Photos sexy de Céline Dion dans le magazine V

Hypersexualisation des vedettes

Céline Dion pose sans top

Céline Dion avait-elle besoin de publier ses photographies sexy?

Raymond Viger Dossiers Hypersexualisation, Sexualité, Céline Dion

photos-celine-dion-magazine-v-sexy-photoPendant un certain temps, l’industrie cinématographique ont eu de la difficulté à retenir Demi Moore et Bruce Willis qui cherchaient toutes les occasions possibles pour jouer dans des scènes de nues.

Nous avons eu Mitsou qui, au début de sa carrière de chanteuse, a été un sex symbol, et qui aujourd’hui, en tant que mère d’une adolescente laisse sous-entendre qu’elle comprend maintenant ce que les parents de son époque ont pu vivre vis-à-vis le développement de leurs adolescents.

Photos sexy de Céline Dion dans V

Maintenant, le magazine V annonce en grande l’arrivée d’un reportage avec Céline Dion. L’article présente des photos  de Céline Dion comme nous l’avons jamais vu auparavant. Quatre photos ont été publiées pour attiser le public à l’arrivée du reportage le 30 août prochain.

La 1ere et la 4e photo présente, sans équivoque, Céline Dion. Si on se fie aux commentaires reçus sur la page Facebook de Dominic Arpin qui présente le lien sur les photos de Céline Dion, la majorité des internautes semblent ne pas réussir à reconnaître Céline Dion pour la 2e et 3e photo.

Photos sexyde Céline Dion truquées?

photo-celine-dion-photos-magazine-vEst-ce une arnaque publicitaire du magazine V pour attirer le public? À vous de juger. À gauche vous avez la 3e photo tandis qu’à droite vous avez la 4e photo du reportage.

Est-ce que Céline Dion a décidé de verser dans l’hypersexualisation et de rejoindre les rangs de Britney Spears et compagnie?

La vérité sur les photos sexy de Céline Dion sur ce vidéo.

Photographies de Céline Dion: SEBASTIAN FEENA photographe

autres textes sur sexualité

autres textes sur l’hypersexualisation

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Disponible en anglais Love in 3 D.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009

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Photo animaux, fleurs et voyages

Photographie

Annie, photographe environnementaliste

Raymond Viger Dossiers Illustration, T-Shirt, Portefolio, Mural, Vidéo

photographe-chat-photos-animaux-photographie-t-shirt-cartes-voeuxLa photographie se marie très bien aux trois passions d’Annie: les voyages, la nature et les activités plein air. Les animaux et la flore dégagent une grâce et beauté qui la rejoignent. Annie immortalise par la photographie le charme de la nature.

Avec la photo Annie s’évade dans un nouvel univers que lui offre la nature. Elle aspire à protéger cette planète et pouvoir léguer à nos générations futures cette beauté qui l’enchante.

photo animaux photographie ours t-shirt cartes voeux carte anniversaireVernissage et exposition

Pour les Journées de la Culture, Annie participera à un vernissage les 28, 29 et 30 septembre prochain au Café Graffiti.

En plus des toiles d’une vingtaine d’artistes urbains, vous pourrez voir des encadrements uniques des meilleures photographies d’Annie. Le thème de ce vernissage est l’environnement.

photographie animaux cartes voeux t-shirts carte anniversaire chevreuilVous pouvez découvrir plus de photographies d’Annie sur sa page Internet. Vous avez aussi l’occasion d’en garder un souvenir en achetant une carte de voeux, un T-Shirt ou une affiche de ses photographies.

Ayant des milliers de photographies de collection à présenter, vous pouvez y faire une visite régulièrement pour voir les nouvelles photographies que nous mettrons en ligne.

Photographies d’Annie

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900

Éditions TNT, 4237 Ste-Catherine est, Mtl, Qc. H1V 1X4 (514) 256-9000

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Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

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Des vitrines la nuit, un livre de Nicole-Sophie Viau

Photographies, livre et recueil

Dans la quiétude de la nuit

Un livre électronique qui mérite un petit détour. Nicole-Sophie Viau nous présente sa perception des vitrines la nuit quand tout le monde… ou presque fait dodo!

Raymond Viger Dossiers Culture, Publicité

imageUne forme de poésie photographique

Présentée en textes et en photos par Nicole-Sophie Viau.

Mon seul commentaire, le livre mérite d’être vu et lu.

Quand la nuit nous envahit

Nous devenons tous des poètes

Dans la quiétude de la nuit

Des couleurs de la nuit, le 2e livre de photographie Nicole Sophie Viau

Dans la quiétude de la nuit, le 1er livre de photographie nocturne de Nicole.

Le blogue de Nicole pour lui laisser un commentaire ou pour en voir un peu plus sur son travail.

Galerie de l’artiste

Autres textes sur Culture

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Un calendrier 2012, un cadeau, un souvenir

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Le Café-Graffiti publie son calendrier 2012. Les meilleurs moments du Graffiti, breakdance et rap tout en couleur. 12 photos de haute qualité représentant chaque mois de l’année.

Raymond Viger Dossiers Porte-folio, Murales, Graffiti

calendrier-2012-hip-hop-breakdance-graffitiRéservez dès maintenant votre calendrier Hip hop 2012. Breakdance, graffiti et rap se retrouvent à l’honneur avec 12 photos inédites de haute qualité.

Un souvenir à collectionner, un cadeau original à offrir. Une façon originale de découvrir les artisans du street art et du Hip hop de Montréal. Quantité limitée.

Deux anniversaires pour 2012

L’année 2012 est une année toute particulière pour notre organisme. Le 20e anniversaire de l’organisme Journal de la Rue et le 15e anniversaire de notre projet Café-Graffiti.

C’est pourquoi Café-Graffiti publie un calendrier 2012 artistique haut de gamme mettant en valeur les arts visuels, la danse et le rap. Un calendrier que l’on voudra collectionner et conserver pour longtemps.

Les meilleurs moments de 2011

Un luxueux calendrier artistique représentant les créations des artistes du Café-Graffiti, les plus belles fresques murales réalisées à travers le Québec, les meilleurs danseurs de breakdance, des photos originales et inédites de haute qualité.

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Un rapper a les blues

Le Rap en région

Quitter le Lac St-Jean pour rapper à Montréal

À 16 ans, Dali est mis à la porte par sa mère et son beau-père. Sous le choc, il quitte le Lac Saint-Jean pour aller rejoindre son père à Montréal. Excité de ce nouveau départ qui va l’immerger dans la scène hip-hop, le jeune artiste est confronté à un défi de taille: trouver sa place.

Dominic Desmarais Dossiers Hip-HopRap

rap-lac-st-jean-rapper-region-hiphop-chanteurDali était plein de bonnes intentions en quittant le Lac Saint-Jean. Il laissait derrière lui tout un pan de sa vie. Sa famille, sa mère, ses amis, son école, sa «patrie». Le jeune adolescent ne regardait pas ce qui lui manquerait. Il se voyait renaître. Une nouvelle vie s’offrait à lui. Il rejoignait son père et, surtout, se rapprochait de sa passion: le hip-hop.

Jeune, Dali rêvait de s’établir à Montréal. Mais pas à 16 ans. «Dans ma tête, je serais parti plus tard, vers 20 ans.» Son départ, précipité, chamboulait la vie de son père. «Il a travaillé dans la marine marchande pendant 30 ans. Il n’a jamais eu de domicile. C’était la première fois de sa vie qu’il avait un bail. Mais il n’a pas eu d’autre choix que de m’accueillir, il m’aimait!»

Le père, un marginal qui ne s’est jamais intégré à la société, doit s’adapter. Dali aussi. L’adolescent doit poursuivre ses études. Lui qui a toujours été en cheminement particulier depuis son entrée à l’école doit dénicher un établissement qui offre ce service. «Il n’y a pas beaucoup d’écoles qui offrent, à Montréal, un cheminement comme au Lac Saint-Jean. J’ai trouvé le collège Édouard-Montpetit mais ce n’était pas comme ce que je connaissais.» Dali a besoin d’être motivé pour apprendre. Il est habitué à avoir un seul professeur, à ne jamais changer de local. Dans cette classe, ils étaient 13. Il pouvait recevoir toute l’attention dont il avait besoin.

Intégration difficile d’un rapper
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«J’ai eu beaucoup de misère à m’adapter à Édouard-Montpetit. Je sens que ça m’affecte encore. Je suis facile d’approche mais là-bas, j’ai eu de la difficulté à me faire des amis. C’est très multiculturel et les cercles étaient très fermés. En plus, l’école est entourée de grillage. Il y a des agents de sécurité partout. Ça ressemblait à une prison. Ce n’était pas motivant.»

Dali erre seul. Il vit quelques beaux moments qu’il ne peut partager avec des amis. Il trouve son plaisir en animant une émission de radio étudiante le midi, une fois par semaine: que du hip-hop québécois pendant une heure.

Puis, il y a ce spectacle où il fait la première partie du groupe réputé L’Assemblée. Mais ces moments de réjouissance, ces victoires personnelles sont insuffisantes. Dali frôle la dépression. Il termine son année scolaire qui équivaut à un secondaire 3. Il a 18 ans et il ne peut retourner à Édouard-Montpetit. «De toute façon, je n’en avais pas envie. Au Lac Saint-Jean, si tu as de l’intérêt pour quelque chose, c’est facile de se faire des amis. Mais à l’école, je n’étais pas capable.»

Dali décide de s’inscrire à l’école aux adultes, à Hochelaga-Maisonneuve, pour terminer son secondaire. «Ça été moins pire. Mais je n’ai pas aimé ça. Je n’ai pas avancé. Il n’y a pas de professeurs, tu dois faire tes travaux toi-même. Je n’en étais pas capable. J’ai besoin d’être motivé par les enseignants. J’ai décroché.» Dali a 19 ans. Pendant cette année, il côtoie des adultes de tous âges. Certains se passionnent pour le rap. Mais personne pour se lier d’amitié avec lui. Le rappeur reste seul dans son coin, seul avec sa passion qui le dévore. Il assiste à tous les spectacles de hip-hop, travaille sur une démo de 18 chansons qu’il tente de vendre. Il parvient même à enregistrer une chanson sur une compilation d’artistes lancée par L’Assemblée qui encourage la relève. L’album Bouche à oreille, vol.5, est offert gratuitement sur le web.

Fuite au Lac Saint-Jean

raper-dali-lac-st-jean-rap-region-hip-hop-rappeur«Mon but, quand j’allais à des spectacles, c’était de me faire des contacts pour booker des shows. Pour en faire partie. Mais à Montréal, il y a plusieurs rappeurs dans un spectacle. Tu es un parmi plusieurs.» Dali participe à quelques shows mais trouve difficile de se faire une place. Après deux ans d’effort pour s’intégrer à la vie montréalaise, il capitule et retourne au Lac Saint-Jean où il sent un lien d’appartenance.

«Il y avait des ouvertures pour des spectacles, au Lac. Avec internet, j’avais envoyé mes chansons. J’existais là-bas. Les portes s’ouvraient aussi pour le Saguenay. Ça me motivait pour vendre mon CD. Je voulais organiser des spectacles, faire des premières parties d’artistes reconnus. Pour moi, je déménageais à Alma pour de bon.»

Son arrivée lui donne raison. Il obtient une certaine reconnaissance grâce à son implication sur l’album compilation Bouche à oreille, vol.5. Il est le gars du Lac Saint-Jean qui a travaillé avec un groupe connu et apprécié. «Ça m’a motivé. J’avais l’impression que je faisais une différence. Je n’étais plus un inconnu dans une jungle comme à Montréal. J’aidais, moi aussi, les autres pour qu’ils progressent dans leur carrière.»

Après 3 mois à Alma, Dali repart. Lui qui pensait s’y accrocher les pieds retourne à Montréal chez son père. «J’avais un coloc qui aimait pas mal faire le party. Je n’y étais pas habitué. J’ai toujours habité avec mes parents. Il fallait que je déménage. Plutôt que de me trouver un autre appartement, j’ai choisi la voie facile. Je suis retourné vivre avec mon père.» Dali assure qu’il ne quittait pas sa patrie désillusion-né. «Ça marchait correctement. Ça allait comme je le voulais», dit-il d’un ton impassible.

À Montréal, Dali reprend sa routine. Il écrit des chansons, assiste à des spectacles de rap et fait du démarchage pour performer dans des shows. Il anime une émission à CHOQ.FM, la radio de l’Université du Québec à Montréal, ce qui lui permet d’interviewer les artistes connus et émergents de la culture hip-hop. Dali parfait ses connaissances. «Je trouve que les régions sont influencées par Montréal et Québec. Dans la métropole, les jeunes écoutent davantage ce qui se fait à l’étranger que chez nous. L’Assemblée, Sans-Pression, c’est beaucoup plus fort en région. Les gens sont plus fiers de leur culture. Ils ont un lien d’appartenance.»

L’amour du Québec
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Son cœur est resté au Lac Saint-Jean. La jungle urbaine n’est pas faite pour lui. «Il y a trop de rappeurs à Montréal. C’est plus facile en région. C’est la même chose pour vendre des CD. À Montréal, c’est un projet parmi tant d’autres. Au Lac, il y a un intérêt, une fierté. Mon but, c’est de représenter le Lac Saint-Jean à travers le Québec. Parce que je suis un fan du Québec. C’est mon pays. Dans ma tête et dans mon cœur. Ce n’est pas une question politique. C’est dans mes valeurs.»

Dali encourage et achète ce qui est québécois. «Je mets mon argent ici pour faire rouler nos artistes. Pour faire avancer notre communauté à nous. C’est pour ça que j’achète des vêtements québécois de marque urbaine. Mes restos, mes films, mes CD, c’est du québécois.»

Pour la suite de sa carrière, Dali voit grand. «L’amour du Québec, je veux qu’il soit fort. Je veux que chaque région soit épanouie artistiquement. Que chaque région ait ses artistes hip-hop. Au Saguenay Lac Saint-Jean, il y a une relève. Mais je ne pense pas que quelqu’un va travailler assez fort pour représenter la région. Je veux pousser ma carrière et, en même temps, développer la relève en organisant des spectacles, en enregistrant des CD.»

À 23 ans, Dali en est à son 3ème CD. Il a mis certaines de ses chansons sur Youtube dans l’espoir de se faire connaître, de créer un intérêt. Il offre un téléchargement gratuit. L’album est un outil promotionnel pour qu’à moyen terme, il y ait une demande lui permettant d’enregistrer un album qui sortirait, comme Dubmatique et L’Assemblée, à travers la province. Dali veut faire entendre sa voix. Il veut promouvoir le Lac Saint-Jean comme Samian et Anodajay l’ont fait pour l’Abitibi. Il veut sortir du lot, de l’anonymat.

Rapper son rêve

Au sein de la communauté hip-hop, Dali est un rappeur parmi tant d’autres. Mais quand il sort de son milieu, il se sent différent. «Du point de vue de la société, je ne me sens pas à la même place que les gens de mon âge. Ils ont des emplois, des appartements, des chars, des blondes. Je sens l’impact de la société: je ne suis pas au même endroit que la société. Mais quand je m’écoute, je me dis que je n’ai pas besoin de tout ça pour être heureux. Ce que je veux, c’est m’épanouir artistiquement. Sentir que mes projets avancent. Me faire connaître. J’écris au quotidien et je fais la promotion de mes chansons sur Internet. Grâce aux réseaux sociaux, j’essaie d’avoir le plus de visibilité possible.»

Dali n’a pas encore accompli son rêve. Il a vécu longtemps le rejet. Mais au moins, il a un rêve et il travaille à tous les jours pour le réaliser. C’est peut-être ça, sa différence.

Les 3 reportages sur le rapper Dali:

Le rap du Lac-St-Jean

Un rapper a les blues

Rap et homosexualité: intimidation dans le rap music

Autres textes sur le Rap:

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Les arts en prison pour les femmes

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Le système carcéral pour les femmes

Femmes au pénitencier

En moyenne 6 % des détenus au Canada sont des femmes. Et leurs conditions de détention ne sont pas forcément idéales pour une réinsertion, pour reprendre goût à la société. Comment montrer les dessous d’une réalité carcérale au féminin? Comment reprendre la parole lorsqu’on est une prisonnière? La rencontre entre les arts et la prison, dans la région de Montréal, a commencé à lever les voiles d’un tabou.

Lucie Barras   Dossiers Culture, Prison, Criminalité

femmes-prison-tole-penitencier-femme-bagneIl y a quatre ans, est né le projet Agir par l’imaginaire, initié par la société Elisabeth Fry du Québec et rejoint par l’organisme Levier/Engrenage noir. En juin dernier, 49 femmes ont exposé le fruit de leur travail au public, à la galerie Eastern Bloc.

Des artistes pas comme les autres: leurs œuvres, elles les ont réalisées en prison. Huit artistes sont venues collaborer avec ces femmes dans quatre centres de détention du Québec. La prison provinciale Tanguay, l’établissement Joliette, l’Institut psychiatrique Philippe-Pinel et la maison de transition Thérèse-Casgrain. Une réussite inespérée, inattendue, qui a inspiré d’autres projets…

SONY DSC chronique prisonnier prison système carcéral pénitencier femmeGeneviève Fortin était en prison lorsqu’elle est entrée dans le projet Agir. Avant la prison, elle était déjà artiste «dans la mesure où peut l’être une junkie» dit-elle d’un air entendu? Lorsqu’Agir se termine, elle est libérée de prison mais elle refuse de laisser toute cette expérience retomber au point mort. «J’étais devenue accro au succès».

À bout de bras, avec son amie Julie Chantale, elle démarre un nouveau projet Art Entr’elles qui intervient cette fois à la sortie. Regroupant d’anciennes détenues, l’équipe crée des bouteilles de bière sur le thème de l’itinérance, des cartes postales et des films d’animation. Un tremplin vers la réinsertion. «Il ne faut pas oublier qu’à la sortie, c’est la survie. Les anciennes détenues ont perdu leur réseau social, et sont rejetée par tous les employeurs. Ce qui prime, c’est trouver de l’argent à tout prix», rappelle Geneviève, qui sait de quoi elle parle.

centre-jeunesse-prison-dpj-systeme-carceral-prisonnier-penitencierUne année passe. Lorsque les subventions accordées au projet sont supprimées, Geneviève et Julie se lancent un nouveau défi, avec le projet Donner une seconde chance. Trois fois par semaine, une vingtaine de femmes sorties de prison se réunissent autour d’ateliers artistiques, en général à partir de matériaux de récupération, et sont payées 10 dollars de l’heure. «Nous voulions à tout prix être équitables. Les artistes professionnelles sont rémunérées. Elles aussi devaient l’être. Et puis, c’est un coup de pouce financier à la sortie de prison.» Lorsque Geneviève explique comment «les filles ont performé», des étoiles brillent dans ses yeux.

Des numéros de cellules

L’originalité de ces différentes initiatives? Pour la première fois, les femmes incarcérées ou en voie de réinsertion, ont un rapport d’égal à égal avec les intervenants et artistes professionnels. Pas d’art thérapie, ou autre atelier bricolage. Cette fois les femmes sont des artistes engagées.

Aleksandra Zajko, de la Société Elisabeth Fry, est co-fondatrice du projet Agir. Un bout de femme qui avoue avoir été bouleversée au fil de l’aventure. «Au début, lorsque nous avons lancé Agir, nous avions une vision très clinique, thérapeutique des choses. Lorsque le collectif Levier/Engrenage noir est entré dans l’aventure, ils nous ont gentiment remis à notre place. Ce que nous cherchions à mettre en place portait un nom depuis longtemps: l’art communautaire. Et les femmes n’avaient pas besoin d’être assistées, elles pouvaient porter leur voix toutes seules.»

Au point que les rapports ont été chamboulés: «Elles sont les porte-parole de leur travail. Avant, il y avait une limite. Nous étions intervenantes, elles étaient clientes. Elles sont devenues des personnes à part entière, je suis devenue amie avec certaines d’entre elles et ce, grâce à l’art.»

Superviser les femmes en prison

Geneviève, encore dans la rue il y a deux ans, n’en revient toujours pas. «C’est bizarre, j’ai connu beaucoup de ces femmes avant la prison, des filles avec qui je consommais. Et là, je me retrouve à les superviser. Moi, je ne finissais jamais ce que je commençais. Cette fois, non seulement je termine quelques chose, mais en plus je suis fière de moi. Je n’imaginais pas vraiment faire ma vie dans les arts, il y a quelques temps. Aujourd’hui, je suis inscrite à l’université en arts plastiques.»

Le projet pilote Agir a coïncidé avec l’arrivée du gouvernement fédéral conservateur majoritaire qui prône un système carcéral lourd, à l’américaine. Raison de plus pour les femmes de faire passer leur message: les prisons ne sont pas adaptées aux femmes et surtout, ne sont pas un moyen de réinsertion.

Ces projets enchaînés les uns aux autres veulent redonner la parole confisquée aux femmes emprisonnées, et leur rendre leur place dans la société. «Y’a-t-il une place pour moi?» scande une des femmes dans un film projeté lors de l’exposition Agir. D’autres ont choisi la réalisation plastique et représentent des numéros de cellules à la place des têtes de personnages.

La fin d’une omerta?

«Les femmes emprisonnées se sentent bonnes à rien.», explique Geneviève Fortin. Et la sortie, loin d’être plus facile, tourne souvent à la survie. «Les employeurs ne veulent pas d’ex-tolardes». Aleksandra Zajko confirme: «La prison appauvrit et humilie. Les femmes entrent pauvres, socialement, affectivement, et en sortent dépouillées. De leurs vêtements, de leur famille, de leurs liens sociaux, et de leur santé physique et mentale.»

Les rencontres artistiques ont d’abord permis de casser le quotidien. «Ça leur a fait du bien de savoir que quelqu’un prenait le temps de venir les voir en prison. De savoir que le soir, lorsque les artistes feront le montage, elles penseront à elles.»

Les enfants des femmes en prison

prison-prisonnier-penitencier-tole-bagnardElles ont aussi amené les filles à réfléchir sur les facteurs et tenants sociopolitiques de leur incarcération. Pour Agir, Geneviève avait été inspirée par le thème de la folie. «Comment peut-on rester saines dans un lieu aussi malsain que la prison? Comment peut-on nous demander cela? Pour l’exposition de Donner une seconde chance, le thème de la maternité est souvent revenu. Beaucoup de mères perdent la garde de leurs enfants.»

En effet, d’après une étude de 2002, 60 % des femmes sous sentence fédérales seraient des mères.

Le tableau n’est pas simple et n’a pas révolutionné la vie de toutes ces femmes, ni fait d’elles des artistes professionnelles. «Je suis malheureusement un cas à part. Pour la plupart des femmes, l’aventure s’est arrêtée avec la fin du projet», admet Geneviève. Mais osons croire à un petit miracle: au moins pour un temps, ces femmes ont réussi à se reconnaître, à s’estimer par les arts.

Lorsqu’on leur demandait de composer deux phrases pour l’atelier du lendemain, elles revenaient avec un texte entier. Toutes. La plupart d’entre elles garde contact régulièrement avec les associations. Ces dernières veulent continuer l’aventure, d’une manière ou d’une autre.

Quant au public, et aux familles, on peut parler de prise de conscience. «Voir, écouter, vibrer à ce que tu as vécu ma fille et t’aimer encore plus. Ta mère. (Extrait du livre d’or de l’exposition Agir par l’imaginaire.)»

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Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

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autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

 

Graffiti liberté sur le Grand théâtre de Québec

Quand les agences de communication vandalisent le Grand théâtre de Québec

Un graffiti hors de prix?

Canoë nous apprend qu’un budget de 8 000$ a été investi pour faire ce graffiti!!! Pour ce prix-là, il y a beaucoup de red tape à payer aux agences de communication!

Raymond Viger Dossier Culture, Porte-folio, Murales, Graffiti, Publicité

graffiti-liberte-grand-theatre-quebecJe ne pouvais pas laisser passer cette information sans réagir. Première réaction: shit! 8 000$ pour un mot écrit en lettre carré sur un mur. Je comprends que le Grand Théâtre de Québec voulait choquer et déranger. Mais 8 000$ pour ça, je trouve ça cher en tabarouette!!!

murales biodome montreal muraliste graffitiLes artistes muralistes du Café-Graffiti sont des professionnels qui réalisent des murals à en couper le souffle. Peu importe le prix, j’aurais été gêné de leur proposer un tel contrat pour le peu d’habileté que cela demandait. Mais bon… qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour 8 000 piastres!!!

Peu importe le prix proposé, le Café-Graffiti aurait refusé ce contrat. Il y a un gros problème d’éthique ici. Les municipalités cherchent à mettre en prison les tagueurs qui font des graffiti illégaux. Quelle est la différence entre ce graffiti légal et un autre illégal? Comment les jeunes peuvent faire la différence entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas? Quand les municipalités réagissent aux tags illégaux en disant que c’est affreux et que cela fait peur aux citoyens, vont-ils réagir à cette publicité de mauvais goût?

Et que dire du commentaire de la direction du Grand théâtre de Québec, Martin Genest:

L’art, ce n’est pas obligé d’être beau, ce qui est important, c’est justement le message que ça envoie.

C’est bien « cute » comme position, mais quand un jeune tagger essaye de dire que ce qu’il fait est de l’art… On le sacre en prison sans autre sommation. Deux poids, deux mesures.

murale biodome de montréal muraliste graffitiJe regarde la qualité du travail de nos artistes, il va falloir que je triple les prix que nous facturons.

Je me permets de vous laisser quelques photos de murales de nos artistes et de leur talents. Je vous laisse aussi un lien vers leur porte-folio.

Pour rejoindre un artiste muraliste du Café-Graffiti: (514) 259-6900, www.cafegraffiti.net, cafegraffiti@cafegraffiti.net

Je voulais tellement vous montrer à quoi ressemblait un graffiti de 8 000$ que je n’ai pu m’empêcher d’emprunter la photo de l’Agence QMI et de leur photographe René Baillargeon dont je fais le lien vers leur billet.

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