Être en affaire no 14: Être le premier en tout

Être le premier employé de son entreprise

Réussir en affaire

Être à son compte est un choix pour certains, un manque de choix pour d’autres. Tous les vendredis, une nouvelle chronique présente un demi siècle d’expérience en entreprenariat privé et communautaire. 

Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

réussir en affaire conseils partir à son compte trucs business entrepreneurN’oubliez pas le contexte dans lequel on situe cette chronique. Vous voulez partir à votre compte, créer votre propre entreprise. Quand je reçois un futur entrepreneur et qu’il me dit qu’il doit trouver de l’argent pour se payer un local aménagé, une secrétaire pour répondre au téléphone, un vendeur pour représenter son entreprise, un salaire décent pour lui … je commence par lui dire qu’il prend un mauvais départ et qu’il devrait demeurer employé.

Avec tous ses frais fixes qu’il s’impose dès le départ, il hypothèque son entreprise. De plus, quand tu débutes, tu dois créer des définitions de tâches, comprendre l’inter-relation de chacun des postes, t’assurer qu’il y a suffisamment de travail pour créer un poste à plein temps… Et il faut que l’entreprise commence à faire de l’argent si on veut pouvoir en dépenser éventuellement. L’entrepreneur qui débute devient son premier employé.

L’entrepreneur qui prend les différents postes de travail dès le départ avant de le déléguer à un employé permet de se sécuriser:

  • Il peut remplacer n’importe qui à pied lever.
  • Il n’est pas à la merci de ses employés.
  • Il comprend mieux les différents fonctions de son entreprise et peut faire de meilleurs liens…
  • Il peut plus facilement voir les erreurs de ses employés.

Et le salaire d’un entrepreneur est proportionnel aux profits de son entreprise. N’exigez pas de votre entreprise un certain niveau de salaire si votre entreprise ne réussit pas à faire ses ventes. Faites des profits et votez-vous un salaire qui est un pourcentage des profits réalisés. Et n’oubliez pas d’en laisser pour la Recherche et développement, pour les nouveaux projets, pour créer un « cash flow » positif… Il ne faut pas vider les coffres à chaque occasion que vous aurez. Pour sa croissance, votre entreprise aura besoin de capitaux.

Chronique Réussir en affaire

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D'un couvert à l'autre livre bistro le ste-cath journal de la rue Café GraffitiLe livre retrace les 25 ans d’histoire de l’organisme Journal de la Rue, les principaux évènements que l’organisme a traversé et parle avec émotions et réalisme de la réalité de l’intervention auprès des jeunes.

Une section est dédiée au dernier projet de l’organisme, le bistro Ste-Cath, l’histoire quotidienne de ce lieu mais également la relation entre les artistes et le public, notamment Elizabeth Blouin-Brathwaite, Pascal Dufour, Sule Heitner, B.U, Davy Boisvert,…

Une co-publication entre Delphine Caubet et Raymond Viger. Photographies Georges Dutil. Une couverture de l’artiste Geneviève Lebel. Le livre est disponible en édition de luxe (30 pages en couleur) à 24,95$ ou en noir et blanc à 19,95$ (plus 4,95$ taxe et livraison). Aux Éditions TNT. (514) 256-9000.

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Être en affaire no 13: En retard ou en avance?

Ne jamais remettre à demain…

ce que l’on peut faire hier

Réussir en affaire

Être à son compte est un choix pour certains, un manque de choix pour d’autres. Tous les vendredis, une nouvelle chronique présente un demi siècle d’expérience en entreprenariat privé et communautaire. 

Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

réussir en affaire trucs partir à son compte entrepreneur conseilsTrop d’employés qui se disent professionnels sont en réalité des artistes. Lorsque je donne un délai d’une semaine à un employé pour accomplir une tâche j’ai remarqué que certains employés me le remettent toujours à la dernière minute et qu’ils ont tendances à défoncer l’échéancier demandé. D’autres pourraient me le remettre plusieurs jours à l’avance.

Si j’avais à congédier un employé, d’après vous, lequel passerait dans le moulinet?

Toujours être à la dernière minute vous mets en situation de risque:

  • Panne électrique dans le quartier vous empêchant de livrer le document.
  • Bris des ordinateurs.
  • Vol des ordinateurs.
  • Vous tombez malades et devez vous absenter du bureau.
  • Votre enfant, votre conjoint ou votre chat tombe gravement malade.

Les raisons pouvant vous empêcher d’être à votre meilleur la journée fatidique sont nombreuses. Mais il y a pire. La bonification du rapport à remettre. Et c’est ce qui pourrait vous démarquer face à vos collègues.

Quand on termine à l’avance un rapport, le recul que nous prenons nous permet de le garder inconsciemment en tête. Il m’est arrivé régulièrement de retourner au rapport pour rajouter quelques idées qui ont muri. J’ai la réputation d’être une boîte à idées. Pour se faire, il faut être capable de laisser murir les projets en nous et de se donner du temps. Être à l’avance sur notre travail est devenu une façon de faire qui me permet de bonifier mes idées et d’aller un peu plus loin.

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Être en affaire no 11: évaluer et corriger

Se remettre constamment en question

Réussir en affaire

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Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

comment réussir en affaire trucs partir à son compte conseils entrepreneurUne grave erreur en affaire est de brûler ses clients potentiels. Quand on rencontre un client, on se remet en question, on s’améliore et on retourne ensuite sur le terrain. On écoute notre client. En quoi mon offre ne répond pas à son besoin. Rien de plus bête que de répéter sans cesse la même erreur.

On avance – on évalue – on corrige. On avance – on évalue – on corrige… Notre vie commerciale est une éternelle remise en question. Rien n’est coulé dans le ciment. Il faut évaluer si on abandonne un objectif, si on le modifie ou si on change la façon de le présenter.

Rien ne peut être pris pour acquis en entreprise. La compétition change constamment, les gouvernements changent les règles et les façons de faire, même les fournisseurs nous obligent à nous adapter à de nouvelles règles.

Il nous faut constamment continuer à développer notre entreprise, continuer d’observer notre environnement commercial et s’adapter. C’est la base de la santé professionnelle.

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Être en affaire no 10: devenir un chef d’orchestre

Développer le chef d’orchestre en soi

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Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

comment réussir en affaire trucs entrepreneurs conseils partir à son compteÀ moins de se limiter à être propriétaire d’un petit dépanneur et de vouloir le demeurer, un entrepreneur n’est pas la personne qui cherche à faire le travail mais à le faire faire.

L’entrepreneur orchestre le travail pour que tout baigne dans l’huile. Il défini le qui fait quoi quand, comment et pourquoi.

Il n’acceptera pas de laisser un de ses directeurs sortir les vidanges de l’entreprise. Il va préférer que celles-ci soit éliminés par un homme d’entretien pendant que son directeur travaille sur des dossiers d’expansion. Un directeur qui sort les vidanges peut penser épargner quelques dollars en n’ayant pas besoin de le déléguer à un employé. Mais il fait perdre combien d’argent sur les projets d’expansion qui ne seront pas réalisés.

Même si le patron peut tout faire, il engage des employés capable de faire chacune de ces tâches mieux que lui.

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Être en affaire no 8: une vision alternative

Avoir une vision claire

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Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

Comment réussir en affaire trucs pour partir à son compte conseil entrepreneurDéformation professionnelle, j’ai fait cinq années dans l’aviation comme pilote et instructeur. Vous me demanderez en quoi l’aviation est une école d’entrepreneuriat. La philosophie professionnelle que j’y ai développée m’a permis de mettre les bases de mes réussites commerciales.

Dans l’aviation, on doit avoir suffisamment d’essence pour se rendre à destination et, si pour une raison quelconque on ne peut pas y atterrir, avoir de l’essence pour se rendre à un aéroport de déroutement plus 45 minutes de vol pour se sécuriser.

En affaire, c’est exactement la même chose qu’il faut intégrer. Je pose une action pour atteindre un objectif dans un certain délai de temps. Si je ne réussis pas, je dois connaître des alternatives qui seront acceptables et que je pourrais assumer.

Quand Pierre Péladeau a tenté de lancer un journal à Philadelphie, il avait mis une limite de 50 millions à son aventure. Si la réalité n’était pas atteinte, on ferme le tout. L’entreprise de Pierre Péladeau pouvait se permettre de perdre 50 millions sans la mettre en péril. S’il n’avait pas mis cette limite, il aurait pu tout y engouffrer et finir dans la dèche.

Si j’ai un restaurant, j’achète des victuailles pour un souper. Si les ventes sont plus faibles que prévus, chacun des produits alimentaires doit pouvoir trouver une deuxième vie et respecter les délais de conservations de chacun. Un produit frais qui a une durée de vie 24 heures pourrait être fumé ou cuit pour en augmenter sa conservation. D’autres pourraient être congelés. Les recettes que je pourrais faire avec ce nouveau produit ne seront plus les mêmes. Je dois donc être capable de faire un spécial et travailler avec mes serveurs pour atteindre ces nouveaux objectifs.

Si j’achète des équipements pour le volume de transactions que j’ai aujourd’hui, qu’est-ce que je fais si mon volume augmente ou diminue. Mes équipements deviennent-ils désuets et non fonctionnels pour ma nouvelle réalité. Même si cela me coûte un peu plus cher, serait-il préférable de louer pour pouvoir changer plus facilement les équipements que d’acheter et de devoir vivre avec des équipements non adéquats? Louer et payer un peu plus cher peu revenir à une sorte de prime d’assurance.

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Être en affaire no 7: la 3e voix

Réussir en affaire

La 3e voix

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Raymond Viger     Dossier Réussir en affaire

comment réussir en affaire trucs entrepreneurs conseils partir à son compteTrop souvent en affaire, j’entends des gens tenter d’imposer leur vision des choses à un jeune entrepreneur.

Celui-ci devient prisonnier de deux choix qu’il se fait offrir. Pourtant, il y a d’autres choix que l’on peut développer. Et c’est là qu’un bon entrepreneur se démarque et peut faire sa marque.

Tu m’offres deux choix. Ces choix sont acceptables pour toi et font ton affaire.

Moi j’ai trouvé une troisième façon de faire. Et elle va mieux faire mon affaire. Ce n’est peut-être pas ton choix idéal. Cette troisième voix te fera peut-être grincer un peu des dents. Mais soit, elle sera plus acceptable pour mon entreprise et ma continuité.

Parce que ma responsabilité est la continuité de mon entreprise. Continuité qui passe par la satisfaction de ma clientèle et d’une bonne relation avec différents fournisseurs de  produits et de services.

Cette troisième option que j’ai fait intervenir dans nos négociations font parti de ma capacité de négocier. Et dans une bonne négociation je dois me respecter et te respecter.

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