Internet, journalistes et organismes communautaires

Les impacts sociaux de l’Internet

Raymond Viger | Dossiers Internet, Formation Web

raymond Le Web a été initialement utilisé par des citoyens qui voulaient faire du journalisme. Aujourd’hui, une armada de journalistes se prépare à envahir l’Internet. Les blogues, au départ un passe-temps, deviennent pour certains des emplois.

Notre façon de vivre se transforme. Avec l’augmentation du prix du papier et la baisse des revenus publicitaires et des abonnés, plusieurs entreprises de presse cherchent à définir leur nouveau plan d’affaires Internet pour conserver leur marché et en conquérir de nouveaux. On ne pense plus marketing, on pense Webmarketing.

Les entreprises de presse veulent envahir le Web avec le contenu de leurs journalistes. Les journalistes veulent protéger leurs droits d’auteur. Le Journal de Montréal clame un lock-out? C’est par la bouche des canons du Web que réagissent les journalistes en lançant leur webzine, Rue Frontenac.

Pour les nouvelles internationales ou encore les archives des meilleurs documentaires, l’Internet devient de plus en plus crédible pour de plus en plus de citoyens. Pour les autres, il y a l’horoscope, les travaux scolaires, la météo ou les dernières recettes. On ne voit pas la fin des possibilités du Web. L’Internet va-t-il prendre toute la place?

Impacts de l’Internet sur les organismes communautaires

Des jeunes de la rue et des sans domicile fixe ont une adresse sur le Web. On peut maintenant les rejoindre plus facilement grâce au courriel ou apprendre à les connaître sur My Space. Certains ont même leur site Internet!

Les gens sont déprimés et suicidaires? Ils se retrouvent sur l’Internet. Ils y cherchent des moyens pour se suicider. Ils y trouveront peut-être des solutions à leur détresse, un lieu pour partager leur souffrance, une communauté. Nous n’en sommes plus à attendre leur appel: nous les rencontrons là où ils se trouvent, sur l’Internet.

Pour un organisme communautaire comme le nôtre qui s’aventure sur l’Internet, le terrain d’intervention s’élargit. La personne en crise vient peut-être du quartier, mais peut-être aussi de l’autre bout du monde. Doit-on s’empêcher d’aider un être humain qui souffre parce qu’il n’est pas Québécois?

Lorsque j’interviens dans un quartier, je prends des ententes de partenariat avec le CLSC du coin, la police de quartier, un hôpital et quelques organismes communautaires du secteur. Combien de protocoles devrons-nous maintenant préparer et planifier pour servir et soulager tout ce nouveau monde que l’Internet nous amène?

Comment devrons-nous négocier avec les bailleurs de fonds qui sont prêts à investir pour une intervention locale, mais qui ne voudraient pas soutenir une intervention internationale?

L’Internet offre des opportunités d’affaires et de nouveaux revenus pour l’entreprise privée. L’objectif de plusieurs compagnies est de croître au-delà des frontières pour grossir leur marché et diminuer leurs coûts.

Pour le communautaire, ça demande plus d’intervention, donc plus de moyens pour y parvenir. En résumé, des dépenses supplémentaires et encore plus d’argent à trouver.

L’Internet: nouveau terrain d’intervention

Reflet de Société a débuté son travail d’intervention sur L’Internet. Annuellement, c’est plus de 150 000 internautes suicidaires qui lisent un de nos textes sur le suicide. Parmi eux, plus de 10 000 vont être référés aux ressources pertinentes. C’est aussi plus de 3 000 témoignages de détresse que ces internautes nous laissent chaque année. Et ce n’est qu’un début.

Des églises et des partis politiques ont investi pour s’acheter un espace sur des sites comme Second Life. Jusqu’où les organismes communautaires devront-ils investir l’Internet?

Verrons-nous une nouvelle génération de travailleurs de rue du Web? Qui va financer ces interventions qui ne sont plus définies par un secteur géographique mais plutôt par une détresse commune? Un organisme communautaire qui a fait ses preuves devrait pouvoir étendre son aide partout où le besoin se fait sentir. Comme une entreprise peut vendre ses produits là où il y a une demande.

Notre monde se transforme, pas seulement notre économie. L’Internet en est le meilleur exemple.

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Merci de votre soutien.

couverture  livre jean-simon copiePoésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois

Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Après le Krach boursier de 1929, sommes-nous arrivés au Krach informatique?

Raymond Viger | Dossier Protection du consommateur

J’ai déjà passé au feu. Perte totale, j’ai tout perdu. Tous les souvenirs accumulés se sont volatilisés en fumée. Un krach informatique, c’est la même chose, la fumée en moins. Si vous pensez que la liste de vos amis dans Facebook, vos photos de famille sur Flickr, vos communications dans Hotmail ou sur votre blogue sont en sécurité, lisez bien cette histoire. Vous avez plus de chance de tout perdre vos données informatiques que de passer au feu!

L’avenir passe par Internet, nous a-t-on dit. Notre organisme a créé un site Internet en 2003. Une section sert à archiver nos textes d’information et de sensibilisation pour les rendre accessibles aux écoles, aux maisons de jeunes et à toute personne qui cherche des ressources.

Printemps 2006, une armée de spams envahit le serveur qui nous héberge. Le tout débute avec quelques attaques quotidiennes que nous éliminons au fur et à mesure. Dans les jours qui suivent, nous faisons face à des centaines d’attaques par jour. En peu de temps, nous subissons des milliers d’attaques quotidiennes. Incapable de contenir ces publicités agressives qui laissent des commentaires dans tous nos textes, le serveur krach! Fin horrible de toutes nos archives que nous croyions à l’abri des intempéries.

Pendant 6 mois, il nous faut rebâtir nos archives. Nous choisissons cette fois un système de gestion de contenu réputé performant et sécuritaire: WordPress.com. Pendant la dernière année, nous naviguions et archivions dans la complète allégresse. Le nouveau réseau empêche même les spams de pénétrer nos archives. 41 886 attaques sont repoussées par WordPress.com en une année, soit 115 par jour!

Printemps 2007, notre organisme se fait voler des ordinateurs. Pas de problème! Nous avons, avec Bell Canada, des copies de sauvegarde. Faux! Ces copies de sécurité n’existent plus depuis 3 mois, nous informe Bell. Une erreur de programmation d’un consultant en informatique est survenue. Nouvelle fin horrible de nos archives!

Début novembre 2007, c’est au tour de WordPress.com de kracher. Pendant 36 longues heures, c’est la panique. Certains blogueurs ont tout perdu mais cette fois-ci, nous sommes épargnés et pouvons reprendre le contrôle de nos archives. Pour l’organisme, ce sont 1336 textes avec 952 commentaires de nos lecteurs qui sont en jeu. Pour le blogue du rédacteur en chef, ce sont 450 chroniques avec 666 commentaires!

Ces derniers événements bousculent notre réflexion sur l’avenir des programmes d’archivages mis à notre disposition. Vis-à-vis l’accès à un stockage toujours plus grand, nous sommes devenus dépendants d’une série de programmes et de serveurs extérieurs pour assurer la pérennité de nos documents.

Nous ne sommes pas les seuls à vivre cette dépendance. Dans le domaine de la vie privée, un nombre croissant de personnes ont maintenant une cybervie sociale gérée par des programmes tels Facebook et My Space. Si les serveurs de ces systèmes krachent, combien de personnes verront leurs réseaux d’amis disparaître? Tous vos cyberamis avec qui vous partagez quotidiennement vos états d’âme disparaîtront sans jamais plus laisser de trace.

Qui a pensé à faire une copie de sauvegarde de toutes les adresses Internet accumulées avec les années? Vos recettes préférées, entreposées dans un quelconque programme, sont-elles menacées? Vos photos de famille et tous vos souvenirs dépendent-ils d’un programme d’archivage? Pouvez-vous vous imaginer perdre la photo de vos meilleurs moments?

Dans Hotmail et Outlook, j’ai un carnet d’adresse Internet bien garni. Je conserve plusieurs textes que je reçois, bien classés dans plusieurs filières. Aujourd’hui, on ne signe plus de contrats. On s’envoie des courriels. Est-ce que j’ai des copies supplémentaires de tous ces contrats et listes de prix? De plus en plus, Internet gère toutes nos relations personnelles et professionnelles. Qu’allons-nous faire si Hotmail ou Outlook krachent? Nous sommes devenus cyberdépendants!

Gardons la responsabilité de bien conserver tout ce qui est précieux à nos yeux. Quelques instants suffisent pour mettre nos adresses, notre courrier, nos recettes ou nos photos de famille à l’abri. Aux armes, citoyens! Courons faire des copies de sécurité!

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Ressources

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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