À la défense du droit de circuler librement, la nuit

Un texte de Jean-Marc Beausoleil – Dossiers Justice, Politique et Société

Fondateur du Bloc Pot, militant acharné dans la lutte pour la légalisation de la marijuana, Marc-Boris St-Maurice refait un tour de piste, remettant en question la légitimité du gouvernement à limiter le droit de circuler des citoyens.

Le mercredi 10 février, Marc-Boris St-Maurice a déposé une requête à la cour supérieure du Québec défiant la validité du couvre-feu imposé par le gouvernement Legault.

Même si le présent couvre-feu sera probablement levé d’ici à ce que la cause soit entendue, à l’automne, la question de savoir à partir de quel moment le gouvernement a le droit d’enfreindre les libertés des citoyens, comme le droit de circuler librement, s’impose.

Une fois la présente pandémie vaincue, la responsabilité demeurera, à savoir comment organiser la société dans l’éventualité d’une nouvelle crise sanitaire – possibilité qui ne pourra éviter de hanter l’esprit de chacun.

S’il est difficile de nier la valeur de l’isolement des citoyens dans leur résidence, ce qu’on appelle le «confinement», au moment où un grand nombre de pays dans le monde adoptent cette stratégie et où tant de citoyens perdent la vie, il est malheureusement impossible de faire abstraction de la question posée par Marc-Boris St-Maurice.

«Nous devons d’établir maintenant les limites raisonnables et respectables de quand le gouvernement a le besoin de rogner les droits garantis par la charte», affirme M. St-Maurice.

Alors que d’autres requêtes allant dans le même sens, soulevant par exemple la question de l’habeas corpus, ont déjà été entendues, M. St-Maurice est convaincu que son approche est la bonne. 

Il souligne qu’il existe déjà une jurisprudence défendant l’Article 7[1] de la charte qui garantit le droit à la liberté : «Le gouvernement doit démontrer l’efficacité de sa mesure.»

M. St-Maurice rappelle que le directeur de la santé publique affirmait qu’il n’y a pas de preuve de l’efficacité du couvre-feu, mais que celui-ci s’inscrit dans une série de petits gestes. 

«Brimer la liberté, ce n’est pas un petit geste», insiste M. St-Maurice.

Le premier ministre, lui, a parlé d’électrochoc, une métaphore peu séduisante.

Si Felipe Morales sera le plaideur dans cette affaire, Marc-Boris St-Maurice a aussi consulté le constitutionnaliste bien connu Alen Young ainsi qu’une firme basée à Ottawa et spécialisée en affaire du genre.

Évidemment, il se dissocie de tous ceux qui nient l’importance de la pandémie et reconnait la gravité de la crise sanitaire mondiale. 

Il avoue aussi que son expérience dans la contestation de la constitution, de ses années de militants pro-marijuana, l’aide énormément.  «Je ne vais pas tomber dans le panneau de l’émotivité.  Je reste académique et juridique.»

Une telle cause, qui a pour but de défendre le bien public, ne se fait pas sans dépense, aussi le militant tente-t-il de couvrir ses frais par une campagne de financement public.

Malgré le sérieux de l’affaire, on ne peut s’empêcher de sourire en voyant l’homme mûr défendre une cause qui aurait séduit le jeune bassiste de Grimskunk, le droit de sortir la nuit. 

«J’aimerais mieux rester chez moi et faire de la musique que de retourner devant les tribunaux», affirme Boris, insistant sur l’importance qu’il accorde à cette question.

À partir de quand est-ce que la menace sanitaire justifie l’atteinte aux droits et libertés garantis par la charte des droits de la personne?  Quelle est la mesure de la menace justifiant une si grave exception?  À partir de quel point de comparaison établir cette mesure, si la présente situation est sans précédent?

Quels sont les mécanismes qui permettent de prendre cette décision?  S’il s’agit d’une rencontre entre la science médicale et la politique, comment s’articule cette nouvelle bioéthique, ce nouveau principe législateur qui affecte la vie de tous les citoyens?

En effet, les sans-abris, les petits commerçants et certaines catégories de travailleurs ne sont pas les seuls affectés par le couvre-feu, mais aussi, de façon générale, le moral de la population, la santé mentale de celle-ci, sans oublier, il faut le répéter, l’enfreinte à la charte. 

Entre autres, un excès de confinement ne peut que se révéler désastreux pour l’économie et pour la génération montante.

L’État Surveillance ne doit pas remplacer l’État Providence.

Il semble y avoir une contradiction logique irréductible, un oxymoron, entre la santé et la sécurité.  Il y a fort à parier que la santé ne peut se passer de risque.

Sans nier la gravité de la présente crise et tout en respectant les consignes de la santé publique, nous nous devons de nous inquiéter de tout ce qui ressemble au mariage entre le pouvoir exécutif et les dérives hygiénistes.

Dans un pamphlet intitulé Ce virus qui rend fou, Bernard-Henri Lévy s’inquiète non seulement de la viralité du virus, mais aussi du discours sur celui-ci.  Il rappelle que Michel Foucault craignait le «grand renfermement» trop favorable au pouvoir.

Lévy parle aussi de l’union incestueuse entre le politique et le médical.  Comme la mondialisation du XXIe siècle semble devoir passer par la Chine, d’où proviendrait le virus, pays souvent critiqué pour son manque de respect pour les droits et libertés, la vigilance s’impose.

«Avant, lorsque les humains vivaient ensemble, ils se donnaient mutuelle satisfaction au moyen de contact physique», peut-on lire dans La possibilité d’une île.

Bref, c’est à la montée du pouvoir médical – «quand la volonté de guérir devient le paradigme de l’action publique» – que semble s’en prendre la requête de M. St-Maurice.  Il sera important de suivre les débats entourant cette question.

Pour participer à la cause : https://www.gofundme.com/f/recours-judiciaire-couvrefeu-covid-quebec?qid=715299141b7cbdc3ca7e849e88b3e537


[1] 7. Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu’en conformité avec les principes de justice fondamentale.

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De combattants à acteurs sociaux : les policiers aiment-ils leur nouveau rôle?

Ghyslain Vallières compte 22 ans d’expérience dans la police. Il a été patrouilleur, préventionniste et agent spécialisé dans la lutte à l’exploitation sexuelle. Aujourd’hui, il est relationniste à la police de Longueuil, tout en continuant à travailler sur le terrain. Depuis le début de la pandémie, l’agent Vallières a mis à l’épreuve le rôle de policier RÉSO qui incarne bien la volonté de créer une police plus humaine au Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Un texte de Marie-Claude Savard publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Justice

Plutôt que combattant du crime, le policier RÉSO est un acteur social qui veille sur les gens vulnérables de concert avec les organismes d’aide de son territoire. Il travaille dans la communauté près des personnes souffrant de problèmes de santé mentale, de pauvreté, d’itinérance, de dépendance ou autres. Il apprend à connaître les réalités des différents milieux et crée des liens de confiance. Il identifie les fragilités, évalue les besoins et agit avant qu’il y ait une crise. L’agent Vallières travaille depuis mars auprès des itinérants.

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Liberté – Un sourire intérieur

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Un livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

Une police à échelle humaine

Le policier doit se détacher de son rôle de combattant du crime et se rapprocher de ses citoyens. C’est du moins ce que croit le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) qui, depuis plusieurs mois, travaille à implanter une approche plus humaine dans son fonctionnement. De nouvelles équipes d’intervention ont été créées. La plus récente est l’Équipe de soutien en intervention psychosociale (ÉSIP), qui mise sur le dialogue et les solutions alternatives à la judiciarisation.

Un texte de Marie-Claude Savard publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Justice

En 2019, 88 000 appels ont été faits au 911. De ces interventions, 70% n’étaient pas reliées à des infractions criminelles. Ainsi, dans quelque 61 600 interventions, les patrouilleurs ont répondu à des appels relatifs à la détresse humaine plutôt qu’à l’activité criminelle.

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

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Après la pluie… Le beau temps

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Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Un livre que vous pouvez commenter et où vous pouvez présenter vos propres créations. Vous pouvez y laisser votre commentaire et même vos propres textes. Chaque commentaire est lu et obtient sa réponse.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000 et en région: 1-877-256-9009 ou par Internet. Éditions TNT : 625 Avenue de la Salle, Montréal, QC H1V

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Emblème national, connait-on le drapeau québécois?

Un texte de Anne Reitzer et Delphine Caubet – Dossier Politique

«Pour la majorité des Québécois, c’est un lys, alors que, botaniquement parlant, c’est un iris versicolore», explique Louise Gratton, consultante en écologie. Cet imbroglio historique et culturel autour de la fleur de lys dure depuis des siècles et Jacques Cartier n’a pas manqué de l’importer au Québec.

L’origine de cette erreur est incertaine. Le chroniqueur du Soleil, Larry Hodgson, remonte aux premiers Francs et à l’avènement de Clovis (en 482) qui l’adopta comme symbole au cours de conquêtes en Flandre. Poussant sur le bord de la rivière Lys, l’iris appelé la fleur de la Lys serait devenu fleur de lys. Louis VII, autre roi des Francs en 1137, est également suspecté. Le roi, arborant un iris sur son blason, passa de « Flor de Loys » à fleur de Lys. Enfin, Louise Gratton nous rapporte une dernière explication. Cette fleur poussant dans un milieu humide était appelée fleur de lisier, contracté avec le temps à fleur de lis. Les deux orthographes (lys et lis) étant acceptées.

Une chose est certaine: botaniquement, la fleur de lys (sur le drapeau québécois entre autres) est un iris. Louise Gratton explique que l’on voit la différence au nombre de pétales. Un iris en possède 3 contre 5 pour le lys.

Changement d’emblème

En 1948, lorsque sous Maurice Duplessis il est décidé que le drapeau sera cantonné de quatre fleurs de lys, les botanistes se sont manifestés pour dire que c’était une erreur; d’autant que la fleur n’est pas indigène. Et elle n’a jamais poussé au Québec, alors que l’iris versicolore est partout dans la province et s’éclot aux alentours de la Saint-Jean.

Il aura fallu attendre plus de 50 ans avant que le gouvernement du Québec décide de changer enfin l’emblème de notre province pour adopter l’iris versicolore. Si différentes actions ont été menées durant plusieurs années, toutes se sont soldées par un échec.

En 1999, Louise Gratton se trouve dans un petit restaurant montréalais lorsque lui vient une idée: «C’est bizarre de dire ça, mais j’ai eu comme un éclair de génie. J’ai repensé à la société de publicité PopMedia qui faisait des cartes postales, et je me suis dit qu’en fait jamais une campagne publique n’avait été menée et c’était peut-être pour ça que le gouvernement ne nous entendait pas.»

C’est pourquoi Louise décidera de se lancer dans cette grande aventure en faisant appel à la célèbre photographe et botaniste Gisèle Lamoureux, qui se chargera de prendre en photo l’iris versicolore et d’écrire un manifeste sur l’histoire de la fleur.

Louise Gratton demandera à PopMedia d’imprimer 60 000 cartes postales qui seront distribuées à la population, qui se chargera de les envoyer au ministère de l’Environnement.

Le ministère, recevant des cartes en grand nombre, a alors adopté la résolution de changer l’emblème floral initial en iris versicolore. Si le chemin a été long, Louise a bien compris que pour avancer vite il fallait mobiliser le plus de monde possible: «Tu vois, ce n’était pas en restant entre scientifiques qu’on aurait pu changer le nom de la fleur, mais bien en s’ouvrant au peuple, car après tout, c’est leur drapeau à eux aussi».

Instances officielles

Pour en apprendre davantage sur le quiproquo iris/fleur de lys, Reflet de Société a contacté le ministère de la Justice, responsable du drapeau et des symboles nationaux. Une conversation sans queue ni tête s’en est suivi où l’agent ne comprenait pas que nous parlions d’iris sur le drapeau québécois tandis que nous tombions des nues que la personne responsable des symboles ne connaisse pas l’histoire autour de la fleur de lys. Quant à Louise Gratton, elle s’est esclaffée en précisant que cette ignorance ne l’étonnait aucunement.

En complément à Reflet de Société +

Comment enseigner l’histoire du Québec ? Découvrez ce débat entre Éric Bédard, professeur à la TÉLUQ, et Marc-André Éthier, professeur en didactique de l’histoire à l’Université de Montréal. Une entrevue organisée par Les publications universitaires.

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Politique municipale, le combat du congé de maternité

Un texte de Alexandra Duchaine – Dossier Politique

Les femmes aux ambitions politiques doivent-elles taire leur désir d’avoir des enfants pour être élues?

La conseillère municipale de l’arrondissement montréalais Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier, le croit et s’en désole. «Dans mon quartier, par exemple, plus on avance dans les échelons, dans les paliers de gouvernement, moins les élues ont d’enfants, moins elles sont mères», évoque la trentenaire.

Émilie Thuillier a 2 enfants. Elle côtoie la députée provinciale d’Ahuntsic-Cartierville Marie Montpetit qui en a un seul, puis la députée fédérale, Mélanie Joly, qui n’en a pas. «Aucune femme ne dira qu’elle a mis de côté sa vie familiale pour sa carrière politique, c’est beaucoup trop tabou, affirme Émilie Thuillier. Sauf qu’on le voit, on ne peut le nier, les élues ont rarement des familles nombreuses», souligne la conseillère en riant.

Aucun soutien

Pour la députée péquiste de Marie-Victorin Catherine Fournier, les femmes ne devraient jamais avoir à choisir entre vie politique et familiale. «Des mesures doivent être mises en place pour qu’être à la fois mère et législateur soit possible», croit l’élue de 25 ans qui désire donner naissance. «Pour l’instant, je ne comprends pas comment je ferais pour avoir des enfants, puisque mes fonctions politiques sont très prenantes», partage la plus jeune députée de l’histoire du Québec.

À l’Assemblée nationale du Québec, les familles ne profitent d’aucun soutien. «Il n’y a pas de salle d’allaitement, pas de garderie et, pire encore, les élus n’ont pas un seul jour de congé parental», souligne Catherine Fournier. Les mères députées doivent se remettre au travail tout de suite après l’accouchement, sinon elles encourent des pénalités financières, voire leur destitution.

Aux dires de la conseillère municipale de l’arrondissement montréalais Villeray–Saint-Michel-Parc-Extension et ex-députée de Laurier-Dorion, Elsie Lefebvre, les législateurs sont les grands oubliés de la politique familiale. «En termes de conciliation travail-famille, le Québec est un modèle, conçoit-elle. Par contre, pour les élus, c’est la préhistoire», dénonce la mère. À ses yeux, si les institutions politiques sont en retard, c’est parce qu’elles ont été trop longtemps entre les mains d’un «boys club» que les femmes commencent à peine à s’approprier.

Ce qu’il reste à faire

Élue enceinte en 2009, Elsie Lefebvre s’est battue pour qu’à l’Hôtel de Ville de Montréal la situation des parents, mais surtout des mères, s’améliore. La mairie qui n’était même pas dotée d’une table à langer est aujourd’hui pourvue d’un salon d’allaitement et d’une halte-garderie. Depuis juin 2016, tous les élus municipaux du Québec profitent même de 18 semaines de congé parental.

Sauf que ce congé reste plus symbolique que pratique. «La plupart des élus n’ont pas le budget pour disposer d’un secrétaire ou d’un remplaçant, explique la conseillère de Ville de Champlain-L’Île-des-Soeurs Marie-Eve Brunet. Si personne ne prend notre relève, à l’accouchement, on n’a pas le choix de continuer à travailler, parce que le citoyen doit toujours être représenté», défend la mère de 2 enfants. Il faut donc qu’un remplaçant soit désigné pour chaque conseiller.

Pour Elsie Lefebvre, tout reste encore à faire pour que la conciliation politique-famille soit possible. «Il faut changer les horaires des consultations publiques, qui se font surtout le soir, commence-t-elle. Il faut rendre possible le vote à distance ou l’enregistrement des assemblées et, plus important encore, il est nécessaire d’offrir des congés parentaux au fédéral et au provincial», énumère-t-elle.

Ailleurs en politique

Au sein de tous les paliers gouvernementaux, les femmes sont minoritaires. Elles occupent 32% des sièges au municipal, contre 27% au provincial et 26% au fédéral. «Si les femmes n’avaient pas à décider entre vie familiale et vie politique, si la conciliation allait de soi, il est certain qu’elles seraient plus présentes dans les espaces décisionnels», plaide Elsie Lefebvre, loin de négliger l’existence d’autres facteurs.

Fait fort révélateur, l’ex-députée de Laurier-Dorion a décidé de quitter le Parti québécois pour tenter sa chance au municipal en 2009 parce qu’elle était enceinte. Impossible pour elle de parcourir le Québec à la rencontre des citoyens ou de multiplier les allers-retours Québec-Montréal un bébé dans les bras. Représenter les habitants de son quartier semblait plus réaliste pour la jeune mère.

Émilie Thuillier, Marie-Ève Brunet, Catherine Fournier et Elsie Lefebvre mènent un combat pour que la politique soit à l’image de la société. «Les élus doivent vivre ce que les citoyens vivent, sinon ça fait des politiques publiques vides et décalées, qui n’ont aucun sens», résume Marie-Ève Brunet. À Ottawa, à Québec et au sein des mairies, certifient les 4 femmes de tête, il faut des mères qui comprennent le casse-tête quotidien des familles et qui légifèrent en conséquence.

Et il faut aussi des pères. Marie-Ève Brunet a dû retourner au travail 5 jours après son accouchement, car à l’époque le congé parental de 18 semaines n’était pas encore mis en place. Elle a pu le faire grâce à son mari, qui a pris plusieurs mois de congé pour la suivre partout où son statut d’élue la menait.

Marie-Ève Brunet le dit haut et fort, si les femmes sont minoritaires à l’Assemblée nationale, c’est en partie parce qu’elles sont encore perçues comme les responsables des petits. «Il faut réfléchir à notre vision collective de la mère, à notre vision du couple et de la répartition des tâches», conclut-elle. Parce qu’avant de moderniser les institutions politiques, il faut d’abord moderniser la famille, rappelle-t-elle.

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Justin Trudeau est-il intègre dans ses actions

Un encouragement pour le racisme, le sexisme et la violence?

Donald Trump félicité par Trudeau et Obama

Raymond Viger | Dossiers RacismeInternational

unknown-2Si j’avais été Hillary Clinton… au nom de la démocratie je n’aurais pas concédé la victoire.

Avec 95 000 votes d’avance, j’aurais demandé des recomptages.

Cela aurait-il permis de trouver des anomalies dans le système? Possiblement que non. Mais j’aurais montrer ainsi que je ne peux pas endosser une telle aberration.

photo-jpgSi j’avais été Barack Obama… au nom de la sécurité de mon pays, je refuserais de remettre les clés de la Maison Blanche à Donald Trump, un homme sexiste, raciste et violent.

C’est illégal me dit-on! Il a été élu démocratiquement me clame-t-on? Et bien soit. Tout comme Nelson Mandela ou Gandhi et bien d’autres, pour le respect de la démocratie, il faut parfois être prêt à faire de la prison et des illégalités pour soutenir nos principes et nos valeurs.

pm_trudeau_230x306_v3Si j’avais été Justin Trudeau… au nom de la liberté et de la paix sociale, j’aurais refusé de féliciter Donald Trump pour sa victoire pour la présidence des États-Unis.

Féliciter un homme raciste, sexiste et violent, est-ce un endossement de ce qu’il a fait et de ce qu’il est?

Je crois me souvenir que plusieurs dignitaires à travers le monde avaient félicité Adolph Hitler dans les années précédant la 2e guerre mondiale.

Sommes-nous à refaire les mêmes éternelles erreurs?


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couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité.

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

Compte tenu du sujet développé, je ne peux pas affirmer que certains passages explicites ne choqueront pas certains. C’est pourquoi j’ai décidé de le classer 14 ans et plus. C’est l’âge à laquelle une jeune fille peut rencontrer une infirmière du CLSC et demander que les parents ne soient pas avisés de sa démarche.

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Pour commander par Internet:

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Médaille de l’Assemblée Nationale

Carole Poirier remet le titre à Raymond Viger

Raymond Viger | Dossiers CommunautairePolitique

IMG_0485-2Automne 2015, en toute discrétion, Carole Poirier m’avait préparé une surprise. La remise de la médaille de l’Assemblée Nationale.

Recevoir un prix c’est intéressant. Ça permet de nous encourager de continuer encore un peu plus. Recevoir un prix quand on ne l’a pas demander, c’est encore plus touchant et intéressant.

Recevoir ce prix juste avant ma convalescence me permet de mieux accepter ce temps d’arrêt que je dois m’imposer après un quart de siècle d’intervention.

Merci Mme Poirier pour cette délicate intention fortement appréciée.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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