Des aînés dans la rue

Vivre dans la rue

L’itinérance chez les aînés

Lorsque nous observons notre société, c’est à se questionner qui peut vraiment être fier de la direction qu’elle prend. Je regrette de voir notre communauté dépérir en apercevant des personnes aînées déambuler dans nos rues, sans vraiment comprendre ce qu’il leur arrive.

Caroline Leblanc  Dossier Itinérance

itinérance-ainésL’hiver dernier, j’ai rencontré un homme au dos courbé qui avançait à pas de tortue avec de lourds sacs. Après discussion avec lui, il m’a raconté qu’il s’était fait expulser de son logement où il habitait depuis plus de 15 ans et qu’il n’avait pas réussi à en trouver un autre. Ce qui m’a marqué est lorsqu’il raconta: «Parfois, je n’arrive pas à me lever le matin, car j’ai mal et mon corps ne répond plus pendant des heures. Ce sont mes chats qui habitent dans la ruelle avec moi qui me tiennent compagnie.»

Cet homme de 84 ans n’est pas la seule personne dans cette situation. J’en croise chaque fois que je marche dans les rues de la métropole.

Vraisemblablement, notre système de santé laisse transparaître des failles lorsque l’on réalise que des personnes peuvent vivre dans un contexte d’itinérance contre leur gré, et ce à l’année, été comme hiver. Sachant que notre population fait face à un vieillissement, de nombreux scientifiques constatent, et la réalité du terrain le confirme, que notre société est loin d’être en mesure de relever les défis qui en découlent. Aujourd’hui, grâce au combat qu’a mené Québec Solidaire, la loi 492 a été votée pour protéger, en autres, les locataires aînés d’une éviction entre le 1er décembre et le 31 mars. Une modification législative qui apportera probablement des conditions de vie plus décentes à notre population vieillissante.

Par contre, c’est à se demander avec notre gouvernement actuel, comment la population vieillissante arrive-t-elle à survivre lorsqu’elle a basculé dans l’errance? Après avoir lu un article du Devoir de 2014 sur la réalité des femmes poussées à vivre dans l’itinérance après une hospitalisation, j’ai souhaité vérifier si la Maison Marguerite (refuge pour femmes itinérantes) arrivait maintenant à répondre à la demande. En dépit d’une réponse positive, on m’a précisé que 10 à 15 demandes d’admission par jour sont toujours refusées! Oui, par jour! Et uniquement dans ce refuge! Où s’en va-t-on? Cette réalité m’inquiète et les mesures mises en place ne sont pas pour me rassurer.

Sans que la population ait le temps de dire un mot, les instances sociales se fusionnent, se déshumanisent et se déconnectent de la population qu’elles servent. Les longues procédures institutionnelles, les démarches protocolaires et le nombre de paliers que les intervenants doivent passer pour prendre une décision d’urgence sont une réalité qui vient non seulement, complexifier l’accessibilité aux services, mais vient aussi brimer les droits des personnes vulnérables tels que des individus vieillissants.

C’est à croire que l’itinérance chez les personnes aînées ne reçoit pas l’attention nécessaire pour répondre à leurs besoins. Dans une communauté riche de connaissances et de possibilités, il est aberrant de voir dépérir les conditions de vie et de santé de ceux qui ont contribué toute leur vie à cette société. Il est important de comprendre qu’après avoir roulé leur bosse toute leur vie, les personnes aînées ne perdent pas seulement leur autonomie, mais aussi leurs repères en étant déracinées du peu qu’elles avaient. Autrefois, la communauté n’aurait jamais laissé vivre personne dans de telles conditions.

Alors, pendant que les services institutionnels sont complexifiés par le remaniement de leur structure et que les organismes communautaires sont pris dans un carcan de survie pour sortir la tête de l’eau, ne serait-il pas temps de promouvoir les valeurs d’entraide et de dénoncer les structures organisationnelles qui sont en carences humanistes. Actuellement, un déséquilibre social est palpable et c’est inconcevable de voir qu’avec toutes les initiatives qui sont disponibles, nous n’arrivons pas ensemble à mettre un frein à l’effritement social. Le manquement de notre gouvernement québécois actuel est inacceptable et nous devons être plus solidaires que lui, si nous ne voulons pas laisser ce reflet de notre société aux prochaines générations.

Autre texte de Caroline Leblanc :

Autres textes sur Itinérance

Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Vieillir avec une bonne mémoire

Vieillissement

Conseils pour garder une bonne mémoire

Delphine Caubet dossiers SantéSanté mentale

Une fois la retraite atteinte, il est important de conserver des activités cérébrales pour garder nos neurones actifs. Même si le quotidien est bien rempli entre les activités, les sorties et la famille, cela ne veut pas dire que vous faites travailler votre cerveau. À l’image des muscles, il faut l’entraîner régulièrement.

Voici quelques conseils pour aider votre mémoire:
• Favorisez les jeux qui suscitent la réflexion, tels que les mots croisés ou fléchés;
• Si vous regardez la télévision, privilégiez les émissions culturelles ou de culture générale;
• Faites de l’exercice pour oxygéner votre cerveau;
• Ayez une alimentation équilibrée et saine;
• Dormez suffisamment;
• Débattez avec vos proches pour activer votre cerveau et mettre en pratique vos connaissances!

Une étude de l’Université de Californie à Los Angeles et l’organisation Gallup aux États-Unis a prouvé qu’avoir plus de 3 saines habitudes de vie (alimentation, sport, diminution du stress, de la cigarette…) peut réduire jusqu’à 75% les risques de problèmes de mémoire.

Alors pour nous et nos proches, prenons soin de notre mémoire et de nos souvenirs!

Autres textes sur Santé

Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Bénévolat pour personnes âgées une fontaine de jouvence

Personnes âgées et le bénévolat

LE BÉNÉVOLAT: FONTAINE DE JOUVENCE

À 76 ans, pour André Paradis de Bromptonville, le bénévolat est une fontaine de Jouvence.

Dominic Desmarais   Dossiers Bénévolat

Familles monoparentales, pertes d’emplois, population vieillisante …

Avec les besoins d’aujourd’hui, il est triste de voir des retraités qui ne s’impliquent pas, déplore André Paradis, 76 ans, bénévole de toutes les causes.

L’homme respire la bonté. À l’image de l’endroit ou il se trouve: l’église de Bromptonville. Petite boule d’énergie, André Paradis ne fait pas ses 76 ans. Entre ses activités bénévoles, il nage, court, pédale, s’occupe de ses 4 enfants, 8 petits-enfants et 3 arrières-petits-enfants…

J’ai encore le gout des défis Je suis en forme physique et mentale, raconte-t-il d’un ton qui ne laisse aucun doute sur sa sincérité.

Le don de soi, M. Paradis connaît. Depuis sa tendre enfance. L’heure de la retraite, pour cet homme engagé, n’a pas sonné.

La messe est terminée, l’église est vide. Directeur de la chorale depuis plus d’un demi-siècle, M. Paradis se laisse bercer par le murmure de l’orgue, seul bruit qui perce ce dimanche matin ensoleillé. La bonne humeur contagieuse, ce jeune de cœur puise dans ses mémoires.

Familles de bénévoles

Je suis né dans une famille ou le bénévolat était très fort. Ma grand-mère a été organiste 50 ans dans cette paroisse. Mon grand-père était directeur de la chorale. Quand j’ai commencé l’école, à 7 ans, je connaissais toutes le réponses en latin pour servir la messe. Je ne savais pas ce que je disais! lance-t-il, amusé.

À 13 ans, il chante les messes sur semaine. Ça fait 69 ans que je suis au service de l’église. Je chantais à l’année, 6 jours par semaine, 3 messes tout les matins.’ N’allez surtout pas lui dire que c’était beaucoup demander à un jeune de cet âge.  »J’aimais ça », avoue avec candeur celui qui a dirigé, l’hiver dernier sa 55e messe de minuit.

Il y a 27 ans, M. Paradis fonde les Chevaliers de Colomb à Bromptonville pour venir en aide aux plus démunis de la région.

Il n’y avait pas de mouvement pour aider les gens dans le besoin, les familles monoparentales, les gens qui ont tout perdu dans un incendie…

M. Paradis reprend à peine son souffle.

Entre Noel et le jour de l’An, on reçoit les familles avec les enfants, une centaine de personnes, au local des Chevaliers de Colomb. On invite à souper avec le Père Noel. On donne du linge d’enfants, des jouets réparés. Les familles repartent les bras pleins. Quand on est témoin des pleurs de ces gens quand il reçoivent, c’est touchant.

Sous ses lunettes, ses yeux s’illuminent.

Ça fait partie de moi, le bénévolat, C’est naturel. Je trouve bien triste de voir des gens à la retraite qui prennent un café dans un centre d’achat, qui ne s’impliquent pas…, sermonne le bénévole.

Infatigable, M. Paradis poursuit sa quête. Ses causes servent ses valeurs chrétiennes.

Beaucoup de familles ne célébraient pas Noel comme les autres, faute d’argent. Alors on a parti les paniers de Noel. Ça fonctionne tous les ans depuis 27 ans.

Église rasée par le feu

Il y a près de 25 ans, l’église est rasée par le feu. On lui demande alors de présider la campagne de souscription.

L’objectif était de 450,000 $. On a dépassé le million. Juste par de la sollicitation. J’ai rencontré les médias. J’ai eu de la publicité gratuite. L’argent venait de partout, De Thetford Mines, Sherbrooke, des gens ayant déjà habité Brompton…

Fort de son succès. et de ses 28 ans passés à la tête de la compagnie d’assurances La Métropolitaine de Sherbrooke, on lui demande de siéger au conseil de la Fondation de Monseigneur Jean-Marie Fortier.

J’ai toujours été sollicité. Je suis le dépanneur ici! Le ton est à la blague.

Cet ancien conseiller municipal repart de plus belle.

Pour moi, c’est naturel donner du temps. J’aime ça, je ne suis pas près d’arrêter. Si tu veux demander un service, demande-le à quelqu’un d’occupé. Celui qui ne l’est pas, il n’a pas le temps de te rendre service!

La mélodie de l’orgue s’interrompt. Le ton redevient sérieux.

Les besoins d’aujourd’hui sont grandissants. Avec les familles monoparentales, les pertes d’emplois, le vieillissement de la population, je souhaite qu’il y ait de plus en plus de gens prêts à faire du bénévolat à partager leur expérience, pour soulager la misère qu’il y a autour de nous. Faire du bénévolat, c’est valorisant.

À regarder M. Paradis, 75 ans passés, le bénévolat aurait-il aussi des effets rajeunissants?

Autres textes sur Personnes âgées

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Retraite, voyage et la cinquantaine

Quand vieillesse rime avec breakdance

Nouveau regard sur les vieux et le système de santé

Les aînés, la retraite, être veuf: les mots de Marie-Lou

Les aînés du Japon et les vieux du Québec

Jeunes bénévoles et personnes âgées

Autres textes sur le Bénévolat

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

Bénévolat, Vidéo et DVD

Charite bien ordonnee commence par nous tous

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Jeunes bénévoles et personnes âgées

Bénévolat en Gaspésie

Les motivées de Grande-Vallée

À Grande-Vallée, en Gaspésie, des jeunes ont compris ce qu’ils peuvent apporter aux personnes âgées de leur communauté.

Gabriel Alexandre Gosselin  Dossier Gaspésie, Bénévolat, Famille.

Les enfants des 2 écoles primaires de la ville participent à une activité bénévole intergénérationnelle. Une fois par mois, ils se rendent dans un centre d’hébergement pour personnes âgées où ils présentent de la danse, lisent des poèmes ou chantent.

L’école primaire Notre-Dame-de-Cloridorme (35 élèves) a le malheur d’être située trop loin de la maison des aînés. Ses élèves ne peuvent s’y rendre chaque fois que l’activité a lieu. Mais, Anne Minville, coordonnatrice du projet, a trouvé une solution pour eux: «Ils préparent les décorations avec des bricolages pour la thématique du mois.»

Tous ces jeunes impliqués comprennent très bien ce qu’ils apportent aux aînés. Étienne et Cindy, deux élèves de 11 et 12 ans, sont du même avis: ils rendent ces gens heureux, et leur récompense est de les voir sourire.

Ce projet bénévole, qui avait reçu une aide gouvernementale pour sa première année, devra se passer de subventions à partir de l’an prochain. Anne Minville compte bien le poursuivre, puisqu’il fait autant le bonheur des aînés que des enfants. «Depuis le début, le nombre de participants a presque doublé. Le sous-sol du centre d’hébergement est rendu trop petit pour accueillir tous ceux qui viennent voir les jeunes. Les personnes âgées aiment voir la naïveté des enfants!»

Une présence qui fait la différence

Anne Minville est coordonnatrice pour le Centre d’action bénévole La Grande Corvée. Elle partage son temps entre le centre et les trois écoles de Grande-Vallée. Son travail consiste à rallier enfants et adolescents à l’implication citoyenne. Ses projets ne cessent de trouver de nouveaux adeptes motivés.

Son seul acte de présence dans les écoles la place déjà en avance par rapport à la majorité des établissements scolaires de la province. Peu d’entre eux jouissent d’une personne ressource comme Anne. C’est d’abord avec entrain et un sourire aux lèvres qu’elle parle de bénévolat aux élèves. Elle leur propose ensuite des projets susceptibles de les intéresser.

Grâce son approche, quand on demande à ces enfants d’aller montrer de quoi ils sont capables devant les personnes âgées, ils embarquent dans l’aventure. «Je ne vois aucun problème à confier des projets aux jeunes. J’ai pleine confiance en eux.»

Annie et ses causes

Dès l’âge de 7 ans, le bénévolat appelle Annie-Dominique Chicoine. L’élément déclencheur survient lorsque Pierre Bruneau — journaliste à TVA et père d’un enfant décédé de leucémie — visite sa ville, Grande-Vallée, pour amasser des fonds pour les enfants handicapés. Sensibilisée à la cause, puisque son propre cousin est atteint d’un handicap, Annie-Dominique et son frère cumulent dans leur petit cochon 60 $ pour l’hôpital Sainte-Justine.

«Si j’avais un enfant avec ce genre de problèmes, je serais contente que des gens veuillent m’aider», souligne-t-elle. À 10 ans, elle s’implique de nouveau pour Opération Enfant-Soleil et pour l’hôpital Sainte-Justine. Aujourd’hui âgée de 15 ans, elle organise chaque année une discothèque sur glace avec vente de hot dogs et un lave-auto. Dans sa boîte à idées, il y a aussi l’organisation d’une partie de sucre.

Boule d’énergie

Pendant l’année scolaire, Annie-Dominique pratique le théâtre. L’été, de deux à trois fois par semaine, elle présente bénévolement avec sa troupe, devant la communauté, la pièce de théâtre qu’elle a pratiquée toute l’année. Annie-Dominique s’est aussi engagée dans la Guignolée. Elle a récolté l’argent et les denrées non périssables à son école secondaire, en plus de faire du porte-à-porte pour récolter les dons de tous les citoyens de Grande-Vallée.

L’adolescente compte également participer à la Marche de la Mémoire, qui sert à amasser des dons pour la recherche sur l’Alzheimer. Sa grand-mère est décédée de cette maladie. «J’étais très près d’elle, et je trouvais ça triste de ne plus me faire reconnaître.» Elle commandite sa mère qui, pour l’occasion, est marcheuse élite.

Entre son chum, ses amis et ses études, cette adolescente ne compte pas arrêter de sitôt tous les efforts qu’elle offre à sa communauté. Le prix de la relève bénévole qu’elle vient de se voir décerner l’encourage d’ailleurs à continuer à s’impliquer et à donner de son temps. «Je sais que je ne fais pas ça pour rien.»

Autres textes sur le Bénévolat

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

Bénévolat, Vidéo et DVD

Les petits gestes font la différence

Charite bien ordonnee commence par nous tous

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

.

Centre communautaire pour aînés Chez-Nous

Des aînés plus jeunes

Au centre communautaire pour aînés « Chez-Nous » de Mercier-Est, exit les clichés des personnes âgées qui passent leurs journées au bingo ou dans les centres commerciaux. Les aînés qui le fréquentent sont en excellente forme physique, allumés et fiers; de quoi faire pâlir de jalousie bien des jeunes.

Ève Lemay Dossiers Communautaire, Personnes âgées

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Deuxième maison pour beaucoup d’aînés, le centre, qui est situé sur la rue Hochelaga, existe depuis 25 ans. Environ 600 personnes d’âge mur le fréquente, dont 180 qui donnent de leur temps bénévolement.

L’implication des personnes âgées

Des groupes de marche dynamique, des cours de taï chi, des ateliers de cuisine réservés aux hommes en passant par des cours de danse baladi et la ligue d’improvisation théâtrale, des ateliers sont offerts pour tous les centres d’intérêt et tous les âges entre 55 et 85 ans. « Ça fait quelques années que je suis des cours de danse en ligne et je suis rendue au niveau intermédiaire», s’exclame une des « p’tites jeunes » bénévoles avec ses 65 printemps, Sara Sabourin.

Réunies à chaque semaine pour partager quelques mailles mais surtout leurs histoires de la vie quotidienne, les Joyeuses tricoteuses sont affectueusement surnommées « les joyeuses placoteuses » par la directrice générale du Chez-Nous, Patricia Charland. Celle-ci souligne au passage que ce rassemblement d’aînées destiné au tricot est l’un des plus courus au centre.

Le jardinage des aînés

L’été, moins d’activités sont offertes. Mais les plates-bandes de l’édifice de deux étages occupent le comité horticole du centre, composé d’une quinzaine de bénévoles. Ceux-ci veillent non seulement à ce que l’endroit demeure fleuri tout l’été mais aussi, à ce qu’il ne soit pas envahi par les mauvaises herbes.

Les bénévoles qui n’ont pas le pouce vert peuvent choisir entre une multitude de tâches à effectuer, et ce, tout au cours de l’année : de réceptionniste à membre du conseil d’administration jusqu’à cuisinier ou organisateur du Festival âges et culture. La fierté du Chez-Nous? Sa chorale, qui, en collaboration avec la Maison de la culture de Mercier, y donne un concert.

Auto-formation

Le secret du succès du centre réside notamment dans le fait que ce sont les aînés qui choisissent les cours qui seront offerts aux différentes sessions. Et ce sont ces mêmes aînés qui enseignent la plupart des cours. Ainsi, les participants du centre se tiennent terriblement occupés. « Ils ont besoin d’avoir des agendas », rigole Patricia Charland. En voyant celui, bien rempli de réunions et de cours, de l’enseignante à la retraite et bénévole dévouée, Renée Beauchemin, 75 ans, on en comprend que la farniente n’est pas faite pour eux.

Pour les personnes en légère perte d’autonomie, le centre dispense aussi différents services. Des volontaires appellent ou se rendent chez les bénéficiaires des services afin de combattre l’isolement ou les accompagnent lors de visites chez le médecin, des bénévoles peuvent aussi se rendre chez les gens pour effectuer de menus travaux.

Au Chez-Nous il règne un véritable esprit de famille, il n’y a qu’à voir Sara et Renée discuter ensemble et rire aux éclats pour le comprendre. Une chose est certaine : malgré la moyenne d’âge, il n’y a certainement pas de vieillards au Chez-Nous de Mercier-Est.

7958 rue Hochelaga (coin Honoré-Beaugrand), Montréal, QC, H1L 2K8

Autres textes sur Personnes âgées

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Nouveau regard sur les vieux et le système de santé

Les aînés, la retraite, être veuf: les mots de Marie-Lou

Les aînés du Japon et les vieux du Québec

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

show_image

L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Journée internationale des personnes âgées

Dignité et respect des personnes âgées

Dans les années 60, on se penche sur le cas des enfants maltraités. Les années 70 laissent davantage de place aux femmes. Les années 80, quant à elles, nous apportent le respect des minorités visibles. Le 14 décembre 1990, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies proclame le 1er octobre, Journée internationale des personnes âgées.

Mario St-Pierre     Dossier  Famille

«De toutes les sciences que l’homme peut et doit savoir, la principale, c’est la science de vivre de manière à faire le moins de mal et le plus de bien possible» (Tolstoï, Lettre à Romain Rolland, 1887).

Pourquoi une Journée internationale pour les personnes âgées? Parce que la population vieillit. En effet, le pourcentage de personnes âgées devrait atteindre 33% de la population en 2041, selon l’Institut de la statistique du Québec. Et qui dit population vieillissante, dit apparition d’un nouveau phénomène: l’abus auprès des aînés.

Négligence et mauvais traitements envers les aînés

Les médias traditionnels nous ont appris à reconnaître l’abus auprès des aînés lorsqu’il s’agit de mauvais traitements prenant la forme de négligence. En réalité le phénomène est beaucoup plus sournois, moins spectaculaire mais tout aussi dévastateur. L’abus peut être physique ou psychologique.

Le plus alarmant c’est que l’abuseur est souvent un proche de la personne âgée qui vit lui-même de sérieux problèmes. En fait, on peut facilement traduire cette relation comme étant la rencontre de deux grandes solitudes. Une personne âgée isolée physiquement et une personne plus jeune isolée par des problèmes d’argent, de consommation de drogue ou d’alcool ou même menacée et violentée par son conjoint.

Souvent, ni l’abusé, ni l’abuseur ne se reconnaît dans les profils généralement véhiculés. On ne se reconnaît que dans la souffrance de l’autre sans être apte à la nommer et, encore moins, à la prévenir. On nage alors en pleine détresse et seul un observateur extérieur peut intervenir, contacter des ressources et élaborer ensemble un plan d’aide.

L’abus envers les aînés, un sujet tabou

Selon Madame Denise Proulx, coordonnatrice de la Table de concertation Abus auprès des aînés de Trois-Rivières, le problème majeur avec lequel les organismes et les aidants doivent conjuguer c’est le silence. «Lorsqu’ils sont abusés, les aînés se taisent. Ils ont peur.» Il devient alors très difficile de trouver de l’aide, des ressources. Surtout si la personne vit seule ou qu’elle est dépendante. «Les aînés ne savent pas toujours qu’il sont abusés. Pour certains c’est normal de souffrir. Ils ont peur et honte. La situation s’améliore en autant qu’on en parle et que des dénonciations sont effectuées» souligne Madame Proulx.

Des pistes de prévention doivent être mises en œuvre avant que la problématique ne s’installe. Des visites plus régulières par les membres de la famille ou par les amis peuvent aider à briser l’isolement de la personne âgée et à la rendre moins vulnérable. D’autres moyens plus techniques comme l’amélioration de la sécurité de la maison, des recours à des services d’accompagnement ou de rencontres réduisent les risques d’abus. Plusieurs ressources sont disponibles. Il ne faut surtout pas hésiter à les contacter.

Comme pour tous les autres types d’abus, c’est collectivement que nous réussirons à agir de façon directe. Les ressources se multiplient, consultez-les. Et un petit truc, que ce soit en institution ou à la maison faites une visite à vos parents à des heures qui vous sont inhabituelles. L’effet de surprise pourrait vous en apprendre long sur des problèmes qui se vivent au quotidien et en silence.

Quelques ressources:

Votre CLSC

FADOQ : Mouvement des aînés du Québec 1 800 828-3344, www.fadoq.ca

Commission des droits de la personne et droits de la jeunesse: 1 800 361-6477, www.cdpj.qc.ca

Ligne Info-Abus aux aînés : 1 888-489-2287

AQDR, Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraites, 1 877 935-1551, www.aqdr.qc.ca

La Fondation pour le bien-vieillir: 514-287-1070

Table de concertation Abus auprès des aînés de Trois-Rivières, 819-376-4150

Autres textes : Dossier Famille

Témoignage: l’impuissance d’un père

Casse-tête quotidien

Vaincre la violence

Conflit de génération, dossier famille

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Amour sexe et societe

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Les aînés mal-aimés

Gérontologie et Forum des citoyens aînés

Il y a onze ans, Francine Dufresne a pris sa retraite après avoir été enseignante 25 ans en éducation spécialisée au CÉGEP du Vieux-Montréal. Membre du conseil d’administration du Forum des citoyens aînés de Montréal et de l’Association québécoise de gérontologie, elle participe en plus à des comités de recherche ayant le même objectif: une meilleure qualité de vie des aînés. Dans l’entrevue, elle met en relief une réalité qui la désole: celle d’une société peu attentive aux besoins des 65 ans et plus.

Sylvie Daneau          Dossier  Famille

Il n’est pas rare d’entendre, de la part des médias et des gouvernements: «La société coûte cher! Ils vont coûter cher!» Là-dessus, Madame Dufresne s’insurge, s’écriant avec émotion: «Mais, tout le monde voudrait avoir des bons soins de santé!» Après un bref silence, elle interroge. «Les aînés d’aujourd’hui ne sont-ils pas les jeunes d’hier? Pourquoi culpabiliser davantage les 65 ans et plus?» Oui pourquoi? Lorsque les gens vieillissent, des adaptations deviennent nécessaires. Adaptations pour leur permettre de «demeurer à la maison le plus longtemps possible » et ainsi continuer une vie sociale. «Pour les aînés c’est important!» précise Francine qui rajoute que le gouvernement devrait «verser plus de sous pour les soins à domicile… et donner davantage de subventions aux organismes communautaires, aux CLSC.»

La vie sociale des aînés

Pour mener une vie sociale, encore faudrait-il que le système de transport, autobus et métro, soit plus accessible à tous. Or, ce n’est pas le cas. Résultat, des aînés, hommes et femmes, ont souvent l’impression d’être «mis de côté», pour ne pas dire «exclus», de la société car ils ne peuvent y participer librement. Parmi eux, certains doivent se déplacer en chaise roulante ou avec une marchette. Alors, des aînés restent seuls à la maison. «La personne aînée en vient à souffrir de solitude. La solitude entraîne la maladie et la maladie t’emmène à l’hôpital. Et ça coûte plus cher!» explique Madame Dufresne.

Alzheimer

Au sujet de la maladie d’Alzheimer, on en parle trop à son avis. «Ce n’est pas parce que tu perds la mémoire que tu es Alzheimer. Parfois, des gens disent Coudon, t’es-tu Alzheimer toi?» Madame Dufresne ne croit pas qu’ils mesurent la gravité de la situation. Et si la personne l’était? Selon elle, la différence «entre la perte de mémoire normale en vieillissant et celles dûes à la maladie» ne serait pas bien comprise par une partie de la population.

De 2000 à 2002, Madame Dufresne a participé en tant que chercheuse au projet Qualité de vie en milieu urbain: volet Montréal. De cette étude est ressorti la précarité financière des femmes âgées. Les aînées affirmaient: «On est à la retraite, mais il faut payer la nourriture, il faut payer le logement. On voudrait bien acheter des cadeaux à nos petits-enfants et, souvent, il faut choisir entre “bien manger et acheter un cadeau” ou “bien manger et acheter des médicaments.”»

La retraitée se rappelle l’histoire vécue d’une dame âgée. En fauteuil roulant, elle emménage dans une résidence pour personnes âgées. La petitesse de sa chambre l’obligea à donner ses livres. Indignée, elle réagit. «Alors, c’est là qu’on a des images d’une société peut-être bien pensante, mais mal agissante.» Cette réalité qui oblige les aînés à se dépouiller, peu à peu, des biens accumulés de toute une vie, elle appelle cela «être sur le rail à sa retraite». Semblable à un train qui, sur une voie ferrée, dépose ses passagers et s’en va.

Aînés et Révolution tranquille

«On voit les aînés comme on les voyait avant mais c’est plus la grand-maman qui tricote ou le grand-papa d’autrefois», fait remarquer Francine Dufresne. Les aînés en 2005 ont pris part à la Révolution tranquille et assisté à tous les changements technologiques. «Ce serait respectueux, de penser “ils ont bien le droit de se reposer.” Mais les gens ne réalisent pas que de prendre part à la vie de la société c’est ce qui donne la vie!»

«Le monde nous appartient autant lorsque l’on a 70 ans qu’à ceux qui en ont 20 ou 40» , conclut-elle. La société du XXIe siècle devra s’habituer à des aînés qui veulent s’impliquer, partager leurs connaissances et expériences. Pour Francine Dufresne, il s’agit là «d’un beau rêve réalisable.»

Autres textes : Dossier Famille

Témoignage: l’impuissance d’un père

Casse-tête quotidien

Vaincre la violence

Conflit de génération, dossier famille

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Amour sexe et societe

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :