« Il faut s’unir pour construire un monde meilleur » – Kathia Rock

L’auteure-compositrice-interprète innue Kathia Rock était l’invitée de David Goudreault pour la deuxième lecture du projet Déconfine tes pensées en novembre 2020. L’occasion d’aborder avec elle son parcours d’artiste autochtone, sa culture et sa place dans l’industrie musicale d’aujourd’hui.

Un texte de Mélodie Descoubes publié sur RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Culture

« Elle nous a légué un grand message de paix. Peu importe les enquêtes sur les femmes autochtones agressées ou les pensionnats, nous ne cultivons pas la colère. Peu importe la violence, nous sommes une nation résiliente. C’est Joyce qui a éveillé les consciences pour un appel au changement. “Je ne te ferai pas mal même si tu m’as fait mal”, c’est le message qu’elle nous a laissé », confie-t-elle à propos de la mort de Joyce Echaquan qui a secoué le Québec à l’automne 2020.

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Autres textes sur Culture

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

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Autres articles publiés dans ce magazine

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Autres textes sur Santé mentale

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Guy Sioui Durand : sociologue engagé

Le sociologue Guy Sioui Durand m’avait donné rendez-vous dans le parc Cartier-Brébeuf à Québec, jadis une terre iroquoienne. Il vit dans un condo limitrophe à celui-ci, une façon pour lui de «recoloniser» la terre de ses ancêtres.

Un texte de Flora Lasalle – Dossier Autochtone


Premiers pas dans les arts

«Je viens d’une réserve, donc j’ai vu beaucoup d’artisanat. Mes grands-parents travaillaient avec mes oncles, j’étais tout jeune. Il s’agissait alors d’artisanat commercial qu’ils revendaient. Je baignais déjà dans un univers artistique.»

Malgré l’omniprésence de l’artisanat dans la vie du garçon, Guy a 14 ans lorsqu’il assiste à un événement artistique pour la première fois. Il s’agit de l’Exposition universelle de 1967 Terre des Hommes, organisée à Montréal: «Dix artistes amérindiens contemporains sont invités à créer des grandes fresques qui ornent le pavillon indien. Il y a, entre autres, Norval Copper Thunderbird Morrisseau, mais aussi Jean-Marie Gros Louis de ma communauté, en tandem avec le Mohawk iroquois Tom Hill. Ils conçoivent ensemble l’arbre de paix sacré. Les œuvres d’art comportent toutes un message politique et moi, jeune ado à l’école secondaire, je ne comprends pas vraiment, mais je vois. C’est la première fois qu’on montre la réalité de ce qu’est la vie des Indiens au Canada dans les réserves, donc c’est un moment d’histoire majeur, et c’était aussi mon premier contact avec les arts.»

… la maîtrise de ce qu’il appelle «les outils occidentaux pour comprendre et expliquer la société

L’exposition prend place deux ans avant l’Indian Movement, la révolte des Indiens aux États-Unis. Pour Guy, ce regroupement d’artistes annonce déjà leur réengagement au sein de la société, leur volonté de faire de l’activisme et du militantisme par l’art.

La voie du pionnier

Guy Sioui Durand étudie en sciences humaines et se spécialise dans l’art. Soutenu par le célèbre sociologue Jean-Charles Falardeau, il réalise une thèse en sociologie. Les cours universitaires lui apprennent la maîtrise de ce qu’il appelle «les outils occidentaux pour comprendre et expliquer la société».

Grâce à cela, il offre une expertise des arts autochtones qu’il observe de l’intérieur. Son statut d’Amérindien lui permet en effet d’être au plus près de son sujet de recherche. Malgré une époque où le racisme envers les Autochtones est encore fort, Guy se forge une réputation grâce à la qualité de ses recherches et des expositions qu’il organise et à sa proximité avec les artistes.

«J’ai été le premier Wendat à donner un cours Histoire de l’art autochtone à l’Université Laval à la demande des étudiants. J’ai aussi été chargé de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi, trois fois. Les étudiants m’ont connu par mes écrits, parce que je me suis lié à un centre d’artistes autogéré. Je suis avec mes amis l’un des fondateurs de la revue Inter art actuel, rattachée au centre en art actuel de Québec. J’ai donc eu comme complices les artistes.»

Le système universitaire est simplement en faveur des allochtones, donc là-dessus il y a du chemin à faire, c’est un combat de terrain

Il développe aussi une sociologie de l’art de terrain. Pour lui, parcourir les territoires pour voir les œuvres et en parler oralement est primordial. Son travail ne s’arrête pas aux frontières canadiennes. Il est aussi bien appelé en Asie et en Amérique du Sud qu’en Europe. Il devient un expert et un porte-parole des artistes autochtones. N’étant rattaché à aucune institution, il explore ce qu’il souhaite et parle en toute liberté.

Un indien de service

Les Autochtones ont été longtemps l’objet de la sociologie. Encore aujourd’hui, et Guy le regrette, la majorité des anthropologues et des historiens des arts sont occidentaux. «Nous, nous sommes un objet d’étude. Mais depuis la résurgence, il y a aussi la voix d’Amérindiens et c’est très nouveau qu’on nous donne la parole. On l’a prise dans certains milieux comme celui de l’art, mais on est invités dans de gros colloques comme “Indiens de service” du milieu francophone. On n’est pas là en tant que maîtres, ce sont souvent des blancs qui dirigent la discussion.»

Malgré ses diplômes, Guy n’a pas eu l’opportunité de devenir professeur d’Université: «Le système universitaire est simplement en faveur des allochtones, donc là-dessus il y a du chemin à faire, c’est un combat de terrain. C’est difficile d’être à la fois l’objet et le sujet d’étude. J’occupe cette position singulière. Aujourd’hui je suis vu comme un spécialiste par le peu qui ont fait ça et ma pensée, on en tient compte. Mais ce n’est pas grâce à un titre, ou à un poste. J’ai enseigné à l’université, mais je ne suis pas professeur.»

Cette condition le force parfois à se battre pour des droits primaires, comme celui d’être légitimement rémunéré pour des contributions dans les institutions savantes, par exemple. Ainsi revient-il sur l’un de ses derniers colloques.

«Pensant que nous sommes tous des professeurs salariés, ils ne paient pas. Ils te font venir comme l’Indien de service. Moi, comme bien d’autres hors institution, revendiquons un cachet. Pourquoi ? Par justice. Il y a peu de temps, je suis intervenu dans une université à Montréal. On nous proposait tous 100 pièces, mais moi j’ai dit “C’est 150, je viens de Québec. Tu paies au moins mon transport!” Une artiste s’est levée avec moi. À la fin, ils nous ont offert 500 pièces à chacun. Comme quoi! Ce n’est pas facile même quand tu connais les rouages. Mais quand tu n’en sais pas trop et que l’on t’invite, tu es content: c’est le cas pour la majorité des Indiens, mais aussi des artistes en général.»

Refuser la victimisation

Le sociologue constate la liberté de parole que l’on offre depuis peu aux Autochtones. Les Canadiens s’intéressent davantage à leur condition. Pour autant, il ne pense pas que ce soit de la bonne manière: «La société dominante actuellement est très conciliante, on s’intéresse beaucoup aux Amérindiens, mais à travers la victimisation, le malheur: vérité et réconciliation, les itinérants de la rue, les aides et tout ça.» Une démarche qui a le don de l’agacer. Lui ne veut pas être vu comme tel.

À l’image de ses descendants, il est combatif: «Moi je suis un affranchi, je suis le contraire de ça. C’est particulier et ce n’est pas une position dominante. Lorsque j’organise une exposition, je n’ai pas d’institution derrière moi, je n’ai pas d’équipe. On le fait par conviction. Je me sens jeune et vieux en même temps. J’ai plein d’énergie, j’ai une expertise que j’ai construite par moi-même. Dans le monde amérindien, je suis érudit, puis en plus je suis un Wendat, donc je suis vindicatif. La victimisation très peu pour moi. C’est ça que ça veut dire.»

Son objectif est ainsi de représenter les artistes amérindiens de la manière la plus juste. Conscient de l’impact de son travail, il est primordial pour lui que les Autochtones aient la possibilité de s’exprimer et que leurs voix soient entendues et considérées.

«Mon parcours, je l’ai fait en faisant de la route et en étant – des mots extrêmement importants – responsable et enthousiaste. Je suis dans le monde de la recherche, l’art actuel, l’art d’expérience aussi, donc avec le temps tu comprends que tu peux devenir un modèle ou une source de savoir, une référence, et ça devient important pour les tiens, pour ton monde et aussi dans le monde. Il y a toujours cette tentation, avec le temps, d’arrêter, mais il nous faut une relève, il faut qu’il y ait une suite.»

Portrait : gracieuseté Guy Sioui Durand

Autres textes sur Autochtone

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Avant les rues : la guérison de Manawan


Le cinéma québécois est gratifié depuis 2016 du premier long métrage de Chloé Leriche qui est aussi le premier film réalisé en langue Atikamekw.

Un texte de Mahdia Mellal – Dossier Autochtone

Fait loin d’être anecdotique, la réalisatrice n’appartient pas à la communauté et ne parlait pas la langue. Le tournage d’ Avant les rues a eu lieu à Manawan, un village amérindien de Lanaudière. Chloé a choisi de confier les rôles à des habitants du village sans expérience dans le domaine, autant dire un défi de taille. La jeune femme férue d’images avoue ne pas l’avoir été dans son jeune âge et pour cause: pas de télé chez elle et encore moins de passion pour le septième art dans son entourage. En revanche, une grande proximité avec d’autres formes d’art. Son attirance pour les images a été suscitée par l’aspect humain, social et le message qu’elles véhiculent.

Réalisatrice de courts métrages, Chloé confie qu’elle aborde une nouvelle étape de sa carrière. «Je retournerais probablement au court métrage, ce n’est pas une voie arrêtée. Pour moi le court et le long métrage sont deux choses différentes.

Par contre, ce film représente d’une certaine façon un accomplissement: faire un long métrage signifie un engagement vis-à-vis de la communauté et implique de trouver le financement et de convaincre les bailleurs de fonds.» Et le budget du film fut de 1,3 million de dollars, dont 20% fut investi par l’équipe.

Liée au début de sa carrière au monde de la vidéo, Chloé a notamment été formatrice pendant plusieurs années au Wapikoni mobile. Une première immersion dans la réalité autochtone pour la réalisatrice.

Mais avant de se lancer, elle a longuement réfléchi: «Quand j’ai commencé à fréquenter les communautés, j’ai reçu un choc… J’ai découvert leurs problèmes sociaux et j’ai voulu en parler, mais pas juste ça, tenter aussi de faire évoluer les choses. Le racisme est nourri par l’ignorance et la méconnaissance de l’autre et je trouve que la fiction est un outil très fort qui permet de s’attacher à un personnage. J’aurais bien pu en faire un documentaire, mais selon moi, la fiction peut faire une différence.»

Je voulais que les acteurs endossent le film avec moi. Ils sont amateurs, mais ils représentent bien l’idée que je souhaite véhiculer

Les relations humaines sont au cœur de sa démarche. Le choix de la distribution non professionnelle est fondé sur plusieurs critères: offrir un tremplin aux jeunes qui souhaitent découvrir le métier d’acteur et l’occasion de s’exprimer sur leurs préoccupations. «Je voulais que les acteurs endossent le film avec moi. Ils sont amateurs, mais ils représentent bien l’idée que je souhaite véhiculer dans le film, les principaux acteurs sont des artistes et sont investis dans la promotion des arts autochtones», explique la réalisatrice.

Chloé Leriche n’a pas manqué de souligner l’ouverture de la communauté Atikamekw. Conscients des retombées socio-économiques, les chefs lui ont ouvert les portes de la réserve et sont allés jusqu’à soutenir financièrement le projet. Cela dénote le besoin réciproque de communiquer avec le monde extérieur. Avant de lancer son film, Chloé a d’abord cherché l’approbation des 3 chefs de la communauté et les 58 conseillers. Comble de la situation, le jeune femme extérieure au milieu leur en a appris sur eux.

Au-delà des défis imposés par le film, entre ajustements et différentes difficultés de gestion sur place, l’artiste reconnaît la complexité sur le plan émotif, tant pour elle que pour les acteurs.

Jacques Newashish qui joue le rôle du beau-père de Shawnouk (l’acteur principal) précise: «Mon rôle, je l’ai vécu avec beaucoup d’émotions, il reflète tellement ma vie, je suis moi-même père de famille et je travaille souvent avec les jeunes de ma communauté. Je vis les difficultés relationnelles qui sont racontées dans le film. Ça me parle.»

Le Québec est à une époque charnière quant à la réhabilitation et à la réparation de son histoire envers les populations autochtones, le travail de Chloé Leriche s’inscrit-il dans cette ligne?

«Humm… c’est sûr, j’ai entamé ce projet il y a de cela 10 ans et c’était déjà d’actualité, mais j’ai aussi beaucoup de fascination pour cette culture ancestrale, je ressentais le devoir d’en parler, pour faire bouger les choses.»

Vous l’avez compris, Chloé n’a pas fini de faire parler de la culture et de la réalité autochtones. Le sujet étant peu documenté, elle demeure consciente de la lourde responsabilité qui repose sur son œuvre.


Manawan en quelques faits

La réserve de Manawan, située entre Val-D’Or et Montréal, compte 2 000 habitants. La langue parlée est l’atikamekw qui a intégré le système éducatif au même titre que le français. Sa transmission orale ne s’est jamais arrêtée à travers les siècles.

Sur le plan économique, la communauté est largement dépendante de l’exploitation forestière, même si l’ethnotourisme est un secteur prometteur. Néanmoins, Manawan souffre d’un chômage élevé, d’un revenu moyen inférieur à la moyenne provinciale, d’une dépendance aux fonds fédéraux et d’un manque de scolarisation.

La communauté a entre autres décidé de faire face à ses problèmes sociaux (suicide, alcool, etc.) en reconnaissant la gravité de la situation et en mettant l’accent sur la santé, les services sociaux, la police et l’éducation. Manawan dispose d’une école secondaire pour permettre à des jeunes d’étudier un peu plus longtemps.

La particularité de Manawan est qu’elle mise sur l’autonomie en termes de télécommunication et le développement technologique. Depuis 2005, le conseil Atikamekw de Manawan est inscrit comme transporteur de télécommunication auprès du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) et il est propriétaire de 200 km de réseau de fibres optiques allant de Manawan à Joliette. Leur service internet est autant offert à des particuliers qu’à des entreprises.

Crédit photo : IXION Communications

En complément à Reflet de Société +

Découvrez Alexis Wawanoloath, premier député autochtone de l’Assemblée nationale au Québec.

Crédit vidéo : Mouvement Premiers Peuples.

Autres textes sur Autochtone

Pensionnats autochtones

Commission de vérité et de réconciliation du Canada

L’impact du rapport

Reflet de Société s’était rendu en 2013 à la Commission de vérité et de réconciliation du Canada (CVRC) lors d’une audience à Montréal.

Flora Lasalle | Dossiers  AutochtonePolitique

Cet événement avait regroupé des Autochtones venus de tout le Québec, bouleversés par le fait de se replonger dans leur histoire vécue au pensionnat. À quoi ont servi tant d’efforts? Suite à la sortie du rapport de la CVRC en juin, des changements se préparent.

Retour sur les traitements

cvrc rapportDepuis 2009, la CVRC s’est déplacé à travers le Canada pour récolter des témoignages concernant les pensionnats indiens. Elle fut mandatée par le gouvernement canadien afin de relater la réalité des pensionnats entre 1874 et 1996. Le 3 juin 2015, la CVRC a diffusé son rapport, mettant en lumière cette époque de l’histoire du Canada.

Comme il lui a été demandé, la CVRC ne fait aucune interprétation des paroles des survivants. Elle expose des faits le plus objectivement possible, en offrant l’anonymat aux victimes qui le désirent, ainsi qu’aux prêtres, enseignants et religieuses n’ayant pas avoué leurs méfaits ou ayant été condamnés pour ces derniers. Les auteurs décrivent les kidnappings d’enfants dans les familles, les traitements violents au sein des pensionnats, en utilisant telles quelles les paroles des survivants.

Le rapport de 274 pages est capital pour l’histoire du Canada. Pour la première fois, un organisme mandaté par l’État affirme sa volonté d’anéantir la culture des Autochtones. On parle enfin de «génocide culturel», un terme faisant débat et que certains politiciens et médias rechignent encore à employer. Ils préfèrent parler d’assimilation forcée ou d’ethnocide. Pourtant, il s’agissait bien d’extermination volontaire et planifiée d’une culture.

Selon la définition du génocide de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de l’ONU, il y a bien eu atteinte à l’intégrité physique et psychique des personnes (violences, abus sexuels, sous-alimentation, enfants numérotés, cheveux coupés courts, habits traditionnels jetés…), soumission à des conditions d’existence mettant en péril la vie du groupe (séparation des membres d’une même famille, interdiction de parler la langue maternelle) et des transferts forcés d’enfants du groupe visé vers un autre (150 000 enfants envoyés de force dans des pensionnats religieux entre 1872 et 1996, menaces aux parents qui s’opposent au départ de leurs enfants vers les pensionnats).

La CVRC souligne aussi qu’au moins 1 enfant sur 25 mourrait dans ces pensionnats, ce chiffre ne faisant pas état de ceux morts après leur expérience traumatisante.

Incidences politiques

pensionnats autochtonesL’Assemblée nationale du Québec a voté à l’unanimité la motion affirmant le fait que «les pensionnats autochtones étaient un outil de génocide culturel à l’égard des nations autochtones du Québec».

Philippe Couillard en a lui aussi employé l’expression: «On parle d’une tentative délibérée d’effacer l’identité, la langue et la culture d’un peuple, on peut appeler ça un génocide culturel».  Mais au fédéral, Stephen Harper et Bernard Valcourt (ministre des Affaires autochtones) évitent d’utiliser cette expression dans leur discours. Serait-ce le fait que la reconnaissance d’un génocide implique juridiquement un devoir d’intervention?

En effet, sur les 94 recommandations de la CVRC pour l’insertion sociale des Autochtones, le gouvernement fédéral s’est pour l’instant engagé à en appliquer deux. Il a déjà versé des compensations financières aux anciens élèves entre 2007 et 2011. Il s’engage à ouvrir un Centre national de vérité et de réconciliation dans l’Université de Manitoba (Winnipeg) et d’offrir un apport financier pour faire connaître l’histoire des pensionnats au Canada, en particulier dans les écoles.

Même si ces deux mesures sont primordiales pour ouvrir le chemin vers une réconciliation, le gouvernement fédéral est resté silencieux face aux autres recommandations.

Parmi elles: la préservation des langues autochtones, la transparence sur les difficultés sociales auxquelles font face des Autochtones, la protection de l’enfance, le respect des traités avec les Autochtones, l’ajustement du droit des Autochtones d’ici au droit international, la diminution des écarts en matière de santé, de justice, d’éducation et d’égalité des chances entre les Autochtones et le reste de la population canadienne.

Tant que le gouvernement sera réticent à entreprendre ce grand chantier, la réconciliation s’avèrera difficile. Un premier pas a été entrepris, mais il demeurera insuffisant tant qu’il ne sera pas accompagné d’autres mesures. Une affaire à suivre…

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    Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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    Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

    Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

    Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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    Exposition autochtone à Frontenac

    Exposition à Hochelaga sur les disparues

    Le 30 avril 2015 a été inaugurée l’exposition « Oubliées ou disparues: Akonessen, Zitya, Tina, Marie et les autres » à la Maison de la Culture de Frontenac à Montréal. Pour cette exposition, 7 artistes autochtones ont été invitées à représenter la condition de ces femmes.

    Delphine Caubet | Dossiers AutochtoneCriminalité.

    Femmes autochtones oubliées, disparuesCette exposition a été un choc pour moi, car il y a peu d’œuvres, mais elles percutent.

    Celle qui m’a le plus marqué est l’œuvre d’une artiste anonyme. Sur tout un pan de mur, des tableaux de femmes autochtones sont affichés. Elles sont sensuelles, belles, martyres… En dessous se trouvent des portemanteaux avec des noms de femmes. Dont Loretta.

    En relevant la tête, je remarque une affiche avec un texte. C’est une jeune fille décédée qui parle. Elle raconte où elle a été aperçue la dernière fois et comment son corps a été retrouvé à l’intérieur d’un sac.

    Mon regard redescend sur le portemanteau de Loretta. Ce n’est qu’à cet instant que je remarque le sac. Un grand sac sale. Comme celui dans lequel Loretta a été retrouvé…

    Une œuvre qui au premier abord n’attire pas l’attention, mais qui percute lorsque l’on comprend son sens.

    Vue d’ailleurs

    Je me suis rendue à cette exposition avec 4 amies. 3 Iraniennes et une Française. La majorité d’entre elles ne connaissaient pas la condition des femmes autochtones au Canada, alors forcement, elles n’ont pas compris les œuvres au premier abord.

    Après une mise en contexte sur les maltraitances, les disparitions et l’absence d’enquête sur ces femmes, leur regard a changé.

    Mais un questionnement est apparu: elles viennent d’Iran et le Canada les a accueillies. Alors comment se fait-il que ce pays, si pacifique vu de l’étranger, traite les femmes autochtones de cette façon?

    Après avoir remarqué l’absence de visage dans la majorité des œuvres, l’une de mes amies est arrivée à une dure conclusion: les femmes autochtones ne sont personne.

    Une exposition gratuite à voir dans le cadre du Printemps autochtone d’art deux à la Maison de la culture Frontenac. Du 29 avril au 6 juin 2015.

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    Bistro le Ste-Cath

    bistro restaurant resto bonne bouffe où manger est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

    Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

    Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

    Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

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      Suicide des Premières nations

      Comprendre le suicide chez les autochtones

      Entrevue avec Alain Mindjouk, président de l’association Action prévention santé – villages, à Iracoubo en Guyane. Une association qui vient en aide aux Amérindiens. Lui-même issu de culture autochtone, il partage ses connaissances et son expérience sur l’enjeu du suicide auprès des Premières nations.

      Delphine Caubet | Dossiers Suicide, Autochtones

      Delphine Caubet: Comment peut-on expliquer le suicide des Amérindiens de Guyane?

      Alain Mindjouk: Les explications rejoignent celles du Québec. C’est relié à leur identité. Auparavant, les Amérindiens vivaient en harmonie avec l’environnement, et ils n’étaient pas habitués à ce qu’on leur impose des règles. Mais l’évolution moderne et la technologie ont fait changer les choses. L’État français est venu avec un système, un mode de fonctionnement, mais nous n’étions pas prêts. Ils ont changé notre mode de vie. C’est l’origine du mal-être des autochtones.

      Certains choisissent de quitter cette identité, mais on reste amérindien au fond. Les jeunes ont voulu entrer dans cette évolution, mais ils se sont mal adaptés. Par le passé, il y avait également des suicides, mais moins nombreux, et nous disions que c’était dû à des esprits maléfiques. «L’épidémie» de suicide est là depuis environ 10 ans, dans les villages isolés de la France.

      Quand je suis venu au Québec, j’ai pu comparer la situation des Premières nations avec nous. On se ressemble, on a les mêmes problèmes. Mais au Québec, il y a plus d’organisation et de structures. Pour arriver à ce résultat, nous faisons appel aux institutions françaises. Et le Québec peut nous aider avec son expérience.

      DC: Comment intervenez-vous auprès des autochtones pour lutter contre le suicide?

      A.M: Certains ne connaissent pas Cayenne [Ndlr: principale ville du département]. Nous, nous voulons les encadrer, car ils se sentent perdus une fois sur le littoral. Ils sont influencés par le mode de vie et la technologie, c’est là où le mal-être commence. Ils ont beaucoup d’obstacles à surmonter avec les études et leur intégration sociale. Car il y a beaucoup d’ethnies différentes dans le département.

      Certains retournent au village, car ils n’ont pas réussi à s’adapter. Mais au village, il n’y a pas de travail et ils commencent à penser au suicide. On essaye alors de les encadrer au maximum. On essaye de leur expliquer les risques des addictions, et de leur remonter le moral. Mais c’est difficile. Moi je suis bénévole et ce devrait être la responsabilité des institutions.

      L’association ADER (Action pour le développement, l’éducation et la recherche) a 2 médiateurs qui interviennent sur le terrain. Ils sont implantés localement. Mais le problème est que les coordonnateurs ne restent pas…. 2 ans en moyenne. En plus de ce roulement [qui rend difficile d’établir un lien de confiance], les Amérindiens ne sont pas habitués à parler à un psychologue.

      Même si nous sommes sur le terrain depuis des années, c’est très compliqué…

      DC: Quels sont les points forts et les points faibles dans la situation des Premières nations au Québec?

      A.M: L’un des points forts est que le gouvernement reconnaît les Premières Nations. En Guyane, ce sont des Français, ils ont les mêmes droits que les autres. La France refuse leur identité spécifique. C’est cela qui est difficile. Alors qu’au Québec, dans la réserve, c’est eux qui gèrent. Nous, nous devons demander l’autorisation pour construire des maisons.

      Votre niveau de structures est beaucoup plus développé au Québec. Comme avec les Centres d’amitié autochtone par exemple. Je veux en mettre en place ici. Ils porteraient le nom de Centre d’hébergement pour les Amérindiens de Guyane. J’ai dû faire beaucoup de démarches et de demandes, mais j’ai mis de l’avant les besoins en santé de notre population et notre différence culturelle.

      Même si la France ne veut pas reconnaître notre identité, nous avons conscience de nos coutumes et nos langues. Beaucoup d’Amérindiens ne parlent pas français. Et il y a urgence, car lorsqu’un Amérindien arrive à l’hôpital en ville, il est perdu. C’est avant qu’il faut agir et les aider.

      Je me suis battu pour ce projet. J’ai montré au préfet [représentant de l’exécutif] la nécessité d’avoir de telles structures spécifiques aux Amérindiens. Je lui ai fait voir la réalité avec toutes les difficultés que nous rencontrons, et avec tous les problèmes comme l’alcool… Le préfet est d’accord, c’est bien parti pour qu’un tel centre voie le jour.

      En point négatif au Québec, malheureusement vous avez les mêmes problèmes que nous. L’échec scolaire, l’alcool ou encore la discrimination en ville. Encore que chez nous, cette discrimination est moins accentuée, car il y a beaucoup d’ethnies en Guyane.

      Santé et peuples autochtones

      À l’automne 2013, Alain Mindjouk est venu au Québec avec plusieurs de ses concitoyens pour une rencontre franco-québécoise sur l’enjeu de la santé des peuples autochtones.

      Comme le souligne Hélène Lamaison, responsable à Guyane Promo Santé, la Guyane est le seul département français d’outre-mer avec une population autochtone. Au total, il y aurait environ 12 000 Amérindiens français. Et cette petite population n’incite pas les chercheurs de métropole à étudier leurs enjeux.

      Alors, les associations guyanaises regardent le Québec, lisent les recherches et s’inspirent de leurs expériences. Mais elles ne reproduisent pas tout, précise Hélène Lamaison. Elles cherchent un échange et des connaissances. Et dans les 2 contextes, il y a un rapport dominant/dominé.

      Lors de la rencontre au Québec à l’automne 2013, Alain Mindjouk est reparti stimulé de cet échange. Hélène Lamaison raconte comment il était épaté de voir des autochtones être avocats ou policiers. «Il faut que nos frères le sachent», telle était sa conclusion.

      Autres textes sur Autochtone

      Ressources sur le suicide

      • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
      • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
      • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
      • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
      • Suisse: Stop Suicide
      • Portugal: (+351) 225 50 60 70

      Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

      guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

      Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

      Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

      Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

      Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

      Autres textes sur le Suicide

      Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts. Merci de votre soutien.

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      Autochtones: colonisation et réconciliation

      Bâtir des ponts à travers la compréhension

      Le Village des Premières Nations

      Atelier expérientiel sur la colonisation et la réconciliation

      Raymond Viger | Dossier Autochtones

      autochtones indiens premières nations Kathi Camilleri sera présente à Montréal pour animer un atelier expérientiel au sujet des Premières Nations et des effets intergénérationnels de la colonisation.

      Inspiré par les enseignements de Jann Derrick et de son modèle Le cercle et la boîte (The circle and the box) ainsi que par les enseignements de nombreux aînés, cet atelier aide à la compréhension cognitive et émotionnelle des traditions et des valeurs traditionnelles des Premières Nations. Cet atelier marqué par le respect et l’écoute mutuels, cherche à adresser des solutions plutôt que des récriminations et est un excellent forum pour poser des questions.

      autochtone premières nations indiensQUAND? Le vendredi 21 février de 9h à 17h
      OÙ? Salle 632, YMCA Montréal Centre-ville (1440 rue Stanley) (près de la station de métro Peel)
      Un dîner sera servi!

      Cet atelier est ouvert à tous les jeunes de 35 ans et moins: autochtones et allochtones!

      L’atelier se déroulera en anglais avec traduction en français.

      LES INSCRIPTIONS SONT OBLIGATOIRES. VEUILLEZ CONFIRMER VOTRE PRÉSENCE À montreal@canadianroots.ca

      Kathi Camilleri

      Kathi Camilleri est une femme autochtone, de Colombie-Britannique, qui a travaillé à la coordination de programmes de guérison dans les communautés autochtones pendant 16 ans. Elle a récemment complété une maîtrise à l’Université Royal Roads.

      Kathi Camilleri travaille le sujet de la santé mentale des Autochtones et a sa propre entreprise de consultation. Elle anime des ateliers expérientiels sur la politique d’assimilation et de colonisation du Canada avec des travailleurs sociaux, des parents adoptifs, des travailleurs de la santé, des groupes religieux, des étudiants et des éducateurs ainsi que d’autres communautés à travers le Canada.

      La puissance de guérison et l’impact personnel de son atelier lui ont apportés des critiques élogieuses.

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      Bistro le Ste-Cath

      bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

      Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

      Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

      Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com 

      show_imageQuand un homme accouche

      Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: www.refletdesociete.com. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4


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