Problèmes de communication à une époque d’hypercommunication

« Tous seuls ensemble »

Problèmes de communication à une époque d’hypercommunication

Des outils qui éloignent ou qui rapprochent ?

Normand Charest – Chronique Valeurs de société, Dossier Internet

communication web internet familles relations nouvelles technologiesDes gens passent dans la rue en parlant seuls. En réalité, ils portent un téléphone vissé à l’oreille et dialoguent à distance avec des personnes qu’on ne voit pas. Mais ils ignorent ceux qu’ils côtoient dans la rue et dans les endroits publics.

Un visiteur du passé, qui apparaîtrait dans nos rues subitement (en sortant d’une machine à voyager dans le temps, par exemple), aurait l’impression d’arriver dans un monde de désaxés. En effet, à toute autre époque, ce genre de comportement individualiste serait considéré comme parfaitement impoli et antisocial.

Communication et relations sociales

communication web internet familles relations nouvelles technologiesNe pas porter attention aux autres, en société, n’est certainement pas sain. Les relations sociales cimentent  les petites briques que nous sommes, pour en former un ensemble qui se tient.

Dans les grandes villes, nous vivons très près les uns des autres. Nous sommes informés plus que jamais, et reliés par toutes sortes de médias et de réseaux sociaux. Et pourtant, cette proximité ne signifie pas un véritable rapprochement, et ne mène pas vraiment à une quelconque fraternité.

Ne serions-nous pas, effectivement, tous « seuls ensemble », comme dans la chanson de Daniel Bélanger ?

Six milliards de solitudes
Six milliards ça fait beaucoup
De seuls ensemble 

Internet, radio et pauvreté

Pourtant, ce ne sont pas les outils eux-mêmes qui sont fautifs, mais plutôt l’usage qu’on en fait. À ce propos, il faut souligner la manière dont on utilise la radio et l’Internet, dans les lieux les plus pauvres et les plus démunis.

Comme en Amérique du Sud, par exemple, dans les Andes et dans la forêt amazonienne. Là, apparemment loin de toute technologie, des femmes sans instruction établissent de petits postes de radio (et se servent de plus en plus de l’Internet) pour informer et aider leurs petites communautés. On peut trouver la même chose en Afrique, et probablement ailleurs.

On pense aussi aux personnes âgées qui, de plus en plus, se familiarisent avec l’ordinateur pour communiquer avec leur famille éloignée, pour voir leurs petits-enfants à l’écran et les entendre en temps réel.

En définitive, ce n’est pas la technologie qu’il faut accuser de tous les torts, mais plutôt notre attitude que l’on doit remettre en cause. Posons-nous la question : par notre comportement individualiste, portons-nous suffisamment attention aux autres, avec lesquels nous formons une société… et sans lesquels nous ne pourrions pas vivre ?

Autres textes sur l’Internet et le social

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Électrosensibilité, causes et symptômes

Santé et nouvelles technologies

Les ondes de la discorde

Julie Philippe   Dossier Santé

electrosensibilite_electricite-domestique-sensibilite santé À  cause des nouvelles technologies, David Fancy a tout abandonné. Pour fuir les champs électromagnétiques qui lui occasionnaient des maux très douloureux, il a trouvé refuge 3 années dans les bois. David se dit électrosensible, c’est-à-dire allergique aux ondes émises par les appareils technologiques.

La vie de cet universitaire spécialisé dans les arts du spectacle, écrivain et philosophe, a complètement changé depuis 4 ans. Pour lui, appeler avec un cellulaire ou consulter ses courriels est synonyme de torture.

Maux de têtes, oreilles bourdonnantes, vertiges: autant de symptômes que les électrosensibles associent aux ondes des outils technologiques. Le chercheur pense que son problème est dû à l’apparition de nombreuses antennes relais près de son habitation à Montréal. «Je considère mon trouble comme une forme d’allergie. Tout le monde est soumis aux champs électromagnétiques de façon passive. C’est anti-démocratique!», dénonce-t-il.

L’électrosensibilité, un trouble mal connu ?

Combien sont-ils comme David à ne plus supporter les ondes? Selon Magda Havas, professeure en sciences environnementales à l’Université de Trent en Ontario, 35 % des Canadiens y sont sensibles de façon plus ou moins intense, et 3 % sont sévèrement affectés. La scientifique s’est basée sur ses tests en laboratoire pour avancer ces chiffres. «Nous avons fait des études sur le diabète et constaté que la glycémie est affectée. Nous avons aussi mesuré la fréquence cardiaque et constaté qu’elle change instantanément quand un électrosensible est exposé à des fréquences radio», résume-t-elle.

Des chiffres élevés que Mme Havas ne trouve pas étonnants. Elle pense que la plupart des personnes affectées ne se rendent pas compte de leur problème. «Beaucoup n’ont jamais entendu parler de l’intolérance aux champs électromagnétiques. Les gens associent au stress ou à l’anxiété les symptômes de l’électrosensibilité tels que les insomnies, les maux de tête ou l’irritabilité. Certes, le stress peut causer ces symptômes mais ils disparaissent quand l’individu sensible est dans un environnement sain», assure-t-elle.

Le docteur en physique et consultant pour l’Association des sceptiques du Québec, Alain Bonnier, est d’un tout autre avis. Pour lui, l’électrosensibilité s’apparente à une mode. «L’attribution de certains malaises à des innovations technologiques n’est pas un phénomène nouveau. Chaque innovation a apporté son lot de craintes et de malaises. Qu’on songe par exemple aux premiers trains au XIXe siècle qui se déplaçaient à la vitesse folle de 30 km/h. Certains se plaignaient de malaises reliés au fait de se déplacer à de si grandes vitesses! Il en est de même pour la question des symptômes attribués à l’électrosensibilité qui est apparue il y a une vingtaine d’années», fait-t-il remarquer.

Quoi qu’il en soit, au Québec, les associations d’aide aux personnes dites électrosensibles se développent. La plus importante est Sauvons nos enfants des micros ondes (SEMO). Pour le porte-parole de l’organisme, François Therrien, il est temps que les gouvernements agissent: «Nous tentons de faire reconnaître ce problème par les autorités de santé. Ce n’est malheureusement plus un débat scientifique mais financier et politique», affirme le militant. santé

De plus en plus de gens se considèrent électrosensibles. Pour preuve, l’entreprise d’Expertise électromagnétique environnementale (3E) créée en 2006 et qui aide les Québécois à se protéger des ondes est fortement sollicitée, selon le responsable de l’agence, Stéphane Belainsky. «Depuis quelque temps, la demande est si importante que je peux vivre de mon travail», assure-t-il.

Tensions entre experts

Au Québec, le ministère de la Santé mais aussi l’Institut national de Santé publique du Québec considèrent que les études n’ont pas apporté la preuve d’un danger lié aux ondes électromagnétiques (voir encadré).

Santé Canada est du même avis, comme certains experts dont le physicien Alain Bonnier: «Plusieurs études ont été entreprises depuis 20 ans pour voir s’il y avait un fond de vérité derrière tout ça, ce qui est assez facile à vérifier aujourd’hui. Mais aucune de ces études n’a donné de résultat probant. Si bien qu’aujourd’hui, l’OMS endosse le consensus à l’effet que l’électrosensibilité n’a aucun fondement scientifique.»

Comme de nombreux scientifiques, le professeur Bonnier considère qu’il s’agit plutôt d’un trouble psychosomatique. «Le fait qu’on en parle encore aujourd’hui m’apparaît relever d’un phénomène bien connu de ‘‘croyances induites’’. Ce sont des croyances que l’on induit dans la population à force d’en parler comme si elles étaient fondées. La croyance aux soucoupes volantes en est un bon exemple. De même, lorsqu’on parle d’électrosensibilité dans les médias, certains seront portés à associer des symptômes réellement ressentis à ce facteur plutôt que de tenter de chercher d’autres causes plus plausibles comme celles, par exemple, découlant de leur alimentation, de la qualité de l’air qu’ils respirent, de leur état de santé ou de fatigue, etc.»

Les électrosensibles démentent cette affirmation. Ils peuvent détecter la présence de cellulaires ou de routeurs. C’est le cas de Pascale Lauzier, 34 ans, cofondatrice d’une ligne de vêtements éthiques qui est malade depuis un an. «Certains disent que c’est psychosomatique, pourtant, je ‘‘sens’’ les routeurs lorsque je suis dans une pièce sans que l’on m’informe de leur présence», affirme-t-elle.

Le courant ne passe pas entre tous les scientifiques. Pour Dominique Belpomme, médecin français, professeur de cancérologie et président de l’Association pour la Recherche thérapeutique anti-cancéreuse, les études scientifiques approfondies manquent pour analyser le phénomène. Toutefois, pour lui, le danger des ondes électromagnétiques est loin d’être nul.

Le professeur rencontre depuis septembre 2009 des personnes électrosensibles. «Les données de la littérature scientifique et nos observations chez un nombre croissant de malades nous conduisent à entrevoir la possibilité d’un problème de santé publique majeur si le principe de précaution n’était pas d’urgence mis en œuvre», déclare-t-il.

Pour André Fauteux, «les chercheurs pionniers ont toujours été considérés comme des hérétiques. C’est le cas des docteurs Belpomme et Havas».

Alain Bonnier estime pour sa part qu’il vaut mieux éviter de parler du phénomène. «Si on arrête de parler d’électrosensibilité dans les médias, la croyance disparaît. Les symptômes réellement ressentis, eux, ne disparaissent pas nécessairement pour autant. Mais on évite ainsi de lancer les lecteurs sur de fausses pistes d’explications de ces symptômes», soutient-il.

Faut-il s’inquiéter? Une seule chose est sûre: le sujet n’a pas fini de faire parler.

Des institutions à contre-courant

Le phénomène récent de l’électrohypersensibilité fait l’objet de nombreux débats au sein de la communauté scientifique. Au Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) se base sur la position de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui réfute les dangers des ondes: «Compte tenu des très faibles niveaux d’exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce jour, il n’existe aucun élément scientifique probant confirmant d’éventuels effets nocifs des stations de base et des réseaux sans fil pour la santé», affirme l’OMS sur son site Internet.

L’Institut national de santé publique du Québec, mandaté par le MSSS pour étudier le sujet est arrivé aux mêmes conclusions. Il recommande toutefois d’être vigilant: «Le niveau de risque associé à l’exposition aux champs électromagnétiques pour l’ensemble de la population, s’il est réel, s’avère faible. Néanmoins, du fait que pour certains groupes plus exposés, il peut s’agir d’un risque important, l’Institut national de santé publique du Québec considère que le gouvernement devrait prendre position sur la gestion des champs électromagnétiques (CEMs) et se doter d’une approche de précaution.»

Santé Canada considère «qu’il n’y a pas de preuves scientifiques que les symptômes attribués aux Hypersensibilités électromagnétiques (HSEM) sont réellement causés par l’exposition aux CEMs». Les causes seraient plutôt d’ordre psychologique ou extérieures aux ondes: «Il est suggéré que ces symptômes puissent survenir par l’entremise de facteurs environnementaux non liés aux CEMs. D’autres facteurs possibles incluent une mauvaise qualité de l’air, le stress en milieu de travail ou en milieu de vie, des troubles psychiatriques antérieurs ou des réactions causées par le stress lié aux inquiétudes à propos des effets sur la santé par des CEMs», affirme Santé Canada dans un rapport sur le net.

L’OMS ne reconnaît pas l’électrosensibilité

L’électrosensibilité est controversée. À l’exception de l’Angleterre et de la Suède, le trouble n’est reconnu par aucun pays, ni même par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Seule la leucémie infantile semble être liée aux ondes.

«En 1979, Wertheimer et Leeper ont signalé une association entre des cas de leucémie infantile et certaines caractéristiques du branchement électrique du logement des enfants atteints. Depuis lors, un grand nombre d’études ont été menées sur cette importante question et elles ont été analysées par l’Académie nationale des Sciences des États-Unis en 1996. Selon cette analyse, le fait de résider à proximité d’une ligne de transport électrique pourrait être associé à une augmentation du risque de leucémie infantile (risque relatif RR = 1,5), mais le risque ne serait pas modifié pour d’autres cancers. Une telle association n’a pas été observée chez les adultes», affirme l’OMS.

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Nouvelles technologies dans la presse communautaire

Nouvelles technologies dans la presse communautaire

François Richard  Billet numéro 4 Presse Communautaire

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le quatrième texte porte sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la presse communautaire.

Nouvelles technologies dans la presse communautaire

Un grand nombre de médias communautaires québécois ont fait leur apparition au tournant des années 1970. Leurs fondateurs souhaitaient répondre à deux principaux besoin. D’abord, diffuser de l’information de proximité permettant aux citoyens des régions qui ne sont pas desservies par un grand média de participer plus activement à la vie civique de leur communauté. Cette participation inclut autant les événements à caractère social et politique que les créations artistiques ou les événements sportifs. Ensuite, offrir un espace où les citoyens peuvent exprimer leurs opinions quant aux enjeux qui les touchent. L’Internet peut aujourd’hui aisément remplir ces deux fonctions, laissant la presse communautaire aux prises avec un questionnement quant à l’utilité de son existence.

Internet n’est pas pour tout le monde

Cette façon de voir les choses, qui peut sembler une évidence pour les habitants des grands centres, n’est pas tout à fait juste. Elle ne tient en effet pas compte de deux contraintes majeures du monde de la presse communautaire: l’âge de ses artisans et le peu d’accès à l’Internet dans les régions rurales du Québec. En effet, plusieurs des membres de l’AMECQ appartiennent à une génération qui n’a pas toujours eu l’occasion d’apprendre à pleinement maîtriser les nouvelles technologies de l’information. Bien sûr, l’immense majorité d’entre-eux est capable d’utiliser Internet pour lire courriels et nouvelles, mais réaliser un journal virtuel de A à Z n’est pas à la portée de tous. De plus, les médias communautaires oeuvrent souvent dans des régions rurales, peu ou pas desservies par les médias conventionnels. Et cela inclut l’accès à Internet qui est encore peu répandu dans de larges portions du territoire québécois.

Ministère de la Culture et Internet

Autre obstacle: le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec ne considère pas les médias en ligne comme étant éligibles à l’octroi de subventions dans le cadre du Programme d’aide aux médias écrits communautaires du Québec. Seuls les journaux ayant une version papier et en ligne peuvent toucher des fonds. Si un média communautaire Internet approchait l’AMECQ pour en devenir membre, il serait refusé en raison des critères d’exclusion gouvernementaux.

Habitudes des lecteurs

Les obstacles au déplacement en ligne de la presse communautaire ne se présentent pas seulement aux artisans de ces médias, mais aussi à leur lectorat. Lors du congrès de l’AMECQ, le président de l’organisation et rédacteur en chef du Reflet du canton de Lingwick, Daniel Pezat, faisait remarquer que son journal s’adresse à une population âgée qui, non seulement n’est pas habituée à Internet, mais ne possède pas d’ordinateur dans bien des cas. De plus, selon le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, le taux de pénétration des médias écrits communautaires dans certaines régions atteindrait les 95%. Les gens ont l’habitude de recevoir leur journal chez eux et de le lire. Il est loin d’être certain que tous feraient l’effort d’aller le chercher sur Internet. Il faudra attendre au moins une autre génération avant que l’habitude de lecture en ligne soit généralisée.

Avantages de l’Internet

Malgré tous ces obstacles à l’utilisation des nouvelles technologies dans le monde de la presse communautaire, deux avantages évidents méritent d’être soulignés. Une baisse importante des coûts d’impression permettrait aux journaux d’utiliser l’argent économisé afin de produire des contenus plus professionnels, par exemple en embauchant un étudiant en journalisme ou en graphisme. De plus, des coûts de production moins élevés permettraient de s’affranchir de la dépendance envers les annonceurs, qui peut parfois grandement compliquer le travail des journalistes communautaires, allant de la pression financière au harcèlement. Cette question sera d’ailleurs examinée plus en profondeur dans le prochain (et dernier) billet de cette série.

30 ans d’AMECQ et Internet

L’AMECQ fêtera dans deux ans son 30è anniversaire. Yvan Noé Girouard souhaite que cette célébration soit tournée vers l’avenir plutôt que vers le passé, notamment en posant la question de l’utilisation des nouvelles technologies. D’ailleurs, au congrès de l’an prochain, une formation sur le journalisme Internet doit être donnée par le rédacteur en chef de Reflet de Société, Raymond Viger. Yvan Noé souhaite qu’il s’agisse d’un premier pas vers l’intégration progressive, respectueuse du rythme de chacun, des nouvelles technologies dans le monde de la presse communautaire.

Réactions et commentaires

Comment utilisez-vous les nouvelles technologies dans la production de vos journaux? Êtes-vous en faveur du déplacement vers l’Internet de la presse communautaire? Quels en sont selon vous les avantages et les inconvénients? Avez-vous accès à des services Internet de qualité dans votre région? Croyez-vous que l’AMECQ doit aider ses membres à utiliser les nouvelles technologies? Nous avons hâte de lire vos réponses.

Lire aussi: Financement des journaux communautaires, La relève des journaux communautaires et Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

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La relève des journaux communautaires

La relève des journaux communautaires

François Richard Billet numéro 3 La Presse: cyberpresse

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le troisième texte porte sur la relève des journaux communautaires.

La relève des journaux communautaires

Vu le peu de revenus qu’elle génère, la production de la presse communautaire au Québec repose sur l’implication bénévole de ses artisans. Ceux qui ont le plus de temps à donner sont habituellement ceux qui ne doivent pas consacrer l’essentiel de leur temps à un emploi. La grande majorité des membres de l’AMECQ est donc constituée de retraités ou de semi-retraités. Les personnes de cette catégorie d’âge sont en effet des bénévoles idéaux, dotés de l’expertise et des savoir-faire acquis lors de longues carrières et n’ayant pas de soucis d’argent. Plusieurs des bénévoles qui portent des journaux sur leur épaules sont présentement âgés de plus ou moins 70 ans. Si une relève ne se manifeste pas, plusieurs titres sont appelés à disparaître d’ici 10 ou 15 ans.

Jeunes et journaux communautaires

On peut trouver un certain nombre de jeunes dans les salles de rédaction des journaux communautaires. Ceux-ci sont toutefois habituellement de passage, utilisant l’expérience qu’ils y gagnent comme carte de visite avant de faire le saut dans les médias conventionnels. Le journal Le Monde, du quartier Saint-Michel (Montréal), ainsi que Reflet de Société, embauchent d’ailleurs un grand nombre de stagiaires issus des écoles de journalisme. Ces jeunes ayant goûté au journalisme communautaire y reviendront-ils une fois leur carrière achevée? Difficile à dire. L’exode des jeunes dans les régions éloignées des grands centres complique aussi le recrutement de la relève.

Petite bombe

Cette question de la relève a créée une petite bombe lorsque je l’ai soulevée durant le congrès de l’AMECQ le mois dernier. J’en ai ensuite entendu parler toute la fin de semaine. Le groupe d’âge des participants à ce congrès était d’ailleurs assez homogène pour que le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, m’avoue plus tard mi-blagueur qu’il avait été surpris de me voir (j’ai 27 ans) dans les couloirs de l’hôtel où se tenait l’événement.

Jeunes et Internet

Une chose est certaine: la question de la relève est intimement liée à celle de l’utilisation des nouvelles technologies dans la production des journaux communautaires. La prochaine cohorte de pré-retraités aura en effet utilisée les nouvelles technologies de l’information durant une longue période, voire la majeure partie de sa carrière. Il est loin d’être assuré qu’ils souhaiteront utiliser les méthodes de travail ‘traditionnelles’ encore en vigueur dans bon nombre de médias communautaires. Nous aborderons cette question des nouvelles technologies dans le cadre du billet de la semaine prochaine.

Réactions et commentaires

En attendant, nous souhaitons connaître votre point de vue sur la question de la relève dans les journaux communautaires. Il nous fera aussi grandement plaisir de lire vos expériences à ce propos et, pourquoi pas, vos solutions. L’équipe du journal Le Saint-Armand parlait d’embaucher des stagiaires provenant des écoles de journalisme au cours des prochaines années. Ont-ils commencé à entreprendre des démarches en ce sens? Existe-t-il d’autres initiatives? La question de la relève vous préoccupe-t-elle?

Nous avons hâte de lire vos réactions et vos témoignages.

Lire aussi: Le financement des journaux communautaires et Nouvelles technologies dans la presse communautaire

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Twitter: je suis un dinosaure Twit!

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Raymond Viger             Dossier Internet.

Je sais, vous allez dire que je suis Twit!!! J’ai réussi à ouvrir un compte Twitter. Vu que mon nom n’était pas disponible, Sniff, Sniff!!! J’ai enregistré Refletdesociete.

Je peux maintenant retourner sur mon compte Twitter, changer le mot de passe, changer la photo, faire toutes sortes de choses… mais je suis incapable d’inscrire un nouveau message!!!

J’étais un dinosaure des nouvelles technologie. Maintenant je suis un dinosaure Twit!!!

Début de mon histoire sur Twitter.

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La mort de Dominic Arpin le blogueur

La mort de Dominic Arpin le blogueur

 

Lettre ouverte à Dominic Arpin

La blogosphère vit un deuil. Je venais à peine de commencer à suivre ton blogue. J’avais fait un lien sur mon blogue pour présenter le tien. Au moment ou tu annonces ton départ et la fermeture de ton blogue, j’avais mis la mention « Il y a des blogueurs que l’on sait qu’ils vont bloguer ». Comme quoi j’avais pris pour acquise ta présence dans la bloguosphère.

Tu as été une inspiration pour mon blogue et celui de mon organisme. Une drogue que tu m’as partagée.

Je ne suis pas un grand savant des nouvelles technologies. Je ne maîtrise pas encore toutes les fonctionnalités. Après 1 an et demi à bloguer, je commence à peine à comprendre comment ça marche. Et voilà que tu nous quittes pour d’autres technologies. J’ai ma page dans Facebook. Mais je ne sais même pas comment ça marche. J’en ai sûrement pour quelques années avant de m’y sentir à l’aise.

Je peux comprendre toute l’énergie qu’un blogue peut demander. Moi-même, il m’arrive parfois de me dire que je pourrais profiter de quelques heures de plus de sommeil à chaque jour. Ébranlé par l’émotion que je vis par ce deuil que tu me fais vivre, je ne prendrais pas de décision pour l’instant. Je suis trop en état de choc.

Je te remercie pour l’inspiration que tu as été. Je te souhaite une bonne continuation dans ton nouveau monde.

https://raymondviger.wordpress.com/2007/11/13/journalisme-citoyen-democratie-et-cent-papiers/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/10/15/blog-action-day-du-vin-tout-pres-de-chez-vous/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/09/01/blogday-une-fete-a-inscrire-a-son-agenda/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/04/13/internet-un-soutien-aux-magazines-papier/

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La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

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