Les « negs » de Normand Brathwaite et d’Éric Salvail

Larock Instigatt, Narra, Spook, Slinky et Profane

Les negs de Miccalauréat

Raymond Viger Dossiers RacismeTélévisionMédias

4067831Amène tes Negs qu’on écoute Miccalauréat. Une expression qui peut surprendre. « Neg » est une expression créole qui veut dire « tes boys ».

C’est dit en plaisantant, pas pour dénigrer. On peut même le dire à un Blanc. Cette expression se dit entre amis quand on se connait. Ça peut créer des évènements cocasses. Comme quoi il faut faire attention avant de juger ou d’interpréter ce que les gens disent!

C’est un peu le sens du message que nous livre Miccalauréat, un groupe de cinq rappeurs Québécois-Haïtiens de St-Michel, Rivière-des-Prairies et Montréal-Nord. Une entrevue que Larock Instigatt a donné à Reflet de Société en mars 2002 lors de la préparation de leur 2e CD.

Ce message de Larock Instigatt est-il différent de la controverse déclenchée par Normand Brathwaite à l’émission En mode Salvail de l’animateur Éric Salvail?

Normand Brathwaite Éric Salvail ligue des Noirs racismeNormand Brathwaite lance devant Éric Salvail que Nègre est un beau mot. Il peut être mal utilisé quand tu dis « Ostie de nègre ». Assez similaire sur l’utilisation du mot Nègre par des rappeurs des années 2002 et Normand Brathwaite en 2016.

Les exemples d’utilisation positive du mot Nègre dans la langue francophone sont multiples. À la télévision, le pasteur Martin Luther King se présente comme an American Negro. Pour lui, l’important réside dans le combat pour les droits civiques, les subtilités du vocabulaire étant très secondaires.

Le nationaliste afro-américain Marcus Garvey crée aussi en 1917 la United Negro Improvement Association, UNIA, qui est toujours en activité.

À l’École militaire, le mot « nègre » était utilisé pour désigner le major de promotion, c’est-à-dire l’élève le mieux classé.

La ligue des Noirs se résume à 4 nègres avec un Fax

Normand Brathwaite a une dent contre la ligue des Noirs. La ligue a une mission noble dont personne ne peut s’objecter:

Défendre les droits de la Communauté Noire et représenter leurs intérêts.
Servir d’instruments d’éducation populaire pour le respect des droits des citoyens.
Sensibiliser les gouvernements, les secteurs public, para-public et privé de l’importance à donner des chances et des opportunités égales à tous les citoyens.
Encourager la participation des citoyens dans tous les aspects de la vie économique, sociale, éducative et politique.

C’est dans certaines plaintes jugées abusives par Normand Brathwaite que sa citation prend son sens. Il l’a dit en faisant référence aux plaintes que la Ligue des Noirs avaient faites envers Yvon Deschamps dans un monologue pour dénoncer le racisme.

Normand Brathwaite n’est pas le seul Noir ou le seul mulâtre à considérer que le mot Nègre n’est pas péjoratif.

Normand Brathwaite a le droit de penser que la ligue des Noirs devrait se remettre en question quand on fait des plaintes contre Yvon Deschamps.

Les questions qui tuent

La ligue des Noirs a répondu sur son site Internet.

En essayant de suivre votre parcours au Québec, il nous est difficile de vous considérer comme un héros, comme un modèle de la communauté noire et de la société québécoise. Le rôle que vous jouez habituellement à la télévision ressemble plutôt à celui d’un bouffon qui ne donne pas l’impression de connaître l’histoire ni les problématiques de notre communauté. Vos valeurs ne sont pas celles que nous essayons de promouvoir parmi les membres de notre communauté et auprès de la société québécoise»

  • Est-ce que la ligue des Noirs, en traitant Normand Brathwaite de bouffons, aide leur cause ou s’ils réagissent sur la défensive?
  • Est-ce que la ligue des Noirs a manqué une belle occasion de sensibiliser les citoyens et de répondre à sa mission en étant sur une telle défensive?

Source : En mode Salvail – Normand Brathwaite

Autres textes sur le Mois de l’histoire des Noirs

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Lilian Thuram, le football et le racisme

Le mois de l’histoire des Noirs

Redonner ses couleurs à l’histoire

Né en 1972, Lilian Thuram a connu une grande carrière de footballeur. En 2008, il a mis sur pied la fondation Éducation contre le racisme. Nous avons parcouru son livre Mes étoiles noires, chaudement recommandé par Johnny Walker Bien-Aimé.

Normand Charest Dossier Racisme

Enfant, Lilian était le seul Noir de sa classe, et il constata bien vite que l’histoire de ses ancêtres était absente des livres d’école. La seule fois où on en parlait, c’était pour dire que les Noirs avaient été les esclaves des Blancs. Cela l’a choqué. Il s’est «senti estampillé, marqué au fer, et bien seul dans cette classe que je regardais désormais autrement et qui me regardait aussi peut-être d’une autre façon».

Déjà, ce début d’introduction est génial, parce qu’il réussit parfaitement à nous mettre dans la peau de cet enfant Noir. À nous faire ressentir directement son désarroi. C’est clair. On comprend bien maintenant le but de son livre : celui de fournir aux enfants une histoire et des modèles où ils pourront se retrouver.

«Il est aberrant que les enfants ne sachent toujours pas qu’il n’y a qu’une seule espèce d’homme, l’Homo sapiens… le jour où l’histoire des grandes civilisations africaines, asiatiques ou amérindiennes, telles que celles du Mali, de l’Inde ou du Mexique, sera enseignée, les mentalités évolueront.»

«Si nous voulons vraiment changer notre société, lutter contre le racisme, ce n’est pas sur la discrimination positive ni sur le communautarisme qu’il faut compter… Il n’y a pas d’histoire noire ou d’histoire blanche. C’est tout le passé du monde que nous devons reprendre pour mieux nous comprendre et préparer l’avenir de nos enfants. Par ce livre, j’espère y contribuer.»

Des pharaons noirs

Dans la quarantaine de chapitres qui suivent, l’auteur survole l’histoire de l’humanité. Nous apprendrons, entre autres, l’existence d’une dynastie de pharaons noirs en Égypte. Certains historiens avanceront même que la population égyptienne serait descendue graduellement de l’Éthiopie jusqu’à la mer, en suivant le Nil.

Le penseur Ésope de l’Antiquité grecque (7e-6e s. av. J.-C.), auteur de fables qui ont influencé l’Europe, était en réalité un esclave nubien, avant d’être affranchi. Ses fables, très populaires au 17e siècle, ont été reprises par La Fontaine qui leur a donné la forme rimée que l’on connaît bien.

Fables de Lafontaine

«Tous les enfants connaissent les fables de La Fontaine. Il serait bon que les professeurs expliquent le lien entre Ésope et La Fontaine, le Noir et le Blanc. Dire aux élèves que l’intelligence n’a pas de couleur, c’est éduquer contre le racisme avec sensibilité, intelligence et humour.»

On aimerait citer au complet le «Serment des chasseurs du Manden», composé dans l’empire du Mali, en 1222. On y parle du respect de toute vie, ainsi que de la fin de l’esclavage:

«Chacun dispose désormais de sa personne,

Chacun est libre de ses actes,

Chacun dispose désormais des fruits de son travail.

Tel est le serment du Manden À l’adresse des oreilles du monde entier.»

Une reine d’Angola au 17e siècle instaure la parité homme femme dans l’administration. Lorsque les Portugais arrivent au Kongo en 1482, ils découvrent un grand royaume dont les habitants sont «civilisés jusqu’à la moelle des os! L’idée du Nègre barbare est une invention européenne», écrit l’anthropologue allemand Leo Frobenius en 1911.

Au 18e siècle, un garçon du Cameroun deviendra page du sultan d’Istanbul. Avant d’être adopté par le tsar Pierre le Grand de Russie, qui l’élèvera comme son fils. Il deviendra le général en chef de l’armée impériale russe.

Poète russe Noir

Alexandre Pouchkine (1799-1837), le plus grand poète russe, sera son descendant: «Il n’y a que moi dans la littérature russe qui comptasse un Nègre parmi ses ancêtres», écrira-t-il. Dans ses écrits, il défendra la cause de ses «frères noirs» contre leur esclavage aux États-Unis. Malgré la blancheur de ses parents, il avait hérité de la peau bistre et des cheveux ondulés de son lointain aïeul.

Au 18e siècle, le chevalier de Saint-Georges, grand musicien et compositeur, deviendra le premier colonel noir de l’histoire de France. Un de ses chefs d’escadron sera Thomas Alexandre Dumas, d’origine haïtienne, père de l’auteur des Trois Mousquetaires et du Comte de Monte-Cristo.

Martin Luther King

Au niveau de la science, le livre nous offre un plein chapitre de personnalités: «Avant de partir au travail, disait le pasteur Martin Luther King, sachez que la moitié de toutes les choses et des appareils que nous avons utilisés chez nous ont été inventés par des Noirs.»

Lampe électrique, réfrigérateur, antenne parabolique, divan convertible, lit pliant, planche à repasser, arroseur de pelouse, manèges, piano mécanique, plume à réservoir, taille-crayon, sucre en morceaux, moissonneuse, baratte, véhicules frigorifiques, poussette, feux de circulation, boîte de vitesse automatique, masque à gaz, première opération à cœur ouvert, transfusion sanguine, stimulateur cardiaque, opération de la cataracte au laser, téléphone cellulaire, disquette informatique… et la liste continue.

En définitive, l’auteur atteint son but avec ce livre : celui de nous démontrer que nous formons une seule grande famille humaine. Et que nous pouvons exceller dans tous les domaines de la vie: quels que soient notre couleur, notre ethnie, notre sexe, etc. Ce que l’histoire nous montre bien… À condition de la libérer de la censure qui l’avait obstruée jusqu’à maintenant!

Le livre: Lilian Thuram, Mes étoiles noires, éd. Philippe Rey, 2010; version de poche aux éd. Points.

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Être mulâtre, le meilleur des deux mondes?

Être mulâtre, le meilleur des deux mondes?

Raymond Viger      Dossier Racisme

Si j’avais été Blanc ou Noir, je n’aurais pas pu vivre toutes les expériences que j’ai vécues. Au Québec, on me considérait comme un Noir et j’y ai vécu du racisme. Quand j’ai été en Guinée, le pays de mon père, on m’a traité comme si j’étais un Blanc et j’y ai vécu de la ségrégation.

Né à Montréal, d’une mère Française et d’un père Guinéen, je possède trois cultures. Aujourd’hui je peux dire que cela m’a enrichi. Ayant résidé dans un quartier multiculturel et ayant fait mon primaire dans une école consistant en une majorité d’immigrants, je n’ai pas eu de problèmes à cet âge. J’ai été perçu comme un latino. Mes amis latinos voulaient même m’apprendre l’espagnol.

Le début du racisme

J’ai vécu mes premières expériences de racisme vers l’âge de 7 ans dans un camp de vacances. Parce que ces camps coûtent cher, j’étais, à ce que je me souvienne, le seul mulâtre et le seul Noir. Me faire traiter de nègre par les autres enfants, me faire dire qu’un Noir ne peut coucher à certains endroits, que je ne pouvais pas avoir de chips ou de friandises, que tout cela est réservé aux Blancs…Je ne comprenais pas la discrimination. Moi qui ne faisais pas de différence dans les couleurs de notre peau.. J’ai voulu quitter ce camp de vacances qui était devenu une sorte de prison. Je suis resté et j’ai tenté de m’intégrer. J’ai réussi en me tenant avec les plus délinquants du groupe, en montrant que je pouvais être uni avec eux contre l’autorité et que j’avais les mêmes intérêts qu’eux.

Au secondaire, j’ai été dans une école privée. Il n’y avait pas beaucoup d’ethnies présentes et j’y ai encore vécu du racisme. Malgré que ce soit une école privée, il y avait quelques skinheads très racistes. Pour mieux se cacher tout en s’identifiant,comme uniforme, certains portaient des lacets de couleur. Je n’étais plus juste un nègre, mais j’étais rendu un ostie de nègre… Je n’acceptais pas la situation. Je les ai confrontés. Cette période a été plus agressive.

L’humour et le racisme

Même avec certains de mes amis, il y avait beaucoup de blagues sur la couleur de ma peau. Cela n’était pas fait méchamment, mais ça me gossait. Je ne comprenais pas pourquoi on faisait tant de cas avec la couleur de ma peau, surtout de la part de mes amis. J’ai fini par moins y porter attention. J’ai développé de la patience, de la tolérance. Ça m’a permis de m’identifier comme Noir. J’ai pris le temps de rencontrer ces gens, de leur dire ce que je n’aimais pas. Tranquillement j’ai gagné le respect que je méritais.

Plus tard, j’ai revu des gens qui ont été avec moi dans le camp de vacances. Je crois que j’ai réussi à changer leur perception. Naturellement, avec le temps. L’amitié crée des liens qui nous aident à passer par-dessus nos différences.

Être mulatre en Afrique

Par la suite, j’ai fait un voyage de plusieurs mois dans la famille de mon père en Guinée. J’ai été traité de Blanc. Cette expérience a raffermi mon côté blanc. Cela m’a fait découvrir le Blanc qui dormait en moi. Cela m’a fait réaliser que la perception des gens autour de moi variait selon leur degré d’ignorance ou de compréhension. Après un moment, j’ai donc accepté que l’on me traite de Blanc. Ce qui n’était pas complétement faux et vice versa. J’ai pu y découvrir mes deux polarités et développer une fierté d’avoir ces deux cultures en moi.

Je n’ai pu changer la situation en Guinée. J’étais le seul mulâtre. Pour eux, c’était nouveau. Quand tu es un Blanc, tu as de l’argent. Tu paies plus cher au marché. Il y a un prix pour les Blancs et un prix pour les Noirs. En réalité, il y a un prix pour les étrangers et un autre pour les habitants de la place. Même pour ma famille, j’étais considéré comme un riche Blanc et j’en ai payé le prix. Plusieurs ont apprécié mon retour dans le pays de mes origines, mais je ne pouvais avoir confiance qu’à quelques personnes de ma famille.

Le mélange des cultures

Je n’ai pas souffert de ces expériences. J’ai pris le temps de réfléchir sur la condition humaine, d’en parler avec mon père et quelques amis de confiance. Malgré la frustration qui m’habitait, j’ai développé une meilleure compréhension. Après tout, ce n’est pas de leur faute, ils n’ont pas vu autre chose. Pour les Guinéens, un Occidental c’est quelqu’un qui peut avoir de l’argent comme il veut. Tu peux tout avoir. Des jobs, il y en a à la tonne. Tu es perçu comme une personne ayant eu la vie facile et que tout lui est accessible.

Aujourd’hui je viens de commencer un travail comme intervenant de rue auprès de jeunes marginalisés. Si dans une rencontre, il y avait un mulâtre qui se faisait taquiner par un Blanc, je questionnerais ce jeune. Pourquoi dis-tu cela? J’essayerais de lui faire vivre la situation contraire. Si tu étais le seul Blanc avec 8 mulâtres, aimerais-tu te faire traiter de Blanc, qu’on insiste sur ta différence? Je tenterais de lui faire réaliser, de lui faire vivre l’expérience. Je tenterais aussi de cerner l’origine de ses propos. Ma blonde m’a laissé pour un Noir…Ce n’est pas après les Noirs que tu en as, mais après un homme qui a volé ta blonde. Il aurait pu être blanc, noir, jaune ou mauve. Tu es triste d’avoir perdu ta blonde. Cette souffrance tu la retournes envers tous les Noirs.

En ce qui concerne le mulâtre qui a subi ce racisme, dans le non verbal, je resterais disponible à lui. Une ouverture d’esprit, une présence qui lui permettra de m’en parler quand il sera prêt. Une ouverture dans l’attitude. Je n’ai pas à le victimiser plus qu’il ne l’est déjà.

Au Québec, un racisme hypocrite

Au Québec, le racisme est plus caché que dans certains pays d’Europe ou d’Afrique. Je dirais que le racisme est moins évident, mais plus hypocrite. Ce n’est pas tout le monde qui le réalise, mais même tes amis peuvent l’être, parfois sans s’en rendre compte.

En me voyant, j’ai vu des gens changer leur sacoche de côté. Ils avaient peur que je les vole. D’autres me dévisageait ou tournait le regard… Certaines régions du Québec m’ont fait vivre des situations de racisme plus fortes qu’à Montréal. Même pendant la St-Jean Baptiste. Peut-être ne comprenaient-ils pas qu’un ostie de Nègre pouvait fêter la St-Jean Baptiste comme un Québécois pur laine?

Je suis né à Montréal. Je suis très Québécois. Un Québécois pur laine. Une mère Française et catholique, un père Guinéen et musulman. Je suis un Québécois, avec son accent très québécois, un Québécois mulâtre et fier de l’être.

Autres textes sur Racisme

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