Éric Godin, le suicide, Zilon et la lettre à Vincent

L’ONF présente la Lettre à Vincent

Le suicide d’un enfant

Raymond Viger Dossiers SantéSuicideTout le monde en parle

Lors de l’émission Tout le monde en parle du 8 décembre dernier, Guy A. Lepage a reçu Éric Godin.

M. Godin est un père de famille qui vit le deuil de son fils. Pour l’aider dans son deuil, l’artiste urbain Zilon lui avait suggéré d’écrire ce qu’il vivait. À partir des textes, Zilon les a illustrés. Un livre a été publié. Vous pouvez le trouver gratuitement sur: http://www.vincentgodin.com/vincentgodin/lettre.html.  L’ONF en a fait un vidéo pour consultation gratuite. http://lettreavincent.onf.ca/#/lettreavincent.

Merci à Éric Godin pour le partage de tout ce vécu. Merci à Zilon pour ta présence à Éric Godin et ton implication dans ce projet. Merci à l’ONF pour la diffusion gratuite du document.

Ressources en prévention du suicide:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056.

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide.

Autres textes sur le Suicide:

Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts.

Merci de votre soutien.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

 

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Ferme familiale en péril au Québec

Un enjeu de société au Québec

Avenir précaire de la ferme familiale

L’été est arrivé, le gazon pousse à toute vitesse en mai et en juin dans nos banlieues résidentielles où nous cultivons de moins en moins de légumes à la maison, puisqu’ils ne coûtent pas très cher à l’épicerie. Pourquoi cultiver un rang de radis, alors qu’on peut acheter l’équivalent bien frais, en saison, pour un dollar ou deux ? Et tant mieux pour les fermiers, si on les aide à gagner leur vie.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers FamilleÉconomieEnvironnement

ferme élevage économieMais quelle image nous faisons-nous de la ferme, si nous sommes des citadins ? Probablement celle de notre enfance, des jouets, des puzzles de bois et des livres pour tout-petits. Une maison, quelques bâtiments, des vaches, des poules, un tracteur. Une belle vie familiale, exigeante mais saine, des travailleurs vigoureux vivant au rythme des saisons.

Toutefois, en y regardant de plus près, on réalisera que ce n’est pas toujours le cas, et que ce genre de ferme est de plus en plus difficile à maintenir. On nous dit même que la ferme familiale est en péril. Pourquoi cela ?

De la ferme artisanale à l’entreprise

Voici un résumé très simplifié de la situation. La ferme familiale représentait autrefois une économie de subsistance, c’est-à-dire qu’on y produisait d’abord ce dont on avait besoin pour soi : pour se nourrir, s’habiller, se loger (les légumes, la viande, la laine, le sucre d’érable, le bois de chauffage, etc.) et on vendait les surplus pour payer ce qu’on ne pouvait produire soi-même.

On comprendra que cela n’est plus possible depuis longtemps, depuis que le cultivateur a remplacé ses chevaux par de la machinerie qu’il doit acheter comme tout le monde. Or, pour payer cette machinerie, il a dû augmenter son nombre de vaches, par exemple, puis acheter de la machinerie pour les traire, et acquérir d’autres terres pour le fourrage et ainsi de suite.

C’est ainsi que le travail artisanal du fermier s’est transformé en entreprise, ce qui peut signifier des millions de dollars d’investissement. Dès lors, la ferme n’appartient plus au fermier, mais plutôt au banquier. Et comme la marge de profit de cette entreprise est parmi l’une des plus basses, le fermier ne s’enrichit jamais. Et comment son fils pourra-t-il racheter la ferme familiale, le temps venu ?

ferme élevage économieLe Devoir a préparé un excellent dossier sur l’avenir de la ferme familiale, que l’on peut consulter sur son site Web. Et l’Office national du film (ONF) nous présente l’exemple réel d’un jeune fermier dans la quarantaine, surendetté, qui perd sa ferme et doit « réinventer » sa vie, comme on le dit dans la présentation.

Un enjeu de société qui nous concerne tous

La ferme familiale est menacée au Québec, ainsi que tout le mode de vie qui l’accompagne. Que feront ces populations de la campagne pour gagner leur vie ? Et par quoi remplacerons-nous ces fermes ? Par des mégafermes industrielles et impersonnelles ? À moins que nous comptions de plus en plus sur l’importation pour nous nourrir, comme nous le faisons déjà pour nos vêtements et tous les objets usinés ? Que nous restera-t-il, éventuellement, pour subvenir à nos besoins de base ? D’autre part, nous perdons graduellement nos terres agricoles, et rien ne peut stopper le dézonage, semble-t-il. Un avenir sombre pour notre agriculture ?

Heureusement qu’il y a, à l’opposé, de petites exploitations artisanales qui se développent autour de produits spécialisés se vendant plus chers. On pense aux fromageries, aux vignobles, aux producteurs de viandes biologiques ou de gibier. Ou alors aux serres, à l’agriculture urbaine, etc.

Cela représente une partie de la réponse, surement, mais il faut faire plus, pour le bien de notre société entière, et pas seulement pour la classe agricole. Nous avons pris pour acquise l’existence de la campagne traditionnelle où les citadins aiment bien se promener en vacances. Personne ne souhaite que ces lieux disparaissent. Mais pourtant, ils sont menacés, souvent, par l’extension des villes, l’étalement des grands centres commerciaux (avec leurs immenses stationnements remplaçant les pâturages) et le développement domiciliaire.

Logo_chronique 2 (ajusté)L’avenir de l’agriculture et de la ferme familiale au Québec doit devenir, pour nous tous, un enjeu de société prioritaire. Quitte à payer un peu plus cher nos aliments.

______________________

Voir l’excellent dossier sur l’avenir précaire de la ferme familiale dans Le Devoir et le film de l’ONF, Ferme Zéro.

Autres textes sur Économie

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Prostitution: Ève Lamont déçue de Radio-Canada

Documentaire sur la prostitution: l’imposture

Radio-Canada questionné

Nous avons présenté aujourd’hui une entrevue d’Ève Lamont concernant son documentaire sur la prostitution, L’imposture. Le documentaire a été présenté lundi et mardi sur le réseau Radio-Canada.

Raymond Viger Dossier Prostitution

imposture ève lamont documentaire prostitution radio-canadaÈve Lamont qui a réalisé le documentaire est frustrée de la présentation que Radio-Canada a faite de son documentaire. Voici son commentaire sur sa page Facebook:

Pour les personnes qui ont vu l’imposture à RDI hier et ce soir, sachez que je suis très déçue et navrée pour la télédiffusion. La fin a été coupée, alors qu’elle est très importante, sans compter la coupure dans l’intro du film. Cela a été fait sans que personne me demande mon avis ou m’avertisse!!! Je ne peux que recommander le visionnement intégral du film en se procurant le DVD par l’ONF mais en évitant de le visionner en ligne sur leur site car là on diffuse la version 52 min. (pour les écoles).

Page Facebook d’Ève Lamont.

Entrevue d’Ève Lamont: La prostitution mise à nue

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

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Un homosexuel peut-il immigrer au Canada?

Homosexualité et immigration

Fuir son pays pour mieux vivre son orientation sexuelle

Dans le documentaire « Une dernière chance », nous suivons Zaki Sayid, un homme gai d’origine égyptienne, dans son quotidien à Montréal. À l’image des quatre autres protagonistes du documentaire, il a fui son pays d’origine puisqu’il y était persécuté en raison de son orientation sexuelle.

Anders Turgeon Dossiers Immigration, Homosexualité

Zaki Sayid est un jeune homme gai originaire d’Égypte dont l’existence se déroule maintenant à Montréal. Son récit débute dans les prisons égyptiennes, où il a été incarcéré en raison de son orientation sexuelle, pour se terminer au Canada. En 2002, par souci de faire respecter les « bonnes mœurs », le gouvernement égyptien se lance dans une campagne de répression contre les homosexuels. Zaki fait partie des victimes de cette répression.

Arrêté pour « débauche »

À la faveur d’une séance de clavardage sur un site web pour gais, Zaki obtient un rendez-vous avec un inconnu au Caire, la capitale égyptienne. Mais cet inconnu étant un policier, il se fait arrêter sur place. Après un interrogatoire dans un ascenseur, il subit un procès de cinq minutes au cours duquel il est condamné à 3 ans de prison et 3 ans de liberté surveillée.

Aussitôt sa condamnation annoncée, il est incarcéré dans un pénitencier surpeuplé. « J’ai été amené dans une prison où nous étions 250 personnes entassées dans un local grand comme une salle de classe. Nous devions dormir recroquevillés sur nous-mêmes et j’étais la cible d’insultes homophobes », relate-t-il.

Ayant été torturé lors de sa détention, Zaki préfère ne pas élaborer là-dessus. Ni même sur les exécutions matinales de condamnés à mort ayant lieu à côté de sa cellule. Mais sa gorge se noue et des larmes coulent le long de ses joues lorsqu’il évoque le moment où sa famille a tenté d’entrer en contact avec lui. « Je ne pouvais pas parler à ma famille et elle ne pouvait pas me rejoindre. C’était horrible », se rappelle-t-il entre deux sanglots.

Libéré grâce à l’intervention d’Amnistie Internationale

Pendant que Zaki est emprisonné, ses amis parlent de son cas à Amnistie Internationale. Avec son réseau consacré à la protection des droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transsexuelles (LGBT), l’organisation travaillait déjà à la libération des homosexuels égyptiens avec le concours de Human Rights Watch.

Une campagne est aussitôt lancée et prend la forme de l’envoi de lettres de soutien, écrites par les militants d’Amnistie, pour les prisonniers égyptiens. La campagne inclut également l’envoi de lettres, pré-écrites par Amnistie Internationale, à l’endroit du président de l’Égypte Hosni Moubarak.

Selon Zaki, cette campagne contribue à le faire libérer. « Aux trois quarts de ma sentence, les autorités carcérales m’ont dit que je pouvais sortir à cause de ma bonne conduite. Mais je sais très bien que c’est plutôt à la suite des pressions internationales », plaide-t-il. Il bénéficie ensuite d’une semi-liberté durant laquelle il passe ses nuits dans un poste de police du Caire.

L’exil au Canada

Totalement libéré en janvier 2006, il ne se sent pourtant pas à l’aise de retourner dans sa région natale en Égypte. Son homosexualité ayant été révélée dans la foulée de la campagne d’Amnistie Internationale, sa famille insiste néanmoins pour qu’il mène une vie hétérosexuelle. « Lorsque je téléphone en Égypte, mes parents mettent continuellement de la pression sur moi pour que je trouve une femme avec qui me marier et fonder une famille », constate-t-il.

Zaki prend ainsi la décision d’émigrer au Canada en 2006 afin de bien vivre son homosexualité sans être inquiété par les autorités. Il aboutit à Montréal où il réside depuis ce temps. À la suite de ses démarches auprès de l’immigration, il obtient son statut de réfugié en 2007 sur les bases de l’histoire de son incarcération. Il fait ensuite des études à l’université Concordia où il obtient un baccalauréat en informatique.

Même s’il est en mesure de vivre librement son homosexualité au Canada, il s’ennuie quelquefois de son Égypte natal. Puisqu’il a immigré seul dans sa nouvelle patrie, il ne peut compter sur la présence immédiate de membres de sa famille. « Je m’ennuie de mes parents et de mes autres proches. Même si j’ai toujours peur de me faire rejeter par ceux-ci parce que je suis gai », confesse-t-il.

Les ressources LGBT montréalaises pour Zaki ne manquent pas. Il est impliqué dans Helem, une organisation pour gais et lesbiennes du Liban, qui aide également les homosexuels d’autres pays du Moyen-Orient dont l’Égypte. Il est ainsi en mesure de se créer une deuxième famille au sein de cet organisme.

Le documentaire « Une dernière chance »

Outre l’histoire de Zaki, le documentaire « Une dernière chance » suit quatre autres immigrants LGBT dans leur quête pour immigrer au Canada. Persécutés dans leur pays d’origine en raison de leur orientation sexuelle ou de leur changement d’identité sexuelle, ils espèrent trouver générosité et soutien dans leur nouvelle patrie.

À travers le suivi du quotidien des cinq demandeurs d’asile, des avocats et des associations communautaires LGBT témoignent en leur faveur. Ils se mobilisent également pour leur venir en aide. Parmi ces avocats et ces associations, il est possible de retrouver Noël St-Pierre, avocat spécialisé dans les causes relevant de l’immigration et des minorités sexuelles.

Produit par l’Office national du film du Canada (ONF), « Une dernière chance » est signé par le cinéaste acadien Paul-Émile d’Entremont. Ce dernier se spécialise dans les documentaires sur la quête identitaire et l’émancipation des individus.

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Quand un homme accouche

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Le sexisme de l’Église dénoncé

Une religieuse contre le sexisme dans l’Église

Une femme prêtre

Il y a de ces gens qui se battent pour que les choses changent. Sœur Mariette Milot est de ceux-là. Sa cause? Nul autre que le sexisme dont fait preuve l’Église catholique

Sébastien Lacroix Dossier Religion et spiritualité

soeur-mariette-milot-pretre-femme-eglise-catholiqueDepuis son tout jeune âge, elle caresse le désir de devenir prêtre. «Ça fait plus de 65 ans que j’ai reçu cet appel. Vers 8 ou 9 ans, je commençais déjà à me poser des questions. Je ne comprenais pas pourquoi il n’y avait que les gars qui pouvaient servir la messe. Plus tard, je ne voyais pas pourquoi mon frère avait pu devenir prêtre, mais pas moi.»

Maintenant âgée de 77 ans, elle a plus ou moins perdu espoir devant le conservatisme du pape Benoît XVI et du cardinal Ouellet. «Je ne sais pas s’il me reste assez de temps à vivre pour pouvoir être ordonnée, ni même si je vais voir ça de mon vivant.»

L’avenir de l’Église

Sœur Milot mène plusieurs combats à petite échelle. Elle donne une conférence dans le cadre d’un forum sur l’avenir de l’Église dont les propositions seront remises à l’évêque de son diocèse.

Elle appuie ses dires sur ce qu’elle a observé lors de ses nombreuses missions au Brésil, où elle a côtoyé les «sans terres», des gens parmi les plus pauvres au monde. «Là-bas, les femmes font tout dans l’Église. Elles ne sont pas ordonnées, mais c’est tout comme. J’y ai vu des femmes, souvent analphabètes, animer leur communauté de base avec ingéniosité. Elles partageaient le ministère avec leurs confrères masculins, sur un même pied d’égalité.»

Mariette Milot, ne veut pas être ordonnée par défaut. «Comme le disait récemment un journaliste qui m’interviewait: «Patience ma sœur, il n’y aura bientôt plus de prêtres hommes, vous aurez votre tour.» Une gifle ne m’aurait pas fait plus mal…

À défaut d’hommes, on ira vous chercher, les filles. Aussi bien dire: Vous pourrez vous accommoder des petits restes aux petits chiens!

D’immenses changements doivent s’opérer dans l’ensemble des structures de l’Église. Il faut en arriver à laisser à chaque membre – femme et homme – la juste place pour y jouer son rôle, pour y exercer sa mission selon ses appels.

Comment pouvons-nous, encore aujourd’hui, concevoir que des femmes, possédant les critères d’admission au même titre que les hommes, ne puissent avoir accès aux ministères ordonnés du simple fait qu’elles sont femmes? Il est même interdit d’en parler.

La lutte pour l’ordination des femmes

Chaque mois, nous sommes une dizaine de religieuses qui se réunissent. Nous discutons des moyens à prendre pour faire valoir l’appel que nous avons reçu.

Nous essayons aussi de voir ce que nous pourrions faire de différent. J’aimerais aller chercher les exclus de notre société, les petits, les pauvres, les opprimés. Nous serions surpris de rencontrer, dans la marge, des leaders, des gens capables de penser, d’agir, qui sont bien ancrés dans la réalité du quotidien.

Sœur Milot a été interrogée dans le livre Appelés aux ministères ordonnés, qui présente quinze femmes ayant reçu l’appel du sacerdoce. L’ouvrage, écrit par Pauline Jacob, est le résultat d’une recherche de doctorat. « Il apporte un éclairage solide sur cette dure réalité.»

Elle a même fait l’objet du documentaire «Je vous salue Mariette», produit par le centre d’artistes Vidéo Femmes. Celui-ci traite de sa vie, de ses nombreuses implications et de sa souffrance de ne pas avoir été ordonnée. Il jette aussi un regard critique sur l’Église que plusieurs voudraient voir davantage communautaire et démocratique.

Une grande partie de mon temps a été consacrée au film ces deux dernières années. Pour une trentaine de minutes, il y a eu environ 10 à 12 heures d’enregistrement. Ça représente plusieurs journées de tournage réparties dans le temps.

Ça en a valu la peine. Il y a eu des projections à l’ONF, au Ciné-Campus et à la salle Anaïs-Rousseau. Il y en a d’autres à venir. Chaque fois, c’est suivi par des échanges avec le public. Il y a environ 1000 personnes qui l’ont vu. Ç’a ouvert des discussions animées.

La traite humaine: Femmes déchirées

Sœur Mariette Milot se préoccupe également du sort réservé aux femmes victimes de la traite humaine. «Je ne crois pas que l’on pourra arrêter cela un jour. C’est un phénomène qui est répandu partout dans le monde. C’est un commerce très lucratif. Il rapporterait douze milliards de dollars chaque année. Nous pouvons freiner ce phénomène que plusieurs appellent de l’esclavage moderne. Nous devons dénoncer ce que font les trafiquants et sensibiliser les gens pour qu’ils soient vigilants.»

À l’initiative de sœur Milot, le Comité de Traite Humaine Interne et Internationale (CATHII) a produit une vidéo de sensibilisation. Celle-ci présente la pièce Femmes déchirées qui parle de l’enfer vécu par les femmes trafiquées et de la manière dont elles se font piéger.

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Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Manon Barbeau et la Wapikoni mobile

Le cinéma des oubliés

Le monde du cinéma est parfois fait de frime et de clinquant mais, d’autre fois, il nous offre une vitrine surprenante sur des mondes parallèles et méconnus. Manon Barbeau, cinéaste et documentariste, connue pour son documentaire sur les enfants du Refus Global, fait encore mieux.

Manon Barbeau et la Wapikoni mobile

Claudine Douaire   Dossier Cinéma, Autochtone

wapikoni mobile manon barbeau cinéma film dvd critique filmGrâce à son projet vidéo et musical ambulant, nommé la Wapikoni mobile, Manon Barbeau permet aux jeunes marginalisés, laissés pour compte ou isolés, de prendre la parole et de laisser libre cours à leur créativité.

La Wapikoni mobile est un véhicule doté de caméras vidéo, de tables de montage et d’unités d’enregistrement qui arpente les réserves amérindiennes du Québec et va à la rencontre des jeunes de ces communautés recluses.

Épaulés par des professionnels de l’industrie, les jeunes autochtones, caméra en main, sont libres d’aborder tout sujet qui les touchent. Ils font des films avec ce qu’ils possèdent : une tête pleine d’idées et la volonté de s’exprimer.

La naissance de la Wapikoni mobile

Cette aventure a débuté en 1999, lorsque Manon s’est intéressée de près au sort des enfants de la rue de Québec, dans son documentaire L’Armée de l’ombre. Elle avait alors impliqué des jeunes dans le processus créatif et éditorial de son documentaire. Ils ont décidé de quoi ils parleraient et comment ils le réaliseraient.

«Ces jeunes marginalisés obtenaient enfin l’écoute qu’ils n’avaient jamais eu ailleurs. Ils avaient beaucoup à dire et, en plus, ils s’exprimaient d’une façon très articulée», explique-t-elle. Ce fut un succès auprès des jeunes. De cette expérience est née l’envie d’écouter ce que les jeunes autochtones, qui vivent aussi beaucoup de détresse, ont à dire. manon barbeau wapikoni mobile film cinéma dvd critique film

La Wapikoni mobile, une voie autochtone

Manon Barbeau est allée à la rencontre de jeunes Atikamekw dans la communauté autochtone de Wemotaci, située à proximité de La Tuque, en Mauricie. La cinéaste ressentait une responsabilité morale envers ces jeunes. Elle voulait permettre à ces derniers, débordant d’inventivité mais souffrant d’isolement et d’un manque de perspectives, d’avoir un lieu de rencontre, d’échange, d’apprentissage et de création.

«Les jeunes des communautés autochtones sont très riches et possèdent beaucoup de talent. Il fallait trouver une manière de leur donner une chance de se faire entendre, que leurs voix portent.»

Des créations nécessaires

La Wapikoni mobile a pris la route pour la première fois en 2004 grâce à une persévérance à toute épreuve et avec l’appui financier de l’Office national du film. Depuis, ce projet itinérant a parcouru des dizaines de milliers de kilomètres et produit plus de 160 films réalisés par des jeunes de plusieurs communautés. Plusieurs créations ont été reçues et primées dans des festivals internationaux.

Manon Barbeau, aussi directrice pédagogique et artistique du projet, a eu plusieurs coups de cœur au cours de ces aventures. «Ces jeunes, en forte quête identitaire, doivent s’accrocher à quelque chose pour continuer à vivre. Cela passe beaucoup par la création, soit musicale ou vidéo. La Wapikoni leur offre la possibilité de se valoriser, de parler d’eux, de partager et de se trouver, se retrouver», commente la fondatrice.

Un art autochtone de qualité en expansion

La création musicale est beaucoup appréciée dans les communautés. La Wapikoni mobile permet d’enregistrer musique et chansons. Samian, le rappeur algonquin aujourd’hui célèbre, a enregistré sa première démo grâce aux studios itinérants de la Wapikoni. «Samian est devenu un exemple positif pour les jeunes des communautés. Il aurait pu continuer à s’autodétruire mais il a saisi la chance qui lui était offerte et il fait maintenant rayonner sa culture partout au Québec. Il inspire beaucoup de jeunes à se prendre en main», déclare-t-elle.

Ce projet prend de l’ampleur. Manon Barbeau possède désormais deux véhicules motorisés qui sillonnent les communautés autochtones du Québec. Une initiative similaire sera mise en œuvre en Polynésie française.

Des échanges ont aussi eu lieu avec des pays comme la Bolivie et le Brésil. «Plusieurs jeunes ont rencontré d’autres autochtones des pays d’Amérique du Sud. Nous souhaitons créer un réseau de créateurs autochtones. Ils ont tellement à apprendre et à enseigner les uns aux autres», note Manon Barbeau.

Changer sa destinée par l’art

Manon tire beaucoup de fierté de ces jeunes capables de troquer leur détresse pour de l’inspiration. On s’imagine également le bonheur de ces jeunes autochtones. Ceux qui se retrouvaient devant rien sont désormais derrière la caméra et complètement maître d’œuvre de leur création…et sans doute un peu plus maître de leur destin.

Merci à Manon Barbeau d’avoir pris quelques minutes de son temps pour nous éclairer sur son projet.

Pour en savoir plus sur la Wapikoni mobile et ses jeunes créateurs : www.onf.ca/aventures/wapikonimobile/excursionWeb/index.php

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Documentaire: Amos WA

Documentaire: Amos WA

Raymond Viger                     Dossier Toxicomanie, Alcool

toxicomanie-drogue-4Reflet de Société a présenté une jeune vidéaste, Sonia Langlois, qui venait d’accoucher de son premier documentaire, Amos WA. Réalité souterraine.

Le film, qui touche la consommation de drogues de jeunes d’Abitibi, a suscité maintes réactions. Reflet de Société publiait ensuite la perception de Dany Faucher, travailleur de rue à Amos, entourant le documentaire. Bien que le jugeant utile, M. Faucher considère Amos WA peu nuancé. Il met en garde ceux qui visionneront le documentaire: les jeunes ne consomment pas tous de la même manière que les vedettes du film. Il faut faire attention à la généralisation. Amos WA, bien utilisé, peut être un outil de départ afin de discuter consommation avec ses enfants, ses élèves.

Sonia vient d’apprendre que son documentaire est maintenant disponible partout au Canada. L’Office National du Film a décidé d’en être le distributeur. Pour ceux qui veulent avoir une petite idée de la consommation de certains jeunes en région, il est possible de commander un exemplaire à l’ONF au 1-800-267-7710 ou au www.onf.ca.

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conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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