Prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!

Pour ou contre la légalisation de la prostitution

Les enjeux de la prostitution

Dans le Journal de Montréal, Lise Ravary signe un texte sur les enjeux touchant la prostitution. Un débat qui ne cesse de revenir dans l’actualité depuis des décennies mais dont nous devrons éventuellement trancher.

Raymond Viger Dossiers Prostitution, Sexualité

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualite-légalisation-prostitutionSuite à l’essai de Réal Ménard de parker les prostituées d’Hochelaga-Maisonneuve sur un terrain vague pour y tolérer la prostitution, le 21 juin dernier, Lise Ravary, dans son blogue du Journal de Montréal, se positionne sur la légalisation de la prostitution.

Lise Ravary fait un excellent résumé de l’état de la situation. Des positions que nous décrions depuis des décennies. Les points soulevé par Lise Ravary ont déjà fait parti de nos écrits depuis longtemps. Il est intéressant qu’ils soient maintenant accessibles à un plus grand nombre. Mais je m’attriste que nous ayons à répéter si souvent et si longtemps les argumentaires pour en arriver à faire le débat social sur la prostitution.

Légaliser la prostitution?

Je suis toujours sidéré de lire des commentaires de gens qui pense régler facilement les conséquences désastreuses de la prostitution par la simple légalisation de la prostitution. Comme la légalisation de  l’alcool en 1919 ou encore du jeu en 1969, certains diront. Cependant, l’alcool et le jeu sont des produits et non pas des êtres humains. On ne peut pas mettre une personne qui se prostitue sur le même pied d’égalité qu’une bouteille de bière!

Les gens qui sont en faveur de la légalisation de la prostitution ne semblent pas lire les rapports provenant des pays qui l’ont fait. En Allemagne, seulement 1% des prostituées s’étaient enregistrées auprès de l’état! Mme Ravary souligne aussi très bien les augmentations du nombre de prostituées de rue provenant de la légalisation de la prostitution.

Témoignages de prostituées

En tant que travailleur de rue et intervenant, j’ai accompagné plusieurs prostituées dans leur cheminement. Si on légalise la prostitution, qu’est-ce qu’on fait avec la prostituée qui est malade physiquement ou psychologiquement? Aucune institution qui louerait les services de prostituées vont n’en vouloir. Ni le privé, ni l’état. Elles demeureraient encore une fois à la rue mais en devant se cacher et s’isoler encore plus.

Je suis aussi navré d’entendre quelques prostituées parler du  »travail du sexe » et de vouloir en faire un travail comme les autres. Ces quelques prostituées, qui disent parler au nom de toutes les prostituées, n’ont même pas le soutien de la majorité des prostituées de rue. Quelles sont leurs réelles motivation dans ce débat politique?

Illustration Mabi. Blogue de Lise Ravary.

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

 Témoignages de Prostituées.

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Agence d’escorte et prostitution à domicile

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

La prostitution sous tous ses angles

Britanny s’est prostituée de différentes façons. Elle a accueilli des hommes à son domicile en offrant ses services dans les journaux. Elle s’est déplacée chez des clients lorsqu’elle offrait son corps par l’entremise d’une agence d’escorte.

Dominic Desmarais   Dossier Prostitution

prostitution-escorte-prostituee-travailleuses-du-sexe-bordelMais Britanny a commencé dans la rue. C’est sur la Sainte-Catherine et la rue Ontario qu’elle a fait ses premiers pas dans ce qu’elle nomme la jungle.

Avant d’en faire son gagne-pain officiel, Britanny avait goûté au sexe contre rémunération à 17 ans, alors qu’elle vivait dans un centre jeunesse. En sortie les fins de semaines, des amis lui présentaient des hommes intéressés à coucher avec elle. Britanny, en lorgnant les bénéfices – des vêtements, du rouge à lèvre – n’y voyait que des bons côtés.

Quitter le centre jeunesse

Quand elle quitte le centre jeunesse, à 18 ans, elle est confrontée à la dure réalité d’une vie autonome. Le loyer ne se paie pas tout seul, l’électricité et la nourriture non plus. Encore moins le linge et les sorties. Un luxe, pour une jeune femme sans ressources qui aspirait à une vie de star. Elle voulait de l’argent facile, vite fait. Ce que la prostitution lui permettait. Ses quelques expériences, à l’adolescence, ne l’avaient pas rebutée, au contraire.

Britanny n’a pas commencé dans la rue de force, poussée par le désespoir. La jeune femme, forte de caractère, avait choisi ce moyen pour satisfaire ses besoins de vivre dans le faste. «Je voulais goûter aux grands plaisirs: les bons restos, les bijoux, les beaux vêtements. J’avais un énorme besoin d’affection que je comblais avec de l’argent. C’était une solution temporaire à un problème permanent», dit-elle avec lucidité.

Prostitution et luxure

La jeune femme recherchait la grande vie et s’affichait. «J’ai toujours apporté une attention particulière à mon apparence. C’était important pour moi. Pas juste pour racoler les clients.»

Britanny est fidèle à ses priorités. Elle a commencé à se prostituer pour s’offrir des grandes marques, pour se faire belle. Les visites au salon de coiffure, la manucure et le linge passent avant tout le reste.

Ensuite viennent l’épicerie, les comptes et pour finir, la drogue. «C’est sûr que j’avais un budget pour la drogue. J’en avais besoin. C’était mon carburant. J’étais gelée mais ça ne paraissait pas. Je n’avais pas l’air d’une morte.»

Prostitution et consommation

Quand elle se prostitue sur la rue, Britanny consomme un peu de tout. Cocaïne, mescaline, speed, pot ou alcool. Elle en a besoin pour enlever une partie de son stress. Mais elle fait attention de ne pas trop consommer car elle veut rester alerte et ne pas attirer l’attention des policiers ni tomber sur de mauvais clients.

Peu lui importe que les gens du quartier, ses voisins, la remarquent sur le trottoir. «C’est sûr que je croisais des gens que je connaissais. J’allais quand même plusieurs rues plus loin de chez moi. Et je ne restais pas plantée à un coin de rue, immobile. Je marchais beaucoup. Ça passait mieux. Ma préoccupation, c’était la police et les clients sur qui j’allais tomber. Être reconnue par les gens, je n’y pensais même pas», assure la jeune femme. «Ça ne m’a jamais scandalisée d’être une prostituée. J’en étais une! Sauf que j’avais de la classe. Je n’étais pas un déchet.»

Se prostituer dans Hochelaga-Maisonneuve et le Centre-Sud

prostitution-agence-escorte-domicile-prostituée-agences-escortesDans les quartiers crades d’Hochelaga et du Centre-Sud de Montréal, Britanny détonait avec son style glamour. Au milieu de filles abusées, aux prises avec des maladies mentales, de gros problèmes de drogues, elle se sent comme une rose entourée d’épines. «Beaucoup de clients m’ont dit qu’ils ne m’auraient jamais embarquée si j’avais été une junkie, si j’avais eu l’air d’une morte. On m’a aussi demandé à plusieurs reprises si j’étais dans la police! J’étais trop belle dans le secteur.»

Britanny voit les autres filles à moitié nues marcher au beau milieu de la rue pour accoster les conducteurs. Elle les entend offrir leurs services sans discrétion. «J’en ai vu qui obligeaient les voitures à s’arrêter. Ouvrir la portière côté passager puis la refermer violemment avec un coup de pied rageur  parce que le chauffeur ne voulait rien savoir. Une fille en manque, tout ce qui l’intéresse c’est de faire un client pour aller aussitôt chercher son crack. Elle va prendre n’importe qui et pour presque rien. Moi, mes clients, je les choisissais. Je voulais gagner de l’argent. Pas me payer ma dose.»

La vie entre prostituées

La cohabitation avec les autres prostituées n’a pas toujours été facile mais Britanny ne semble pas en avoir été troublée. «Je n’ai jamais eu de gros problèmes avec les autres filles. Je ne me mêlais pas, ne leur parlais pas. Il est arrivé qu’elles me crient après pour que je change de coin de rue. J’étais une menace à leurs yeux. Elles sont sur le crack et voient une fille qui pogne plus vite», raconte la jeune femme en soulignant que la rue est une jungle où chacune doit prendre sa place pour survivre. Britanny ne se gênait pas pour leur répondre. Mais comme elle préférait marcher, elle poursuivait son chemin ou les abandonnait en montant dans une voiture.

Britanny se faisait sa place sans l’aide de personne. Elle n’avait pas de souteneur. «Moi, donner mon argent et dire merci, ça ne m’intéressait pas.» Grande de taille et dotée d’un tempérament volcanique, elle n’a jamais ressenti le besoin d’être protégée. Aucun souteneur n’est venu l’aborder pour la forcer à travailler pour lui. «Je n’en ai jamais vu. Je ne sais pas comment ils fonctionnent.»

L’art du racolage

Britanny se déhanche en marchant jusqu’à ce qu’une voiture s’immobilise à sa hauteur. En s’approchant, elle demande au conducteur si elle peut l’aider. Elle attend qu’il aborde le sujet, lui demande ses tarifs pour telle ou telle faveur sexuelle. Si elle soupçonne qu’elle est en présence d’un policier ou si le client ne lui dit rien de bon, elle prend ses distances en prétextant ne pas être une prostituée. Sinon, elle l’informe de ses exigences monétaires et demande à être payée d’avance.

Si le client est d’accord, Britanny monte dans la voiture. Ils se dirigent soit chez elle, soit vers un endroit isolé dans un secteur industriel, soit ils restent à l’intérieur du véhicule. «La plupart des clients refusaient de venir chez moi, ils disaient s’être fait faire les poches par d’autres filles, alors le plus souvent, ça se passait dans leur auto», explique la jeune femme qui faisait la rue uniquement de nuit. «C’était plus discret. Le jour, tu vois des femmes se promener avec leurs enfants. Je n’aurais pas pu supporter leur regard méprisant.»

Prostitution de rue

Dans la rue, la clientèle est bien différente de celle qui a recours aux services d’une escorte. «C’est beaucoup plus dégueulasse», juge Britanny, sans préciser davantage. Les prostituées qui acceptent n’importe quoi attirent des clients aussi désespérés et ringards qu’elles. C’est pourquoi Britanny refusait plusieurs clients et préférait les plus âgés. «Les 50, 60, 70 ans. C’est moins excitant que des jeunes mais plus sécurisant. En général, ils ont plus de respect. Les jeunes ne veulent pas payer, ils négocient sans arrêt, demandent des extras. Les personnes âgées s’en tiennent au contrat passé.»

Quand elle faisait la rue, Britanny s’arrêtait parfois prendre un verre dans un club. Elle y racolait d’autres clients. «Je m’assoyais au bar, dansais un peu. Quand un homme m’approchait, m’offrait un verre, je lui faisais comprendre que je travaillais. Je ne prenais pas le temps de flirter. S’il n’était pas intéressé je ne m’attardais pas. J’étais en quête d’argent. J’avais toujours en tête: client, client, client.»

Prostitution, argent et amour

À cette époque, Britanny ne pense pas vraiment à l’amour. Elle veut de l’argent. «C’est dommage parce que je suis passée à côté de bons gars qui auraient pu être mes chums. J’ai perdu plusieurs occasions. Mais je n’étais pas dans ce mood là. Je n’avais pas le temps pour l’amour. Pour moi, le sexe, c’était pour faire de l’argent, pas pour le plaisir. Quand je n’étais pas avec un client, c’était du temps que je prenais pour moi.»

Son besoin d’affection, elle le comble avec les billets qui remplissent son portefeuille et lui permettent de dépenser son bonheur. Et Britanny a le regard de nombreux hommes pour sentir qu’elle est belle. «Oui, ça me remontait le moral. Ça me rassurait dans mes insécurités de savoir qu’on me trouvait belle. Plusieurs clients sont d’ailleurs tombés en amour avec moi», dit-elle amusée. Avec les moyens financiers de se gâter et les regards admiratifs des hommes, Britanny s’est enfermée dans ses illusions: elle avait tout ce qu’elle désirait, elle vivait son conte de fée.

La réalité de la prostitution

Mais aujourd’hui, Britanny reconnaît que sa sexualité est fuckée. Elle doit réapprendre à vivre une relation saine, dans un cadre sain, «Avec quelqu’un de normal, pas pour de l’argent», assure-t-elle. Le défi est de taille. Après avoir rencontré autant d’hommes avec des exigences à satisfaire moyennant de l’argent, sans égard pour celle qui leur offrait ses services sexuels, elle doit aussi apprendre à faire confiance.

L’histoire de Britanny, 1ere partie: Une escorte se raconte

2e partie Agence d’escorte à domicile

Autres textes sur la Prostitution, Sexualité.

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

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Prostitution de luxe: Les hauts et les bas d’une escorte

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

Agence prostitution de luxe

Prostitution de luxe: Les hauts et les bas d’une escorte

Raymond Viger   Dossier Prostitution et Sexualité.

Après avoir entendu l’histoire de Sonia (nom fictif), j’ai hésité entre écrire ce témoignage ou écrire un livre complet sur la prostitution de luxe et les agences d’escorte. Adoption, inceste, prostitution, consommation… Sonia a finalement quitté le tourbillon de la prostitution pour reprendre une nouvelle vie. Ses études universitaire sera cependant un rêve qui ne se réalisera pas.

Je suis une enfant de la guerre. Née en pays arabe, je suis abandonnée vers l’âge d’un an. Je n’ai jamais su ni mon âge exact, ni ma date de naissance. Mise en adoption internationale, une famille du Québec m’adopte. Cette journée deviendra ma journée de fête.

Dans cette famille, se retrouve un père qui travaille toujours, deux frères qui sont les seigneurs de la famille et une mère qui s’occupe de tout ce monde. Devenant une femme, j’ai aidé ma mère à prendre soin de la famille. Mais à la fin, étais-je devenue la servante de mes frères? Bonne question. Est-ce que je faisais vraiment partie de la famille ou n’étais-je que cette petite fille adoptée d’un pays lointain?

Sous l’aile de mon frère

Au début de l’adolescence, mon frère Michael, de 8 ans mon aîné, me porte une attention toute particulière. Il me protège, me fait sentir importante, me complimente. Je n’étais pas habituée à cela. J’étais ravie d’avoir enfin quelqu’un qui veillait sur moi.

Le soir, il venait m’aider à faire mes devoirs dans ma chambre. Il passait sa main dans mes cheveux et ne cessait de me complimenter sur la femme que je devenais. D’un soir à l’autre, ses caresses passaient des cheveux pour doucement devenir des massages. Je me sentais bien et épanouie sous le charme de sa présence.

Il a pris le temps de m’apprivoiser et de me faire sentir femme. Il m’a fait découvrir ma sexualité sous tous ses angles. Avec douceur et tendresse, je lui appartenais. Il pouvait me demander tout ce qu’il voulait. Il était mon prince charmant.

Une princesse abandonnée

Pendant un souper, juste avant mes 18 ans, j’apprends que Michael va se marier à l’été et qu’il va quitter la maison. Comment un homme qui disait m’aimer pouvait me quitter pour une autre femme? Pourquoi ce n’était pas avec moi qu’il se mariait? Je n’étais plus sa princesse? Il ne me soufflerait plus cette douce parole à l’oreille? J’ai fait une série de crises sans fin. J’étais dans tous mes états, incapable de comprendre ce qui se passait. Incapable d’accepter de perdre l’homme de ma vie, ce frère qui m’avait tant aimée.

Je ne pouvais plus demeurer dans cette famille. Personne ne me comprenait. Personne ne voulait entendre ou croire ce que j’essayais de dire, d’expliquer. J’ai quitté la maison pour me débrouiller seule.

Faire face à la réalité

Impossible cependant d’en arriver à payer un appartement, de vivre ma vie et, surtout, de ne pas quitter l’école. J’étais déterminée à terminer mes études, c’était le rêve de ma vie. Une amie, Claudia, voyant mes difficultés, me propose de m’héberger quelques temps.

Elle aussi étudiante à l’université, Claudia avait un train de vie que je ne réussissais pas à m’expliquer. De belles robes, un bel appartement. Toujours sortie pour faire la fête. Elle n’avait pas d’emploi. Mais comment faisait-elle pour payer tout cela?

Claudia, m’explique qu’elle est escorte. Surprise, choquée, dérangée, je me suis exclamée: «Tu es une pute!». Elle me répond que non. «Je suis une escorte. Une escorte de luxe. J’accompagne des gens biens et qui payent cher pour le service. On fait la fête, toutes dépenses payées, de belles grandes sorties. Et surtout, c’est payant. Très payant. Je suis payée pour m’amuser.»

Avec un boulot au salaire minimum et les études qui prennent beaucoup de place, je n’ai ni l’argent, ni le temps pour m’amuser. La vie commence à être lourde. L’objectif de réussir mon cours m’apparaît de plus en plus lointain.

Les débuts comme escorte de luxe

Claudia m’invite à une fête. Elle m’explique qu’un de ses bons clients veut avoir plusieurs filles autour de lui. Pas de sexe. Juste ma présence. Être belle et m’amuser, un point c’est tout. L’offre est tentante. J’ai le goût de sortir, de faire la fête, mais je n’ai pas l’argent nécessaire. La présence de Claudia me rassure, alors j’accepte.

Pour l’occasion, elle me prête quelques vêtements de sa garde-robe. Les plus beaux, les plus sexy. Je me pomponne, je me fais belle. Je suis tout excitée et anxieuse. Je me sens femme. Je me sens revivre.

La soirée se déroule tel que promis par Claudia. J’ai fait la fête, mangé et bu. Rien de vraiment déplacé. J’ai cependant senti quelques regards pénétrants. Claudia avait choisi des vêtements qui attiraient l’œil. Les gens m’approchaient, avaient tendance à se coller très près de moi. Je sentais leurs corps qui trouvaient toutes les occasions pour m’effleurer. À quelques reprises, des mains se sont un peu trop aventurées.

Le lendemain, je remercie Claudia. J’ai eu du plaisir et cela m’a fait du bien. Elle me sourit et me tend 1 000$. Je suis toute surprise. Elle me félicite d’avoir eu mon premier contrat comme escorte de luxe.

Je demeure en état de choc pendant plusieurs jours. D’un côté, j’ai fait la fête et je me suis amusée. De l’autre, j’ai fait de l’argent facile et vite gagné pour m’aider à payer mes études. Un déchirement m’agace à l’intérieur de moi: je ne cesse de me répéter que je ne suis pas une prostituée. Je suis une escorte. Une escorte de luxe.

Finalement, je demande à Claudia d’avoir d’autres contrats. Des contrats où le client ne veut pas de sexe, mais juste la présence de belles filles. Claudia m’explique que les contrats comme la dernière fois sont tout de même rares. Il faut accepter d’en donner un peu plus pour avoir des contrats plus réguliers.

Études de luxe d’une escorte de luxe

Petit à petit, je vais participer et devenir officiellement une escorte. Je bois comme une défoncée. La cocaïne fait partie de la fête et des habitudes de vie. Nous sommes 5 étudiantes québécoises. Pour étudier et nous reposer, nous avons acheté un condo dans un pays chaud. Nos études de luxe se font sans casse-tête financier. Entre deux examens, nos soirées nous permettent de rencontrer des hommes d’affaires, certains connus dans différents milieux.

Claudia m’offre un contrat pour tout un week-end: 4 000$ pour faire la fête. J’accepte sans hésiter. C’est pour un homme bien en vue. La consommation roule à son maximum toute la fin de semaine. Je ne me sens pas à l’aise. Il loue mes services, mais j’ai l’impression qu’il veut me posséder, se venger, se défouler. Un manque de respect total. J’ai tenté de mettre des limites, de me faire respecter, mais il avait loué mes services et considérait que j’étais son esclave, qu’il pouvait faire ce qu’il voulait de moi. Je suis sortie de ce week-end, détruite. Autant physiquement que psychologiquement.

Au retour, au volant de ma voiture, je pleurais. J’avais l’impression que toute ma vie sortait par mes tripes. J’ai arrêté l’auto sur l’accotement. Mon maquillage coulait de partout. Je me sentais affreuse. Dégueulasse. Je suis sortie de la voiture en direction du champ. J’ai enlevé la bague que je m’étais achetée pour me gâter et je l’ai tirée au bout de mes bras. Toute ce luxe ne valait pas les souffrances que je subissais. Je suis retournée chez moi. J’ai pris des douches pendant des heures et des heures. Mon corps avait besoin de se purifier de tout ce qu’il avait subi. J’avais beau me laver, rien ne semblait partir. J’ai soigné ce corps que je ne reconnaissais plus et qui était abîmé.

J’avais abandonné mon cours. Les fêtes et la consommation avait pris toute la place dans ma vie. Comme escorte, j’ai fait beaucoup d’argent. J’étais devenue une acheteuse compulsive. Je manquais de garde-robes pour y entasser tous les souliers et les vêtements que j’avais achetés. La majorité de ces habits, je ne les avais même pas portés.

Une vie de luxe mal acquise. Une cage dorée où j’étais prisonnière.

Une nouvelle garde-robe pour une ex escorte de luxe

J’ai arrêté la vie d’escorte. Fini la fête. Fini la consommation vide de sens. J’ai repris contact avec de bonnes personnes qui m’ont aidée à reprendre une vie normale. Une vie dans laquelle je me sens moi-même. J’ai dû réapprendre à faire du ménage, à faire la cuisine, à laver la vaisselle. Je remercie toutes ces personnes qui m’ont soutenue. Je n’aurais jamais réussi à faire tout cela seule.

autres textes sur la légalisation de la prostitution.

  1. pourquoi le travail du sexe entre adultes consentants est criminel?
  2. le commerce du sexe
  3. avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?
  4. doit-on légaliser la prostitution?
  5. les effets pervers de la légalisation de la prostitution
  6. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  7. prostitution de luxe: les hauts et les bas d’une escorte.
  8. les clients de la prostitution.
  9. pour ou contre la légalisation de la prostitution?
  10. prostitution et toxicomanie
  11. être la mère d’une prostituée toxicomane
  12. la prostitution dans les prisons
  13. les filles dans les gangs de rue et la prostitution.
  14. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  15. pour ou contre la légalisation de la prostitution: décriminaliser l’industrie de la prostitution ou la prostituée?
  16. Prostitution, Grand Prix de F1 et exploitation sexuelle
  17. La prostitution mise à nue

autres textes sur sexualité

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

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roman cheminement croissance personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre, au coût de 19,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.

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Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa

Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa

Dossier Prostitution et Sexualité

Suite au scandale américain du gouverneur démocrate de New-York Eliot Spitzer qui s’est fait prendre avec la prostituée de luxe Ashley Alexandra Dupre, le Journal de Montréal, sous la plume de Mathieu Bélanger, nous présente l’hypothèse qu’il y aurait à Ottawa un scandale sexuel qui se trame.

Plusieurs agences d’escortes de la région d’Ottawa-Gatineau ont été contacté pour confirmer que certains politiciens fédéraux jouent avec le feu.

Depuis quelques années, dans mes écrits je vous parle d’une prostituée à 4 000$ pour un week-end qui a eu des relations avec des politiciens. L’heure est maintenant venu d’aller un peu plus loin dans la présentation de cette prostituée et de son réseau de clients politiciens.

Reflet de Société prépare pour son numéro de juin un reportage sur l’inceste et la prostitution. Il y sera question d’un des réseaux de prostitution impliqués avec des politiciens provinciaux et fédéraux.

Un reportage qui saura attirer l’attention. En attendant, est-ce que le Journal de Montréal va déguiser Brigitte McCan en prostituée pour tenter de prendre sur le fait l’un de nos politiciens?

autres textes sur la légalisation de la prostitution.

  1. pourquoi le travail du sexe entre adultes consentants est criminel?
  2. le commerce du sexe
  3. avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?
  4. doit-on légaliser la prostitution?
  5. les effets pervers de la légalisation de la prostitution
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  7. prostitution de luxe: les hauts et les bas d’une escorte.
  8. les clients de la prostitution.
  9. pour ou contre la légalisation de la prostitution?
  10. prostitution et toxicomanie
  11. être la mère d’une prostituée toxicomane
  12. la prostitution dans les prisons
  13. les filles dans les gangs de rue et la prostitution.
  14. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  15. pour ou contre la légalisation de la prostitution: décriminaliser l’industrie de la prostitution ou la prostituée?
  16. Prostitution, Grand Prix de F1 et exploitation sexuelle
  17. La prostitution mise à nue

autres textes sur sexualité

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