Le prix des médicaments gonflé à bloc

Le système de santé et les médicaments

Le gouvernement, un très mauvais acheteur de médicaments

Les coûts de notre système de santé sont hors contrôle. Quand je regarde certaines opérations, j’ai l’impression que le gouvernement ne cherche qu’à payer le plus cher possible.

Raymond Viger Dossiers Santé, Économie

921107_73525875 Je suis diabétique, j’ai un problème de cholestérol et un problème de flash lumineux. Mon système est quelque peu débalancé. En plus d’un régime draconien, j’ai une petite boîte avec toutes sortes de pilules à prendre à chaque jour.

Pour les flash lumineux, je dois prendre des aspirines 81 mg. Je les ai toujours prises sans prescription et je paye 9,95$ pour 150 pilules. En renouvellant mes prescriptions pour le diabète et le cholestérol, le pharmacien veut m’aider et me dit que si j’ai une prescription pour les aspirines, je pourrais les inclure avec mes autres médicaments et bénéficier de l’assurance médicaments. Merci M. le pharmacien pour cette proposition pour me faire économiser un peu.

Je reviens donc avec ma prescription. Le pharmacien ne peut me les vendre que pour un format de 30 et non plus celui de 150. Avec l’assurance médicament, après que le gouvernement ait payé sa part, il me reste malgré tout 3,26$ à payer pour 30 comprimés, soit 16,30$ pour 150. Je paye donc 60% plus cher mes comprimés malgré l’assurance médicament!

Mauvaise gestion de l’assurance médicament

Trouvant la situation aberrante, je vérifie le coût de ces 30 comprimés sous prescription. Il en coûte 10,19 et notre cher gouvernement en tant qu’assureur paye 6,93$! Le gouvernement paye les 30 comprimés plus cher que le coût de 150, soit 50,95$ pour quelque chose qui en vaut 9,95$! Incompréhensible.

Avec une prescription, non seulement l’assurance médicament me fait payer 60% plus cher, mais il prend mes taxes pour payer presque le double du montant que je paye.

Ce n’est pas le système de santé qui coûte cher, ce sont ses gestionnaires qui ne font pas leur travail adéquatement. L’assurance médicament n’est pas un bar ouvert pour l’industrie pharmaceutique et les pharmacies. Je ne vois que 2 raisons qui peuvent justifier un tel comportement. Soit que le gouvernement est incompétent à gérer le système d’assurance médicament, soit que beaucoup de gens reçoivent des pots de vin et nous prennent pour des caves.

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Contraception, avortement, pilule du lendemain et Plan B

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Contraception, avortement, pilule du lendemain et Plan B

Sylvain Sarrazin      Dossiers Avortement, Sexualité.

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Pour ou contre l’avortement?

(Agence Science-Presse) – L’Association nationale des organismes de régulation de la pharmacie a donné son feu vert pour la vente libre au Canada de la fameuse pilule du lendemain. Ce médicament contraceptif, aussi dénommé Plan B, pourra être obtenu sans prescription aucune. Une modification des comportements est-elle à attendre? Les avis divergent, d’autant plus que la décision n’est pas exécutoire pour les provinces du Québec et de Terre-Neuve, où la consultation en pharmacie reste une condition nécessaire à l’obtention de la pilule.

Après cette annonce, deux lignes forces se dessinent. Et elles semblent s’opposer. Les enjeux sociaux au cœur de cette flexion de la réglementation concernent aussi bien les utilisatrices que le système médical lui-même.

Plan B et contraception

D’un côté, nous trouvons d’ardents défenseurs de la mise à disposition la plus totale du Plan B. « Je ne crois pas qu’il y ait de grands bouleversements des pratiques contraceptives, mais la mise en vente libre de cette pilule est absolument nécessaire », estime Francine Descarries, professeur de sociologie à l’UQAM et directrice universitaire de l’alliance de recherche IREF/Relais femmes. « Il est certain que tout ce qui permet aux femmes de mieux contrôler leur fécondité est une avancée pour leurs droits », précise-t-elle.

Un point de vue relayé par la Fédération du Québec pour la planification des naissances (FQPN) : « On doit retirer tous les obstacles qui peuvent empêcher les femmes de se prémunir, et toutes les études faites à ce jour montrent que les comportements ne changent pas pour autant », fait valoir Nathalie Parent, coordonnatrice de la fédération.

Dans ce cas, pourquoi deux provinces canadiennes font-elles bande à part?

Rôle du pharmacien et contraception

L’Ordre des pharmaciens du Québec, consulté avant la prise de décision, a mis en valeur plusieurs arguments allant à l’encontre d’une vente totalement libre. Le plus solide d’entre eux demeure l’accessibilité économique, puisque la mise en rayons annulerait toute possibilité de remboursement.

L’institution juge aussi que le pharmacien doit pouvoir jouer un rôle d’éducateur social, et vérifier si les utilisatrices sont bien informées (par rapport aux maladies sexuellement transmissibles, par exemple). Et cela, sans sacrifier l’accessibilité du produit. « Nous avons fait en sorte que le pharmacien puisse prescrire la pilule du lendemain, car le Québec affichait en 2001 un taux d’avortement plus important qu’ailleurs au Canada », rappelle Manon Lambert, directrice générale de l’Ordre des pharmaciens, qui considère que les objectifs d’accessibilité ont été atteints.
En effet, la Régie de l’assurance maladie du Québec indique que le nombre de prescriptions pour le plan B augmente de façon exponentielle, passant de 2222 en 2001 à près de 35 000 sept ans plus tard.

Pilule du lendemain et avortement

Pourtant, la corrélation entre la vente libre de la pilule du lendemain et le taux d’avortement est loin d’être évidente. En Suède, où le Plan B est en vente libre depuis 2001, l’augmentation des avortements n’a pas été enrayée pour autant.

Des études menées dans ce pays montrent que si les Suédoises connaissent bien ce procédé, elles en savent peu sur les modalités de sa prise. Le médicament est tout de même jugé comme complément important aux autres méthodes de contraception.

« Une étude démontre que la moitié des femmes cherchant un appui dans le cadre d’un avortement auraient utilisé le Plan B si elles en avaient eu à disposition chez elles », indique Veronika Halvarsson, sociologue à l’Université de Stockholm.

De son côté, la FQPN invoque des réalités différentes selon les secteurs géographiques. Dans les endroits où le maillage social est plus restreint, un défaut de confidentialité pourrait rebuter certaines femmes. « C’est un obstacle : on sait que certaines pharmacies ne pratiquent pas la politique du bureau fermé », rapporte Mme Parent.

Responsabilité des utilisatrices

« Avec la vente libre, certaines auraient tendance à se dire “C’est pas grave, je prendrai la pilule du lendemain.” Ça déresponsabilise », témoigne Aurélie Bernier, qui a eu recours au Plan B à plusieurs reprises. Pourtant, dans son cas, elle affirme qu’elle n’utiliserait pas ce médicament plus fréquemment, en raison du dérèglement hormonal provoqué.

« Un quart des femmes rechignent à prendre le Plan B en raison des effets secondaires », confirme Mme Halvarsson.

Manon Lambert rappelle que ce médicament n’est pas un moyen de contraception usuel. Une utilisation répétée donne des doses hormonales qui peuvent diminuer l’efficacité du traitement à long terme.

La sociologue Francine Descarries, relayée par sa consœur suédoise, met l’accent sur le danger d’assimilation de la pilule du lendemain à une technique d’avortement. « Il ne faut pas qu’elles soient culpabilisées. Les femmes doivent demeurer responsables de leur fécondité », avance-t-elle.

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