Journée mondiale de la Liberté de presse

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Jeudi le 3 Mai au Bistro Ste-Cath

Pour la Journée mondiale de la Liberté de presse, lancement du magazine Reflet de Société +

Reflet de Société, magazine provincial à thématiques sociales fait un nouveau virage Internet.

Reflet de Société + permet un accès hebdomadaire à de nouveaux reportages.

Des textes bonifiés vers d’autres reportages pertinents et des vidéos.

Réservations (514) 223-8116.

 

Bistro Ste-Cath

où culture et social se rencontrent

260 spectacles gratuits par année

100% des surplus reversés à la communauté

Bistro le Ste-Cath

Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, le Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Le Ste-Cath présente plus de 260 spectacles gratuits par année.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.     www.stecath.com.

La presse communautaire se renouvelle

Une vague de jeunes artisans pour la presse communautaire

Les jeunes envahissent les médias communautaires

Le week-end dernier avait lieu le 31e Congrès des médias communautaires à Rivière-du-Loup. À la surprise générale, le Congrès a été envahit de poussettes et d’enfants qui accompagnaient leurs parents.

Raymond Viger Dossier Culture, Média

Depuis plusieurs années, plusieurs membres de l’Association des médias écrits communautaires (AMECQ) craignaient pour la relève dans leurs médias. L’âge moyen des artisans de la presse communautaire ne cessait d’augmenter à un rythme plus que rapide.

La tendance vient de s’inverser. Les médias écrits communautaires viennent de prendre un coup de jeunesse. Une série de jeunes artisans décidés de s’impliquer et de prendre la relève se sont présenté au Congrès de Rivière-du-Loup avec des poussettes et des jeunes d’âges préscolaire et du primaire.

Il y avait tellement de jeunes présents qu’il a été proposé pour le Congrès de l’an prochain d’installer un service de garde pour accueillir ces jeunes familles et leur faciliter leur présence.

Dans une période où Québécor et Transcontinental tentent de prendre le contrôle des médias locaux, nous avons maintenant la conviction que les médias communautaires sont là pour rester, garder leur place auprès de leur communauté et de résister aux grands empires.

La presse communautaire ne s’est jamais aussi bien porté! Bienvenu à tous et bonne continuité pour le bien-être de nos communautés.

Autres textes sur  Média

Abonnement au magazine Reflet de Société

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  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

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Des sites Internet considérés comme médias écrits

Association des médias écrits communautaires du Québec

Des webzines pourraient devenir des médias officiels

Ce week-end se déroule le 31e Congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ). Un vote sera demandé pour reconnaître officiellement les sites Internet qui font des nouvelles locales et régionales comme étant des médias conventionnels.

Raymond Viger Dossier Culture, Média

Ce week-end à Rivière du Loup, une centaine de directeurs et de rédacteurs en chefs de médias écrits communautaires à travers le Québec se réunissent pour le 31e Congrès de l’Association des médias écrits du Québec (AMECQ).

Les statuts et règlements de l’AMECQ sont appelés à être modifié. La grande question qui sera débattue par les artisans de la presse communautaire: devons-nous intégrer les sites Internet qui font des nouvelles locales et régionales comme étant un média écrit communautaire conventionnel?

Ce changement dans les technologies pour publier un média écrit viendra questionner le ministère Culture et Communication. Un média officiellement reconnu comme étant un média communautaire a le droit à une subvention pour son fonctionnement. La base de calcul pour un média conventionnel est son tirage. Comment le calcul serait fait pour un média électronique? Son lectorat ne se limite plus à sa communauté mais devient international.

À noter que le magazine Reflet de Société n’est pas éligible à cette subvention de fonctionnement pour les médias écrits. La revue est considérée comme un thématique provincial, donc pas éligible pour les médias écrits communautaires qui doivent couvrir les nouvelles locales et régionales.

Autres textes sur  Média

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Internet, journalistes et organismes communautaires

Les impacts sociaux de l’Internet

Raymond Viger     Dossiers Internet, Formation Web

raymond Le Web a été initialement utilisé par des citoyens qui voulaient faire du journalisme. Aujourd’hui, une armada de journalistes se prépare à envahir l’Internet. Les blogues, au départ un passe-temps, deviennent pour certains des emplois.

Notre façon de vivre se transforme. Avec l’augmentation du prix du papier et la baisse des revenus publicitaires et des abonnés, plusieurs entreprises de presse cherchent à définir leur nouveau plan d’affaires Internet pour conserver leur marché et en conquérir de nouveaux. On ne pense plus marketing, on pense Webmarketing.

Les entreprises de presse veulent envahir le Web avec le contenu de leurs journalistes. Les journalistes veulent protéger leurs droits d’auteur. Le Journal de Montréal clame un lock-out? C’est par la bouche des canons du Web que réagissent les journalistes en lançant leur webzine, Rue Frontenac.

Pour les nouvelles internationales ou encore les archives des meilleurs documentaires, l’Internet devient de plus en plus crédible pour de plus en plus de citoyens. Pour les autres, il y a l’horoscope, les travaux scolaires, la météo ou les dernières recettes. On ne voit pas la fin des possibilités du Web. L’Internet va-t-il prendre toute la place?

Impacts de l’Internet sur les organismes communautaires

Des jeunes de la rue et des sans domicile fixe ont une adresse sur le Web. On peut maintenant les rejoindre plus facilement grâce au courriel ou apprendre à les connaître sur My Space. Certains ont même leur site Internet!

Les gens sont déprimés et suicidaires? Ils se retrouvent sur l’Internet. Ils y cherchent des moyens pour se suicider. Ils y trouveront peut-être des solutions à leur détresse, un lieu pour partager leur souffrance, une communauté. Nous n’en sommes plus à attendre leur appel: nous les rencontrons là où ils se trouvent, sur l’Internet.

Pour un organisme communautaire comme le nôtre qui s’aventure sur l’Internet, le terrain d’intervention s’élargit. La personne en crise vient peut-être du quartier, mais peut-être aussi de l’autre bout du monde. Doit-on s’empêcher d’aider un être humain qui souffre parce qu’il n’est pas Québécois?

Lorsque j’interviens dans un quartier, je prends des ententes de partenariat avec le CLSC du coin, la police de quartier, un hôpital et quelques organismes communautaires du secteur. Combien de protocoles devrons-nous maintenant préparer et planifier pour servir et soulager tout ce nouveau monde que l’Internet nous amène?

Comment devrons-nous négocier avec les bailleurs de fonds qui sont prêts à investir pour une intervention locale, mais qui ne voudraient pas soutenir une intervention internationale?

L’Internet offre des opportunités d’affaires et de nouveaux revenus pour l’entreprise privée. L’objectif de plusieurs compagnies est de croître au-delà des frontières pour grossir leur marché et diminuer leurs coûts.

Pour le communautaire, ça demande plus d’intervention, donc plus de moyens pour y parvenir. En résumé, des dépenses supplémentaires et encore plus d’argent à trouver.

L’Internet: nouveau terrain d’intervention

Reflet de Société a débuté son travail d’intervention sur L’Internet. Annuellement, c’est plus de 150 000 internautes suicidaires qui lisent un de nos textes sur le suicide. Parmi eux, plus de 10 000 vont être référés aux ressources pertinentes. C’est aussi plus de 3 000 témoignages de détresse que ces internautes nous laissent chaque année. Et ce n’est qu’un début.

Des églises et des partis politiques ont investi pour s’acheter un espace sur des sites comme Second Life. Jusqu’où les organismes communautaires devront-ils investir l’Internet?

Verrons-nous une nouvelle génération de travailleurs de rue du Web? Qui va financer ces interventions qui ne sont plus définies par un secteur géographique mais plutôt par une détresse commune? Un organisme communautaire qui a fait ses preuves devrait pouvoir étendre son aide partout où le besoin se fait sentir. Comme une entreprise peut vendre ses produits là où il y a une demande.

Notre monde se transforme, pas seulement notre économie. L’Internet en est le meilleur exemple.

Autres textes sur Internet

Formation Web

Légendes urbaines ou réalités?

Vente de Branchez-vous à Rogers Media

Faut-il légiférer l’Internet?

Éthique et controverse dans la blogosphère et sur Twitter

Nouvelles technologies dans la presse communautaire

Maurice Jarre, Wikipédia et des journalistes négligents

Formation sur l’art d’écrire un blogue pour être bien référencé

Autres textes sur Média

Huffington Post arrive au Québec

Le Globe, un nouveau webzine au Québec

RueMasson.com le blog du Vieux-Rosemont

Le magazine des journalistes frappe un iceberg!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

François Richard Billet numéro 5 Presse Communautaire

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le cinquième texte porte sur l’intimidation, le harcèlement et les agressions dans la presse communautaire.

Intimidation des élus municipaux

Une journaliste a raconté aux participants du dernier congrès de l’AMECQ ses démêlés avec le maire de Notre-Dame-des-Pins, une municipalité de la Beauce. Mécontent de la couverture médiatique défavorable à son endroit, le premier magistrat de ce village a tenté d’empêcher la journaliste d’assister aux réunions du conseil municipal sous prétexte qu’elle n’habitait pas le territoire. Cette histoire en rappelle une autre, celle du maire de Beauceville qui a multiplié les procès en diffamation contre des journalistes se montrant critique envers son administration. Dans les deux cas, les journalistes visés étaient à l’emploi de médias conventionnels. Malgré le fait qu’ils bénéficiaient du support et des moyens de grandes organisations, ils sont sortis perturbés de ces expériences. Qu’en est-il lorsque cela arrive à un journaliste bénévole qui travaille dans un petit journal communautaire?

Proximité, proxénétisme

La formule est de Maurice Giroux, du journal Point Sud de Longueuil. Son organisation, comme quelques autres dont les membres se sont manifestés lors du congrès, est victime d’intimidation et d’ingérence venant d’élus municipaux. Le P’tit Journal de Malartic et Les Échos du Vieux-Montréal ont aussi raconté avoir été victimes de tels comportements. Le premier pour s’être questionné sur les impacts d’un immense projet de mine à ciel ouvert en pleine ville de Malartic, le second pour avoir dénoncé les liens incestueux qui semblent exister entre l’administration montréalaise et certains promoteurs immobiliers. Baisse d’achats publicitaires et processus judiciaire s’en sont ensuivis. Dans le cas du journal Le Saint-Armand, la situation s’est détériorée au point où un journaliste a découvert un matin que ses quatre pneus avaient été crevés pendant la nuit.

Les municipalités s’en lavent les mains

Minimisant la gravité du problème, le représentant de l’Union des municipalités du Québec présent au congrès, François Sormany, a déclaré qu’il n’y avait pas lieu d’envoyer aux élus municipaux de directives précises sur le sujet et que si les gens n’étaient pas contents, ils n’avaient qu’à élire quelqu’un d’autre lors des prochaines élections.

Différence entre critique et diffamation

Selon le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, les élus des petites municipalités ont parfois de la difficulté à comprendre le rôle des médias communautaires et confondent la critique et la diffamation. La situation est encore compliquée par la proximité de chacun. Dans les villages, en plus des difficultés imposées dans l’exercice de son travail, le journaliste bénévole subira l’hostilité des gens qu’il a critiqué lorsqu’il les croisera à l’épicerie, à l’aréna, etc. Ces situations sont éprouvantes même pour les plus durs des journalistes.

Viols et suicides

Yvan Noé Girouard se désole de ces difficultés puisqu’il est convaincu que la politique municipale est le sujet préféré des lecteurs de journaux communautaire et leur principale raison d’être. Il souligne qu’outre les problèmes liés à la politique municipale, d’autres sujets sont difficiles à aborder dans les médias communautaires, notamment tout ce qui touche aux drames humains. Dans les petites communautés, tout le monde se connaît et tout se sait. Dans ce contexte, comment traiter des cas de viol ou de suicide sans ostraciser une famille? Est-il pertinent d’en parler dans le journal lorsque tout le monde est déjà au courant?

Aide et soutien de l’AMECQ

L’AMECQ tente d’aider ses membres aux prises avec des problèmes d’intimidation. Les cas diffèrent toutefois grandement les uns des autres et il n’existe pas de méthode d’intervention adaptée à tous. La négociation ou l’amorce de démarches légales suffit à régler la majorité des conflits. Les cas de violence seraient, selon, Yvan Noé Girouard, rarissimes. Il invite toutefois les membres qui vivent des difficultés de cet ordre à communiquer avec lui.

Réactions et commentaires

Nous vous demandons une dernière fois de nous écrire afin de partager vos expériences, vos interrogations et vos solutions par rapport au problème de l’intimidation dans la presse communautaire. Nous vous soumettons une dernière question: lorsque l’on est victime d’intimidation, peut-on en parler dans son propre journal? Risquons-nous alors de passer pour un ‘frustré’ et de perdre la perception d’objectivité que nos lecteurs ont à notre endroit? Si on n’en parle pas dans son journal, où peut-on en parler? Nous attendons vos réponses avec impatience.

Lire aussi: Financement de la presse communautaire, La relève des journaux communautaires et Nouvelles technologies dans la presse communautaire

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Les médias écrits sont-ils appelés à disparaître?

Les médias écrits sont-ils appelés à disparaître?

Raymond Viger          Dossier Économie, Médias.

Au moment où la presse communautaire lance un débat sur son financement et sa capacité de survie avec une relève qui l’abandonne, les dernières statistiques ont de quoi inquiéter. Nous avions déjà parlé de la faillite de GM ainsi que du rase-motte de Bombardier.

publicité2 Maintenant, l’économiste Jean Gagnon nous présente la réalité de la presse écrite avec un graphique sur les ventes publicitaires des médias écrits aux États-Unis. Celui-ci nous résume bien l’état de la situation.

Depuis 2006, les ventes de publicité diminue. Pour le premier trimestre de 2009, la chute s’est accéléré. On dirait un parachutiste qui a sauté sans son parachute!

Les gens le savaient que les ventes publicitaires sont en chute libre. L’Internet grugerait de plus en plus dans la tarte disponible. Erreur! Même les ventes sur l’Internet sont en chute libre.

10 millliards pour GM en faillite, combien pour les médias?

Le gouvernement canadien injectera plus de 10 milliards dans GM pour sauver des emplois. Combien les gouvernements seront prêts à injecter dans les médias, autant communautaire que de l’entreprise privée pour conserver la liberté de presse et assurer que la démocratie a encore des outils d’expression?

On démantèle Radio-Canada. La Presse et Radio-Canada ont coupé ses stages pour les futurs journalistes. Transcontinental a congédié beaucoup de monde. Le Journal de Montréal est en lock-out et ça doit faire l’affaire de Pierre-Karl Péladeau… Moins spectaculaires peut-être, mais les médias sont tout aussi ébranlés que GM, Bombardier et autres entreprises. Et cela dure depuis un bon bout de temps.

L’idée du siècle!

Une idée comme ça. Que les gouvernements achètent des pages de publicité pour annoncer les produits GM dans les médias. Ils vont aider deux industries en même temps.

Je me permets une petite plogue. Si vous êtes responsable d’un budget publicitaire ou que vous connaissez quelqu’un qui l’est, dites à cette personne de contacter Danielle Simard au (514) 256-9000 (journal@journaldelarue.ca). Danielle s’occupe de vos placements publicitaires pour le magazine Reflet de Société. Avec près de 500 000 lecteurs à travers le Québec, un tirage vendu exclusivement par abonnement et un lectorat représentant les leaders communautaires impliqués dans leur communauté, vous vous devez d’être présent dans Reflet de Société. Une presse indépendante et non subventionnée doit conserver sa place et continuer son travail.

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La relève des journaux communautaires

La relève des journaux communautaires

François Richard Billet numéro 3 La Presse: cyberpresse

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La relève des journaux communautaires

Vu le peu de revenus qu’elle génère, la production de la presse communautaire au Québec repose sur l’implication bénévole de ses artisans. Ceux qui ont le plus de temps à donner sont habituellement ceux qui ne doivent pas consacrer l’essentiel de leur temps à un emploi. La grande majorité des membres de l’AMECQ est donc constituée de retraités ou de semi-retraités. Les personnes de cette catégorie d’âge sont en effet des bénévoles idéaux, dotés de l’expertise et des savoir-faire acquis lors de longues carrières et n’ayant pas de soucis d’argent. Plusieurs des bénévoles qui portent des journaux sur leur épaules sont présentement âgés de plus ou moins 70 ans. Si une relève ne se manifeste pas, plusieurs titres sont appelés à disparaître d’ici 10 ou 15 ans.

Jeunes et journaux communautaires

On peut trouver un certain nombre de jeunes dans les salles de rédaction des journaux communautaires. Ceux-ci sont toutefois habituellement de passage, utilisant l’expérience qu’ils y gagnent comme carte de visite avant de faire le saut dans les médias conventionnels. Le journal Le Monde, du quartier Saint-Michel (Montréal), ainsi que Reflet de Société, embauchent d’ailleurs un grand nombre de stagiaires issus des écoles de journalisme. Ces jeunes ayant goûté au journalisme communautaire y reviendront-ils une fois leur carrière achevée? Difficile à dire. L’exode des jeunes dans les régions éloignées des grands centres complique aussi le recrutement de la relève.

Petite bombe

Cette question de la relève a créée une petite bombe lorsque je l’ai soulevée durant le congrès de l’AMECQ le mois dernier. J’en ai ensuite entendu parler toute la fin de semaine. Le groupe d’âge des participants à ce congrès était d’ailleurs assez homogène pour que le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, m’avoue plus tard mi-blagueur qu’il avait été surpris de me voir (j’ai 27 ans) dans les couloirs de l’hôtel où se tenait l’événement.

Jeunes et Internet

Une chose est certaine: la question de la relève est intimement liée à celle de l’utilisation des nouvelles technologies dans la production des journaux communautaires. La prochaine cohorte de pré-retraités aura en effet utilisée les nouvelles technologies de l’information durant une longue période, voire la majeure partie de sa carrière. Il est loin d’être assuré qu’ils souhaiteront utiliser les méthodes de travail ‘traditionnelles’ encore en vigueur dans bon nombre de médias communautaires. Nous aborderons cette question des nouvelles technologies dans le cadre du billet de la semaine prochaine.

Réactions et commentaires

En attendant, nous souhaitons connaître votre point de vue sur la question de la relève dans les journaux communautaires. Il nous fera aussi grandement plaisir de lire vos expériences à ce propos et, pourquoi pas, vos solutions. L’équipe du journal Le Saint-Armand parlait d’embaucher des stagiaires provenant des écoles de journalisme au cours des prochaines années. Ont-ils commencé à entreprendre des démarches en ce sens? Existe-t-il d’autres initiatives? La question de la relève vous préoccupe-t-elle?

Nous avons hâte de lire vos réactions et vos témoignages.

Lire aussi: Le financement des journaux communautaires et Nouvelles technologies dans la presse communautaire

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show_image L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible.

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