Recommandations pour une politique jeunesse

Bureau de consultation jeunesse

Deux consultations jeunesse

Les jeunes sont-ils devenus une priorité pour tous?

Normand Charest Dossier Valeurs de Société, Jeunes, Politique

Le projet des jeunes de la BCJ, élaboré depuis deux ans, comportait une tournée des régions, suivie d’un Sommet à Montréal et de recommandations à soumettre au gouvernement québécois. Or, au printemps dernier, la première ministre Pauline Marois confiait la direction d’une vaste consultation jeunesse au jeune député Léo Bureau-Blouin, une consultation commencée par une tournée des régions.

Les jeunes de la BCJ se sont sentis trahis par cette décision, d’autant plus qu’ils se sont vu refuser leur demande de subvention de 110 000 $ pour le Sommet des jeunes : « On nous l’a refusé sous prétexte de dédoublement, alors qu’on nous a plus ou moins volé l’idée de la tournée des régions. De plus, leur tournée ne touche pas toutes les classes sociales, contrairement à la nôtre », nous disait Ursy Ledrich, un jeune représentant du BCJ en entrevue, au début du Sommet des jeunes à Montréal, le lundi 12 août 2013, un sommet qui dura toute une semaine.

Être inclusif

Le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ), qui soutient le Sommet des jeunes au sein du comité consultatif, a d’ailleurs dénoncé ce refus, alors que le « Sommet est une autre preuve que tous les jeunes du Québec veulent participer à l’élaboration d’un projet de société qui soit inclusif » (Annie Gauvin, communiqué du 10 avril 2013).

Malgré tout, les jeunes ont travaillé intensément, jeudi et vendredi, en divers groupes de réflexion qui s’étaient penchés sur les thèmes suivants : emploi et chômage, logement, intimidation, racisme, éducation, politique, drogues, relations jeunes et policiers, homophobie, et ils présentaient leurs recommandations en plénière, vendredi après-midi.

Toutes ces recommandations seront regroupées en un document de synthèse, et un mémoire sera présenté en ce sens lors de la consultation sur la Politique jeunesse annoncée pour l’automne 2013 par le gouvernement québécois, nous dit M. Gilles Tardif, coordonnateur du BCJ. [Nous apprenons par la suite que la Commission parlementaire annoncée pour l’automne a été remise à janvier ou février 2014.]

Nous suivrons ce dossier de près pour voir son évolution, car il ne s’agit pas de minimiser la volonté d’implication positive de cette jeunesse, souvent issue de milieux difficiles, et qu’on pointe du doigt lorsqu’il y a des désordres sociaux. Au contraire, il nous faut encourager son action constructive et non violente, en nous débarrassant nous-mêmes, en premier lieu, de nos idées préconçues.

_____________________________

La Journée internationale de la jeunesse

La Journée internationale de la jeunesse a été instaurée en 1999 par les Nations unies et elle est célébrée dans le monde entier le 12 août. Le Programme d’action mondial pour la jeunesse de l’ONU touche dix domaines prioritaires :

  • L’éducation
  • L’emploi
  • La famine et la pauvreté
  • La santé
  • L’environnement
  • L’usage abusif des drogues et autres stupéfiants
  • La délinquance juvénile
  • Les loisirs sains
  • Les filles et jeunes femmes
  • La participation des jeunes dans la société et dans la prise de décision.

Le Bureau de consultation jeunesse

Le Sommet des jeunes d’août 2013 a été organisé par le Bureau de consultation jeunesse. Le BCJ est un organisme d’action communautaire autonome qui agit auprès des jeunes de 14 à 25 ans depuis 1970 («par et pour les jeunes»). Appuyé par Centraide du Grand-Montréal, il compte plusieurs points de services sur l’ensemble du territoire du Montréal métropolitain (Montréal, Laval et Longueuil). Le BCJ s’intéresse à la marginalité et aux conditions sociales des jeunes. Le BCJ fonctionne sur un mode de gestion collective en établissant un véritable partenariat avec ses membres, soit les jeunes. Son mandat principal est d’appuyer les jeunes dans leur cheminement vers une plus grande autonomie, et dans la recherche de solutions pour l’amélioration de leurs conditions de vie. (D’après le site Web du BCJ.)

Autres textes sur Politique et Médias

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Le don des pauvres

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Comment chercher de l’aide pour soi?

La peur de la pauvreté

Il y a déjà plusieurs années alors que j’étais détenu au pénitencier du Centre fédéral de formation à l’Institut Leclerc, j’ai collaboré avec Marie-Lise Nobert, une des fondatrices de la soupe populaire St-Maxime.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville. Dossiers Prison, Bénévolat

don soi bénévolat prison pauvreté chercher aideCette expérience a été extrêmement valorisante. Elle m’a permis de me reprendre en main. Ceux qui y ont participé, à un moment ou un autre, en ont aussi retiré une bonne leçon. Ce fut si enrichissant sur le plan personnel qu’une sérieuse réflexion a monté en moi: pourquoi n’avais-je pas su, comme eux, chercher de l’aide? Pourquoi m’étais-je enfoncé aussi profondément dans la dèche?

J’ai découvert que la plupart des détenus comme moi avaient une peur viscérale de la pauvreté. La plupart d’entre nous préfèrent attaquer un dépanneur, une banque et même un étranger, plutôt que de se rabaisser à demander la charité. Pourquoi autant de mépris? La peur d’admettre mon échec, mon besoin des autres, ma propre incompétence à réussir? J’ai eu honte.

Préjugés et démunis

Étonnamment, ma sévérité pour les plus démunis me condamnait à repousser sans cesse mes propres défaillances, ma propre vulnérabilité. En tant que criminel, être pauvre me semblait plus lourd à porter qu’être tueur, voleur ou même fraudeur. J’ai réalisé à quel point mes valeurs étaient fuckées.

Certaines publicités ont réussi à me convaincre que je ne valais rien, que j’étais condamné au désespoir si je n’avais pas cette dernière paire de jeans griffés ou cette voiture. Que les belles femmes ne s’intéressent qu’aux hommes fortunés. Que seule la réussite économique compte. Cette expérience à la soupe populaire, au service des plus pauvres, est venue fracasser plusieurs de mes préjugés.

Bénévolat auprès des démunis

Un beau matin, cinq détenus triés sur le volet, ceux qui n’avaient rien à gagner à s’évader ou à déconner, prennent place avec moi à l’intérieur d’une petite fourgonnette. Escortés par deux gardiens en civil, nous nous dirigeons vers cette soupe qui se situe au sous-sol d’une église, comme la plupart des soupes populaires, je présume. À notre arrivée sur place, la présidente, accompagnée d’une petite armée de bénévoles, nous accueille avec une chaleur séduisante. Eh oui, des bagnards endurcis ont besoin de réconfort.

Après une brève présentation sur le déroulement de la journée, on se répartit les tâches et responsabilités: placer les tables et les chaises, décharger les camionnettes remplies de denrées, en faire le tri… Juste avant d’ouvrir les portes, nous prenons quelques minutes pour s’asseoir ensemble afin de se connaître un peu mieux.

La majorité des bénévoles étaient des personnes du troisième âge qui dégagent une bonté, une serviabilité qui, personnellement, me dépassent. Incarcéré depuis plusieurs années pour des crimes graves, j’ai peu d’estime de moi, même si je feins le contraire. Aider mon prochain, un étranger de surcroît, est une approche qu’on ne m’a jamais enseignée. Je découvre un nouvel univers qui se révèle être un moyen de guérison.

La métamorphose

À l’entrée, je constate que rien ne peut vraiment distinguer les bénéficiaires de la soupe populaire des gens qui attendent à l’arrêt d’autobus. Des familles entières, parents et enfants, prennent place. Pour la première fois de ma vie, des regards remplis de considération se posent sur moi. Des gens me considèrent avec gratitude, des enfants m’admirent. Une transformation s’effectue en moi. J’observe les autres détenus qui se métamorphosent. Les gardiens ressemblent à s’y méprendre à des hommes.

En moins d’une demi-heure, j’en apprends plus sur moi que pendant mes dix dernières années de détention. Cette soupe populaire m’offre une occasion de me sentir enfin bien avec moi-même. Ma dignité refait surface d’un passé si trouble que je l’avais complètement oubliée. Le reste de la journée est une suite d’émerveillements.

Je joue avec des enfants, fais connaissance avec des pères et des mères qui apprécient mon travail. Cette expérience vient décrasser un paquet de préjugés qui obscurcissaient ma vue depuis trop longtemps.

À plusieurs reprises, j’observe les autres détenus pour savoir s’ils ressentent la même chose. C’est difficile de lire en eux, mais leurs yeux pétillants et leurs sourires incontrôlables ne mentent pas. Ils relèvent du bonheur. Eux aussi apprécient cette expérience, les plus vieux plus particulièrement. Un peu craintif, je veille à ce que rien ne dérape. Nous sommes des détenus. Nous portons en nous un lourd bagage de criminalité. Étant le principal instigateur de cette activité, je veux que tout se passe bien. Ce souhait est exaucé.

Le succès d’une expérience

Cette expérience a été renouvelée durant de nombreuses années. Ç’a été un tel succès qu’un second pénitencier, celui de Laval, se greffe au projet. J’en retire une grande satisfaction. J’ai découvert des choses en moi qui m’ont permis de grandir, de reprendre ma croissance là où je l’avais laissé.

Les humains que j’ai connus, fréquentés et côtoyés durant ce projet ont laissé une profonde empreinte d’amour dans ma vie. Je leur en suis reconnaissant. J’en profite pour saluer tous ceux qui se donnent pour les plus démunis. Vous possédez une beauté intérieure qui transparaît à travers vos yeux, vos gestes et votre toucher.

Autres textes sur le Bénévolat

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Haïti: spectacle de danses hiphop et urbaines

martine cherry bruneau danses hiphop urbaines show haïti art-terre temnein

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Tourisme en Haïti

Plage, danse et buffet

Quand on pense à Haïti, plusieurs ne se souviennent que du séisme qui fête ses 3 ans, la corruption, la pauvreté… Pourtant, la troupe québécoise de danse urbaine Art-Terre est en tournée à Haïti avec son spectacle Temnein!

Raymond Viger Dossiers Hip-Hop, Breakdance

Johnny Skywalker, danseur professionnel de breakdancing et animateur au Café Graffiti me faisait part de son découragement quand on parle et qu’on présente son pays d’origine:

On ne nous présente que des images de pauvreté. C’est vrai que certains endroits comme Port-au-Prince ont été sévèrement touchés par le séisme. Mais pour la majorité des endroits, il y a des hôtels, des plages, du tourisme…

Spectacle danses urbaines à Haïti

stade olympique de montréal en haïti spectacle art-terre temnein show haitiMartine Cherry Bruneau, danseuse de Waacking et le danseur de popping Handy MonstaPop Yacinthe ont été invité à participer au spectacle de danses urbaines Temnein, un événement québécois en tournée à Haïti depuis le 22 décembre dernier.

Rappelons-nous que Martine et Handy avaient participé au spectacle aHÉROSol en mars dernier au Cégep Maisonneuve.

Intéressant de savoir qu’un spectacle québécois de danses urbaines se retrouve présentement en tournée internationale à Haïti.

Désolation ou art et culture?Monstapop symbiotic monsters haïti spectacle danse hiphop art-terre temnein show

Plage, hôtel, piscine, danse, art, culture… Très différents des images de celle de dévastation et de corruption que les médias ne cessent de nous fournir.

On n’a même eu droit à une maquette du Stade Olympique sur une plage haïtienne!

Félicitations à Martine Bruneau Cherry, Handy Monstapop Yacinthe, Mecdy Venon Jean-Pierre, Caroline Lady C Fraser et Axelle Ebony Munezero pour votre participation dans cette tournée présentée en Haïti.

Sur la page Facebook de Martine Bruneau Cherry, vous pourrez voir des centaines de photos et de vidéos de la tournée.

Autres textes sur Breakdance

spectacle-breakdance-caf-graffiti-ahrosol-breakdancing-show-break-event-breakerSpectacle breakdance

danses urbaines et danse Hiphop 

aHÉROSol 2013

Cegep Maisonneuve, vendredi le 22 mars. 

Deux représentations, 14:00 et 19:00 hres

Infos: (514) 259-6900 cafegraffiti@cafegraffiti.net

Le C.A.P. St-barnabé: intervenir auprès des itinérants

Pauvreté, itinérance et isolement

Le C.A.P. St-Barnabé: au cœur d’Hochelaga-Maisonneuve

Le Carrefour Alimentation et Partage (C.A.P.) St-Barnabé vient en aide aux résidants d’Hochelaga-Maisonneuve depuis 1991. Ces gens doivent constamment se battre contre les problèmes qu’engendrent la pauvreté, l’isolement ou l’itinérance.

Anders Turgeon Dossiers Communautaire,

Outre les familles pauvres, le C.A.P. St-Barnabé vient en aide auprès de diverses clientèles marginalisées. «Nous sommes en première ligne pour aider les exclus: les itinérants, les toxicomanes et les prostituées», explique Jeannelle Bouffard, fondatrice, directrice et coordonnatrice de l’organisme.

Une église pour la communauté

Depuis sa fondation, le C.A.P. St-Barnabé a ses bureaux au sein de l’ancienne église St-Barnabé. Mais il a fallu attendre 2000, lors du décès d’Yves Poulin, dernier curé de la paroisse, pour que l’organisme songe à occuper l’ensemble de l’église. Après avoir reçu les fonds nécessaires pour acquérir et transformer la bâtisse, l’organisme l’occupe en entier dès 2005. «L’église reste fidèle à sa vocation: elle offre un milieu de vie pour l’accueil et le partage», affirme Mme Bouffard.

Les services de l’organisme se sont multipliés au cours des années. «Au magasin alimentaire se sont ajoutés d’autres volets d’aide. Ils se comptent aujourd’hui au nombre de cinq: un lieu d’accueil pour socialiser et briser l’isolement, un service de contrôle des aliments, un service de dépannage alimentaire d’urgence, un service de magasin d’alimentation et un lieu d’information et d’action citoyennes», ajoute Mme Bouffard.

Cette multiplicité des services fait en sorte que le C.A.P. St-Barnabé reçoit beaucoup de demandes d’aide annuellement. L’organisme fournit divers services, allant de l’accueil au dépannage alimentaire, à quelques milliers de personnes dans Hochelaga. Il procure aussi le nécessaire à de nombreuses familles du quartier à l’occasion de Noël et de la rentrée scolaire.

Pour assurer la vitalité et le dynamisme de ses activités, le C.A.P. St-Barnabé compte sur une équipe d’une centaine de bénévoles à chaque année. L’organisme s’appuie également sur une action concertée avec d’autres organismes comme le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ). «Cette action concertée entre organismes a pour but d’améliorer la santé des habitants du quartier en plus de lutter contre la pauvreté par le biais de l’alimentation», expose Mme Bouffard.

Lutter contre les pauvres ou contre la pauvreté?

Afin de financer ses services, le C.A.P. St-Barnabé reçoit des fonds de Centraide et des subventions du gouvernement provincial. Il reçoit aussi de l’argent grâce aux revenus locatifs de ses coopératives d’habitation.

Malgré ces sources de financement, Mme Bouffard croit qu’il n’y a pas de vision à long terme pour lutter contre la pauvreté. «Il y a davantage une lutte contre les pauvres que contre la pauvreté. Notre système économique capitaliste ne prêche que des valeurs de charité afin que ceux qui donnent aient bonne conscience», s’insurge-t-elle.

Mme Bouffard juge qu’il est difficile de s’attaquer à la pauvreté dans le contexte social et politique actuel. «Dans notre société, on sacrifie les plus pauvres. Ce qui leur fait perdre l’espoir de s’en sortir. Nous devons travailler plus fort pour les aider à croire à leur dignité», constate-t-elle.

Néanmoins, Mme Bouffard a foi dans le C.A.P. St-Barnabé. En tant que gestionnaire principale, elle s’assure que son personnel garde le cap sur la mission de l’organisme et reste fidèle aux valeurs de don de soi et d’altruisme qui le caractérisent. Par ailleurs, deux projets majeurs attendent la directrice: l’ouverture de lits d’urgence pour les itinérants et la mise en place d’un lieu de répit pour les prostituées. Le C.A.P. St-Barnabé demeure un lieu de partage et d’ouverture pour tous, comme l’église qui abrite l’organisme.

Des aquarelles pour le Cap St-Barnabé avec Albec.

Autres textes sur Communautaire

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Marcher sur la lune ou combattre la pauvreté?

Programme Apollo

Le courage de combattre la pauvreté

Quand on se donne un objectif, que l’on y croit et que l’on se donne les moyens pour l’atteindre, on ne peut qu’arriver à nos fins.

Raymond Viger     Dossiers Communautaire, Société

programme apollo marcher sur la lune neil armstrong buzz aldrin espaceEn 1961, John F. Kennedy lance le programme Apollo. L’objectif est de démontrer la suprématie américaine dans l’espace en marchant sur la lune.

Huit ans plus tard, le 21 juillet 1969, avec un budget de 135 milliards (valeur 2005), le programme Apollo aura impliqué 400 000 personnes permettant à Neil Armstrong et Buzz Aldrin de marcher sur la lune.

Les 400 000 personnes impliqués dans le programme Apollo étaient les meilleurs de leur pays et n’avaient qu’un seul objectif en tête: marcher sur la lune.

Prière de la sérénité de la pauvreté

Aurions-nous le courage de se donner comme objectif de combattre la pauvreté avec la même énergie?

Aurions-nous la sagesse de se donner les moyens pour combattre la pauvreté?

Aurions-nous l’humilité d’accepter que de combattre la pauvreté ne donne pas de votes aux élections et n’a rien de prestigieux?

Autres textes sur Communautaire

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Québec solidaire, Amir Khadir, Françoise David et le salaire minimum à 16$

Politique provinciale et salaire minimum

Explications de Québec Solidaire sur le salaire minimum à 16$

Explications et saga sur la proposition de Québec Solidaire pour un salaire minimum à 16$.

Raymond Viger Dossier Économie, Politique,Internet

Le 28 mars dernier, je publie un billet prenant position contre la proposition de Québec Solidaire présentée par Amir Khadir. Christian Dubois, conseiller du député de Mercier Amir Khadir, fait un commentaire rapide pour tenter d’expliquer la position de Québec Solidaire sur le salaire minimum à 16$.

Pour comprendre la proposition de Québec Solidaire, je questionne son commentaire. N’ayant pas de réponse, je publie un 2e billet invitant le conseiller d’Amir Khadir à finir ce qu’il avait commencé.

Suite aux interventions des internautes Ubbergeek et Richard Langelier qui attendent une réponse de Québec Solidaire à ma question, le débat se poursuit alors sur le blogue de Françoise David. La modératrice du blogue de Françoise David, Mme Anne-Marie Provost prend la relève.

Mme Provost invite alors Darwin pour prendre le contrôle du débat et de la réflexion sur le salaire minimum à 16$ proposé par Québec Solidaire. Darwin le fait en son nom personnel et non pas au nom de Québec Solidaire. Voici la synthèse des explications présentée par Darwin:

Québec solidaire a adopté à son dernier congrès une résolution qui vise à porter le salaire minimum au niveau du seuil de faible revenu (actuellement 10,66 $) dans un premier temps et de l’augmenter graduellement (en quinze ans, par exemple) à 50 % au dessus de ce seuil du faible revenu (actuellement 15,99$).

Le premier objectif de cette hausse du salaire minimum est d’améliorer les conditions de travail des travailleurs et surtout travailleuses qui occupent des emplois payés à ce salaire. En effet, ces personnes occupent souvent les postes les plus précaires sur le marché du travail : temps partiel, emplois temporaires, pas de syndicat, horaires brisés, arbitraire patronal, etc. Son deuxième est de réduire la pauvreté et les inégalités de revenu.

Selon moi, cette hausse n’entraînerait globalement pas de baisses d’emplois en raison des manques de main-d’œuvre qui surviendront au cours des prochaines années à la suite des retraites massives des babyboomers. Une hausse du salaire minimum attirerait en effet beaucoup de personnes sur le marché du travail, personnes qui ne seraient pas intéressées à travailler à des salaires moindres, ce qui permettra de pourvoir des postes qui ne l’auraient pas été sans cette hausse. En plus, d’autres propositions adoptées au congrès de Québec Solidaire élimineraient les subventions aux grandes entreprises, ce qui permettrait d’augmenter fortement les aides gouvernementales aux PME et aux organismes de l’économie sociale qui seraient les premières à devoir faire face à des hausses de dépenses en raison de la hausse du salaire minimum.

Le sensationnalisme des médias

Quand on voit cette explication et qu’on relit celle présentée par les médias, il y a des nuances majeures. Les médias ont insisté sur l’objectif final, se limitant de titrer que Québec solidaire voulait un salaire minimum à 16$ de l’heure sans mentionner qu’il se ferait progressivement sur une période d’une quinzaine d’années.

À partir de quelques journalistes qui lancent la nouvelle, beaucoup d’autres médias et journalistes se contentent de faire écho à ce qui est déjà lancé créant ainsi en bout de ligne de fabuleuses légendes urbaines. Et les médias sociaux ne font qu’amplifier cette dure réalité.

Est-ce que les médias qui ont couvert cette nouvelle ont versé dans le sensationnalisme? La question du sensationnalisme dans les médias demeurent constamment présente.

Salaire minimum régional

Une chose est ressorti de ce débat. Le seuil de pauvreté n’est pas le même d’une région à l’autre. En zone urbaine, le coût de la vie est supérieure à plusieurs régions. En se basant sur le seuil de pauvreté pour chacune des régions du Québec, cela pourrait déterminer un salaire minimum différent d’une région à l’autre.

Cela pourrait-il inciter certaines entreprises à s’installer en région? Peut-être une façon de faire d’une pierre deux coups. Revitaliser les régions tout en permettant aux travailleurs d’avoir un salaire décents.

Qui représente Québec Solidaire dans les réseaux sociaux

Autre fait qui demeure assez spécial. Même si le débat s’est fait sur le blogue de la représentante officielle de Québec Solidaire, Françoise David, que j’ai été interpellé par le conseiller d’Amir Khadir et que la modératrice du blogue de Françoise David a pris part au débat, il a fallu inviter Darwin, sur le blogue de Françoise David, pour venir expliquer son interprétation  »personnelle » de la proposition de Québec Solidaire.

Est-ce parce que personne à Québec Solidaire n’était capable de le faire? Pourquoi une interprétation personnelle et non pas une explication officielle de Québec Solidaire? Sur ces points, le mystère continue de planer. Je félicite tout de même Darwin d’avoir pris ce temps pour clarifier la situation.

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Amir Khadir à Tout le monde en parle

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Intimidation, violence à l’école et conduites agressives des jeunes

L’éducation face à l’intimidation et la violence

Stress et formation des enseignants

Conduites agressives à l’école, formation des enseignants et intervention auprès des jeunes. Quelles sont les meilleures interventions?

Égide Royer  Dossier Éducation, Intimidation

À la fin d’un séminaire de formation que je donnais sur l’intervention auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives à l’école, une enseignante au seuil de la retraite a formulé le commentaire suivant: « Mon Dieu, si j’avais su! » Les manifestations de violence à l’école n’ont cessé d’augmenter depuis une vingtaine d’années. Néanmoins, je constate que les enseignants ont reçu peu de formation pour faire efficacement œuvre d’éducation auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives.

Les connaissances actuelles sur le sujet indiquent pourtant clairement que certaines interventions sont plus efficaces que d’autres pour prévenir la violence scolaire et composer avec celle-ci. Toutefois, les milieux scolaires ont peu intégré ces savoirs. Lorsque la tolérance zéro, les détecteurs de métaux, la suspension, l’expulsion définitive de l’école et autres approches basées sur la sécurité et la répression sont les seules interventions proposées, il y a de quoi se poser des questions. Dans quelle mesure la formation initiale et la formation en cours d’emploi des enseignants et des autres agents d’éducation leur permettent-elles de faire œuvre d’éducation auprès des jeunes agressifs ou en difficulté de comportement?

Croyances et éducation

Plusieurs réformes et autres politiques mises en œuvre par les gouvernements et les organismes scolaires sont basées davantage sur des croyances et des idéologies que sur des évidences empiriques. Il en est souvent ainsi des pratiques des enseignants, des directeurs d’école et des professionnels lorsqu’ils interviennent pour prévenir la violence à l’école et composer avec celle-ci.

L’explication des problèmes de comportement d’un élève, de ses échecs scolaires ou de ses conduites agressives est fréquemment attribuée à certaines de ses caractéristiques (pauvreté, fonctionnement familial). On remet rarement en question la qualité des services offerts par l’école et encore moins la pertinence de l’utilisation de certaines approches disciplinaires, et ce, même lorsque des données empiriques indiquent leur futilité et quelquefois leurs effets négatifs.

Les enseignants quittent l’université sans même posséder les balises essentielles pour les guider lorsqu’ils doivent faire face aux premières manifestations agressives d’élèves de leur classe ou de leur école. Dépourvus de modèles, ils se retrouvent souvent ailleurs: bien loin de l’objectif visé par leurs interventions. Cet ailleurs peut mener l’élève à l’escalade verbale, à la menace, à l’agression physique, aux crises de colère, à l’intimidation, à la suspension et, éventuellement, à l’expulsion de l’école. Il a donc un impact très négatif sur le jeune, ses apprentissages et son insertion sociale (le taux d’échec scolaire des jeunes en difficulté de comportement dépasse 80%). Cette situation explique en grande partie le stress grandissant associé au métier d’éducateur.

Stress et enseignement

Le stress est devenu une réalité incontournable du métier d’enseignant, tout particulièrement chez ceux qui travaillent avec des jeunes qui manifestent des conduites agressives. Les carences de la formation reçue à l’université sur cette question ne font qu’amplifier la pression ressentie.

J’ai eu l’occasion d’intervenir, en formation continue, auprès de plusieurs milliers d’enseignants ces 20 dernières années. L’évaluation qu’ils font de leur formation initiale ou en cours d’emploi est assez troublante. Les enseignants se plaignent constamment de la non-pertinence des cours qu’ils ont suivis à l’université pour ce qui est de les aider à prévenir les conduites agressives des jeunes ou à composer avec celles-ci. Ils considèrent leur formation universitaire comme inadéquate.

Ils se disent très mal préparés pour gérer les comportements difficiles en classe, ce qui les conduit souvent à adopter une approche autoritaire qui ne fait qu’amplifier ces comportements perturbateurs et créer des situations d’escalade. La formation reçue pour travailler en collaboration avec les parents est également anémique. Le personnel scolaire les considère très souvent comme la cause des problèmes de comportement du jeune et tend à vouloir punir tant la famille que ce dernier.

La qualité de la formation

Il est maintenant urgent que les enseignants puissent enfin développer, dans les facultés d’éducation, leurs connaissances et leurs habiletés pour être en mesure de prévenir les conduites agressives et les manifestations de violence à l’école et de composer avec celles-ci. Les familles ont changé, les jeunes ont changé et les écoles ont changé. Il est grand temps que la formation que nous offrons à nos enseignants leur permette de s’adapter, en tant qu’éducateurs, à cette nouvelle réalité.

L’école a un rôle très important à jouer en matière de socialisation des jeunes et de prévention de la violence. La réalisation de cette mission passe par l’amélioration de la formation initiale et de la formation continue des enseignants quant aux interventions efficaces pour prévenir les conduites agressives des jeunes et composer avec celles-ci. Cette formation est d’abord nécessaire pour améliorer la réussite scolaire et l’insertion sociale de ces élèves. Elle est également indispensable pour améliorer la qualité de vie des enseignants, des parents, mais aussi des autres élèves de la classe.

Lien: www.preventionviolence.ca

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