L’art indigène du Pérou MBAM

Musée des Beaux-Arts de Montréal

L’art indigène du Pérou

Normand Charest — chronique Valeurs de société — Dossier AutochtoneCulture

Les musées étaient autrefois des endroits sérieux qui ne changeaient pas souvent et qui dépendaient des bienfaiteurs, des mécènes pour survivre. Si on pouvait leur reprocher quelque chose, ce n’était jamais d’être trop commerciaux.

société social débats sociaux réflexions communauté communautaireOr, on dirait que tout cela a changé depuis quelques décennies. C’est ainsi qu’on propose, chaque année, de grandes expositions très médiatisées et présentées comme des spectacles. En plus d’augmenter les coûts, et par conséquent le prix de l’entrée, cela donne l’impression que l’on accorde plus d’importance au contenant qu’au contenu de l’exposition.

Le Pérou, du soleil à l’ombre

culture autochtone pérou indien culturel art péruvien musée beaux arts montréalDepuis le 2 février 2013, l’exposition vedette du Musée des Beaux-Arts de Montréal, qui s’est terminée le 16 juin, était consacrée au Pérou (Les royaumes du Soleil et de la Lune). Il faut souligner le prix d’entrée de 20 $ par adulte, qui ne met pas l’art à la portée de tous, et puis la boutique qui nous attend à la sortie. Cela peut faire un peu attraction touristique, un peu voyage organisé avec, en plus, l’audioguide sur les oreilles.

De mon côté, je préfère porter attention aux œuvres elles-mêmes, plutôt qu’au décor, et sans que celui-ci leur fasse ombrage. D’ailleurs, beaucoup de salles étaient plongées dans la pénombre, au point de ne pas pouvoir observer à notre goût les nombreuses poteries, souvent fascinantes. Je n’ai pas compris pourquoi on avait fait ce choix.

Nos terres perdues

J’ai aimé, par contre, la grande photo de Machu Picchu, la cité des montagnes bien connue (couvrant tout un mur) avec des terrasses si étroites qu’on se demande bien à quoi elles pouvaient servir. On dit qu’on y cultivait du maïs, des pommes de terre et autres plantes comestibles.

En comparaison, quel gaspillage faisons-nous de nos grandes terres ! Les terre-pleins de nos boulevards, beaucoup plus larges que leurs terrasses, demeurent inutilisés, sans parler de ceux des autoroutes et de tous les terrains vagues qui attendent qu’on y construise des maisons et des édifices.

Que de belles terres avons-nous sacrifié, chez nous, pour la construction des villes en expansion, car nos villes ont bien souvent été implantées sur les meilleures terres agricoles. Le contraste est saisissant, entre l’ancien Pérou des Andes et nos sociétés actuelles.

Indigenismo : la redécouverte des racines autochtones

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L. V. Canturias, Pérou, 1944

La deuxième partie de l’exposition nous montre les œuvres religieuses de la période coloniale, avec ses saints et ses légendes venues d’Espagne, qui devaient replacer la culture amérindienne que l’on tentait d’éradiquer.

La troisième partie offre des gravures et des toiles plus intéressantes. Dans les années 1920, un nouveau courant artistique, nommé indigenismo (l’indigénisme) vit le jour au Pérou. Ce courant s’insérait dans les tendances nouvelles de la peinture européenne, au début du 20e siècle, mais on y trouvait aussi l’influence de l’art populaire.

Or, il s’agissait, avant tout, d’un retour aux valeurs autochtones et de leur revalorisation. Ce courant fut amorcé au Pérou par le peintre José Sabogal (1888-1956) qui avait découvert, lors de son voyage au Mexique en 1923, l’art nationaliste mexicain tourné vers le patrimoine indigène et populaire. De retour au pays, il a souhaité faire de même en puisant dans le patrimoine péruvien.

La grande toile de Leonor Vinatea Canturias, «Pastoras» (Bergères), de 1944, est remarquable. Elle nous fait penser à l’art des murales, si important dans la peinture mexicaine (dans les fresques de Diego Rivera, par exemple) et sud-américaine. Cela se prolonge par la popularité actuelle, dans ces pays, du travail des jeunes graffiteurs qui s’en rapproche.

Diego Rivera, Mexique, 1950 autochtone art culture musée beaux arts montréal

Diego Rivera, Mexique, 1950

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Indigénisme  sur Wikipédia)

Autres textes sur Autochtone

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

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Université pour la paix

Une université internationale pour la paix

Étudier pour promouvoir la paix

L’importance de vivre dans un monde en paix, voilà ce qu’on enseigne à l’Université pour la Paix. Au terme de cet apprentissage, la seule arme dont disposent les étudiants pour éviter et résoudre les conflits, c’est leur diplôme.

Murielle Chatelier (2e partie)        Dossiers Éducation,    International  

Présentation de lUniversité pour la paix, 1ere partie.

<VLUU L830  / Samsung L830>À l’Université pour la Paix, on croit fermement que les jeunes de toutes les cultures du monde devraient partager le même idéal pacifiste. C’est dans cette optique que, depuis le début des années 2000, l’établissement recrute ses étudiants aux quatre coins de la planète. «Si les jeunes du monde entier partagent la même vision du respect des droits humains et s’engagent à participer à un développement durable, nous pouvons espérer vivre dans un monde plus harmonieux», estime le recteur de l’Université pour la Paix, M. John J. Maresca.

Chaque année, le nombre d’admissions dans cette université augmente. «L’intérêt pour ce type d’apprentissage croît de façon fulgurante», assure le recteur. L’Université pour la Paix est la seule institution affiliée à l’Organisation des Nations Unies (ONU) autorisée à décerner des diplômes d’études supérieures sur la paix et sur la résolution de conflits.

Depuis 2003, plus de 45 Canadiens ont suivi un programme sur la paix. «Nous sommes très fiers que tous ces jeunes Canadiens soient venus étudier chez nous, déclare M. Maresca. Leur pays nous a tellement soutenus dans nos efforts.» Les rapports privilégiés entre l’Université pour la Paix et le Canada devaient d’ailleurs aboutir par l’implantation du premier programme universitaire à l’extérieur du campus de Costa Rica. Un projet qui n’a pas pu voir le jour, freiné par un processus trop long (voir encadré à la fin de l’article).

D’étudiants à promoteurs de la paix

Les diplômés de l’Université pour la Paix sont formés pour devenir des leaders qui peuvent changer le monde. Nombre d’entre eux occupent des postes clés et sont amenés à combattre les conflits, la violence et les inégalités sociales. «Nos leaders ne deviendront pas tous des premiers ministres, dit M. Maresca avec une pointe d’humour. Un leader est avant tout quelqu’un qui sait ce qui est bien, et qui fait tout pour s’assurer que ses actions vont dans ce sens.»

La Canadienne Lauren Jones est l’une de ces leaders. Diplômée de la promotion 2006 en Loi internationale et droits humains, elle a mis sur pied son propre organisme à but non lucratif, P for Peace. Sa mission est d’éveiller une conscience sociale sur les problèmes qui touchent les droits des prisonniers et de promouvoir la prévention du crime chez les jeunes à travers le développement social.

«Apprendre d’une variété de professeurs hautement qualifiés tout en côtoyant des étudiants qui partagent une vision commune de la paix est l’expérience de toute une vie, se réjouit-elle. L’Université pour la Paix m’a inculquée la croyance que la paix existe et, plus important encore, qu’on peut espérer vivre dans un monde soucieux des droits humains dans un avenir proche.»

Le Kényan Dan Juma, diplômé de la promotion 2006 dans le même programme que Laura Jones, est très actif sur la scène internationale depuis la fin de ses études. À titre d’expert, il a été invité à commenter le conflit qui sévit au Kenya sur les ondes du réseau anglais de Radio-Canada, CBC. Toujours au même titre, il a participé à la Conférence mondiale sur la prévention du génocide, tenue du 11 au 13 octobre 2007 à l’Université McGill.

«Une éducation basée sur la paix est essentielle, estime M. Maresca. Nos étudiants font face à leurs défis avec courage, et avec ce qu’ils ont appris à l’Université pour la Paix.» La majorité des diplômés travaillent au sein d’organisations non gouvernementales (ONG), tandis que d’autres sont employés par l’ONU ou deviennent enseignant. À une échelle plus individuelle, les promoteurs de la paix rencontrent les mêmes défis quotidiens que tout citoyen soucieux de vivre dans une société d’égalitaire et pacifique.

Une brochette d’enseignants

Tout comme les étudiants admis à l’Université pour la Paix, le personnel enseignant sur place en permanence vient des  4 coins du monde: Égypte, Suisse, Salvador, Pérou, France… Leurs expériences distinctes font d’eux des ressources diversifiées dans un environnement des plus multiculturels. Toute une richesse pour les étudiants qui seront amenés à analyser les conflits de nombreux pays dans le cadre de leurs fonctions.

Les personnalités internationales qui se déplacent pour enseigner pendant de courtes périodes à l’Université pour la Paix sont des experts dans leur domaine. Plusieurs Canadiens figurent sur cette liste, dont le Dr Gerald Caplan, un analyste et activiste politique mondialement reconnu. Il se spécialise notamment dans les questions africaines, particulièrement celles portant sur les génocides. Titulaire d’un doctorat en histoire africaine, il est l’auteur du rapport très médiatisé: Rwanda, The Preventable Genocide (Rwanda, le génocide qu’on pouvait éviter).

Main dans la main avec l’ONU

Bien que l’Université pour la Paix ait vécu des années difficiles, l’ONU a reconnu ses importants progrès et a demandé un renforcement de leur coopération en 2006. Une résolution a été adoptée: «Avec les efforts accomplis pour revitaliser et pour renforcer l’Université pour la Paix elle est aujourd’hui, plus que jamais, un centre international spécialisé dans l’éducation, la formation et la recherche sur toutes les questions liées à la paix et aux conflits».

Pour rester en dehors de toute lutte politique et pour conserver sa vocation strictement académique, l’Université pour la Paix a été dotée d’une charte et s’assure de son indépendance financière vis-à-vis de l’ONU. Il n’en demeure pas moins qu’à la base, les programmes dispensés par l’Université pour la Paix sont inspirés par la culture de cette organisation mondiale et l’Université pour la Paix cherche à soutenir les mêmes objectifs. Dans son dépliant publicitaire, l’établissement indique que «l’Université pour la Paix est un membre de la famille onusienne» et se réjouit de bénéficier d’une liberté d’action.

Programmes accessibles à tous

En plus d’offrir à ses étudiants des programmes qui mènent à l’obtention d’une maîtrise, l’Université pour la Paix offre aux organismes des ateliers et des formations de courte durée sur la paix et sur la résolution de conflits. À travers les écoles du monde, l’Université pour la Paix met à la disposition des enseignants du matériel pédagogique. Toute personne intéressée peut aussi suivre une formation à distance ou se procurer une série de livres sur la paix.

L’une des missions de l’Université pour la Paix est de rendre son enseignement accessible à tous. L’Université pour la Paix est présente à l’étranger grâce à ses bureaux de Genève, New York et Addisabeba, en Éthiopie. Des centres d’activités académiques et de recherche sont aussi affiliés à l’Université pour la Paix en Serbie, en Colombie et en Uruguay.

L’Université pour la Paix au Canada

«L’ONU nous a donné le mandat de diffuser notre enseignement à travers le monde, conclut le recteur de l’Université pour la Paix. Nous croyons qu’à défaut de pouvoir le faire pour l’humanité entière, notre devoir est au moins de rejoindre tous les jeunes qui s’intéressent à ce type d’apprentissage, peu importent les frontières.»

Le Centre international de l’Université pour la Paix à Toronto a fermé ses portes le 28 novembre 2006, après 15 mois d’exploitation. L’Université pour la Paix prévoyait d’offrir deux programmes de maîtrise dont une partie des cours serait dispensée en Ontario et l’autre, au Costa Rica. Après avoir suivi les procédures déterminées par la Commission d’évaluation de la qualité de l’éducation postsecondaire (PEQAB) pour implanter ces programmes, l’Université pour la Paix n’a pas pu atteindre ses objectifs dans les délais fixés. Les fonds alloués par le gouvernement canadien ne suffisaient pas et l’Université pour la Paix a suspendu ce projet.

Autres textes sur Éducation:

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L’amour en 3 dimensions.

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La relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

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Le financement des organismes communautaires

Merci de visiter notre Boutique équitable

L’économie sociale, une nouvelle vision du communautaire

Carrefour Tiers-Monde

Le financement des organismes communautaires demeure ardu et complexe. Nous avons eu notre lot de téléthons. Cette stratégie en a aidé quelques-uns. Mais le Québec est une terre fertile en organismes d’aide et de soutien à différentes causes. Comment réussir à les financer lorsque le gouvernement cherche à se désengager financièrement?

Raymond Viger   Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire 

Un nouveau virage a vu le jour ces dernières années: l’économie sociale. En quelques mots, cette nouvelle philosophie est de lier des organismes communautaires à une activité commerciale générant des profits qui pourront être investis dans la cause sociale. Pour faire connaître les nouvelles initiatives en ce domaine, le Journal de la Rue part en tournée. Nous vous présenterons d’un numéro à l’autre certains succès qui méritent d’être connus.

Aider au financement d’un organisme communautaire en vous logeant dans un hôtel lors de vos prochaines vacances. L’Autre Jardin est le premier hôtel d’économie sociale au Québec. Il est la propriété de Carrefour Tiers-Monde, un organisme communautaire oeuvrant en éducation du public au développement international. L’organisme a comme mission de faire grandir la solidarité internationale. Il défend la nécessité d’un développement digne, équitable et durable. Grâce aux profits générés par l’Autre Jardin, Carrefour Tiers-Monde peut poursuivre son travail de sensibilisation.

Au Jardin d’Antoine

Les propriétaires de l’hôtel « Au Jardin d’Antoine » à Montréal, M. Antoine Giardina et Mme Francine Gaudreault, ont, par leur expertise et leurs conseils judicieux, contribué à la naissance de L’Autre Jardin à Québec. Un bel exemple que l’entreprise privée peut être un moteur important pour le communautaire. Pourquoi se limiter à un don ou une commandite ponctuelle? L’économie sociale est une façon de rendre autonome les organismes communautaires.

L’Autre Jardin, c’est un jardin à Québec, une auberge résolument urbaine et contemporaine. Situé au cœur du quartier St-Roch, le centre-ville de Québec, l’Autre Jardin fait également référence au Jardin St-Roch situé à proximité de l’auberge et qui a été l’élément moteur de la revitalisation de ce quartier de la ville de Québec.

Économie sociale et le commerce équitable

Vous avez sûrement entendu parler du café équitable. Un café qui est vendu pour soutenir les paysans du Sud. Le café est acheté directement aux petits producteurs regroupés collectivement afin d’éliminer les intermédiaires. Les coopératives favorisent la participation démocratique et l’organisation communautaire au sein du regroupement. Une aide est offerte pour favoriser l’accès au crédit afin d’éliminer le chantage et la manipulation de créanciers peu scrupuleux.

Ce principe de commerce équitable se retrouve à la boutique Équimonde et pas juste pour du café. Plus de 150 produits d’artisanats, en provenance de quelque trente pays tels que le Mozambique, le Rwanda, le Burundi, Haïti, le Pérou, le Chili… Cette boutique est aussi propriété de Carrefour Tiers-Monde. Une façon originale de sensibiliser le public à la réalité internationale tout en faisant découvrir la richesse et le talent des gens qui y habitent.

La recherche de la fortune n’est pas la motivation des entrepreneurs en commerce équitable. Certes, il faut développer le marché et rentabiliser l’entreprise mais, dans l’équité et la justice sociale avant tout. La boutique Équimonde est un lieu d’implication sociale où des bénévoles contribuent au développement du commerce équitable.

Projet Kose pour le financement d’organismes communautaires

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Troquer pour mieux vivre et récupérer

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Quand l’exotisme nous tue

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Prisons au Mexique pour touristes Québécois

Tourisme au Mexique

Trois semaines en prison pour deux Québécois

Lorsque Carlos Oliva et Fanny Parent ont traversé la frontière mexicaine en autobus en décembre dernier, ils dormaient à poings fermés. Conséquence : les deux étudiants en arts visuels de l’UQÀM sont alors entrés clandestinement au pays de Felipe Calderon. Plutôt qu’un séjour au bord de la plage et des expéditions en mode sac à dos, ils ont eu droit à une vingtaine de jours de prison et un retour forcé au Canada. Récit d’un périple pour le moins olé olé!

Marie-Josée Richard       Dossiers Prison, International

prison-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-pen-tole Aux dires de Carlos, 26 ans, l’autobus a filé sans s’arrêter à la frontière mexicaine. «Si le bus s’est arrêté aux douanes, on n’en a jamais eu connaissance», renchérie Fanny. «On était épuisé, on avait peu dormi les deux nuits précédentes», poursuit la jeune fille de 22 ans.

Quelle que soit la version des faits, les deux jeunes sont entrés au Mexique illégalement. Une fois à destination, plutôt que d’aller chercher l’étampe requise à Mexico, les vacanciers se sont envolés pour les plages de Cancun. «Au diable la bureaucratie, on règlera ça à la sortie», se sont-ils dits. Un douanier de l’aéroport les avait pourtant mis en garde contre leur nonchalance, leur recommandant de faire étamper leur passeport dès leur arrivée dans cette ville de la côte ouest. «On ne l’a pas pris au sérieux», reconnaît Carlos.

Du Mexique aux États-Unis

Les deux aventuriers ont vite déchanté une fois arrivés à Cancun: les plages, remplies de touristes, ne sont pas aussi attrayantes qu’espérées. Ils décident de repartir aussitôt vers l’est, vers des villages isolés de la campagne mexicaine.

«C’est là que cela s’est corsé», raconte Carlos. «Les autobus qui traversent le pays sont bondés de Guatémaltèques, de Péruviens et de Boliviens désireux de traverser le Mexique pour rejoindre les États-Unis, l’eldorado des gens du sud.» Résultat? «Il y a de nombreux postes de contrôle pour vérifier si les papiers des voyageurs sont en règle.» À Oaxaca, un agent de l’immigration fait descendre les deux Québécois de l’autocar: pas de preuve d’entrée au pays, pas le droit de circuler. Leur terminus: le centre de détention Tapanatepec, situé à une quinzaine d’heures d’autobus de Cancun, non loin de la frontière avec le Guatemala. Après dix jours en sol mexicain, fini les vacances.

L’expérience du sud en prison

profils-meurtrier-prison-prisonnier-systeme-carcéral «C’était surréaliste; je ne comprenais pas ce qui se passait», explique Fanny, qui ne parle pas aussi bien espagnol que son compagnon de voyage. La jeune fille prend du temps pour comprendre qu’ils doivent être détenus le temps que leur dossier soit étudié. «Je pensais qu’on en aurait pour quelques minutes», dit celle qui séjournera dans une cellule avec son ami pendant une vingtaine de jours. «On nous a permis d’appeler l’Ambassade canadienne, mais rien ne pouvait être fait puisque c’est nous qui n’avions pas respecté les règles», reprend Carlos.

Fanny l’admet aussi: «C’est notre faute, on aurait dû être à l’affût.» L’étudiante n’en était pourtant pas à son premier voyage à l’étranger, elle avait visité la France, le Pérou, la Bolivie ainsi que quelques villes américaines.

Rien dans les poches

suicide-assiste-euthanasie-decriminaliser-decriminalisation-legaliser-legalisation-2 Les jeunes auraient pu être libérés s’ils avaient payé une amende de 600$ chacun. Mais ils n’auraient alors plus assez d’argent pour revenir au Canada. N’aurait-il pas été possible de prélever la somme demandée avec une carte de crédit? Aucun d’eux n’en possédait une. Emprunter de l’argent à leurs parents? Pour Carlos et Fanny, ceci était hors de question: «Ce voyage, c’était notre initiative; on avait pris la décision de partir même si on n’avait rien en poche. On voulait se débrouiller seuls.»

Après une semaine de détention, Fanny, devenue fébrile, décide d’aviser sa mère. Carlos a mis quelques jours de plus avant de contacter les siens à Montréal. Encore une fois, le couple se bute à un mur: même leurs parents sont impuissants. Il faudra se montrer patient.

Heureusement, ils ont bien été traités : ils mangeaient trois repas par jour, avaient accès à une salle commune, pouvaient circuler dans la prison et disposaient d’une chambre pour deux. De plus, les autres détenus et les agents d’immigration étaient très aimables et courtois. Cependant, le temps leur a paru long derrière les barreaux; pour se distraire, ils jouaient au bonhomme pendu. Mais être gardé entre quatre murs contre son gré est loin d’être le scénario idéal pour des vacances à l’étranger.

Après trois semaines, les autorités mexicaines prennent enfin leur décision: ce sera l’expulsion. Des agents de l’immigration les conduisent en voiture jusqu’à Mexico, où ils doivent être détenus le temps qu’on organise leur vol jusqu’en terre canadienne.
Ils ont ensuite pris place dans un a-vion commercial en direction de Toronto, escortés de deux gardes mexicains.. Une semaine plus tard que ce qui avait été planifié initialement, ils atterrissent enfin à Montréal. Les étudiants ont manqué deux semaines de cours, mais leur session n’est heureusement pas en péril.

Voir le bon côté des choses

«Cette mésaventure m’a appris qu’avant de partir en voyage, il faut s’informer un minimum et être conscient que si l’on ne respecte pas les règles, il peut y avoir des conséquences.», poursuit Fanny. Pour une prochaine escapade, elle compte bien avoir un coussin financier pour faire face aux imprévus. Ce qu’elle retient de tout cela? «Ça m’a appris aussi à me contrôler pour garder le moral; je crois que je suis une personne beaucoup plus positive aujourd’hui.»

Pour Carlos, son principal regret est d’avoir été obligé de retourner au Canada alors qu’il comptait se rendre ensuite au Chili, pour visiter sa parenté et prendre quelques photos, lui qui est photographe.

On se compare, on se console

Être témoin de la misère dans laquelle vit certains Mexicains a beaucoup fait réfléchir Fanny: «Je trouve qu’au Québec, on est vite négatif et on se plaint souvent pour pas grand-chose. Les Mexicains sont hyper positifs, même si parfois, ils n’ont rien».

Carlos, quant à lui, a été marqué de constater à quel point de nombreux habitants de l’Amérique du Sud veulent se rendre aux États-Unis dans l’espoir d’une vie meilleure. «Plusieurs n’y arrivent par car ils n’ont pas les papiers nécessaires, bien qu’ils soient à leur troisième ou quatrième essais. Certains passent leur vie à essayer de se sortir de leur pauvreté et de gagner les États-Unis ou le Canada. Ça m’a attristé de voir ça.»

Fanny et Carlos admettent avoir appris la leçon qui a été riche en émotions. L’on dit que les voyages forment la jeunesse? On ne pourrait pas mieux dire!

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Misericordia mode de luxe, produits équitables et bioéthique

Misericordia

Mode de luxe made in bidonville

150$ pièce. C’est le prix qu’affichent de prestigieuses boutiques à Paris et Tokyo pour les vestes de sport confectionnées par des jeunes issus des bidonvilles de Lima, au Pérou. Un pari improbable qu’avait fait Aurelyen en 2002, cofondateur de l’atelier de mode équitable Misericordia.

Guillaume Brodeur   Dossier Commerce équitable

misericordia-commerce-equitable-perou-bioethique Apprendre à utiliser des outils sans donner tout cuit dans le bec. Voilà le principe qui a guidé Aurelyen, un jeune Français avide de solidarité internationale, lorsqu’il a démarré le projet Misericordia. Cet atelier de mode éthique initie de jeunes déshérités de Lima aux rudiments de la couture. Une expertise qui leur permettra ensuite de se sortir de la misère des pueblos jovenes, ces bidonvilles poussiéreux –parfois sans eau potable ni électricité– qui bordent l’autoroute panaméricaine.

«Au début, les filles qui arrivent des bidonvilles ne sont pas mignonnes… «Après deux mois, si!» assure Aurelyen, chef d’orchestre de l’atelier fleuri. Des propos en apparence paternalistes pour qui ne connaît pas leurs conditions de vie déplorables. «On soigne notre outil de travail chez Misericordia. Organiser l’espace, c’est organiser sa vie. Notre philosophie est axée sur le respect et la noblesse humaine», ajoute cet architecte de formation.

Un respect du travail et de soi-même essentiel à inculquer aux apprentis couturiers qui débarquent à l’atelier. «Le rôle de Misericordia n’est pas seulement de leur fournir un travail et de leur donner de l’argent. C’est de les éduquer. À travers la création, ils développent un savoir-faire, une confiance en eux.» Au concept de charité – qui maintient trop souvent dans la précarité -, Aurelyen en oppose un de solidarité qui vise l’excellence. Encadrés par des couturières d’expérience (Herminda, Monica et Melina), les nouveaux venus deviennent rapidement des artistes de l’aiguille.

La qualité, une fierté

misericordia-perou-linge-ethique-commerce-equitable «On ne fait pas des vêtements, on fait de beaux vêtements avec notre cœur», clame Aurelyen avec fierté. Un orgueil bien placé si l’on se fie aux façons de faire de l’atelier, dont les pratiques vont à contre-courant des grandes tendances du marché. «Nous sommes une des rares marques à produire elle-même ses vêtements. À l’exception du tissu, on fait tout nous-mêmes, et seulement des vêtements Misericordia.»

«Chaque vêtement est conçu de A à Z par une seule personne, poursuit-il, de la couture des manches jusqu’au zip, comme dans les ateliers de haute couture. Plutôt que d’être des ouvriers à la chaîne, nos jeunes deviennent des artisans: “Je ne suis pas un rouage d’une machine, je suis la machine. Je sais faire une veste.”» Des contraintes qui limitent la production annuelle à 15 000 pièces, faites des meilleurs matériaux. Tout le contraire des habituels ateliers insalubres du tiers-monde qui fabriquent à la chaîne pour les magasins à grandes surfaces.

«Notre modèle d’affaires n’est économiquement pas viable, admet Aurelyen. Mais nos couturiers font LEURS vêtements, avec des messages en espagnol qui racontent LEUR histoire. Des vêtements qu’ils portent, avec des matières qu’ils connaissent, pour des gens qui comprennent le message et qui savent très bien d’où ils viennent.»

Et comment donc concilier dignité du travailleur et rentabilité? Équation simple: en vendant la collection Misericordia dans de prestigieuses boutiques de Paris, Stockholm, New York ou Tokyo. À des prix qui garantissent un niveau de vie décent aux 27 employés de Misericordia, en majorité des femmes dans la vingtaine, et qui permettent à l’entreprise de mettre en œuvre les préceptes du développement durable. Tout cela malgré une méthode artisanale vouée en théorie à l’échec.

Sensibiliser par la beauté

Avec ses produits haut de gamme aux messages évocateurs, Aurelyen se réjouit de «toucher une clientèle qui n’est pas a priori préoccupée par le commerce équitable et les questions sociales. Misericordia a le mérite de conscientiser des gens de l’univers de la mode qui, il faut l’admettre, ne se sentent généralement pas concernés par les problèmes planétaires. On peut convaincre par la beauté!»

«No mas utopia», affichent plusieurs des 250 nouveaux modèles créés annuellement. Si ce n’est pas utopique que de faire payer le prix fort pour le travail « éthiquement correct » des plus humbles, ça prend un sacré culot. Un culot griffé Misericordia.
Site web de Misericordia

Transformation extrême

Patricia Cordova Vilcapaza, 21 ans

À son arrivée chez Misericordia il y a trois ans, Patricia était encore une frêle adolescente qui vivotait dans l’extrême pauvreté du bidonville de Ventanilla. Partie de zéro, c’est aujourd’hui une femme dynamique et ambitieuse. Elle a rapidement gravi les échelons de l’organisation jusqu’à gérer les commandes et remplir le rôle de secrétaire.

«J’ai maintenant une bonne santé à cause de l’assurance maladie [fournie par Misericordia], dit-elle, redevable. J’ai ici une famille qui me permet d’avancer dans l’art de la mode.» Après sa journée de travail à l’atelier, Patricia trouve l’énergie pour suivre des cours de soir à un institut de mode. Et c’est sans compter les deux heures de transport qu’elle doit se taper matins et soirs. «C’est un grand sacrifice, mais c’est le prix à payer. Je suis près de devenir une vraie artiste de la mode, ajoute-t-elle avec confiance. Je ne veux pas travailler uniquement pour l’argent, mais aussi pour m’accomplir.»

Son rêve : posséder un jour sa propre entreprise de mode, avec un style qui sort de l’ordinaire. Un objectif qu’encourage Aurelyen, «car si Misericordia cesse un jour ses activités, nos employés posséderont un savoir-faire qui leur permettra de voler de leurs propres ailes… Quand je regarde Patricia, je me fous de la mode et de l’argent. C’est elle, la vraie réussite!»

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Misericordia, mode équitable et bioéthique

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L’ABC de la mode équitable

«Comment, avec un groupe de jeunes couturiers péruviens, faire une marque internationale haut de gamme avec tout notre cœur, en sachant très bien qu’on n’atteindra jamais le niveau technique des autres marques, mais par contre avec une émotion et une implication indestructible qui ferait le charme du projet?» Grande question que se sont posée au départ Aurelyen et Mathieu Remaux, cofondateurs du projet Misericordia. La réponse est pourtant courte: avec beaucoup d’humilité.

Guillaume Brodeur misericordia-perou-linge-ethique-commerce-equitable  Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire 

«On se doit de comprendre des gens qui sont complètement différents de nous. Ne pas les transformer en quelque chose d’autre, mais essayer de les faire évoluer pour qu’ils avancent dans la vie. Et surtout, changer aussi soi-même.» Aurelyen a ainsi dû abandonner ses préjugés, s’impliquer dans la communauté et s’immerger complètement dans la culture populaire du Pérou, lui qui ne baragouinait pas un traître mot d’espagnol à son arrivée.

Un pas vers l’autonomie

«On a commencé dans un bidonville au nord de Lima, dans la maison d’une prof de couture, avec seulement 4 machines à coudre et deux tables à couper. La production était très petite, mais on commençait déjà à vendre dans de belles boutiques en Europe.» Une percée due en partie à la chance, en partie aux contacts des fondateurs de Misericordia, et surtout au travail colossal de toute l’équipe. «Au fur et à mesure, le projet a grossi, poursuit Aurelyen. On s’est acheté d’autres machines, on a eu un atelier à Gamarra, l’infernal marché du textile de Lima, pour ensuite s’installer dans nos nouveaux locaux de Lince, un quartier historique de la ville.»

Les ateliers au Pérou ressemblent en général à des soues à cochons où les employés travaillent des journées interminables. «Après quatre ans de travail, les vêtements de Misericordia sont maintenant confectionnés dans un bel atelier propre avec des fleurs, se réjouit Aurelyen. Tout le monde est bien organisé, tout le monde a son petit uniforme et tout et tout. Mais il ne faut pas oublier que ça a pris des semaines, des mois d’efforts et de sacrifices pour pouvoir se les payer.» Une patience qui paye, car aujourd’hui des grands de la mode comme Lutz, Bernard Willhelm ou Colette se bousculent au portillon pour prêter main forte aux designers de Misericordia.

Rester terre à terre

À moyen terme, Aurelyen espère ouvrir des boutiques Misericordia pour éliminer les intermédiaires. En parallèle à ses activités commerciales, il participe bénévolement à la création d’un atelier de couture en pleine jungle et encourage divers projets parascolaires au Pérou. Le designer demeure cependant discret sur ces actions, lui qui ne veut ni projeter l’image d’une Mère Térésa, ni celle d’un «kid kodak» opportuniste.

Malgré une progression du chiffre d’affaires d’environ 25% par année -qui pourrait d’ailleurs aller bien au-delà-, Aurelyen préconise un modèle développement graduel et modeste pour l’entreprise. «On ne peut pas doubler notre production du jour au lendemain tout en respectant notre idéologie. Le défi est d’assurer la formation de nouveaux couturiers.»

Pour la plupart initiés aux rudiments de la mode sur place, les 27 employés jouissent de conditions enviables par rapport à leurs compatriotes: paye 35% supérieure au salaire minimum péruvien, sécurité d’emploi, congés de maternité… et même de paternité! Une exception dans ce pays aux mœurs conservatrices. L’entreprise pourvoit également une assurance maladie à ses employés. Un traitement semblable à celui d’un professeur d’école.

«Ce n’est pas énorme, mais c’est suffisant pour mener une vie “normale’’.» Si les conditions sont meilleures chez Misericordia que dans les autres ateliers, Aureleyn assure que «ce n’est pas par charité, mais parce que nos couturiers sont des professionnels qui font des vêtements de qualité.»

Misericordia en chiffres

  • 15 000 vêtements fabriqués par année
  • une griffe présente dans 17 pays
  • 27 employés réguliers
  • 1 couturier fabrique à lui seul 10 vestes par jour
  • 250 nouveaux modèles par an
  • rémunération 35% supérieure au salaire minimum péruvien
  • chiffre d’affaires de 700 000 $CAN

Mode équitable au Québec

Loin des bidonvilles du Pérou, dans un atelier de couture du boulevard Saint-Laurent à Montréal, des femmes immigrantes, isolées et sans emploi sont formées aux réalités du travail. L’organisme de réinsertion Petites-Mains confectionne des vêtements de travail et des articles promotionnels équitables.

«Nous aidons les immigrantes à se trouver du travail tout en leur fournissant les bases nécessaires pour vivre ici», explique la coordonnatrice du projet, Hamida Mukarurangwa.

À l’opposé de Misericordia, Petites-Mains, qui bénéficie de subventions gouvernementales, a choisi de créer des vêtements équitables bon marché. Pour Mme Mukarurangwa, la raison est simple: «Notre but n’est pas de faire de l’argent, mais de rendre accessible à ces femmes un milieu d’apprentissage adéquat.»

À ses débuts en 1994, 7 immigrantes prennent part au projet. Outillées de 4 machines à coudre, elles confectionnent les premiers morceaux. Depuis, l’entreprise ne cesse de grossir. En juillet dernier, Petites-Mains déménageait pour une 3e fois afin de répondre à la demande commerciale grandissante et permettre à plus de femmes de côtoyer l’organisme.

Avec un programme d’accompagnement pour nouveaux arrivants, des cours de francisation et une possibilité de faire des stages dans d’autres métiers, les Petites-Mains du Québec font aussi de grandes choses!

Autres textes sur Commerce équitable

Site Internet de Misericordia.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Les graffiteurs du Pérou

Les graffiteurs du Pérou

Conférence en France no 25

Dossier  Graffiti

Adrien graffiteur de Paris qui a déjà eu l’occasion de venir réaliser des oeuvres à Montréal a demandé que je rencontre une de ses amies, Mélanie, artiste de la bombe et de plusieurs autres médias en art visuel. Avec son association, elle voudrait préparer un échange avec de jeunes graffiteurs du Pérou.

Il y a peu de graffiteurs au Pérou. Ceux qui pourraient venir visiter l’Europe pendant 2 mois ont déjà une dizaine d’années d’expérience dans le monde du graffiti.

Quelques règles administrative et de gestion ont ressorti pendant cette rencontre. Vis-à-vis les objectifs à atteindre pour réaliser un tel projet, il faut se donner quelques paramètres qui nous permettrons de continuer ou de prendre la décision de se retirer.

Une date butoir. La date à laquelle je n’ai plus le temps d’organiser l’évènement. Je dois définir la liste des choses que je dois avoir avant cette date, sinon l’évènement est cancellé. Exemple: confirmation de budget (autofinancement ou subvention), permis nécessaire, hébergement…

Cette date butoir nous permet de définir une liste qui doit être concrête et spécifique. Le budget nécessaire pour la réalisation de l’évènement doit être connu. Nous devons pouvoir demeurer libre de canceller à cette date l’activité. Nous ne pouvons donc pas nous engager dans des dépenses avant la confirmation que nous avons atteint les objectifs. On peut aussi appeler cela le « Go-no go » ou encore le point de non-retour.

Je ne sais pas encore si le projet va pouvoir se faire en 2007 comme elle espérait le faire. Elle a maintenant de meilleurs outils pour prendre sa décision. J’ai vu des étincelles dans ses yeux. Ce que j’ai n’est qu’une confirmation de ce qu’elle pensait déjà. Notre petite voix intérieure possède beaucoup de réponses à nos questions.

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti: (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

https://raymondviger.wordpress.com/2007/09/19/le-graffiti-france-perou-avec-melan-de-lassociation-zomeka/

Textes sur le Graffiti et le Hip Hop.

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Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

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Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

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Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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