Départ pour Vancouver et la cigarette

Départ pour Vancouver et la cigarette Vancouver chapitre 3

Dossier Ville de Vancouver

Lundi 23 juin. Danielle et moi nous préparons pour notre départ pour Vancouver. Dans les heures qui précèdent le départ, j’ai mis à date mes messages courriel et téléphonique. Ayant accès à un ordinateur avec Internet, je n’ai pas eu besoin de dire à tous que je quitte pour 15 jours. Je me permets ce voyage parce que je vais demeurer en contact avec le bureau. Sinon, il n’y aurait pas eu de vacances. Après avoir reçu un prix pour la qualité de notre implication dans la conciliation Travail-famille, maintenant nous sommes prêts pour en recevoir un dans la conciliation Travail-vacances! En gardant les messages a date, le retour de vacances sera beaucoup moins traumatisant.

Pour notre départ, Danielle et moi avons pris une décision très importante: nous arrêtons de fumer. Oui, oui, nous arrêtons de fumer. Pour ceux qui me connaîsse, j’aurais pu être un digne remplaçant de René Lévesque sur ce point. Quand tout va bien, je fume 3 paquets de cigarettes par jour depuis maintenant 35 ans. Quand je suis en période de crise, j’ai déjà monté à 5 paquets de cigarettes par jour. Une en arrière de l’autre et tu n’as plus le temps de dormir.

Pour nous aider à prendre notre retraite de la cigarette, Danielle prends des pilules, Champix, et moi des patch à la nicotine. Première difficulté: les pilules de Danielle se prennent progressivement. Il faut prévoir une semaine complète à prendre des pilules avant d’arrêter de fumer. Les 3 premiers jours Danielle prend des demis pilules une fois par jour. 4 autres jours avec des demis pilules 2 fois par jour. Finalement, la 8e journée Danielle va se retrouver avec des pilules pleine dose 2 fois par jour. C’est là qu’elle est censé arrêter de fumer.

On ne connaissait pas toutes ces contraintes. Danielle débute les pilules dès que je les ai ramassé de la pharmacie. C’est-à-dire que notre départ, où elle arrête de fumer elle n’en sera qu’à sa 5e journée. Notre force de caractère et notre volonté à arrêter de fumer devra compenser.

De mon côté, j’ai mis ma patch le matin avant de quitter la maison. Je la sens me tirer la peau pendant le trajet. En fumant ma dernière cigarette à l’aéroport Pierre-Élliot-Trudeau, je me rends compte que je ne ressents plus rien. Je vérifie. Ma patch a disparu! La colle n’a pas réussi à faire son travail et la conserver sur mon corps.

Bon! Ça sera ma façon de soutenir Danielle dans son arrêt de consommation avec des pilules réduites. Je vais devoir tenir la journée sans patch. À vrai dire, même si mes autres patchs sont dans ma valise qui est dans la soute à bagage de l’avion, j’en avais amené une dans mon bagage à main. Je l’avais amené pour Danielle au cas où ses pilules n’auraient pas fait l’effet escompté. Je ne veux pas prendre cette patch qui est sa réserve. Je vais donc demeurer sans patch. Ma motivation à soutenir Danielle va me permettre de me stimuler pour ne pas éprouver de difficulté ou de remords.

Après avoir fumé notre dernière cigarette, il nous en restait 6 ou 7. Au lieu de les jeter, j’ai tenté de les donner à d’autres fumeurs près de nous. J’ai eu quelques difficultés à faire le don de mes dernières cigarettes. J’espère que les gens n’ont pas refusé en pensant que je voulais les vendre. Je leur disais que je venais d’arrêter et que je voulais leur donner mes dernières cigarettes.

J’ai passé soit pour un itinérant qui espérant faire un don de cigarettes pour quémander un peu d’argent après ou encore un terroriste qui a mis du poison chimique dans les cigarettes. Dans tous les cas, cela était très loin de ma réalité. Est-ce que notre société en est rendu à être paranoiaque à ce point?

Histoire complète sur le voyage à Vancouver.

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Nourrir l’humanité avec des pilules

Alimentation

Les pilules alimentaires: la nourriture de l’avenir?

Grâce aux avancées scientifiques de l’Agence de recherche de la défense américaine (DARPA), on estime que d’ici 2014, des chercheurs pourraient mettre au point des pilules capables de nourrir l’humain pour des jours, voire des semaines! En viendra-t-on vraiment un jour à se nourrir que de pilules, à la manière des personnages de la famille Jetson?

Marie-Josée Richard      Dossiers Environnement, Santé

Selon Manfred Kroger, professeur des sciences de la nutrition à l’Université de Pennsylvanie, bien que les pilules alimentaires soient, à ce jour, théoriquement disponibles, leur aspect pratique doit être amélioré. En effet, un homme moyen aurait besoin d’ingérer au moins 2000 calories par jour, ce qui équivaudrait à «avaler une pilule de près d’une livre» ou des centaines de petites granules chaque jour! Et il lui faudrait probablement un grand verre d’eau pour faire passer tout ça!

Au département de la Défense de l’armée américaine, une unité travaille à améliorer les repas à emporter des troupes. Les repas compacts représentent le tiers du poids et du volume des repas «prêts à manger» tout en étant aussi nutritifs et calorifiques. Ils sont actuellement ce qu’il y a de plus innovateur en ce qui a trait à la lyophilisation, une méthode de conservation des aliments qui a recours à un procédé de déshydratation par le froid. On n’en est pas encore à l’étape des pilules alimentaires, mais on s’en rapproche!

Quand le plaisir des sens crie famine!

Robert Henkin, directeur du centre The Taste and Smell Clinic sur la nutrition moléculaire et les désordres sensoriels, pose une mise en garde à l’utilisation d’une telle pharmacopée. Ce chercheur connaît bien l’importance des sens: cela fait plus de 30 ans qu’il traite des patients dont le sens du goût et l’odorat font défaut ou ont complètement disparu.

Selon lui, se nourrir aux pilules matin, midi et soir, tôt ou tard, ce sera la déprime assurée : «Imaginez : vous vous alimentez, mais il ne se passe rien! Vous perdriez alors tout intérêt à vous nourrir. Et même si l’on vous présentait vingt saveurs différentes de pilules, vous en auriez bien vite fait le tour!» Le spécialiste estime que les pilules alimentaires répondraient à un besoin vital, soit se nourrir, mais le plaisir des sens n’y étant pas, on s’en lasserait bien vite: «Il faut faire une distinction entre manger pour vivre et manger pour survivre». Et vous l’aurez deviné, les pilules alimentaires ne permettraient à l’homme de nourrir que son métabolisme. L’hédoniste en lui resterait sur sa faim.

Des laboratoires de recherches jusqu’à votre assiette…

Il y a fort à parier qu’il ne faudra pas attendre encore longtemps avant que les produits dérivés de la recherche ne soient disponibles aux consommateurs. En effet, déjà, on retrouve sur les tablettes la barre énergétique Hooah, à l’origine réservée aux militaires. Comment les mœurs sociales évolueraient-ils si ces petites pilules en venaient à substituer les repas?

«Manger est un acte social, un acte d’échange», a écrit Marie Marquis, professeure au département de nutrition de l’Université de Montréal, dans un article paru l’an dernier dans le périodique Recherches sur la famille. En effet, la nourriture que l’on ingère fait bien plus que simplement nous remplir la panse. Des études ont déjà démontré que manger en famille pouvait limiter les risques de toxicomanie chez les jeunes et de troubles alimentaires à l’adolescence. La psychosociologue Diane Daigle abonde dans le même sens: le temps des repas est très important, il permet de briser l’isolement et de sociabiliser. Il s’agit d’une composante essentielle pour garder une bonne santé mentale.

Prendre le temps de vivre

Voilà que l’arrivée de ces pilules pourrait faire sauver du temps aux plus pressés d’entre nous. Mais à quel prix? Diane Daigle craint que les pilules alimentaires ne soient avalées de travers… Dans sa clinique de consultation de Sainte-Julie, elle rencontre de nombreux patients, obsédés par la vitesse: «Ils sont pris dans un tourbillon continuel avec le temps. Les gens ne font qu’exister; ils ne prennent plus le temps pour vivre». Elle croit que ces pilules ne rendraient pas service à ces personnes, bien au contraire. «Plutôt que de revoir leur façon de vivre, elles s’enfonceraient davantage dans cette course contre la montre». Selon elle, les gens deviendraient encore plus individualistes: «Le peu de temps qu’ils s’accordent déjà pour manger risquerait alors de disparaître».

Manger, c’est aussi explorer

La spécialiste voit aussi défiler dans son bureau de nombreuses personnes en crise d’identité: «Elles ne savent plus qui elles sont ou quel est leur potentiel. Mon rôle est de les aider à se réconcilier avec leur humanité.» Et ce ne sont pas les pilules alimentaires qui les mettront dans la bonne voie. «En stimulant leurs sens, on peut réveiller les pulsions de vie qui les habitent», croit-elle. C’est en essayant toutes sortes de plats que l’on en vient à découvrir ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas, ce dont on a besoin ou ce dont on a le goût de manger. «Et pour un enfant, c’est particulièrement important», précise la spécialiste. Manger, c’est donc en quelque sorte un moyen de mieux se connaître.

Plus de pilules en vieillissant?

Avoir recours à des pilules alimentaires pour des fins militaires ou des missions dans l’espace, la psychosociologue Diane Daigle n’y voit pas d’inconvénient. Mais que monsieur et madame tout le monde en viennent un jour à les utiliser sur une base régulière, elle trouverait cela plutôt inquiétant! Elle entrevoit cependant un avenir pour ce type d’aliment. Les personnes handicapées ou en perte d’autonomie pourraient ainsi s’alimenter sans être dépendantes de quiconque. On estime qu’en 2016, les personnes âgées représenteront 17 % de la population au Québec; ceci signifie que près d’un Québécois sur cinq fera partie du troisième âge. Avec le vieillissement de la population, disons donc que ces petites granules pourraient bien se vendre comme de petits pains chauds!

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