Offrir l’imaginaire en lecture aux enfants

14e édition de la campagne La lecture en cadeau

Offrir l’imaginaire aux enfants en lecture

Du 1er novembre au 31 décembre se tiendra la 14e édition de la campagne La lecture en cadeau de la Fondation pour l’alphabétisation. Cette campagne se charge de récolter des livres neufs pour les redistribuer aux enfants de milieux défavorisés dans le but de prévenir l’analphabétisme et le décrochage scolaire.

Anders Turgeon Dossiers DécrochageÉducation

Lutter contre l’analphabétisme juvénile

« Cherchant à mettre sur pied un projet rassembleur qui aurait un impact pour contrer l’analphabétisme […], Sophie Labrecque, ancienne présidente-directrice générale de la Fondation, a eu l’idée originale de La lecture en cadeau.[1]» Voilà comment a débuté cette campagne qui a vu le jour lors de la crise du verglas en 1998 en collaboration avec différents acteurs du milieu de la littérature : auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, éducateurs et lecteurs.

La lecture en cadeau a contribué à faire entrer la lecture dans les familles défavorisées où l’analphabétisme est plus à risque de se développer. Ciblant les enfants de 0 à 12 ans comme étant les plus à risques de devenir analphabètes, la campagne a permis à ces jeunes d’avoir davantage accès à des livres neufs sans avoir à les payer.

La campagne permet aussi de stimuler la lecture chez les parents n’ayant pas d’habitudes de lecture. Afin de maîtriser cette activité et d’être en mesure d’aider leurs enfants dans leur cheminement scolaire, la Fondation pour l’alphabétisation leur fournit de l’aide via la ligne de référence Info-Alpha.

Le succès des livres neufs depuis 13 ans

Depuis sa première édition en 1999, La lecture en cadeau a permis de rejoindre plus de 286 000 enfants de 0 à 12 ans ainsi que leurs parents. De ce nombre, 30 775 enfants se sont vus remettre un livre neuf lors de la 13e édition de la campagne, de novembre à décembre 2011. Ils ont reçu leur livre par le biais de réseaux de distribution tels que :

  • le réseau scolaire par le ciblage des écoles en milieu défavorisé par le Ministère de l’Éducation;
  • les organismes membres de la Fédération des organismes communautaires Famille;
  • les Centres de la petite enfance (CPE);
  • les autres organismes communautaires ayant obtenu une autorisation de distribution par la Fondation.

Pour les deux derniers mois de cette année, la Fondation pour l’alphabétisation vous donne rendez-vous dans 150 librairies, bibliothèques et salons du livre à travers le Québec dans le cadre de la campagne La lecture en cadeau. Outre le don d’un livre neuf à un enfant pauvre, vous pouvez prendre part à La lecture en cadeau de deux autres manières :

  • faire un don en argent pour permettre la distribution des livres aux enfants;
  • organiser une collecte de livres ou de fonds auprès de vos collègues de travail ou de votre entourage.

En participant à cette campagne, vous vous engagez à fournir un livre jeunesse neuf à un enfant dans le besoin. De plus, vous ne faites pas qu’offrir un livre à un enfant de 0 à 12 ans. Vous aidez des jeunes de milieux défavorisés à acquérir le goût de la lecture. De ce fait, l’imaginaire de ces jeunes est stimulé et ils développent ainsi leur créativité. Ils sont donc moins susceptibles de décrocher et de devenir analphabètes.

Pour plus d’informations

Si vous désirez rejoindre la Fondation pour l’alphabétisation afin d’en connaître davantage sur La lecture en cadeau, vous pouvez consulter la section des enfants sur leur site web ou vous pouvez les appeler sur la ligne Info-Alpha au 1-800-361-9142.


[1] Fondation pour l’alphabétisation. Enfants : La lecture en cadeau. Historique du programme, [http://www.fondationalphabetisation.org/enfants/la_lecture_en_cadeau/historique/] (page consultée le 26 octobre 2012).

Autres textes

Autres textes sur le Décrochage:

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

Une boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

Le Frapru et le logement social

Front d’action populaire en réaménagement urbain

Le Frapru et le gouvernement

Le FRAPRU est sans doute un des organismes ayant monté le plus souvent aux barricades pour les personnes à faible revenu. Après un quart de siècle de revendications, ce groupe communautaire est devenu un incontournable pour toutes les questions touchant le logement social au Québec.

Anne Lamothe  Dossier Communautaire, Itinérance

Le FRAPRU a été créé en 1978 par un comité de citoyens du Centre-Sud de Montréal pour établir un rapport de force avec le gouvernement en matière de logement. D’abord, des besoins ont été ciblés du côté de la rénovation urbaine, principalement pour défendre les programmes fédéraux, provinciaux et municipaux ayant pour but de permettre aux gens de demeurer le plus longtemps possible dans leur quartier.

Dès le début des années 80, le FRAPRU amorce un premier virage, et devient l’ardent défenseur du logement social que l’on connaît. François Saillant qui a pris la coordination quelques mois seulement après la fondation de l’organisme explique ainsi ce virage: «Déjà, sous le gouvernement péquiste, on avait des signes inquiétants pour l’avenir des HLM (habitation à loyer modique), car l’État voulait se tourner vers l’aide à la personne au lieu d’apporter une allocation au logement. Nous avons décidé de surveiller de plus près les visées de l’État pour ne pas que les personnes à faible revenu soient brimées dans leurs droits.»

Le Frapru et le logement social

Il y a 20 ans, l’appellation logement social était méconnue. Non seulement le FRAPRU en a fait son fer de lance, mais il a veillé à l’inculquer aux paliers de gouvernement fédéral et provincial. Aujourd’hui certaines municipalités ont également ajouté le logement social parmi leurs priorités.

Depuis sa fondation, l’organisme a intensifié sa force de frappe. À ses débuts, six groupes membres provenant de Montréal, Québec, Sherbrooke et Verdun se penchaient sur les orientations. Aujourd’hui, le FRAPRU compte près de 90 membres associés dont une trentaine de membres participants. «En 1986, nous avons voulu élargir nos appuis. Même si les groupes associés n’ont pas le droit de vote, ils nous font partager leur expertise dans leur domaine respectif. C’est un moyen pour nous de nous développer.»

Au fil des années, le conseil d’administration a constaté que pour que la concertation soit judicieuse, il fallait laisser aux groupes leur autonomie dans l’action. Selon le coordonnateur, des organismes ayant des missions différentes ou complémentaires peuvent cohabiter sous un même regroupement. «Une coopérative et un HLM n’ont pas toujours les mêmes intérêts au sein du regroupement. Nous ne pouvons pas leur demander de poser les mêmes actions que nous, mais la présence de chacun a sa raison d’être.»

Le Frapru et les coupures du gouvernement

Durant toutes ces années, le FRAPRU s’est rendu sur la place publique pour dire non aux coupures d’allocations au logement annoncées par le gouvernement provincial et il a été entendu. Plus récemment, il s’est battu pour faire retirer dans la loi la possibilité que les assistés sociaux soient saisis à la source pour le paiement de leur loyer.

Les actions revendicatrices de l’organisme ont porté fruits: «Le Québec est le seul endroit en Amérique du Nord et au Canada où le pourcentage des revenus consacré au loyer est évalué à 25%. Ailleurs, il atteint 30%,» indique M. Saillant.

Le Frapru, présent dans les quartiers

Selon M. Saillant, le FRAPRU joue un rôle dynamisant en épaulant les associations des quartiers dans leurs revendications, notamment auprès de la métropole. Comme le nombre de personnes touchées par la problématique de logement social augmente chaque année, les gouvernements ne peuvent plus ignorer les comités de logement. «Il y a quand même des hauts et des bas dans nos rapports. Le gouvernement fédéral s’était durci, mais il semble avoir une ouverture, nous allons en profiter pour poursuivre les pourparlers.»

Après 25 ans d’existence, la mobilisation des troupes demeure un défi permanent au FRAPRU: «Les mal-logés et les sans-logis sont les premiers porteurs de nos revendications, mais ce sont aussi les personnes les plus difficiles à joindre et à mobiliser. Ces gens ont tellement d’autres problèmes à régler en plus de celui de se loger qu’il est difficile de les impliquer. Nous travaillons actuellement sur la façon de les amener à se mobiliser», nous dit M. Saillant.

À l’approche de la commission parlementaire sur la politique d’habitation du gouvernement Charest prévue en novembre, le FRAPRU est d’attaque: «Nous attendons depuis 30 ans cette politique et le fait que les mots logement social n’apparaissent nulle part jusqu’à présent dans les textes est inquiétant. Nous craignons que le plan de modernisation du gouvernement crée des iniquités et nous fasse perdre les acquis gagnés au fil des ans», conclut M. Saillant.

Le Frapru a été un leader en ce qui touche la concertation pour faire adopter la Loi contre la pauvreté. Ils ont fait une campagne et présenté une pétition avec plus de 100 000 noms de personnes appauvries. Malgré tout, tel que nous le rappelait Michel Venne dans une chronique du Devoir traitant de l’actuel gouvernement: «La philosophie innovatrice visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale est littéralement balayée sous la langue de bois et les préjugés.»

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Ressources pour les familles et les enfants

Famille: des ressources de quartier

Un bébé ça change pas le monde, sauf que… ça chamboule complètement l’univers des nouveaux parents. Ceux-ci ont eu beau suivre des cours prénataux et la maman avoir reçu plein d’informations à l’hôpital, beaucoup de nouveaux papas et mamans (jeunes ou moins jeunes) se retrouvent rapidement dépassés par les événements.

Mario St-Pierre     Dossier  Famille

bebe_enfant_bebes_enfants_famille_enfant_familles La culpabilité s’installe. Plusieurs se considèrent comme étant de mauvais parents et incompétents face à ce nouveau rôle. Pourtant nul ne vient au monde parent. La compétence parentale ça s’apprend et pas nécessairement dans les livres. C’est la vraie vie qui outille les parents en ce sens. De nombreuses ressources sont disponibles pour faciliter et mieux vivre cette période, parfois troublante, pour tous les membres de la famille. Le réseau des organismes communautaires FAMILLE peut répondre à vos inquiétudes et contribuer à prévenir les difficultés d’ordre personnel et familial.

Les organismes communautaires Famille respectent les grands principes de l’action communautaire. Issus du milieu, ils sont créés par et avec les familles. Ils prennent les couleurs du milieu dans lequel ils sont implantés. Favorisant l’émergence de solutions collectives, alternatives et novatrices, ces organismes constituent un moyen que se sont donné les familles pour répondre à leurs besoins. Selon la Fédération québécoise des organismes communautaires Famille, plus de 250 membres sont présents dans les 17 régions du Québec. Il y a donc une ressource tout près de chez-vous. L’appellation varie, allant de Maison de la Famille à Carrefour familial en passant par Parent’aime, contactez votre CLSC le plus près de chez-vous pour connaître la ressource à fréquenter.

Plusieurs services et activités sont offerts : halte garderie, répit parental, aide aux devoirs et leçons, dîners communautaires, conseils en prévention et promotion de la santé, ligne d’écoute, droit de visite et de sortie pour les parents en processus de séparation, etc. Tous ces services ont un but commun: valoriser le rôle du parent tout en partageant l’enrichissement de l’expérience parentale à travers des activités qui peuvent prendre diverses formes et toucher tous les styles et cycles de vie. Chose certaine, le nouveau parent désespéré trouvera des solutions et une attention particulière à ses besoins. Le lien de confiance est primordial dans les démarches des intervenants du milieu.

Un programme qui a fait ses preuves

La majorité des organismes Famille offre le programme Y’APP (Y’A Personne de Parfait). C’est un programme de promotion de la santé et de soutien à la compétence parentale, à l’intention des parents qui ont des enfants de 0 à 5 ans. Cette initiative qui a vu le jour dans les provinces Atlantique en 1987, va dans le sens du virage préventif en matière de politique familiale.

Le programme Y’APP vise à briser l’isolement des parents, à créer un réseau d’aide naturelle, à augmenter la compétence parentale et à favoriser la prise en charge des parents par eux-mêmes. De par son intervention précoce auprès des parents vivant des difficultés, il favorise la baisse des taux de signalements à la DPJ et diminue la négligence et la violence à l’égard des enfants. On fait en sorte que les parents mettent sur pied des mécanismes de supports, qu’ils développent plus de confiance en eux-mêmes, de façon à manifester des attitudes et des comportements appropriés à toute situation envers leurs enfants. Ces rencontres d’une durée de deux à trois heures sont généralement réparties sur une période de cinq à dix semaines. Aisément installés entre gens qui vivent les mêmes situations, la situation devient propice aux confidences. Ces rencontres portent toujours sur les préoccupations et les expériences vécues par les parents présents. De nouvelles amitiés prennent forme. Certains participants continuent à se rencontrer après la fin du programme.

Inutile de demeurer isolé avec ses craintes face au nouveau rôle de parent. Les organismes Famille sont là pour vous. Leurs programmes, services et activités sont soigneusement mis au point pour répondre à vos besoins. N’hésitez pas à passer par chez eux!

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