Fermeture de Rue Frontenac?

Québecor VS journalistes du Journal de Montréal en lock-out

L’avenir de Rue Frontenac

Fin d’un conflit qui dure depuis plus de 2 ans. Pierre-Karl Péladeau voulait négocier la fermeture de Rue Frontenac. Les journalistes du Journal de Montréal réussissent à sauvegarder le média Internet qui attire 500 000 visiteurs par mois. Malheureusement, les finances permettront-elles à Rue Frontenac de voler de ses propres ailes?

Raymond Viger   Dossiers Rue Frontenac, Journal de Montréal

rue-frontenac-com-blogue-journaliste-journal-de-montreal Pendant 2 ans, Rue Frontenac a été publié grâce à la présence des journalistes du Journal de Montréal en lock-out qui recevaient une allocation du fond de grève de leur syndicat. Un vent de sympathies du public permettait à Rue Frontenac d’avoir le vent dans les voiles.

Ma crainte initiale était de voir la fermeture de Rue Frontenac incluse dans les conditions du retour au travail. Ce que je m’attendais à être la pire difficulté a été écarté et Rue Frontenac avait la possibilité de continuer sa vie, autonome. Pourtant, d’autres difficultés semblent empêcher la continuité de Rue Frontenac qui a dû se mettre sur la loi de la protection de la faillite pour se protéger de ses créanciers. Rue Frontenac traîne une dette de 120 000$. Le cofondateur et coordonnateur de Rue Frontenac, Jean-François Codère, estime qu’il faudrait de 2,5 à 3 millions de dollars pour consolider le modèle d’affaires du site la première année.

Je ne comprends vraiment pas les difficultés financières de Rue Frontenac, je suis dépassé par la situation et je me pose plusieurs questions.

Rue Frontenac un journal papier gratuit

À l’automne dernier, Rue Frontenac lance une version papier. Pendant 6 mois, 25 numéros version papier ont été distribué gratuitement à 75 000 exemplaires. Est-ce que cette expérience a causé ce boulet de 120 000$ que traîne aujourd’hui Rue Frontenac? Rue Frontenac avait-il les moyens financiers de lancer un nouveau produit? Cette expérience a-t-elle causée la perte de Rue Frontenac?

Quand Pierre Péladeau a tenté l’expérience d’ouvrir un journal à Philadelphie (Philadelphia Journal), il avait le budget pour le faire. Il a pris un risque de 15 millions pour se rendre compte que ce projet ne fonctionnait pas. Mais Pierre Péladeau avait le 15 millions et il pouvait se permettre de le perdre sans que cela affecte la continuité du Journal de Montréal.

Les forces de Rue Frontenac

Les premières années d’un démarrage d’entreprise sont pénibles et périlleux. Rue Frontenac avait 3 grandes forces: 243 employés bénévoles, la sympathie du public et une excellente couverture médiatique. Rue Frontenac a eu 2 longues années pour préparer sa continuité.

Jamais un entrepreneur a autant d’outils à sa disposition pour créer une entreprise. Comment se fait-il que, malgré tout, sans investisseur Rue Frontenac doive fermer?

Le manque d’entrepreneurship de Rue Frontenac

Derrière une entreprise qui démarre, nous retrouvons un entrepreneur. Un entrepreneur ne se contente pas de faire un budget prévisionnel et de dépenser de l’argent en fonction d’une prévision. Un entrepreneur a les chiffres de vente en main, un budget qu’il revise constamment. Un entrepreneur se questionne sans cesse et se remet constamment en question. Qu’est-ce que j’ai comme revenu et qu’est-ce que l’entreprise peut se permettre avec la réalité de nos ventes?

C’est correct de faire un budget prévisionnel et de dire qu’il faut trouver 3 millions pour continuer avec la même grosseur d’entreprise. Mais en même temps, il faut un entrepreneur qui travaille avec la réalité. Rue Frontenac avait des revenus. Avec les revenus que j’ais présentement, qu’est-ce que je peux faire et me permettre. Parce qu’en entreprise, on ne fait pas ce que l’on veut, on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a.

La question que Rue Frontenac aurait dû se poser n’est pas comment faire pour trouver un investisseur de 3 millions. Rue Frontenac aurait dû faire un plan d’urgence qui défini qu’est-ce que je peux offrir et qu’est-ce que je peux conserver avec le budget que j’ai?

Il est évident qu’avec la fin du lock-out et en perdant ses employés bénévoles, Rue Frontenac devait passer sous le bistouri. Un plan de crise, un plan de survie devait être concrétisé. Parce que dans la vie d’une entreprise il faut être capable de gérer autant la croissance que la décroissance.

Pierre Péladeau a créé le Journal de Montréal à l’occasion de la grève de La Presse. Avec la fin du conflit à La Presse, tous avait prédit la fermeture du Journal de Montréal. Et pourtant…

On crée des entreprises à partir de rien. Rue Frontenac avait-il tout en main? Des entrepreneurs tels que Pierre Péladeau doivent se retourner dans leurs tombes en regardant les déboires de Rue Frontenac.

Historique des billets sur Rue Frontenac

Rue Frontenac, lock-out au Journal de Montréal

Blogue Rue Frontenac: le nouveau journal des journalistes sans média

Journal de Montréal en lock-out; un média sans journaliste

RueFrontenac.com, une presse libre et indépendante en Haïti

L’heurejuste.ca: Lyne Robitaille du Journal de Montréal VS Raynald Leblanc du syndicat en grève / lock-out

Tout le monde en parle: syndicat des journalistes du Journal de Montréal et Richard Martineau

Controverse sur le conflit Journal de Montréal et ses grévistes avec Guy A Lepage à Tout le monde en parle

Autres textes sur Média

Huffington Post arrive au Québec

Le Globe, un nouveau webzine au Québec

RueMasson.com le blog du Vieux-Rosemont

Le magazine des journalistes frappe un iceberg!

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Saul Alinsky, Barack Obama, Hillary Clinton et Pierre Péladeau

Organisateur communautaire

Les influences de Saul Alinsky

Saul Alinsky est un sociologue américain considéré comme le père de l’organisation communautaire. Hillary Clinton a écrit une thèse sur Saul Alinsky et Barack Obama s’en est aussi inspiré.

Raymond Viger   Dossiers Communautaire

Hillary Clinton a écrit la thèse Une analyse du modèle Alinsky. Barack Obama s’en est inspiré pour son concept de démocratie participative (partage et exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique).

Un des principes est que le fondement des conflit peut être source d’empowerment (prise en charge de l’individu sur sa destinée économique, professionnelle, familiale et sociale).

Pourquoi je vous présente aujourd’hui Saul Alinsky?

J’ai reçu une classe d’animateurs culturels de l’Université Paris-Est Créteil. Référé par l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’objectif était de découvrir comment le Café-Graffiti réalise son intervention culturelle et psycho-sociale.

Les étudiants de cette université française m’ont demandé quels livres avaient pu m’influencer dans la création d’un organisme comme le nôtre. Deux livres avaient su m’influencer dans notre méthodologie d’intervention. Le premier est le Guide de l’instructeur de vol.

pilotage-avion-pilote-cours-formation J’ai fait 5 années dans l’aviation, dont plusieurs comme instructeur. Cette relation particulière que j’ai établie avec différents étudiants en pilotage d’un avion m’a permis d’en apprendre beaucoup sur les motivations d’une personne.

Certains avaient un profil cascadeur et avaient écouter trop de film de guerre. D’autres avaient peur de faire de l’acrobatie aérienne ou encore incapable de comprendre toutes les nuances qu’il fallait maîtriser concernant la météorologie…

Certains de mes étudiants étaient très fort dans la pratique mais avaient de grandes difficultés avec la théorie ou vice-versa. De tous ces extrêmes, je devais adapter ma façon d’enseigner pour la personnaliser selon les besoins et les contraintes que chaque personne que je rencontrais. Cette philosophie d’enseignement est devenue notre méthodologie d’intervention auprès des jeunes.

barack-obama-saul-alinsky-power-analysis-analyse-pouvoir Le second livre qui m’a influencé est le Manuel de l’animateur social de Saul Alinsky. Et le chef de département de répliquer à ses élèves: « Barack Obama a aussi été inspiré par Saul Alinsky ».

Quelle surprise. J’avais adoré les enseignements de Saul Alinsky, mais je n’avais jamais fait le lien avec Barack Obama et sur l’influence que Saul Alinsky avait pu avoir. Barack Obama a enseigné les méthodes d’organisation communautaire et l’analyse du pouvoir.

C’est en cherchant des notes biographiques sur Saul Alinsky que j’ai aussi pu voir l’intérêt qu’Hillary Clinton avait porté sur l’intervention de Saul Alinsky.

À ce principe de Saul Alinsky que le conflit peut être source d’empowerment, j’ai aussi rajouté un principe provenant de l’intervention auprès d’une personne suicidaire. Le mot crise vient du grec et veut dire changement. Quand la crise arrive, c’est une occasion de créer un changement. Notre présence est d’en arriver à ce que ce changement soit positif.

J’ai suscité l’intérêt de ce groupe français pendant plusieurs heures. Mais c’est au contact des autres cultures que l’on apprend sur soi. Ce groupe d’étudiants m’a appris à mieux définir la provenance de mes racines et de ma méthodologie d’intervention avec Saul Alinsky.

pierre-peladeau-quebecor-journal-de-montreal Nous sommes des entrepreneurs communautaires. J’ai développé mon côté entrepreneur avec mes rencontres avec Pierre Péladeau.

Ma recette d’intervention auprès des jeunes aura été particulière. Un peu de Saul Alinsky, saupoudré de Pierre Péladeau sur un fond d’aviation. Une façon originale d’avoir les pieds bien « groundé » et la tête dans les nuages.

Merci à Saul Alinsky et Pierre Péladeau pour ce que vous m’avez apporté. Votre influence a permis au Café-Graffiti et à Reflet de Société d’être ce qu’ils sont.

Autres textes sur Communautaire

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Tout le monde en parle: syndicat des journalistes du Journal de Montréal et Richard Martineau

Tout le monde en parle: syndicat des journalistes du Journal de Montréal et Richard Martineau

Billet no 5 Raymond Viger Dossier: Richard MartineauPierre-Karl Péladeau, Journal de Montréal

Raynald Leblanc, président du syndicat des journalistes du Journal de Montréal, était l’invité de Guy A Lepage à l’émission Tout le monde en parle. Une rencontre que j’ai bien apprécié.

Pierre Péladeau VS Pierre Karl Péladeau

Une première remarque de Raynald Leblanc qu’il faut garder en tête: Pierre Péladeau aimait ses employés, il voulait pouvoir bien les payer et leur donner de bonnes conditions de travail.

Journalistes du Journal de Montréal et nouvelles plateformes

J’ai aimé la position du syndicat d’accepter que le travail des journalistes du Journal de Montréal puissent se retrouver sur d’autres plateformes médiatiques ou d’autres supports. Ce que le syndicat ne veut pas c’est que n’importe quelle plate-forme utilise les pages du Journal de Montréal. Question d’assurer une rigueur et une intégrité journalistique. Cette ouverture des journalistes du Journal de Montréal pour participer à l’expansion des outils de diffusion journalistique est importante.

Protéger le Journal de Montréal contre Pierre Karl Péladeau

En entendant cette position du syndicat des journalistes en grèves (lock-out) j’ai eu l’impression que les journalistes tenaient à coeur de protéger le Journal de Montréal contre une mauvaise vision journalistique de ses propriétaires Québécor et Pierre Karl Péladeau.

Journal de Montréal et La Presse

Je n’ai pas été surpris d’entendre Raynald Leblanc mentionner que les journalistes du Journal de Montréal devaient faire beaucoup avec peu de moyens. Je l’ai cependant été lorsque Raynald Leblanc soulignait que le Journal de Montréal avait 150 journalistes tandis que La Presse en aurait 50 de plus, soit 200!

Richard Martineau

Suite à la présence de Raynald Leblanc, Richard Martineau a fait son entrée. À ma grande surprise, je suis obligé de dire que Richard Martineau a fait une belle présentation de sa position dans le conflit. Il ne veut pas faire le « scab » en refusant de publier plus qu’il ne le fait déjà. Il refuse cependant de perdre la chronique qu’il écrit par solidarité envers un syndicat dont il a refusé d’être protégé. Son discours était bien équilibré et censé.

Autres textes sur Rue Frontenac.

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Controverse sur le conflit Journal de Montréal et ses grévistes avec Guy A Lepage à Tout le monde en parle

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show_image Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.Le livre, au coût de 9,95$ est disponiblePar téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Controverse sur le conflit Journal de Montréal et ses grévistes avec Guy A Lepage à Tout le monde en parle

Controverse sur le conflit Journal de Montréal et ses grévistes avec Guy A Lepage à Tout le monde en parle

Billet no 4   Dossier: Richard Martineau    Tout le monde en parle Journal de Montréal, La Presse

Guy A Lepage débute la saison dans la controverse lors de l’émission Tout le monde en parle de dimanche le 1er février. Je viens de recevoir les informations sur la programmation de demain.

Raynald Leblanc, président du syndicat

Dans le coin gauche de l’arène, Raynald Leblanc, le président du syndicat des employés en lock-out du Journal de Montréal. Raynald Leblanc déclare la guerre aux actions «indécentes» et «sauvages» du Journal de Montréal et de Québécor. Raynald Leblanc pointe du doigt la dictature de convergence journalistique de Pierre Karl Péladeau. Raynald Leblanc s’ennuie de l’époque de Pierre Péladeau et regrette celle de Pierre Karl Péladeau. Raynald Leblanc affirme que les syndiqués sont prêts à une lutte à long terme.

Richard Martineau, pigiste au Journal de Montréal

richard martineau Dans le coin droit de l’arène, Richard Martineau, chroniqueur et pigiste indépendant au Journal de Montréal, Richard Martineau continue, malgré le lock-out, de publier sa chronique dans le Journal de Montréal. Richard Martineau va expliquer son choix de refuser de s’impliquer dans tout conflit syndical. Richard Martineau revendique le droit à une démocratie journalistique.

Fort à parier qu’il sera facile pour Dany Turcotte de mettre de l’huile sur un feu déjà bien pris.

Au dire de M. Joseph Facal, aussi chroniqueur pour le Journal de Montréal: le statut d’un pigiste est différent. Un pigiste ne bénéficie pas des nouvelles ententes post-conflit ni du support des syndiqués. C’est vrai que les pigistes n’ont aucune garantie ou protection. Mais la solidarité et les principes ne s’inscrivent pas dans un contrat…

Et la solidarité est réciproque et bilatérale. Être syndiqué, c’est aussi être sensible aux nouveaux qui entrent sans les conditions acquises, question d’éviter les clauses orphelins pour lesquelles des gens comme François Rebello se sont tant battus.

Jean-François Mercier et le Bye Bye de Radio-Canada

Pour continuer dans la controverse de Tout le monde en parle, Jean-François Mercier sera aussi un invité de Guy A Lepage. Évidemment, Jean-François Mercier nous parlera du Bye Bye qui a tant fait jaser.

Lola et le divorce d’un multimillionnaire

Autre sujet de controverse pour Guy A Lepage, Christiane Desjardins, journaliste à La Presse, remplacera l’avocate de «Lola», Me Anne-France Goldwater. «Lola» poursuit son ex-conjoint multimillionnaire et relance le débat juridique sur la reconnaissance des conjoints de fait.

L’émission Tout le monde en parle du 1er février risque d’être essoufflante et Guy A Lepage nous tiendra en haleine.

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Controverse sur le conflit Journal de Montréal et ses grévistes avec Guy A Lepage à Tout le monde en parle

Illustration de Renart L’éveillé.

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Sortir de notre noirceur politique

Sortir de notre noirceur politique

Raymond Viger     Dossier Jean Charest, Cirque du Soleil  , Fondation One Drop , Guy Laliberté

Depuis les années Duplessis, le Québec a fait un bon bout de chemin. Pas assez vite à mon goût, mais nous avançons dans la bonne direction.

Francophones, économie et politique

Les francophones ont pris leur place dans différentes sphères économiques et politiques. Il n’y a pas si longtemps que cela, les entreprises anglophones engageaient un francophone pour siéger sur le conseil d’administration. Cela faisait à la mode et permettait d’avoir une belle image corporative pour le consommateur. Le seul hic, ce francophone n’avait pas le droit d’assister au conseil d’administration. Il attendait dans le corridor que le conseil d’administration se termine.

Suite à notre rôle de figuration, nous avons eu une vague d’entrepreneur Québécois qui ont démontré que les Québécois sont aussi capable d’être des acteurs importants dans notre société. Alphonse Desjardins, Pierre Péladeau, Bombardier, Lamarre, Lemaire, et compagnie ont créé des entreprises telles que les Caisses Desjardins, Québécor, Bombardier, SNC-Lavallin, Cascades… pour montrer que nous avions une place économique qui nous revenait.

Francophone et culture

La culture n’est pas demeurée silencieuse. Nous avons des artistes et des entreprises culturelles qui s’exportent partout. Guy Laliberté et le Cirque du Soleil, René Angélil et Céline Dion pour n’en nommer que quelques unes.

Le communautaire est en train de vivre sa transformation. Les méga-fondations telles que Chagnon et tout récemment la fondation One drop du Cirque du Soleil, vont apporter une transformation importante dans le communautaire.

Est-ce que le travail est terminé? Non, pas encore. Il reste encore une partie importante de notre environnement qui devra subir une cure de rajeunissement. Le monde politique. Nous avons des gouvernements qui travaillent avec des outils et des conventions qui ne répondent plus aux besoins d’une population de plus en plus informée et impliquée.

Vision politique

Est-ce acceptable qu’un député que nous avons élu doive respecter une ligne de parti qui, parfois va à l’encontre des citoyens de son comté? Est-ce normal qu’un député signe à l’avance une lettre de démission pour que son chef puisse le congédier quand bon lui semble? Peut-on continuer à avoir des politiciens qui nous promettent la lune avec nos taxes pour acheter nos votes? Je suis tanné d’entendre les politiciens se servir de ses prédécesseurs pour justifier les difficultés de son propre gouvernement… Nous devons redéfinir nos règles de démocratie et les actualiser.

Premièrement, il ne devrait plus y avoir de partis politiques. Cela élimine le devoir du député de voter en fonction de la ligne de partie. Il peut maintenant voter en fonction de ses principes. N’ayant plus de parti politique, cela nous fait épargner sur les campagnes de parti qui coûtent chers en publicité inutile et remplit de promesses qui ne tiennent pas debout. Réinvestissons cet argent pour le mieux-être de notre société au lieu de faire des débats promotionnels vide de sens.

Sans parti politique, comment faire pour former un gouvernement démocratique? Comme dans les organismes communautaires. Le peuple fait l’élection de son député qui va le représenter. Les députés vont élire ensemble les meilleurs personnes pour prendre les différents postes de travail. Quand on va vouloir nommer un ministre, tous les députés sont éligibles à se faire élire. Nous devrions ainsi avoir les meilleurs ministres dans chacun des ministères, peu importe leur allégeance politique.

Les députés ayant élus le Premier ministre et les ministres qui vont former le prochain gouvernement, le Premier ministre ne pourra plus être un  »one man show » qui n’en fait qu’à sa tête.

Jean Charest, Thomas Mulcair et le Mont Orford

Prenons l’exemple de Jean Charest et de Thomas Mulcair dans le dossier du Mont Orford. Jean Charest, insatisfait de la position de Thomas Mulcair, n’aurait pas pu le congédier de son poste de ministre pour en mettre un qui réponde à ses aspirations. Il aurait dû revenir devant l’ensemble des députés et demander, par vote le congédiement de Thomas Mulcair. Si la majorité des députés sont contre cette idée, Jean Charest aurait eu à continuer de travailler avec Thomas Mulcair. Dans un différent inconciliable, le Premier ministre doit donc se tourner vers le vote des députés pour prendre les décisions. Ça change la couleur de la démocratie!

Les députés travaillent tous ensemble pour donner les meilleures propositions. Les députés ne sont plus dans des partis opposés pour dénoncer les erreurs, mais sont solidaires des résultats. Ils auront à apprendre à travailler en équipe pour le bien de la population qu’ils représentent et non pas pour un parti politique.

Si un ministre présente un projet qui est bon à 70%, au lieu de se faire dire que le projet ne tient pas debout, les autres députés travailleront à améliorer le projet pour qu’il en arrive à être plus performant.

Vous me direz que tout cela va ralentir la vitesse d’exécution de ce gouvernement. Peut-être. Mais même ralenti, cela va permettre d’aller plus vite que d’avancer n’importe comment et d’avoir à reculer pour recommencer à zéro. Cela va éviter de vivre des réformes par-dessus d’autres réformes. De dépenser de l’argent pour faire une action et d’en dépenser d’autres pour recommencer dans une autre direction. Pour reprendre une citation de mon professeur de chant, M. Guy Robitaille:  »Jamais plus vite que lent » et nous arriverons plus vite et à bon port.

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Des bouteilles d’eau, la Fondation One Drop et l’itinérance

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Pierre Péladeau et la loi du succès

Pierre Péladeau et la loi du succès

Raymond Viger    Dossier Journal de Montreal

Pour souligner le 9e anniversaire du décès de M. Pierre Péladeau, ses enfants et petits-enfants ont fait paraître dans le Journal de Montréal du 24 décembre, une photo de Pierre Péladeau avec une citation qui m’a touché.

La première loi du succès, c’est d’abord se rendre accessible aux autres, savoir les écouter, partager leurs confidences, les aider aux besoin, les convaincre de persévérer dans la poursuite d’un but.

Ce qui me touche au départ dans cette citation de Pierre Péladeau, c’est qu’elle vibre d’authenticité. Pierre Péladeau a été mon mentor. Je ne l’ai jamais rencontré en personne, mais j’ai eu la chance de lui parler à plusieurs reprises au téléphone.

« Se rendre accessible aux autres… », je peux témoigner de la véracité de cette affirmation. Lorsque j’ai laissé mon premier message à M. Pierre Péladeau pour discuter de quelques idées que j’avais, il a retourné mon appel. Il a pris le temps de discuter avec moi. Peu de gens ont cette délicatesse. Beaucoup ne retourne pas mes appels. Mais Pierre Péladeau, à une époque où il avait déjà tout et qu’il n’avait pas besoin de moi, l’a fait. Je garde un excellent souvenir des échanges que j’ai eu avec lui.

La première loi du succès, c’est d’abord se rendre accessible aux autres

Peu importe l’argent que nous avons ou les moyens qui sont à notre porté, restons sensibles à notre voisin et à la société dans laquelle nous évoluons.

Merci M. Pierre Péladeau pour votre présence dans ma vie.

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JK Rowling, Harry Potter et un doctorat honoris causa

JK Rowling, Harry Potter et un doctorat honoris causa

Dossier Céline Dion et René Angelil

D’apprendre dans les médias que l’auteur de la collection Harry Potter vient de recevoir un doctorat honoris causa ne m’a pas surpris. Pour la qualité de son écriture, pour le public qu’elle a réussi à rejoindre ou une raison similaire aurait pu être suffisant pour lui mériter un doctorat honoris causa en littérature.

Mais quelle déception de réaliser que son doctorat a été décerné par le département de droit. Et pour quelle raison? Pas pour des actions déclats en droit. Pour une aide financière qu’elle a apportée à la recherche sur la sclérose en plaques!!!

Premièrement, expliquez-moi la relation existant entre le droit, la littérature de fiction et la sclérose en plaque! Lui avoir donné un doctorat honoris causa en recherche médicale aurait été moins tordu!!!

Deuxièmement, et c’est là que je suis le plus choqué et blessé, se retrouve dans la définition même du honoris causa. Selon mon dictionnaire, honoris causa se définit comme étant « un titre conféré à des personnalités qui méritent d’en être honorées bien qu’elles ne remplissent pas les conditions habituellement exigées ». Exemple quelqu’un invente quelque chose de brillant sans avoir toutes les études dans ce domaine. On lui remet alors son diplôme honorifique. Une façon de dire à la personne, tu n’as pas la scolarité normalement exigé pour ce doctorat, mais on te l’attribue parce que ton imagination, ta créativité, ta débrouillardise te permettent d’innover et de faire quelque chose de brillant. Finalement que les résultats de ton travail démontrent que tu te débrouilles mieux qu’un diplomé!

Dans le cas de JK Rowling, on ne parle que d’un don fait à cette université. C’est donc dire que l’argent permet d’acheter leur diplome. C’est donc un diplome bidon qui ne vaut pas cher la livre carré! Ou, comme disent si bien nos amis Inuits, ça ne vaut pas plus que le pet d’un caribou mort.

Mon innocence et ma croyance en un monde juste et honnête vient encore d’en prendre pour son rhume. J’ai toujours cru que ce n’était pas l’argent, mais plutôt la qualité du travail accompli qui nous permettait de recevoir cet honneur.

Vis-à-vis le travail de missionnaire que je fais sur le terrain avec les jeunes marginaux, j’ai souvent dit que je suis en train d’étudier pour un diplome honoris causa. Je ne savais pas encore lequel, soit en intervention sociale, pour le côté novateur de mon intervention, soit en histoire de l’art pour avoir faciliter le passage d’artistes de la rue à leur reconnaissance, soit en économie sociale pour avoir réussi à autofinancer un organisme communautaire et ses multiples projets.

Me voilà tout penaud. Je suis en deuil. Si le doctorat honoris causa n’est qu’une histoire d’argent et non pas de l’atteinte de résultats exceptionnels obtenus sur le terrain, je viens de couler mon examen et pas à peu près. Pas de diplome possible pour votre humble serviteur.

Un de mes mentors, à qui je dois beaucoup, Pierre Péladeau, en avait reçu un. Je n’avais pas été choqué ou outré à l’époque. Au contraire. Je trouvais que le doctorat honoris causa prenait son véritable sens avec Pierre Péladeau. En économie, il a été un exemple pour plusieurs. Il a ouvert la voix à l’entrepreneurship québécois. J’ai toujours supposé que ce n’était pas pour ses millions et ses cadeaux généreux qu’on avait remis ce titre à Pierre Péladeau.

Mais là, JK Rowling, doctorat honoris causa en droit pour avoir fait un don en recherche médicale! Pas capable et je ne comprends plus rien. Pourquoi ne pas donner aussi un titre en droit à Céline Dion? Mme Dion, avec son mari René Angélil, ont aussi fait d’énormes dons à toutes sortes de cause. Est-ce parce que les dons n’ont pas été donné directement à une université? Bonne question. Si un jour Céline Dion reçoit un doctorat honoris cause, et je lui souhaite, j’espère que ce sera pour ses chansons ou dans un domaine connexe à sa carrière.

Honoris causa à Céline Dion

https://raymondviger.wordpress.com/2007/01/03/pierre-peladeau-et-la-loi-du-succes/

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