Prêts et financement communautaire

Financement pour les exclus au Saguenay

Fonds d’entraide communautaire

Difficile d’obtenir des prêts lorsqu’on veut partir un petit commerce. En bas de 5000$, les banques ne sont pas intéressées. Encore moins quand la demande provient d’exclus, de gens qui ont peu ou pas d’expérience en entreprise, qui désirent passer de l’assistance sociale à patron. Posséder sa propre entreprise dans de telles conditions, est-ce possible au Québec? Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le Fonds d’entraide communautaire s’y active.

Dominic Desmarais. Dossiers, CommunautaireÉconomie

Audrey et Nataly, respectivement agente de développement marketing et coordonnatrice des Cercles d’emprunt, savent mettre les gens à l’aise. Franches et sympathiques, ces deux jeunes femmes volubiles aident les entrepreneurs incapables de trouver une oreille attentive à leurs demandes de financement. Avec le Fonds d’entraide communautaire (FEC), elles accompagnent une clientèle plus souvent qu’autrement isolée afin de lui permettre de trouver une place dans la société.

«Le but n’est pas de peser sur la tête des gens, mais de les aider à s’en sortir. Un projet trop petit n’est pas intéressant pour les banques. Mais, la personne peut très bien en vivre», assure Nataly, d’un ton convaincant.

«On conseille, on guide, mais on ne décide pas pour les gens, affirme candidement Audrey. Pour nous, réussir avec quelqu’un, ça ne veut pas dire que le projet sera réussi. La personne aura peut-être réintégré le marché de l’emploi, se sera remise en action, poursuivra ses études. Cette année, 155 personnes sont passées par ici. Ce n’est pas tout le monde qui aime l’approche ou qui a un projet viable.»

Fonds d’entraide communautaire (FEC)

Le Fonds n’est pas qu’un outil de financement. Avant d’obtenir un prêt, le demandeur aura été accompagné par l’une des deux femmes. «Avant, pendant et après, on soutient les personnes pour toutes les composantes de gestion d’entreprise, explique Nataly. La personne vient nous voir, on l’aide à peaufiner son projet, cibler sa clientèle, s’assurer que le projet soit viable», poursuit la jeune femme. Elle précise qu’avant d’émettre un prêt, un suivi de 6 à 12 mois est nécessaire. Une fois le financement octroyé, Audrey donne son expertise pour des stratégies marketing.

En ce moment, le Fonds accompagne 26 entreprises. Le taux de remboursement atteint 97%, au dire de Nataly. «De plus en plus, on tend à ce que les prêts soient remboursés en deux ans. Mais il n’y a pas de contrat fixe. On peut s’adapter. Ce ne sont pas de gros prêts!»

Communauté des Eudistes

Le Fonds, créé en 1996 par la communauté des Eudistes, se remplit de lui-même. L’argent remboursé, sans intérêts, est réutilisé au profit d’autres projets. La moyenne des prêts avoisinerait 2900$.

Plusieurs se découragent, en raison de l’ampleur de la tâche, avant l’obtention du prêt. «Leur motivation première est financière. Ils pensent se faire de l’argent en créant leur entreprise… Nous, on veut qu’ils s’en sortent. Pas qu’ils s’enfoncent. Alors, plusieurs se découragent en cours de route», reconnaît Nataly, qui n’a octroyé que six prêts en un an.

Audrey et Nataly ne chiffrent pas leur succès au nombre d’entreprises aidées. Certaines personnes prennent conscience qu’elles n’ont pas la fibre entrepreneuriale, d’autres que leur projet est irréaliste. Juste le suivi avant le prêt a un effet de réinsertion. Le temps mis à monter le projet brise l’isolement ou l’exclusion de personnes sans emploi.

Certains reconnaissent qu’ils n’ont pas ce qu’il faut et retournent soit aux études, soit sur le marché du travail. «S’ils prennent conscience que ce n’est pas pour eux, dit Audrey, c’est une bonne chose. J’aimerais qu’on puisse faire un profil sur ce que ça a coûté de ne donner aucun moyen à la personne, par rapport au peu qu’on donne et ce que ça rapporte.» Les Fonds d’emprunts communautaires de la province seront-ils le levier d’une autre économie?

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Enfant soldat et Cause: de la guerre à la rue

Enfants soldats et Cause

De la guerre à la rue

Dominic Desmarais   Dossier Enfants-soldats, International

ecole afrique sierra leone enfants soldats réinsertionCAUSE Canada, une ONG albertaine qui œuvre dans le développement, a déjà piloté un projet destiné aux enfants-soldats. De janvier 2000 à juillet 2001, 2274 enfants, victimes de la guerre et amputés, ont profité d’un programme de réintégration. Le tiers des participants était composé de filles. Faute de fonds, le projet a duré un an et demi. La directrice de CAUSE, Beverley Carrick, souhaitait un projet de cinq ans. La guerre est trop loin dans la mémoire des donateurs qui sont constamment sollicités pour soulager les nombreux maux de la planète. Pour obtenir du financement, les ONG doivent trouver d’autres projets plus attrayants.

Prince Cotay, directeur de CAUSE pour la Sierra Leone, constate que le vent a tourné. Depuis la fin de la guerre, les besoins ont changés. «Maintenant, il n’y a pas de besoin pour les enfants-soldats. On a un besoin urgent pour les enfants de la rue.» Plusieurs enfants-soldats ont glissé entre les mailles des programmes de réintégration. Ils n’ont reçu aucune aide. D’autres n’ont pas réussi à s’intégrer, après leur séjour au sein d’un centre de réhabilitation. «Ils ont perdu leur famille, leurs parents. Ils ne peuvent pas retourner chez eux. Ils ont été soldats, ils sont habitués de commander. Ils ne veulent pas retourner vivre sous l’autorité de leurs parents. Ils sont retournés vivre dans la rue», explique M. Cotay.

Plutôt que d’aider des jeunes en particulier comme les enfants-soldats, les nouveaux projets touchent la communauté. Avec le support d’Unicef Canada, CAUSE veut favoriser l’accès à l’éducation pour les enfants. Tous victimes de la perte de leur système d’éducation en raison de la guerre. Les écoles se reconstruisent, les enseignants sont formés. Un travail complémentaire au centre de la Croix-Rouge, qui envoie, après un an, ses plus jeunes sur les bancs d’école.

Pour épauler son projet de rétablissements des écoles, CAUSE s’apprête à mettre sur pied un programme pour sponsoriser l’éducation d’enfants. L’organisme espère rejoindre 5 000 enfants sur les 100 000 de la province. «Les parents doivent payer 50 000 à 60 000 léones par année (20$ US) pour envoyer un enfant à l’école. Certains parents n’ont pas ces moyens», raconte Prince Cotay.

«Le plus gros problème des victimes de la guerre, c’est que la plupart se sont appauvris. Ils n’ont aucune source de revenu. Pas de soins médicaux. Pas d’éducation. Avoir un toit est un autre problème important. Ils vivent au jour le jour. Ils ne peuvent pas penser à demain, car demain n’existe pas. Et plusieurs ont des femmes, des enfants. Avant la guerre, entre 70 et 80% des gens étaient pauvres. Avec la guerre, ça s’est empiré.» Le directeur de CAUSE possède une vaste expertise. Il a supervisé des projets concernant les enfants-soldats, les femmes, les amputés, l’éducation, la santé, les maladies sexuelles.

De la pauvreté à la guerre

Si la pauvreté est visible, la misère ne se sent pas. Philippe Stoll, de la Croix-Rouge, l’admet. «C’est calme en surface. Mais les gens explosent rapidement.» Comme cette fois où, expropriés de leurs terrains, des habitants s’en sont pris au ministre responsable du dossier. Ils l’ont torturé. Il a payé de sa vie sa décision.

Les signaux pour une autre guerre sont là. «Le sous-emploi, les abus aux droits de l’homme, l’accès à la propriété. Le gouvernement garde l’argent. C’est ce qui est arrivé il y a dix ans», fait savoir Daphne Olu Williams, de l’organisation FAWE (Forum for african women Educationalists). Assermentée commissaire pour les élections de 2007, cette femme énergique et bouillante n’a pas peur de ses opinions. Entre des directives à ses enfants, des conversations au téléphone qui ne dérougit pas, elle clame tout haut ce que les gens de la communauté internationale racontent sous le couvert de l’anonymat. Elle aussi remarque que les indicateurs qui ont mené à la guerre en 1991 sont aujourd’hui présents. Il ne manque plus qu’un leader, un rassembleur. Les ONG, elles, poursuivent leur travail. En espérant ainsi empêcher une autre boucherie.

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Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

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Prostitution au Cambodge

Prostitution au Cambodge

Dominic Desmarais            Dossier Prostitution et Sexualité.

Comme l’indique le titre, je viens d’arriver au Cambodge. J’y passerai plus de temps qu’au Viêt-nam. C’est qu’il m’y sera plus facile d’aller sur le terrain, rencontrer des victimes de la traite qu’on réinsere dans la communauté ou voir le travail de prevention fait au sein des collectivités.

Au Viêt-nam, le gouvernement est omniprésent. Il est le plus grand partenaire des ONG qui travaillent dans le trafic des êtres humains. Encore heureux qu’il s’intéresse à cette problématique. Mais il n’aime pas qu’on en discute. Les journalistes ne sont pas indépendants.

prostitution-asiatique-prostitution-internationale-trafic-traite-femmes-2 Lors de ma premiere rencontre avec le directeur d’Oxfam Quebec, M. Leonard Buckles, j’ai tout de suite été avisé qu’aussitôt que j’ai mis le bout du gros orteil dans les bureaux de l’organisme, le gouvernement était au courant. Ça m’a stressé. Probablement mon manque d’experience en ce domaine. Au Congo, j’ai été dans la brousse ou des militaires m’ont ejecté du bus dans lequel je me trouvais. On m’a menace de me jeter en prison. J’étais entouré de maquisards, l’AK-47 à la main. Au Sierra Leone, c’était des anciens soldats devenus gangsters. Ça ne me dérangeait pas. Peut-être est-ce un milieu dans lequel je me sens plus à l’aise. C’est qu’avec ces gens, je suis en mesure de discuter, de trouver un terrain d’entente. Mais un gouvernement, c’est autre chose. Il n’y a pas à discuter.

Je ne voulais pas non plus causer des problèmes à mes partenaires. C’est pourquoi j’ai décidé de bouger plus rapidement vers le Cambodge.

Détails à suivre!

Dossier Prostitution et Sexualité.

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