lorsque j’étais bébé. Puis je suis allée voir des concerts. Je viens aussi d’une famille musicienne et musicale… Donc, c’est pour ça. J’aime la musique classique: c’est doux, c’est charmant, c’est colérique.

Puis, il y a aussi le syndrome de Williams. Les personnes qui en sont atteintes ont un talent pour la musique. Comme moi. Ils ont l’oreille musicale. J’ai l’oreille absolue également. Lorsque j’écoute plusieurs fois un morceau, je suis capable de le rejouer au piano dans ma chambre après. Je reconnais les notes.

Qu’as-tu pensé du film Gabrielle?

cinéma film vidéo cd dvd critique télévision art spectacleIl m’a beaucoup plu. J’ai tellement souri la première fois que je l’ai vu avec toute l’équipe! J’ai tellement souri, j’étais fière de moi. J’ai aimé voir ce que j’étais capable de faire, et ce que j’ai ressenti. Il y avait des moments tristes, comme quand ma sœur part en Inde dans le film. Puis j’ai regardé ça, et je me suis dit que j’ai réussi un truc cool. Ça n’avait aucun bon sens! (rire).

Le personnage de Gabrielle me ressemble énormément. Elle a beaucoup de talent, et elle veut montrer son indépendance et vivre dans un appartement. Moi aussi un jour j’aimerais vivre en appartement. Mais je sais que c’est difficile. Faut que tu apportes tout ton stock, faire le ménage, le lavage… Ce que j’ai aimé le plus, c’est que je me vois dans une autre vie, mais différente. Sauf que je ne suis pas diabétique non plus.

Puis, il représente très bien la réalité des personnes déficientes. Il montre bien aux gens qu’on est normaux et différents à la fois.

Qu’as-tu pensé du métier d’actrice?

film télévision art spectacle critique cd dvdJ’ai aimé être costumée, maquillée, coiffée… Puis tu rencontres les acteurs que tu aimes. Tu vas dans l’histoire et tu sais ce que les personnages pensent. Puis, j’aime ça aussi les émotions, les sensations fortes. Mais c’est difficile également. Comme pour le départ de ma sœur. Quand elle va repartir, c’est un gros choc, et je ne sais pas si je la reverrais. C’est difficile, toutes ces émotions.

Et puis il faut être naturelle. C’est compliqué. Ma coach m’a dit que jouer, c’est comme tous les jours. Elle m’a beaucoup aidée avec le texte. On l’a beaucoup pratiqué: à la maison, puis avec les acteurs. Avec l’équipe, on a discuté de l’histoire. Pour comprendre ce qu’il se passait. C’était vraiment intéressant et ça m’a aidée.

Pour moi, cela m’a demandée beaucoup, beaucoup de travail en plus. À la maison, avec ma mère, on travaillait et l’on faisait des mises en situation.

Quel conseil donner à d’autres personnes déficientes pour les encourager?

Il faut dire aux personnes déficientes et à leur famille de les accepter tel qu’elles sont. Avec leurs qualités et leurs défauts. Elles ont leurs propres émotions. Il ne faut pas avoir peur des préjugés. J’avais le rêve de devenir actrice. Et il s’est réalisé… donc il faut avoir un rêve!

Autres textes sur le film Gabrielle

Un reportage avec Gabrielle Marion-Rivard ainsi que sur le film de Louise Archambault a été publié dans le magazine Reflet de Société de septembre.

Autres textes sur Cinéma et télévision

Photos gracieuseté Film Séville

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L’Orchestre symphonique pop de Montréal

 Musique classique VS musique de films

L’Orchestre symphonique pop de Montréal

Raymond Viger Dossiers Orchestre symphonique pop de Montréal, Culture

orchestre-symphonique-pop-de-montreal-ospm-classique-musique-de-films Qu’elles soient endiablées, angoissantes ou mélodieuses, elles font partie intégrante de l’expérience qu’offre le grand écran. Les plus connues, comme la pompeuse «Marche impériale» de La guerre des étoiles ou «L’homme à l’harmonica» d’Ennio Morricone (Il était une fois dans l’ouest) sont devenues emblématiques de certains genres cinématographiques. Malgré ces succès populaires, les trames sonores de films sont encore boudées par bon nombre de musiciens classiques. Des préjugés que les membres de l’Orchestre symphonique pop de Montréal (OSPM), l’un des seuls ensembles québécois consacrés au genre, ont l’intention d’abolir… un concert à la fois.

Comme bien d’autres musiciens, Stéphane Savaria s’est retrouvé le bec dans l’eau après avoir complété des études en musique populaire à l’UQAM. Afin de mettre du pain sur la table, ce percussionniste de formation a dû se trouver un emploi en dehors du domaine musical. Il n’a cependant jamais renoncé au projet fou qu’il nourrissait depuis quelques années: donner à Montréal son propre orchestre populaire, à l’image du Pop orchestra de Boston. «J’aime beaucoup la musique classique, mais la pop va chercher une autre couleur, surtout en raison de la place importante qui est accordée aux cuivres et aux percussions. En classique, les timbales et les trompettes imiteront par exemple les violons, sans plus.»

Seule obligation: avoir du plaisir

En sondant son entourage, Stéphane Savaria a réalisé qu’il n’était pas le seul à penser ainsi. Raison de plus pour mener à bien son projet qui a finalement vu le jour en septembre 2006. Le concept: se concentrer sur un répertoire composé uniquement de musique de films, de comédies musicales, de séries télévisées et, à l’occasion, de standards de jazz. Et, avant toute chose, se faire plaisir! «C’était l’idée d’origine: faire de la musique qui nous plaisait et de haut calibre, qui plaise aussi au public, explique le président-fondateur. Ceux qui viennent nous voir ont d’ailleurs toujours la même réaction. Ils ne s’attendaient pas à un tel niveau et aiment redécouvrir des thèmes entraînants comme ceux de James Bond ou Mission Impossible.»

Le public n’est pas seul à être impressionné de la qualité de l’ensemble, qui célèbre cet automne ses trois ans d’existence. Une cinquantaine de musiciens ont accepté à ce jour de rejoindre bénévolement les rangs de l’organisme à but non-lucratif. L’altiste Hélène Blanchet, lassée de ne jouer que du classique, s’est laissée convaincre par la qualité de l’interprétation de l’orchestre qui donnait alors un concert à Sherbrooke. «J’ai voulu m’impliquer dans la formation parce que je n’avais jamais vu une ambiance comme celle qui règne dans cet ensemble, explique la titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en musique. Il n’y a aucune compétition: les musiciens jouent pour le plaisir, contrairement aux autres orchestres où il y a toujours une certaine pression.»

Difficile pour un violoniste d’agir en diva en sein de l’OSPM: la musique de films est un genre qui favorise les performances collectives et les rythmes enlevés plutôt que les solos interminables. Les partitions n’en sont pas moins dispendieuses et difficiles à interpréter, loin s’en faut, précise Stéphane Savaria. «Comme John Williams [NDLR: l’un des plus célèbres compositeurs de trames sonores, auteur notamment  de celles des films E.T., Indiana Jones et de Harry Potter] est toujours vivant, une de ses partitions coûtera 500$ pour cinq minutes de musique alors qu’un Beethoven nous coûte 300$ pour 45 minutes! Et Williams est un vrai compositeur, qui écrit lui-même ses partitions, qui sont aussi complexes que celles de pièces classiques.»

Au début de l’année prochaine, un chœur d’une trentaine de personnes dirigé par le chanteur lyrique Donald Lavergne s’ajoutera à l’ensemble qui pourra ainsi explorer davantage le répertoire des comédies musicales. Et si tout va selon les plans de Stéphane Savaria et de sa conjointe Geneviève Lanouette, co-fondatrice de l’OSPM, l’orchestre obtiendra bientôt son statut d’organisme de bienfaisance.

johnny-skywalker-breakdance-photos-breakdancing-hiphop-danse-urbaine Concerto pour orchestre et breakdancers

Engagé, jeune, dynamique et professionnel, l’Orchestre symphonique pop de Montréal s’est donc imposé d’emblée lorsqu’est venu le temps de trouver un partenaire pour organiser une campagne de financement au profit du Café-Graffiti. De cette collaboration est né Concerto en aHÉROSol, un concert bénéfice qui se tiendra le samedi 28 novembre prochain en l’église Saint-Jean-Baptiste, rue Rachel à Montréal. Les fonds recueillis grâce à la vente des billets (déjà disponibles sur Admission et au http://www.editionstnt.com) permettront au Café-Graffiti de poursuivre ses opérations d’intégration et de soutien aux jeunes artistes issus de la culture hip-hop. Un événement auquel vous êtes appelés à participer en grand nombre et qui deviendra un rendez-vous annuel.

Pour voir la chorégraphie La Matrice qui a été réalisé par des danseurs Hip hop et l’orchestre symphonique pop de Montréal.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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