Le commerce du sexe

Roman éducatif sur la sexualité.

Mes Seins, vidéoclip d’Andréanne Martin

Documentaire d’Ève Lamont

Raymond Viger Dossier Prostitution

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Si vous n’avez pas eu l’occasion de voir Le commerce du sexe depuis sa sortie en 2015, voici une occasion à ne pas manquer.
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Le documentaire sera présenté au Centre Culturel de Verdun, mercredi le 3 février pour 1,40 !
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La réalisatrice et productrice, Ève Lamont, sera présente pour échanger avec la salle.
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Avec Internet, le commerce du sexe s’est développé à l’échelle planétaire jusqu’à devenir aujourd’hui une véritable industrie. Mais à qui profite ce commerce qui fait du corps des femmes une marchandise exploitable à merci? Le documentaire révèle l’envers du décor d’un nouvel esclavage des temps modernes, où des femmes abusées sont condamnées au silence.

Mercredi 3 février 2016 19 h 30
Centre culturel de Verdun
5955, rue Bannatyne, Montréal (514-765-7170)

La projection sera suivie d’une discussion avec la réalisatrice Ève Lamont.

Visionnez la bande-annonce
Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

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Jumelles Fokkens: prostituées de 70 ans, syndicalistes et retraitées

Louise et Martine Fokkens les plus vieilles prostituées

Non à la légalisation de la prostitution

Pour avoir vécu de la prostitution pendant 50 ans, les soeurs jumelles Fokkens d’Amsterdam qui ont connu l’avant et l’après légalisation de la prostitution sont formelles: non à la légalisation de la prostitution.

Raymond Viger  Dossiers  Prostitution, Journal de Montréal

jumelles fokkens soeurs prostitution amsterdam légalisationSamedi dernier, Lise Ravary dans le Journal de Montréal souligne la retraite des soeurs jumelles Fokkens.  Avec leurs 70 ans, Louise et Martine Fokkens étaient les plus vieilles prostituées d’Amsterdam!

Syndicat de prostituées

Ces deux prostituées d’expérience avaient fondé le premier syndicat de prostituées. Elles ont été prostituées avant et après la légalisation de la prostitution à Amsterdam. Leur position est claire: la légalisation n’a rien apporté de bon.

Le crime organisé a pris la majeure partie de la place ainsi légalisé. Malgré la légalisation de la prostitution, plus de 90% des prostituées sont forcées de le faire. La clandestinité n’a pas disparu pour autant puisque seulement 5% des prostituées s’enregistrent auprès de l’État. Passé 21 ans, les prostituées sont tout simplement jeté à la rue.

Jumelles Fokkens VS Jean-Claude Lord

La position des jumelles Fokkens est intéressante à entendre et détonne avec le dernier documentaire de Jean-Claude Lord sur la prostitution: Les Criminelles.

Les jumelles Fokkens avaient fait un documentaire en 2011 sur leur vie. Ils ont publié un livre en Hollandais en 2011, en Anglais en 2012 et sera disponible en avril prochain en français.

Pour les références, je vous laisse le lien vers le texte de Helena Kaznowska dans The Telegraph, dans le Daily Mail. Je vous laisse le lien vers l’article de Lise Ravary en soulignant que le Journal de Montréal en n’autorise plus la lecture gratuite sans abonnement.

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

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Stéphane Rousseau, prostitution et bar de danseuses nues

Devant Isabelle Racicot et Maxime Martin

Légalisation du pot et de la prostitution

Raymond Viger  Dossiers Prostitution, humoriste

Stéphane Rousseau humoriste humour spectacle showVendredi dernier, Stéphane Rousseau est l’un des invités de l’émission, Ça fini bien la semaine, animé par Isabelle Racicot et Maxime Martin.

On y apprend que Stéphane Rousseau a débuté ses spectacles d’humour dans les bars de danseuses nues à 13 ans.

Stéphane Rousseau glisse rapidement une phrase l0urde de conséquences:

Je suis en faveur de la légalisation du pot et de la prostitution.

L’impact de la légalisation de la prostitution

Je suis attristé quand des vedettes lancent de telles phrases sans autre débat, sans que leurs idées ne soient confrontées.

En tant qu’interventant social, comme la majorité des intervenants terrains, je suis en faveur de la légalisation d’une drogue comme le pot. En se basant sur les avantages sociaux de légaliser le pot, il est facile d’extrapoler et d’arriver à la conclusion qu’il faille aussi légaliser la prostitution.

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualite-légalisation-prostitutionC’est ce que j’ai pensé dans mes premières années d’intervention. Jusqu’à ce que je réalise que lorsque nous légalisons une drogue, nous mettons un produit sur une tablette. Nous évitons de criminaliser un être humain qui a établi une relation de consommation avec ce produit. La légalisation du pot vise la réduction des méfaits et de soutenir ceux qui auraient une relation difficile et souffrante avec le produit. Nous voulons en arriver à pouvoir soutenir le consommateur.

En légalisant la prostitution, le produit qu’on mettrait sur tablette est un être humain. Peut-on considérer un être humain comme un produit? C’est pourquoi la réflexion sur la légalisation de la prostitution doit être plus longue et plus profonde qu’une simple extrapolation de la légalisation du pot.

Stéphane Rousseau et la prostitution

Le vécu professionnel de Stéphane Rousseau dans les bars de danseuses nues est tout à son honneur. Même si ce ne sont pas toutes les danseuses nues qui se prostituent et que les danses à 10$ ont grandement diminuées l’écart avec la prostitution, le vécu professionnel de Stéphane Rousseau dans les bars de danseuses nues lui aurait permis d’avoir une sensibilité envers les prostituées. En lançant l’idée de légaliser la prostitution, j’ai eu l’impression que Stéphane Rousseau voulait les aider.

Sauf que, sans le savoir, il ne fait que le contraire. Et sa notoriété publique lui permet de détruire des années de travail de sensibilisation et d’information. Parce qu’un Stéphane Rousseau qui passe dans une émission comme Ça fini bien la semaine, a beaucoup plus de poids que celle d’un intervenant dans la rue.

J’ai envoyé un message à Stéphane Rousseau pour que nous puissions discuter ensemble de la légalisation de la prostitution. J’espère pouvoir le sensibiliser aux effets pervers de la légalisation de la prostitution.

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Disponible en anglais Love in 3 D.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

 

Ne pas légaliser la prostitution ou la garder illégale?

Pour ou contre la légalisation de la prostitution

Légal ou illégal la prostitution?

Malgré tout ce qui a déjà été dit, parfois un commentaire vient donner une nouvelle orientation au débat sur la légalisation de la prostitution.

Raymond Viger Dossiers Prostitution, Sexualité

prostitution-internet-escorte-web-proxenetisme-proxenete-legalisation-pour-contreDepuis 20 ans, le débat sur la prostitution fait partie de nos écrits. Nous avons eu la chance de recevoir différents commentaires de prostituées, de clients de prostituées, de féministes, de pro-prostitution… En opposition les uns des autres, plusieurs commentaires se rassemblent derrière des idées et des valeurs qui leurs sont communes. Suite à mon dernier billet sur la légalisation de la prostitution, j’ai reçu un commentaire de Dael soulignant des questions intéressantes et qui méritent qu’on s’y attarde plus attentivement.

Je vous présente en gras les points que j’ai soulevé dans mon billet sur la légalisation de la prostitution de la semaine dernière. Suivi, en citation, du commentaire de Dael et, finalemement, de ma réponse.

Certains pensent pouvoir régler facilement les conséquences désastreuses de la prostitution par la simple légalisation de la prostitution

À mes yeux, le but premier de la légalisation, ce ne serait pas de régler quoi que ce soit; ce serait de ne pas s’arroger le droit de décider pour autrui de ce qu’il peut faire ou pas (dans la mesure où cette personne ne porte pas elle-même atteinte aux droits d’autrui). Je ne me reconnais aucune autorité morale à cet égard, et je n’en reconnais donc pas non plus à l’État en mon nom.

pour-contre-legalisation-prostitution-domicile-escorte-agenceQuand on parle de prostitution, est-ce que le droit de choisir existe vraiment? Même si elles ne sont pas toutes dans le même panier, certaines personnes se prostituent avec des problèmes de santé mentale, d’autres avec des problèmes de santé psychologique ou encore avec de fortes dépendances. Et pas seulement aux drogues. La luxure peut aussi être une grande dépendance.

Le droit de choisir ou non la prostitution suppose qu’on a des choix. Combien de personnes se prostituent par manque de choix?

La liberté de choisir ou non de se prostituer implique qu’il n’y a aucune pression de la part d’un parent, d’un conjoint ou d’un pimp pour que la personne ramène de l’argent.

Que nous dit la définition de liberté? La liberté est l’état d’une personne qui ne subit aucune contraintes, soumissions ou servitudes exercées par une autre personne qui n’est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu’un. La liberté c’est l’autonomie et la spontanéité d’une personne douée de raison. La liberté est la possibilité de pouvoir agir selon sa propre volonté dans la mesure où l’on ne porte pas atteinte aux droits des autres et à la sécurité publique.

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualite-légalisation-prostitutionPrendre position contre la légalisation de la prostitution n’est pas une ingérence dans le droit individuel de décider pour sa vie. Se positionner contre la légalisation de la prostitution c’est permettre à des personnes qui n’ont pas le choix d’être mieux protéger contre un environnement qui peut leur être hostile.

D’autres disent que nous avons diminué les conséquences de l’alcool en la légalisant en 1919 ou en légalisant le jeu en 1969. Cependant, l’alcool et le jeu sont des produits et non pas des êtres humains.

C’est de la légalisation de la prostitution dont on parle? En quoi la prostitution est-elle plus un être humain que l’alcool ou le jeu? Par ailleurs, quand on parle d’alcool et de jeu, il y a aussi des humains en question, non?

Il est vrai que pour l’alcool et le jeu il y a un être humain qui consomme le produit. Mais quand on parle de prostitution, il y a un être humain qui en consomme un autre. Ce n’est plus une simple relation entre un humain et un produit mais la marchandisation d’un être humain au profit d’un autre. En légalisant l’alcool en 1919, nous avons mis des bouteilles d’alcool sur les tablettes. En légalisant la prostitution, ce sont des humains qui se retrouveront sur les tablettes.

En Allemagne, seulement 1% des prostituées s’étaient enregistrées auprès de l’état!

La légalité, c’est le fait de ne pas risquer de subir les persécutions de l’État (de droit). Il ne découle pas de la légalité qu’on doive s’enregistrer auprès de l’État. Cet enregistrement relève de notions ou de principes complètement différents. Il est légal de faire plein de choses (pour lesquelles nous ne risquons donc la persécution de l’État de droit) pour lesquelles aucun enregistrement n’est nécessaire. Certes, on considère dans notre société que l’Administration publique doit être informée du travail des gens (pour déterminer combien d’argent ils doivent lui donner), mais cette idée, avec laquelle il est d’ailleurs tout à fait possible d’être en désaccord, est distincte de celle de la simple légalité.

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualite-légalisation-prostitution-légaliserRegardons les chiffres différemment. Quand l’Allemage a décidé de légaliser la prostitution en pensant pouvoir régler tous les problèmes, 99% des personnes qui se prostituaient ont continuées à le faire dans l’illégalité. La légalisation de la prostitution non seulement n’aura rien réglé mais elle aura augmenté l’isolement d’un très grand nombre.

Si on légalise la prostitution, qu’est-ce qu’on fait avec la prostituée qui est malade physiquement ou psychologiquement? Aucune institution qui louerait les services de prostituées vont n’en vouloir. Ni le privé, ni l’état. Elles demeureraient encore une fois à la rue mais en devant se cacher et s’isoler encore plus.

Je ne suis pas du tout sûr de comprendre ce que vous voulez dire ici. Vous dites qu’une prostituée malade ne trouverait pas d’emploi de prostituée? Mais qu’elle continuerait de se prostituer sans employeur, directement dans la rue? En outre, il faudrait expliquer en quoi vous estimez que l’illégalité aide les prostituées.

Légaliser la prostitution ce n’est pas une absence de législation. Légaliser c’est autoriser en donnant des normes, des critères, une législation qui définit dans quel contexte c’est légal et ce ne l’est pas. Et la grande question qui est trop souvent éludée demeure entière. Certains pronent la légalisation de la prostitution pour protéger les plus faibles et les plus démunis. Mais ce sont justement ces personnes qui subiront le plus de conséquences d’une légalisation de la prostitution.

Incapable de rencontrer les normes mises en place pour légaliser la prostitution, elles n’arrêteront pas pour autant. Elles vont continuer dans des endroits encore plus clandestins, à la merci de mauvais clients ou de pimps abusifs.

Quelques prostituées, disant parler au nom de toutes les prostituées, n’ont même pas le soutien de la majorité des prostituées de rue.

L’avez-vous, ce soutien de la majorité? Vous l’avez-vous obtenu comment? Une majorité des prostituées et prostitués du Québec se sont prononcés en faveur du maintien de l’illégalité? Même si c’était le cas, le maintien de l’illégalité serait tyrannie pour les autres prostituées. La tyrannie peut être décidée par une majorité. Et les majorités peuvent être décrétées de bien des façons…

Voici une nuance très importante à souligner. Se positionner contre la légalisation de la prostitution ne veut pas dire conserver le statu quo. Nous proposons une augmentation des services et des ressources offerts aux personnes qui se prostituent. Nous croyons qu’une société doit aussi offrir un accès à un travail décent à ses citoyens pour leur permettre de faire leur choix sans contraintes.

Après plusieurs décennies de travail terrain auprès de personnes prostituées, elles sont unanimes à dire qu’elles ont subi la prostitution et que cela n’aura pas été un choix valable. Nous en avons retrouvé plusieurs, mortes d’épuisement et de l’accumulation des conséquences physiques et psychologiques qu’elles avaient subies. Et pour celles qui ont réussi à s’en sortir, nous avonss pu voir la fièreté qu’elles témoignaient.

Quand nous abordions le débat sur la légalisation de la prostitution, aucune ne voulaient en faire un débat politique, aucune ne voulaient endosser une telle position.

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

Témoignages de Prostituées.

Illustrations Mabi

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Viols et agressions sexuelles d’une prostituée

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Prostitution

Viol et agression d’une prostituée

Britanny nous conte son histoire dans le monde de la prostitution. Une histoire qui se termine par le viol et l’agression sexuelle.

Dominic Desmarais  Dossier Sexualité, Prostitution

viol-abus-sexuel-agression-sexuelle-sexe-sexualiteLa journée de l’entrevue avait bien commencé pour Britanny. Elle était sereine à l’idée de raconter son expérience de la prostitution. Spontanée, articulée et enjouée, elle s’est ouverte sans pudeur  ni censure. Pratiques sexuelles, relations avec les clients et dépendance à l’argent, elle n’éprouve aucun regret.

Les seules fois où Britanny devenait soucieuse c’est en abordant le sujet de sa sécurité avec la police, car elle craignait d’être fichée comme prostituée et surtout avec les clients. Le stress qu’elle vivait à chaque nouvelle rencontre était au cœur de ses préoccupations. C’est ce nouveau client, potentiel agresseur, qui la poussait à consommer davantage et c’est pour éviter ces premiers contacts qu’elle consacrait beaucoup d’efforts à se créer une clientèle régulière. C’est pour éviter les hommes agressifs qu’elle préférait recevoir elle-même les appels afin d’accepter, ou non, un nouveau client.

Prostitution, agression sexuelle et viol

prostitution-escorte-call-girl-prostituee-prostitueesDès ses débuts, sa plus grande peur était de se faire agresser. L’acte sexuel, contre rétribution, ne l’indignait pas. Elle n’a jamais culpabilisé d’avoir pratiqué la prostitution. Britanny a commencé dans la rue. Puis, elle a essayé l’agence d’escorte pour, finalement, recevoir les clients chez elle. Mais la rue, c’est le dernier sujet qu’elle a abordé. Car c’est dans la rue qu’elle a vécu le pire moment de sa vie. Un souvenir enfoui bien loin dans sa mémoire et qui, 13 ans plus tard, la chamboule encore.

C’était en août 1997. Alors âgée de 23 ans, Britanny se trouvait sur la rue Ontario. Ses annonces classées et l’agence d’escorte pour laquelle elle travaillait ne lui rapportaient pas suffisamment de clients. Ce n’était pas la première fois qu’elle vivait une accalmie, depuis ses débuts, 5 ans plus tôt et à chaque fois, elle retournait à la rue, son dernier recours.prostitution-escorte-prostituées-danseuses-nues

Prisonnier d’un prisonnier

Elle commence sa nuit de travail à 23h30. Très rapidement, un client en voiture l’aborde. «En ouvrant la portière, j’ai eu des doutes mas je n’ai pas écouté mon instinct. Il avait la fin trentaine, le regard mesquin, les bras pleins de tatouages. Je sentais qu’il avait fait de la prison mais j’avais déjà fréquenté des gars de pénitencier.»

Britanny cesse de respirer un moment. Elle revisite une scène qu’elle avait rayée de sa vie. Elle voit encore distinctement le visage de son agresseur,  revoit son viol avant même de le raconter. La jeune femme s’excuse de pleurer et reprend le fil de son histoire. «J’ai embarqué. Il a commencé à rouler. J’étais nerveuse. Ma main s’agrippait à la poignée. Quand il l’a remarqué, il s’est mis à accélérer», dit-elle la voix tremblotante.

L’homme l’emmène dans le stationnement d’un concessionnaire automobile, à l’abri des regards. Il avait accepté de payer 30 $ pour recevoir une fellation mais, une fois le véhicule immobilisé, il tend un billet de 20 $ à la jeune femme affirmant qu’elle n’aura pas un sou de plus. «Il m’a dit: tu vas faire tout ce que je veux sinon, ne pense même pas sortir vivante de mon char.» Britanny prend une autre pause. Elle s’excuse à nouveau. «Le pire, c’est qu’il m’a payée», dit-elle en sanglotant.

La panique du viol

Britanny est en état de panique. Elle a peur de mourir dans cette voiture. Elle le supplie de ne pas lui faire de mal. En état de choc, elle se plie aux exigences de son bourreau. Elle est seule, sans défense, prise au piège dans un véhicule et personne pour les remarquer. Elle avait peur de fuir et d’être battue à mort. Elle ne se sentait pas de taille à lui tenir tête. «Il était très agressif. Il n’a pas eu besoin de sortir un couteau ou une arme à feu. Il m’a empoignée par les cheveux et les tirait pour me forcer à lui faire une fellation. Sans condom. J’étais affolée. J’ai pensé le mordre. Mais j’avais trop peur qu’il se déchaîne sur moi.»

prostitution-escorte-call-girl-prostituee-prostituees-erotisme-danseuses-nuesÀ genoux, à se faire arracher les cheveux, Britanny se sent entre deux mondes. Sa peur prend toute la place. Elle ne réalise pas les gestes qu’elle pose tant elle est paniquée. «J’étais là mais j’étais absente», décrit-elle.

Un viol interminable

Britanny poursuit son cauchemar sans s’arrêter. Les images défilent dans sa tête. Des scènes crues, dures. Le bras de son agresseur qui passe au-dessus de sa tête pour atteindre la manette du siège pour l’abaisser et forcer ainsi la jeune femme à s’allonger. «Je savais ce qui s’en venait. Je l’ai supplié de mettre un condom. Il s’est étendu sur moi. Il m’a violé toute la nuit. Pendant 4 heures. C’était interminable», dit-elle encore ébranlée.

La jeune femme a réussi à se sauver alors que son violeur se retirait pour jouir. Elle s’est mise à courir, hystérique, au beau milieu de la rue, tout en se rhabillant. Des conducteurs, apeurés par son état, ont passé leur chemin. C’est un chauffeur de taxi qui a joué les bons samaritains. Il l’a reconduite jusqu’à sa porte gratuitement.

«Il a été très gentil. Il a essayé de me calmer. J’étais toujours en état de choc. Il m’a offert d’aller voir la police. Je ne pouvais pas. La police aurait alors su que je me prostituais. Et on m’aurait dit que rien ne serait arrivé si je n’avais pas fait la rue…»

Britanny sort de son cauchemar. La tension de ses souvenirs retombe. Elle se laisse aller à pleurer. Elle s’allume une rare cigarette pour se calmer. Puis elle replonge 13 ans en arrière.

L’après-viol

«J’ai pris des douches et des bains. Je me suis lavée, lavée. Pour enlever toute cette crasse. J’ai passé des tests pour savoir s’il m’avait refilé une maladie.» Les tests se révèlent négatifs. Mais l’attente de ces résultats s’ajoute au traumatisme d’avoir été sauvagement violée.

«J’ai été traumatisée pendant des mois. J’en faisais des cauchemars. Pendant au moins deux mois, peut-être plus, je ne me souviens plus, je ne recevais que mes clients réguliers. J’avais trop peur. Mais je devais payer mes comptes et mes habitués ne viennent pas me voir toutes les semaines», dit-elle d’une voix résignée.

Britanny ne voit pas d’autre solution. Elle retourne à la rue. «Je ne songeais pas à me trouver une autre occupation,  je ne pensais qu’à survivre.» Sur la rue, elle analyse sans cesse les clients potentiels qui l’abordent.  «J’avais peur des hommes. Même de mes clients réguliers. Je revivais mon viol avec eux. Dès qu’un client me prenait un peu vigoureusement, je l’arrêtais.»

Treize ans après le viol, Britanny reconnaîtrait facilement son agresseur. Mais avec le temps, ce visage ne revient plus la hanter. Elle est parvenue à l’oublier, à l’enfouir très loin. Pas complètement, mais assez pour vivre normalement. Sauf aujourd’hui. Le souvenir est frais. Comme si elle l’avait vécu hier. «Je ne veux plus y penser. C’était d’ailleurs mon dilemme, quand c’est arrivé. J’en parlais pour le faire sortir, mais ça me faisais trop mal car je le revivais.»

La journée de Britanny avait bien commencé. Mais son cauchemar a tout changé. Elle ira travailler dans quelques heures, un emploi légal, avec ces images sur le cœur. Puis, elle remisera ce visage au plus profond de sa mémoire. Jusqu’à la prochaine fois.

L’histoire de Britanny, 1ere partie: Une escorte se raconte

2e partie Agence d’escorte à domicile

3e partie Agence d’escorte et prostitution à domicile

autres textes sur sexualité

autres textes sur la légalisation de la prostitution.

  1. pourquoi le travail du sexe entre adultes consentants est criminel?
  2. le commerce du sexe
  3. avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?
  4. doit-on légaliser la prostitution?
  5. les effets pervers de la légalisation de la prostitution
  6. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  7. prostitution de luxe: les hauts et les bas d’une escorte.
  8. les clients de la prostitution.
  9. pour ou contre la légalisation de la prostitution?
  10. prostitution et toxicomanie
  11. être la mère d’une prostituée toxicomane
  12. la prostitution dans les prisons
  13. les filles dans les gangs de rue et la prostitution.
  14. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  15. pour ou contre la légalisation de la prostitution: décriminaliser l’industrie de la prostitution ou la prostituée?
  16. Prostitution, Grand Prix de F1 et exploitation sexuelle
  17. La prostitution mise à nue

Illustration Marie-Gabrielle Dion et Zek

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Les joies de la prostitution?

Témoignage d’une prostituée incarcérée

On a vu cette année des lettres ouvertes affirmer que la prostitution devait être traitée comme un métier semblable aux autres. J’ai moi-même été prostituée et je dis Non à de telles balivernes.

Chloé, détenue au pénitencier de Joliette   Dossier Prostitution, Sexualité, Chronique du prisonnier

legaliser-prostitution-legalisation-legalise-prostitution-escorte C’est une sottise de croire que la prostitution est un métier normal. J’ai peine à croire qu’à la fin de 2009, nous ayons encore besoin de dire que la prostitution est une chose épouvantable et profondément dégradante pour les femmes. Personnellement, je ne connais aucune femme qui ait une histoire heureuse à raconter à propos de son «travail de putain». Il faut dire clairement Non à toute forme de prostitution.

Conséquences de la prostitution

Je suis une jeune femme de 35 ans. Pour moi, la prostitution s’est échelonnée sur une durée d’un an et demi en tout. Je n’ai jamais pensé que cette expérience, somme toute pas très longue, laisserait dans ma vie autant de dommages aussi profonds. J’inclus dans ce bilan la dévastation de mes relations interpersonnelles et sociales et des dommages irrémédiables auprès de mes enfants et de ma famille.

Je ne peux estimer les torts causés à mon corps, mon âme et l’estime de moi, mais le constat de destruction est flagrant. Ma sexualité demeure, pour le moment, affligée de dommages irréparables et les ravages sont aussi colossaux dans toutes mes relations avec les hommes.

Les clients de la prostitution

Ces hommes… «mes clients»… Ces exploiteurs, mes abuseurs, ces pervers, mes pourvoyeurs d’argent et de matériel, mes inconscients. Ces hommes… que je ne pourrai plus jamais voir avec les mêmes yeux.

Je suis incarcérée depuis maintenant deux ans et quatre mois. J’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir à tout ce qui s’était passé. Des visages de clients me reviennent en tête, avec des scènes de certaines exigences plus que particulières… C’est certain qu’à mes programmes de réhabilitation, le sujet revient souvent sur la table. Lors d’une séance de thérapie, une femme disait récemment que la prostitution n’avait rien changé dans sa vie. Je n’arrive pas à y croire! On ne peut pas vendre sa sexualité, son intimité, son âme, sa sensibilité, sa dignité, sa féminité, son odeur, sans en subir de conséquences. C’est humainement impossible.

Le sexe dans la prostitution

Au moment de l’acte sexuel, il se produisait une dissociation, comme si ce que je ne voulais pas salir allait se réfugier quelque part en moi… Tout devenait mécanique, comme si une autre prenait cette place dégoûtante où je ne voulais pas être… comme si je repoussais mon âme pour pouvoir passer au travers et «faire mon client».

Mais on ne peut pas se détacher complètement, et lorsque le client remontait ses culottes, je n’avais rien oublié de ce qui c’était passé. Et c’est lui qui avait le beau rôle car, une fois ses culottes remontées, il reprenait sa vie là où il l’avait laissée une heure plus tôt. C’est-à-dire qu’il redevenait un père de famille, un «honnête citoyen», un bon travailleur ou un patron super, un mari «aimant», un homme respecté par sa famille et ses amis… Moi, je restais la pute.

Sexualité et pédophilie

Ma sexualité a débuté à l’âge de quatre ans, imposée par un pédophile pervers. Cet événement a complètement marqué ma sexualité, amorcée beaucoup trop tôt.

Plus tard, j’ai vécu une longue relation avec un conjoint. Nous avons été ensemble huit ans et j’en garde des repères d’une sexualité saine et épanouie.

Sexualité et libido

Cela me permet de comparer l’avant et l’après de la prostitution et, croyez-moi, tout a changé… J’étais une femme qui avait une bonne libido et si mon amoureux s’absentait quelques jours, je vivais des pensées érotiques liées à lui.

Aujourd’hui, depuis mon vécu de prostitution, mon imaginaire sexuel se limite à des  flash-backs de situations où je me suis retrouvée avec des clients et dont je ne voudrais jamais parler à qui que ce soit. Ces situations étaient humiliantes et, aussi bizarre que cela puisse paraître, la honte revient frapper à ma porte dès que je repense à ces séquences, qui me font peur.

Je me dis qu’il n’est pas possible que les mères et les grand-mères québécoises souhaitent une telle condition pour leurs filles et leurs petites-filles!

Légaliser la prostitution?

D’autres parlent de réduire la violence en légalisant la prostitution… Quand tu te retrouves dans une chambre de motel ou dans une voiture, le danger sera toujours le même, et ce n’est pas la légalisation de la prostitution qui va faire en sorte que les hommes «malades» ne soient plus en circulation.

Je ne crois pas que l’on puisse quantifier la souffrance qu’entraîne la prostitution, sous une forme ou une autre. Mais je sais que la prostitution de rue, qui est reliée de très près aux toxicomanies, est l’une des plus dangereuses et que les filles qui sont en manque sont prêtes à faire beaucoup pour très peu… Légalisation ou pas, rien ne va changer pour ces femmes. Elles n’iront certainement pas déclarer le vendredi combien de clients elles ont faits dans la semaine!

Bref, je me demande où on s’en va en investissant temps et argent dans ce genre de spéculation! Pourquoi ne pas unir plutôt nos forces et se mobiliser pour venir à bout de ce fléau, de cette bêtise humaine!

Aide et ressources pour les prostituées

Investissons dans des programmes pour venir réellement en aide à toutes ces femmes. Des maisons d’hébergement pour accueillir ces femmes qui souffrent tant, au Québec, il n’y en a pas assez. Moi-même, j’aurais parfois bien voulu, à quatre heures du matin, qu’il y ait une maison où l’on m’aurait tendu la main. Il n’y a rien de disponible à ces heures-là!

La prostitution, ce n’est la place de personne. Que faudrait-il pour qu’on finisse par comprendre que la sexualité ne devrait pas être achetée, mais vécue!

 

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Biographie de l’auteur

Cambodge: sexualité et prostitution

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Dominic Desmarais         Dossier Prostitution  et Sexualité.

Sophea m’a accompagne pendant une semaine pour me servir d’interprete. Elle a 25 ans, etudie l’art, et attend janvier pour poursuivre ses etudes en Thailande grace a l’obtention d’une bourse. Elle a beaucoup de caractere. Quand on la voit avec moi, on pense qu’elle n’est qu’une autre petite amie du blanc de passage. Elle le sait tres bien, elle le sent – par le regard des Cambodgiens ou leurs remarques – mais jamais elle ne semble desemparée.

Ce qu’il faut savoir, c’est que Sophea, comme la plupart des femmes de son pays qui cherche epoux, est vierge de tout contact. Elle n’a jamais serre un homme dans ses bras, elle n’en a jamais embrasse un. Au Cambodge, une femme doit se garder pour le mariage. Si elle n’est pas pure, elle n’est tout simplement pas bonne à marier. C’est beau, ca signifie que la femme cambodgienne n’ira jamais voir ailleurs.Qui est contre?

Je ne suis pas sexologue. Mais je pense que la sexualite est un besoin fondamental. Si ce besoin est refoule, s’ensuit des frustrations ou des effets qui ne sont pas que positifs. Si la femme, pour se marier, n’aura pas de relation sexuelle, ca signifie que les garcons non plus ne devraient pas avoir de relations sexuelles avant le mariage. C’est logique, une relation, ca se fait a deux. Donc sans partenaire – consentant -, l’homme refoule ses besoins pour une bonne partie de sa vie?

Pas si sur… Ce besoin, refoule chez la femme, peut facilement être assouvi parprostitution-asiatique-prostitution-internationale-trafic-traite-femmes-3 l’homme: grâce à la prostitution. Donc, une mentalite vertueuse comme celle de se garder pour le mariage peut provoquer – bien qu’elle ne soit certainement pas la seule raison – un effet assez pervers qui augmente le besoin en prostituées. Et qui change alors aussi les rapports sous plusieurs plans entre hommes et femmes. Si l’homme a eu plusieurs relations sexuelles avec des prostitutées, sa sexualité n’est pas du tout la même que celle qu’il aura eu avec une petite amie qu’il aime. Mais son éducation, ses expériences, ce qu’il connait, c’est la prostitution. Ce rapport inégal ou la femme est vue plutôt comme du bétail.

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guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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