Vernissage photographe Benoît Aquin

Haïti après le séisme

Vernissage photographe Benoît Aquin

Raymond Viger    Dossier Culture, Benoît Aquin

benoit-aquin-photos-photographie-vernissage Benoît Aquin est un photographe qui s’est illustré au concours Lux Photo, mais surtout au plus prestigieux prix international de photographie, le prix Pictet.

Benoît Aquin sera présent à un vernissage le 8 septembre prochain à 18:00 heures. L’exposition sera accessible du 8 septembre au 11 octobre à la Galerie Pangée.

Haiti après le séisme

L’exposition est une série récente de photographies réalisées en janvier 2010 par Benoît Aquin sur Haïti après le séisme. Exposées cet été au Musée de l’Élysée à Lausanne (Suisse) jusqu’en juillet 2010 dans le cadre d’un hommage aux récipiendaires du Prix Pictet (premier prix de photographie dédié au développement durable), ces photos pour la plupart captées sur le vif trois jours seulement après le séisme témoignent, avec beaucoup de sensibilité, du drame humain provoqué par la catastrophe.

Elles se distinguent du simple photoreportage par le choix délibéré de Benoît Aquin de les prendre à 18 heures tous les soirs. L’ensemble des prises de vues acquiert ainsi une grande unité esthétique, qui repose sur une seule teinte de bleu gris partout présente à la tombée de la nuit.

Chinese Dust Bowl

Au plan formel, cette teinte rappelle le « voile de poussière » qui avait tellement fasciné lors de sa première exposition à la Galerie Pangée en septembre 2009 : Chinese Dust Bowl. Benoît Aquin fait résolument partie des photographes engagés, qui portent un regard inquiet sur les grands problèmes environnementaux et leur impact futur sur l’humanité.

Photographe international

Benoît Aquin vit et travaille à Montréal. Depuis 2002, il a parcouru la Mongolie, le Nicaragua, l’Égypte et le Grand Nord du Canada, afin
d’enregistrer, avec un style et un cadrage unique, les prémisses d’un désastre annoncé. Dans le cas d’Haïti, il fut mandaté par le CECI
(Centre d’étude et de coopération internationale) pour documenter l’état des lieux et l’aide humanitaire.

Les œuvres de Benoît Aquin font partie de collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis et en Europe, notamment au Musée
Canadien de la Photographie Contemporaine à Ottawa, au Musée National des Beaux-Arts du Québec à Québec, aux Archives Nationales du Canada et depuis 2009 au Musée des beaux-arts de Montréal.

Un pourcentage des recettes de la vente des photographies sera versé au CECI afin de soutenir son effort humanitaire en Haïti.

Emmanuel Galland, Maison d’Haïti

Au même moment, d’autres œuvres de la même série seront montrées dans le cadre d’une exposition de groupe, Haïti à vif, organisée par
Emmanuel Galland pour la Maison d’Haïti et présentée cette année en parallèle à l’exposition itinérante du concours international World Press Photo que le public montréalais peut voir annuellement au Musée Juste pour rire.

Pour informations: Margot Ross 514.845.3368 margot@galeriepangee.com. www.galeriepangee.com 40 rue St-Paul Ouest.

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Les enfants de la rue en Amérique Centrale

Les enfants de la rue en Amérique Centrale…

Les mots «Mexique, Guatemala, Costa Rica, Honduras» projettent dans nos imaginaires, des destinations exotiques et des voyages. D’autres, ingénieurs ou administrateurs pensent aux nouveaux marchés, à de belles opportunités pour le commerce. D’autres encore, historiens, politologues ou économistes évoquent une zone d’influence américaine, éventuellement membre de l’ALENA. Peu d’entre nous, en entendant prononcer les noms de ces États, penseront aux enfants de la rue, ni même les dirigeants de ces pays. Les enfants de la rue représentent un fardeau pour l’Amérique Centrale. Il est plus facile de les ignorer!

Par Mathieu Chagnon, Waterloo. Dossiers Communautaire, Commerce équitable, Enfants-soldats.

enfants-de-la-rue-amerique-centrale Les problèmes humains sont énormes en Amérique centrale. La pauvreté fait des ravages. Dans cette région, les enfants qui n’ont pas de famille se comptent par milliers. Ils affluent de la campagne après que leurs parents, incapables de pourvoir aux besoins de leur famille devenue trop nombreuse, ne puissent plus les nourrir.

Les conditions de vie pour les enfants de la rue

Devenus de plus en plus nombreux, la plupart d’entre eux sont trop jeunes pour se débrouiller dans la société. Ils quêtent, volent ou vendent leur corps pour un repas chaud, une douche ou un lit propre. Vivant non pas au seuil de la pauvreté, mais bien au seuil de la mort, ils sont faciles à entraîner vers la violence. Ils sont les victimes privilégiées des touristes sexuels, des trafiquants d’organes, des policiers et des agents de sécurité ayant la gachette facile.

Les conditions de vie qui les attendent dans les villes sont misérables et, au dire de Bruce Harris, directeur exécutif de Casa-Alianza, une organisation indépendante, sans but lucratif, vouée à la réhabilitation et à la défense des enfants de la rue: «Les enfants de la rue sont les plus pauvres des pauvres sans même que ce soit de leur faute».

Un espoir pour les enfants de la rue

enfants-rue-amerique-centrale-enfants-guerre-enfant-soldat C’est dans ce contexte qu’œuvre Casa-Alianza. Fondée en 1981 au Guatemala, puis étendue par la suite au Honduras, au Mexique et au Nicaragua, Casa-Alianza prend en charge 9 000 enfants par année. La plupart d’entre eux sont devenus orphelins par la guerre civile, sont abusés ou rejetés par leurs familles vivant la pauvreté. Ils sont tous traumatisés par la société dans laquelle ils vivent. De même que «Covenant House», la fondation mère située aux États-Unis, Casa-Alianza procure des repas, des abris, des soins médicaux, une éducation de base et des formations techniques à ses protégés. Grâce à ses programmes, Casa-Alianza réussit à réinsérer environ 60% des enfants dans la société latino-américaine qui pourront avoir un travail de base et un revenu suffisant. C’est le plus grand organisme humanitaire autofinancé en Amérique centrale.

L’organisme réalise sa mission de protection et de développement par le biais de plusieurs dispensaires, dortoirs, écoles, hôpitaux de fortune. Les travailleurs y sont bénévoles et proviennent de partout à travers le monde, ils sont de tous niveaux de scolarité et de tous âges. Si les besoins en main-d’œuvre, matériel et financement sont grands, la nécessité d’une prise de conscience de la part des citoyens du monde l’est d’autant plus.

Les problèmes rencontrés

Casa-Alianza est aux prises avec des problèmes beaucoup plus graves que le manque matériel pour les enfants. Plusieurs réseaux criminels abusent des enfants de la rue. Les pédophiles et les mafias organisent la prostitution, sans compter les trafiquants d’organes. Les enquêtes menées par l’organisme révèlent des violations incroyables des droits humains. On croirait plus à une fiction policière qu’à la réalité.

Casa-Alianza poursuit les policiers, les gardes de sécurité et les touristes sexuels auteurs de violence contre les enfants. Au Honduras et au Guatemala, plus de mille assassinats de jeunes de moins de 21 ans ont été répertoriés par l’organisme dans les 45 derniers mois. En février dernier, plus de 18 enfants de la rue sont morts au Honduras. Les enfants sont anonymes, les morts ne sont pas rapportés aux autorités. Les gens là-bas sont dépassés par le problème. Il n’y a même pas de guerre en Amérique Centrale actuellement. Rien aux bulletins de nouvelles! En fait, elles sont étouffées pour ne pas nuire aux relations économiques de ces pays. Ces pays sont nos partenaires économiques.

Casa-Alianza est aussi impliquée dans une lutte à finir contre l’inaction des gouvernements du Guatemala et du Honduras. Plusieurs poursuites judiciaires ont été intentées contre ceux-ci. Pendant les procès, Bruce Harris a reçu des menaces de mort. On l’a sommé de démissionner, on a tiré sur sa maison au fusil-mitrailleur et on a tenté de lui faire perdre le contrôle de sa voiture.

En Amérique centrale, la cause des enfants de la rue est oubliée. Dans tout ce que je peux lire à ce sujet, les enfants de la rue sont considérés comme un fardeau pour la société. Je suis très délicat dans mes propos parce que les textes sur lesquels je m’appuie font état de cas d’enfants traités comme des déchets humains.

Autres textes sur les enfants-soldats:

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Une soirée avec les enfants-soldats à Freetown

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

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