La santé mentale sous un nouveau jour

Souper de financement pour la santé mentale

Rassemblement Jack.org

Raymond Viger  Dossier Santé mentale

santé mentale prévention intervention financement jack.orgMon nom est Kharoll-Ann Souffrant. J’ai été sélectionnée parmi plus de 820 candidatures pour aller rejoindre 199 autres jeunes de partout au Canada au sommet de l’organisme Jack.org qui aura lieu à Toronto du 4 au 6 mars 2016.

Jack.org est un organisme qui vise à enrayer le tabou et la stigmatisation entourant la maladie et la santé mentales. Son approche est unique, car elle utilise la voix des jeunes pour le faire considérant que la grande majorité des troubles mentaux se déclarent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

L’organisme défraye les couts pour le séjour à Toronto. Ils demandaient cependant à chaque jeune de collecter des fonds pour l’hébergement et le déplacement ainsi que l’organisation de l’événement. Ceux-ci seront réinvestis dans l’organisme afin qu’il puisse poursuivre sa mission.

Je vous invite donc à un souper-bénéfice le 1er mars 2016 au Bistro Ste-Cath à 20h. Les billets sont en vente à 23$, 34,50$ et 46$ (taxes et service inclus).

Réservations (514) 223-8116.

Autres textes sur Santé mentale

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

The Social Eyes: magazine de prévention et sensibilisation

The Social Eyes

Le magazine social en anglais

Delphine Caubet dossier  Médias et publicitéCommunautaire

En 2015, Reflet de Société aura un petit frère. Âgé de 23 ans, notre magazine voit maintenant apparaître son pendant anglophone: The Social Eyes. Vécu, témoignages et espoir seront toujours au rendez-vous.

En tant que fidèles langlais magazine prévention sensibilisationecteurs de Reflet de Société, vous le connaissez et vous l’avez lu: Colin McGregor, notre chroniqueur anglophone incarcéré à la prison de Cowansville.

Depuis plusieurs années, il nous livre des témoignages poignants, comiques et philosophiques sur l’univers carcéral. Il est devenu le traducteur des livres d’intervention et de prévention de Raymond Viger, puis un auteur que nous avons publié aux Éditions TNT.

Maintenant, vous allez apprendre à le connaitre en tant que rédacteur en chef du magazine de prévention et de sensibilisation The Social Eyes.

Contenu

La question était dans l’esprit des hautes instances de l’organisme depuis des années: pourquoi ne pas rejoindre le lectorat anglophone?

Après tout, les problèmes sociaux n’ont pas de barrières linguistiques. L’hémisphère gauche a rencontré l’hémisphère droit de l’organisme et ils sont arrivés à une conclusion: personne n’écrivait en anglais.

Colin en tant que journaliste et chroniqueur à Reflet de Société apparut comme le candidat le plus apte à prendre le poste de rédacteur en chef.

Pour ce nouveau magazine, et comme à travers ses chroniques, il veut transmettre un sentiment d’accueil, «car on est tous le produit de notre vécu.»

Tels les aumôniers qu’il rencontre à Cowansville, il veut donner un message de tolérance et de compréhension des autres. Toujours avec une touche de philosophie et d’humour.

Ligne éditoriale

«Be the best person you can be.» Si tu es un concierge, prend ton travail à cœur et soit le meilleur des concierges. Et n’aie jamais honte de qui tu es. Telle sera la ligne éditoriale de ce futur magazine.

Parmi les sujets qui tiennent à cœur et qui seront abordés: la violence conjugale, l’exclusion sociale, la maladie mentale, les dépendances, la pauvreté… mais toujours avec une touche d’espoir, précise le nouveau rédacteur en chef.

Écriture

Reflet de Société a acquis ses lettres de noblesse en matière de contenu journalistique. En tant que lecteur, vous étiez peut-être là lorsque nous avons gagné nos prix. Notamment avec Jean-Pierre Bellemare, autre chroniqueur (et ancien détenu) qui décrivait l’univers carcéral avec une réalité criante et bouleversante.

Des chroniques saluées par la communauté journalistique elle-même, notamment lors du grand prix des éditeurs de magazines en 2008.

Ce nouveau magazine offrira cette même qualité au lectorat anglophone. Même s’il est difficile de généraliser, Colin McGregor explique que la population anglophone à une vision plus sarcastique et plus dure des choses. Il veut apporter au milieu anglophone l’émotivité de la partie francophone. Toujours dans l’optique de s’ouvrir aux autres et d’aider son prochain.

The Social Eyes sera disponible par abonnement à partir de 2015.

Qui est Colin McGregor?

Colin a travaillé comme journaliste dans divers médias à travers le pays. Il a notamment collaboré avec le Halifax Daily News, Montreal Daily News, le Financial Post  et a été rédacteur en chef du Montreal Downtowner.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière.

Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

Aujourd’hui, il est chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT.

Comme il le dit, l’écriture est dans son sang et il le prouve quotidiennement.

Autres textes sur Média

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The Social Eyes : l’Éditeur

The Social Eyes

Note de l’Éditeur

En 2015 paraitra notre nouveau magazine: The Social Eyes.

Raymond Viger dossier Médias et publicité 

anglais magazine prévention sensibilisationVous le savez sûrement, Colin est incarcéré à la prison de Cowansville depuis plusieurs années. Il est maintenant rédacteur en chef d’un magazine d’information et de sensibilisation, The Social Eyes.

livre_teammates colin mcgregor author journalist bookJ’accompagne Colin depuis plus de 5 ans. J’ai été son rédacteur en chef. Il est devenu le traducteur de mon roman L’amour en 3 Dimensions (Love in 3D) ainsi que de mon guide d’intervention auprès de personnes suicidaires (Quebec Suicide Prevention Handbook). Nous avons ensuite publié un de ses romans en solo (The Teammates). Nous avons un long cheminement ensemble et je suis fier du travail qu’il accomplit, autant dans sa vie qu’auprès des autres détenus.

Il est vrai que Colin McGregor est le rédacteur en chef du magazine, mais je suis son éditeur et superviseur et je demeure présent dans sa vie, autant personnelle que professionnelle. La nomination de Colin à ce poste est exceptionnelle. Notre revue a à cœur de représenter tous les aspects sociaux: dont le milieu carcéral bien souvent ignoré par les autres médias. Ces mêmes médias qui pourtant doivent représenter cette société qu’ils reflètent.

colin-mcgregor-journaliste-prison-auteur-anglophoneNous sommes fiers d’avoir dans nos rangs Colin McGregor qui maintenant occupera le poste de rédacteur en chef de The Social Eyes. S’il débute ce nouvel emploi depuis la prison de Cowansville, sachez que dans quelques années il sera libéré et prendra pleinement sa place parmi nous.

Notre organisme intervient dans différents milieux depuis près de 23 ans. Je vous remercie pour la confiance que vous nous portez. Je vous remercie d’accueillir et d’accepter nos membres tels qu’ils sont.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

Le jeu compulsif chez les jeunes

Taux de joueurs compulsifs chez les jeunes

La perception des conséquences et des impacts du jeu compulsif pour un jeune est différente de celle d’un adulte. Avec moins de responsabilités familiales, on pourrait croire que le jeune est moins à risque.

Gabriel Alexandre Gosselin            Dossier Gambling et jeu compulsif

Les adultes ont une sorte de patrimoine, explique une spécialiste en prévention pour le jeu chez les jeunes de l’Université McGill, Isabelle Martin. Leurs problèmes de jeu ont un impact sur leur conjoint ou leur conjointe, sur leurs enfants, et même sur leur famille élargie. Ils vont aussi pouvoir parier leur voiture, leur maison, ce qui peut avoir un plus gros impact sur une vie. Les jeunes n’ont pas ces responsabilités. Il se sentent moins à risque.

Cette insouciance qu’ils ont à l’égard du jeu ne rend les jeunes que plus vulnérables à développer une dépendance. Des études de l’Institut de la statistique du Québec le démontrent: il y a plus de joueurs pathologiques chez les jeunes (2,5 %) que chez les adultes (environ 1 %).

“C’est connu, les jeunes de 16-17 ans peuvent entrer dans les bars. Ils aiment spécialement les appareils de loterie vidéo”, donne en exemple Isabelle Martin, qui croit qu’une prévention est de mise auprès des jeunes, mais aussi chez les parents, qui ont grandi dans un univers de normalisation du jeu.

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

Autres textes sur l’Environnement

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Poker, comment être un joueur habile

La main du hasard

Le hasard aurait une plus grande part dans le résultat d’une partie de poker que l’habileté du joueur. Bien que ce dernier pense plutôt que son adresse au jeu influence la partie en sa faveur et que les mauvaises cartes le font perdre.

Isabelle Burgun, agence science presse    Dossier Gambling et jeu compulsif

http://www.journaldelarue.com/gambling-jeu-compulsifOn entend dire que plus on s’améliore, plus on gagne gros. C’est plutôt quand l’on est favorisé par le hasard que l’on gagne, soutient pourtant Serge Sévigny, de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval.

Le chercheur s’appuie sur les résultats d’une étude qu’il a menée avec le chercheur Robert Ladouceur de l’École de psychologie. Elle était présentée début juin au colloque Les multiples facettes du jeu du Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu.

Popularité du poker et des jeunes en ligne

Les jeux de hasard en ligne gagnent en popularité, principalement le poker. « La télévision nous montre des champions qui remportent des millions. C’est devenu tellement populaire que les États-Unis commencent à légiférer les jeux en ligne », souligne le chercheur.
Serge Sévigny évalue que 4% de nos voisins jouent par Internet, soit près de 12 millions d’américains !

Et les sites francophones se multiplient : PokerStars, PrincePoker, NoblePoker et même DrummondPoker ! De nombreuses tables virtuelles vous proposent de passer quatre ou cinq heures à remporter des sommes alléchantes. Sans vous déplacer.

Quinte, brelan ou paire

Loin des salles enfumées des casinos, 80 joueurs de poker chevronnés étaient conviés à venir se mesurer les uns aux autres sur les ordinateurs de l’université Laval. Au total, dix tournois de huit joueurs se sont animés les lundis soirs.

Isolés chacun dans un bureau, ces « as des as » ne pouvaient ni se voir ni se parler. « Nous voulions voir si l’habileté des joueurs influençait leur score », explique le chercheur. Pour cela, l’ordinateur a rejoué la même partie dix fois. Il a distribué les mêmes cartes aux mêmes positions, tandis que les joueurs se succédaient.

Résultat, peu importe le joueur, les positions 2, 3 et 7 étaient gagnantes dans 77% des cas. Et le joueur de la position 7 – celle aux meilleures cartes ! – figurait cinq fois sur dix dans les trois premiers. « On gagne lorsqu’on a de bonnes cartes en main. Ce n’est pas une question d’habileté », sanctionne Serge Sévigny.

Joueur de poker habile ou chanceux?

Le chercheur convient qu’il est difficile de définir l’habileté d’un joueur. « Si je gagne, est-ce par ce que je suis habile ou que l’autre ne l’est pas ? », relève le chercheur. Plus agressif, plus expérimenté, moins impulsif… le bon joueur s’avère capable de mettre ses connaissances en pratique et surtout de faire peu d’erreurs.

Les joueurs débutants – appelés « pigeons » à la table de poker – représentent une vraie bénédiction pour les joueurs expérimentés. Actuellement, la publicité pour les tournois en ligne connaît une recrudescence. Recrutés pour alimenter les tournois de poker en argent frais, les novices doivent veiller à leur budget pour ne pas perdre trop d’argent, pense le chercheur.

Car, même si le hasard a plus d’importance qu’on le croit, les gagnants restent ceux qui ont en main de bonnes cartes et qui savent les abattre.

(1) Comportements de jeu et de jeu pathologique suivant le type de jeu au Québec en 2002, par Robert Ladouceur, Jacques Christian, Serge Chevalier, Serge Sévigny, Denis Hamel et Denis Allard, février 2004: http://gambling.psy.ulaval.ca/docs/comportements_jeu_quebec_2002.pdf

Tu suis ou tu te couches ?

Rêver-vous d’avoir la main d’Al Capone ou de Bill Gates, deux fameux adeptes de poker ? L’Association des joueurs de tournois de poker du Québec dénombre actuellement 1545 joueurs actifs dans la belle Province. En attendant la prochaine étude sur la prévalence des habitudes de jeu des Québécois, prévue pour 2008, celle de 2002 (1) affichait peu d’engouement pour les jeux d’argent en ligne – 0,3%, soit 14 000 joueurs. Pourtant, à y regarder de plus près, les jeux de hasard sur Internet présentent le plus fort taux d’addiction, soit 9,1 %. Il s’agit d’une dépendance aussi élevée que celle des paris sportifs et plus importante que n’importe quel jeu de casino, loterie et autres machines à sous. De plus, les sommes dépensées pour ce plaisir solitaire atteignent près de 1500 $ par année en moyenne, soit trois fois plus que n’importe quel autre jeu. Seule les sommes allouées au marché boursier dépassent cette cagnotte!

Pour en savoir plus

La conférence

« Le hasard et le poker par Internet. Le poker par Internet : jusqu’à quel point le gain dépend du hasard » par Serge Sévigny et Robert Ladouceur, Colloque Les multiples facettes du jeu, organisé par le Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu. Une étude financée par le Fonds pour la prévention et le traitement du jeu de la Fondation de l’Université Laval, juin 2007.

À lire et à consulter

Prévalence des habitudes de jeu et du jeu pathologique au Québec en 2002, par Robert Ladouceur, Jacques Christian, Serge Chevalier, Serge Sévigny, Denis Hamel et Denis Allard, février 2004. URL : http://gambling.psy.ulaval.ca/docs/prevalence_habitudes_jeu_2002.pdf

Le Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu http://gambling.psy.ulaval.ca/

Autres textes sur le Poker Texas hold’em.

Textes sur le Gambling et jeu compulsif

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Entrevue avec la criminologue Line Beauchesne : bémols à la légalisation des drogues

Entrevue avec la criminologue Line Beauchesne : bémols à la légalisation des drogues

Entrevue réalisée par Charles Messier.

Dossier ProstitutionToxicomanie et Sexualité.

line-beauchesne-criminologue-drogue-toxicomanie Question: Êtes-vous favorable à une légalisation de toutes les drogues?

Réponse: Oui. Il faut cependant faire attention, parce que chaque fois que je dis ça, on a l’impression que je veux légaliser le crack, alors que ce n’est pas le cas. Quand on a légalisé de nouveau l’alcool en 1933, on n’a pas légalisé l’alcool frelaté. Je ne veux pas légaliser toutes les drogues accessibles sur le marché noir! De toute façon, des drogues comme le crack, personne n’en voudrait une fois les autres drogues légalisées.

Q: Cependant, ne serait-il pas dangereux que, du jour au lendemain, toutes les drogues soient accessibles?

R: Je veux légaliser toutes les drogues, mais une à la fois, en commençant par le cannabis, parce qu’on a beaucoup à apprendre avant de légaliser les autres.

Q: En légalisant les drogues, existerait-il le danger qu’elles soient plus accessibles et que n’importe qui, n’importe quand, puisse s’en procurer?

R: Non, les drogues seraient moins accessibles, parce qu’actuellement, si tu veux en avoir, c’est très facile. Dans un milieu légal, il y a des lieux, des règles, des modes de distribution précis qui restreignent l’accessibilité. Aussi, dans un modèle de promotion de la santé, à un moment donné, la consommation plafonne, parce que les gens font de meilleurs choix grâce aux politiques de distribution et de prévention.

Q: Où le gouvernement prendrait-il l’argent pour promouvoir la santé?

R: Je voudrais que tous les profits rapportés par la vente de drogue soient réinvestis dans la santé, dans la prévention. La légalisation ne serait donc pas un moyen pour les gouvernements de faire de l’argent comme avec le jeu actuellement. L’argent investi en ce moment dans la répression des vendeurs et des consommateurs devrait également être transféré dans la promotion de la santé et la prévention des usages problématiques de drogues.

Q: Avez-vous un exemple d’une méthode de prévention dans un marché légal des drogues?

R: Ce que je voudrais, c’est un modèle de taxation comme pour l’alcool. Par exemple, une tisane de coca serait très peu taxée, les produits injectables pourraient uniquement être distribués en pharmacies et sous contrôle médical pour les personnes qui en ont besoin. Bref, la taxe ajoutée devrait être un signe de la concentration du produit et de son potentiel de risque, ce qui serait un modèle pédagogique pour la clientèle. Il faudrait aussi éviter que les taxes augmentent trop les prix et que se développe un marché noir, comme c’est arrivé pour le tabac.

Q: Pourquoi la consommation de drogue dans un marché légal serait-elle moins risquée en matière de santé publique que dans un marché illégal?

R: Sur le marché noir, les produits ne sont pas contrôlés, ce qui fait que la dose peut être différente d’une fois à une autre. C’est comme si on commandait une bière dans un bar sans savoir si elle est à 5 % d’alcool, à 25 %, à 50 % ou même si c’est de la bière… Donc, on ne peut pas contrôler la quantité qu’on peut consommer, ni la qualité du produit.

Q: Y a-t-il d’autres facteurs qui influenceraient une meilleure façon de consommer les drogues?

R: Effectivement, dans le marché noir, les consommateurs se réunissent dans un lieu et décident que l’activité principale ce soir-là, c’est la consommation. Également, les consommateurs sont dans des milieux plus à risque, parce qu’ils se tiennent proche des sources d’approvisionnement et n’apprennent pas à gérer la consommation, contrairement à ce qui se produit dans un marché légal où il existe une politique de promotion de la santé.

Q: Ne croyez-vous pas qu’il y aurait davantage de consommateurs de drogue prêts à s’endetter pour payer leur dose quotidienne?

R: Il y aurait moins de conséquences financières négatives pour les consommateurs, mais pas parce que la drogue serait moins chère. Dans le marché noir, quand on est dépendant et qu’on n’a pas d’argent, le vendeur ne passe pas chez le notaire pour réclamer son dû. C’est ton dealer qui t’avance l’argent. La première semaine, ça va être 100 $, la deuxième 200 $. Puis, si un jour tu ne peux pas payer, quelqu’un va venir te régler ton compte. Donc, on est plus à risque d’avoir des problèmes financiers quand on est sur le marché noir que sur le marché légal. En plus, on risque d’être en contact avec d’autres drogues qui coûtent plus cher et dont le potentiel de dangerosité peut être plus élevé.

Q: Y a-t-il des drogues dont on devient dépendant dès la première utilisation? Si oui, dans un marché légal, un consommateur ne pourrait-il pas être encouragé à essayer des drogues dures desquelles il deviendrait tout de suite accro?

R: La dépendance spontanée, ça n’existe pas. Il y a des drogues plus pharmacodépendantes et il y a des modes de consommation qui le sont également davantage. Par exemple, si vous vous injectez de la caféine et que vous buvez une tasse de café, l’injection de caféine a une plus forte pharmacodépendance, c’est-à-dire que votre corps risque de redemander le produit, contrairement à la tasse de café.

Q: Même chose pour les drogues dures?

R: Il n’y a pas de drogues douces et de drogues dures. Il y a des usages durs et d’autres qui sont doux, comme l’injection par rapport à la tisane. La dépendance physique, c’est la partie spectaculaire, mais pas très importante de la dépendance. La cocaïne ne crée pas de dépendance physique, mais souvent des dépendances psychologiques. Par exemple, celui qui est dépendant au jeu n’a pas de dépendance physique, tout comme celui qui est dépendant de l’amour. Mais la dépendance n’en est pas moindre. En fait, le plus difficile à traiter est le deuil de la dépendance psychologique.

Q: Légaliser les drogues n’encouragerait-il pas les jeunes à consommer en plus bas âge?

R: Un marché noir sollicite beaucoup plus les jeunes qu’un marché légal. Dans un marché noir, il y a de petits vendeurs qui sont habitués à des revenus de la vente, puis qui sollicitent les jeunes pour maintenir ces revenus et trouver de nouveaux clients. Dans un marché légal, il y a des limitations d’âge qui peuvent être faites.

Q: Pouvez-vous donner l’exemple d’un pays où les drogues sont légales comme vous souhaiteriez que ce le soit au Canada?

R: Il n’y a aucun pays où les drogues sont légales. On pense souvent que c’est le cas aux Pays-Bas, mais leur politique consiste à tolérer certains modes d’approvisionnement, par exemple dans ce qu’on appelle les “coffee shops”, pour empêcher les consommateurs de se diriger vers un marché noir et de fréquenter des personnes qui offriraient toutes sortes d’autres produits. Pour renforcer la prévention, également. La stratégie fonctionne, puisque moins de cannabis est consommé aux Pays-Bas qu’aux États-Unis par personne.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
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Lutte à la drogue: les Conservateurs contre la science

Lutte à la drogue: les Conservateurs contre la science

François Richard  Dossiers Alcool et droguePolitique et Toxicomanie

La Stratégie nationale antidrogue du gouvernement canadien serait devenue inefficace depuis l’arrivée au pouvoir des Conservateurs à Ottawa. Stephen Harper s’est prononcé contre la réduction des méfaits comme approche centrale de la lutte aux toxicomanies. Les bienfaits de cette approche sont pourtant reconnus par l’Organisation mondiale de la santé, ainsi que par la majorité des intervenants et des chercheurs du milieu. Les Conservateurs sont plutôt portés vers une approche de dénonciation sans distinction de toute consommation de drogue.

xperimentations.ca, la cocaïne et le cannabis

Le dernier exemple en date est le site xperimentations.ca. Cet outil de prévention destiné aux adolescents présente un avatar appelé Max, que l’utilisateur est amené à droguer. Sur fond sinistre avec musique dissonante, l’internaute voit Max dépérir rapidement après avoir consommé de la cocaïne ou du cannabis. Le discours du narrateur est sans nuance: la drogue est horrible, immédiatement et en tout temps.

Lettre ouverte de dénonciation

Le président du Groupe de recherche et d’intervention psychosociale (GRIP) et professeur adjoint à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal, Jean-Sébastien Fallu, publie une lettre ouverte dénonçant le site xperimentations.ca et la Stratégie antidrogue conservatrice. Le texte, présenté au bas de ce billet, est signé par plus d’une centaine d’intervenants et de chercheurs du milieu. Son auteur s’est entretenu avec Reflet de Société.

Drogue et prévention

Selon Jean-Sébastien Fallu, xperimentations.ca ‘ne respecte pas les principes de base en prévention. La consommation de drogue y est dépeinte comme toujours négative. Les jeunes ne croient pas à ce message.’ L’inadéquation entre les connaissances scientifiques et ce genre d’initiatives s’expliquerait par la politique, selon Jean-Sébastien Fallu. ‘Le gouvernement conservateur nie la science pour faire plaisir à son électorat. Les gens veulent un message de type ‘la drogue c’est mal’. Il y a du vrai là-dedans, mais ça ne fonctionne pas. Ça répond à une motivation électorale.’

Libéraux, Conservateurs et drogues

Le professeur dit avoir constaté un changement d’approche radical lors du passage du pouvoir des Libéraux aux Conservateurs. Le meilleur exemple en est selon lui la mise au rancart du document ‘ Drogues: Savoir plus, risquer moins’, ouvrage préfacé par l’ancien ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard. ‘C’est un bon document de prévention. Il dit toutefois des choses contraires à la philosophie conservatrice, soit que la drogue a toujours fait partie de la société. Maintenant, ces livres dorment dans un entrepôt, 1 millions de fonds publics gaspillés. Nous n’avons eu aucune explication de Santé Canada.’

Financement de la recherche

Le président du GRIP craint que l’approche conservatrice influence négativement la recherche scientifique sur les drogues et l’intervention au cours des prochaines années. ‘Faut-il partager leur philosophie et leur approche pour être financé? Je ne peux pas le dire avec certitude, mais il semble que oui. Les responsables d’un dossier feront souvent de l’auto-censure. Ils voilent de l’information en sachant ce qui est attendu d’eux ‘en haut ».

Nous publions la lettre ouverte ici.

Santé Canada et le CCLAT jettent nos taxes par les fenêtres!

Après avoir mis au rancart 500 000 exemplaires du livre « Drogues : Savoir Plus, Risquer moins » achetés par le gouvernement au coût d’environ 1 million de dollars, pour des raisons idéologiques, et après avoir conçu et diffusé des publicités inefficaces ou même nuisibles au sujet des drogues, toujours par idéologie, voilà que Santé Canada récidive avec, cette fois-ci, la servitude et la complicité désolantes du Centre canadien de lutte à l’alcoolisme et à la toxicomanie (CCLAT). Tel qu’appréhendé, la fameuse campagne de prévention sur Internet réalisée par le CCLAT et qui est en partie financée par la Stratégie canadienne antidrogue, a récemment été mise en ligne sur le site xperimentations.ca et est contraire aux meilleures pratiques de prévention reconnues comme étant efficaces auprès des adolescents.

Drogue et enfants de 10 ans

Nous savons que la recherche scientifique est en constante évolution et n’est jamais définitive, mais s’il y a une connaissance qui est très solidement documentée par des décennies de recherche en prévention des toxicomanies auprès des adolescents, c’est bien que les approches centrées uniquement sur les risques, les exagérant, tentant de faire peur à l’aide de messages sensationnalistes, déconnectés de la réalité et manquant de crédibilité sont au mieux inefficaces et souvent nuisibles. De plus, présenter des informations sur les substances à de très jeunes adolescents est généralement contre indiqué, particulièrement pour des substances auxquelles ces jeunes ne sont pas encore exposés, parce que cela peut piquer leur curiosité et les pousser à expérimenter des drogues. Pourtant, le site s’adresse à des jeunes de 10 ans et plus et présente une information plus que tendancieuse.

Fonds publics gaspillés

Le projet du CCLAT constitue donc sans équivoque un énorme gaspillage de fonds publics. Quelle étude-pilote d’évaluation le CCLAT a-t-il d’ailleurs réalisée avant de diffuser une telle campagne de prévention web à l’ensemble du Canada ? Quels sont les références reconnues en recherche qui peuvent valider et justifier une telle approche de prévention et un tel message ? En ces temps de récession économique et d’accessibilité restreinte de soins de santé, ces sommes pourraient incontestablement être mieux investies ! Reste à voir ce que fera le CCLAT du reste des 10M$ sur 5 ans qu’il a reçus de Santé Canada. Un réalignement est clairement nécessaire !

La liste complète des signataires est disponible ici.

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