Les lendemains de la prostitution

Les lendemains de la prostitution

Christine Burtin-Lauthe     Dossier Prostitution et Sexualité.

prostitution-escorte-prostituées-danseuses-nues-prostitution-de-rue-prostitution-en-plein-jour Arrêter la prostitution par soi-même, sans aide et sans accompagnement, c’est ce que Coralie a fait il y a plus de 10 ans. Salariée le jour et prostituée la nuit, ce qu’elle acceptait de faire pour avoir plus d’argent lui apparaît maintenant bien dérisoire, au regard de ce qu’elle devait endurer pour quelques dollars de plus. Enfin en paix avec elle-même, elle parle de la rupture et de «l’après» qu’elle doit vivre.

Prostitution, sujet tabou

Il y a peu encore, Coralie ne voulait pas parler de cette période de sa vie. «En parler, ça me faisait revivre des émotions, des souvenirs que je n’étais pas capable d’assumer. Je me disais qu’il avait fallu que je sois bien nounoune pour faire tout ça! De raconter, ça me donnait un coup au moral. Pour un bon moment. Mais d’un autre côté, en parler avec des gens compréhensif, ça m’a permis d’analyser et, de prendre un peu de recul. Du temps a passé et aujourd’hui, je me sens plus forte, plus confiante.»

Ses débuts dans la prostitution

Sans travail, seule à Montréal, Coralie a commencé à se prostituer pour subvenir à ses besoins, et parce qu’une amie le lui a proposé. En même temps, elle continuait à se chercher du travail. «Je disais que je faisais n’importe quoi: caissière, réceptionniste, 2 à 3 jours par semaine, mais je ne voulais pas devoir répondre à ceux qui me demandaient ce que je faisais dans la vie: je suis prostituée! Je voulais pouvoir leur répondre: j’ai un travail.» Être Coralie le jour avec travail, appartement, animaux et pas de consommation de drogue et Stéphanie la nuit avec beaucoup d’argent, la drogue, le stress, les bars et la rue, est devenu trop difficile à vivre. «Il fallait que je choisisse entre ces deux mondes et que je choisisse le bon! Lorsque j’étais Stéphanie, j’avais beaucoup d’argent et je dépensais beaucoup. Une paire de lunettes à 300$, c’est pas un problème, puisqu’il te suffit de faire des clients pour te les payer. Je me sentais jolie, attirante, admirée, et ça me valorisait. D’un autre côté, la vie normale de Coralie, avec une certaine valorisation dans le travail, c’est ce que je recherchais. Alors, quand j’ai comparé entre les avantages et les inconvénients de chacun, j’ai bien compris que, dans la prostitution, il n’y avait que l’argent. La valorisation, oublie ça. Y’en a pas! T’es juste un bout de viande!»

Fin de la prostitution

Contrairement à d’autres, Coralie arrête tout. Elle ne conserve pas de clients. Elle change de quartier, coupe les liens avec ses amies, rompt avec son chum, et prend un emploi à plein temps. Petit salaire, juste ce qu’il faut pour se payer les besoins de base. C’est le dur retour à la réalité et à la vie de monsieur et de madame Tout le Monde. Pas d’aide d’associations; pas de thérapie à 40$ la séance (qu’elle aurait payée comment, d’ailleurs?). Juste une amie qui va lui donner des conseils pour gérer son budget. «C’est ce qui a été le plus dur. J’ai mis un an à y arriver. Dans la prostitution, je faisais de l’argent en fonction de ce dont j’avais besoin. Là, je devais vivre avec ce que j’avais. Fini le luxe et le gaspillage. J’ai dû apprendre à compter, à me restreindre. Je me suis rééduquée, et ça n’a pas été facile. Mais, j’y suis arrivée et je suis devenue une experte de la consommation gratuite ou à rabais. Je suis pas mal bonne dans le domaine!»

Aucune aide pour sortir de la prostitution

Coralie s’en est sortie toute seule. Sa patience et sa persévérance lui ont permis de s’insérer dans la société. Combien d’autres ont eu besoin d’aide sans en trouver? «Quand j’ai cherché de l’aide, je n’en ai pas trouvé. Je me suis débrouillée par moi-même. Je me suis renseignée. Je sais aujourd’hui qu’il n’y en a pas beaucoup plus. Si tu enlèves une fille de la rue pour l’y remettre pas longtemps après, c’est pas la peine! Des lieux d’accueil pour prostituées, où elles pourraient trouver des réponses à leurs besoins de base, y’en a pas! Des formations pour qu’elles travaillent à autre chose que le salaire minimum, où sont-elles? La volonté pour faire de la prévention ou de l’insertion, j’en vois pas!»

Même si Coralie regrette parfois les gros revenus et le luxe obtenu, elle assure qu’elle préfère sa vie d’aujourd’hui avec toutes ses difficultés, mais aussi ses petits bonheurs.

Dossiers Prostitution et Sexualité.

PUBLICITÉ

show_imageQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Prostitution en plein jour sur Facebook (Hochelaga-Maisonneuve)

Prostitution en plein jour sur Facebook (Hochelaga-Maisonneuve)

2e partie   Raymond Viger       Dossier ProstitutionSexualité, Prostitution Hochelaga

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

sites d'injections supervisées toxicomanie drogues injectables prostitution Nouveaux développements dans le débat touchant la prostitution de rue dans Hochelaga-Maisonneuve. Selon un nouvel article de Serge Labrosse pour le Journal de Montréal, la prochaine assemblée du Conseil municipale risque de rejoindre beaucoup de personnes.

Sur leur page Facebook, Roxanne Ringuet et Nathalie Goyette invitent les familles dérangées par la prostitution de rue à se présenter au Conseil municipale qui se tiendra le 19 janvier prochain à 19:00 heures à la maison de la culture Maisonneuve située au 4200 Ontario est.

Réal Ménard et la prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve

Réal Ménard, le maire de l’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve, a déclaré à l’agence de presse QMI qu’il va impliquer l’organisme communautaire Dopamine qui fait du travail de rue dans Hochelaga-Maisonneuve. Dopamine travaille notamment dans l’échange de seringues et la distribution de matériel sanitaire auprès des personnes toxicomanes. Dopamine se fait offrir le mandat de médiateur entre les familles dérangées par la prostitution et les prostituées de rue se retrouvant sur Sainte-Catherine.

La citation de Réal Ménard m’a cependant surpris et dérangé:

Si les filles ne comprennent pas, je demanderai aux policiers d’intervenir.

C’est tout de même assez drastique. On parle de personnes toxicomanes, dont certaines ont des problèmes de santé mentale. Le problème de la prostitution de rue dans Hochelaga-Maisonneuve on en parle depuis des décennies. Un projet d’intervention auprès des prostituées de Ste-Catherine avait eu lieu avec la Société des marchands de l’artère commerciale. Le rapport soulignait qu’il fallait mettre en place des outils d’intervention si on voulait arriver à un résultat. Entre autre, plus de travailleurs de rue et d’intervenants, un lieu de rencontre sur Ste-Catherine pour les prostituées… Malgré toutes les revendications rien n’a été fait dans la dernière décennie.

Site d’injections supervisées, traitement à la méthadone

Pire, Philippe Couillard ministre de la Santé s’apprêtait à ouvrir un site d’injections supervisées pour intervenir auprès des personnes toxicomanes et diminuer les irritants. Son remplaçant,Yves Bolduc recule et décide que Vancouver demeurera le seul site d’injections supervisées en Amérique du Nord. Et qu’advient-il des traitements à la méthadone?

L’an dernier, à pareil date, le GRIP, un organisme d’intervention auprès de personnes toxicomanes faisaient circuler une pétition en faveur de l’ouverture d’un site d’injections supervisées.

Si les politiciens ne comprennent pas et ne nous donnent pas les moyens pour intervenir adéquatement et efficacement sur le terrain, est-ce qu’on peut appeler la police pour intervenir?

Première partie de Prostitution de rue Hochelaga-Maisonneuve sur Facebook

Autres textes sur la ProstitutionSexualité.

L’Amour en 3 Dimensions (français), Love in 3D (anglais).

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Prostitution en plein jour: Hochelaga-Maisonneuve sur Facebook

Prostitution en plein jour: Hochelaga-Maisonneuve sur Facebook

Raymond Viger       Dossier ProstitutionSexualitéProstitution Hochelaga

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

prostitution-prostituées-légaliser-prostitution-bordel-legal-maison-close Depuis le mois de mars dernier, des parents d’Hochelaga-Maisonneuve ont créé une page Facebook pour dénoncer la prostitution de rue que l’on retrouve dans Hochelaga-Maisonneuve.

Le Journal de Montréal, sous la plume de Serge Labrosse en fait un reportage lundi et mardi dernier.

Pas sûr qu’on soit parti dans la bonne direction. Dans les commentaires, j’ai reconnu plusieurs personnes que j’ai croisé sur différents blogues, autant ici qu’ailleurs. Souvent les mêmes refrains qui sont repris depuis fort longtemps. Le dialogue exige un minimum d’ouverture d’esprit de part et d’autres. Le dialogue exige aussi de l’écoute et de l’ouverture d’esprit.

Prostitution de rue et “La” prostitution

Le débat débute avec la question de la prostitution de rue dans le quartier d’Hochelaga-Maisonneuve. Rapidement, on parle de légaliser la prostitution, de l’encadrer. Si vous étiez le tenancier d’un bordel, même légal, est-ce que vous engageriez les prostituées de rue du quartier  d’Hochelaga-Maisonneuve ou si vous voudriez en engager de nouvelles? Est-ce que cela va vraiment régler la prostitution de rue d’Hochelaga-Maisonneuve? Est-ce que cela va améliorer les conditions de vie des prostituées de rue d’Hochelaga-Maisonneuve?

Certains parlent de prostitution en général et en font un débat politique. D’autres parlent de la prostitution de rue de la rue Ste-Catherine dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Des gens parlent de leur cause sans écouter celle de l’autre. Pas vraiment un dialogue, mais plutôt deux monologues qui s’entrechoquent.

Malgré tous les textes déjà écrits, malgré tous les commentaires reçus, nous sommes à réécrire l’histoire, toujours la même histoire.

Suite de la prostitution de rue Hochelaga-Maisonneuve sur Facebook.

Autres textes sur la Prostitution et Sexualité.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Prostitution: témoignages de 3 prostituées

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

Prostitution: témoignages de 3 prostituées

prostitution-escorte-prostituées-danseuses-nues Claudette   Dossier Prostitution

Quand une fille a été abusée durant son enfance, le pimp n’a pas grand-chose à faire pour que la fille fasse de la prostitution. Moi, c’est le père de mes enfants qui me disait avec qui il fallait que j’aille. J’avais 16 ans. On faisait partie du milieu des motards.

J’ai consommé de tout. J’ai fait désintox sur désintox. J’ai eu beaucoup de rechutes. La dernière fois que je suis retournée sur la rue c’est parce que j’avais reconsommé.

Y’a des commerces où les filles achètent. On habite ce quartier, on est leurs clientes. Les propriétaires de logements acceptent le cash de la piaule mais ne veulent pas de la fille qui est devant le logement! Pourtant c’est lié.

Prendre une tasse de café, entre 5h et 8h le soir, quand il fait froid, j’aurais bien aimé ça. Il faudrait une place avec des intervenants, du café, un peu de grignotage, juste pour les femmes qui font la prostitution. Tu peux rester au calme, au chaud. Tu peux parler avec les intervenants. Ils te réfèrent à des thérapies.

Ce qu’il faudrait c’est apprendre au monde à respecter son corps, ses sentiments. Mes parents m’ont rien appris de ça, bien au contraire. J’ai maintenant 35 ans et j’ai appris par moi-même à m’en sortir. Dans les écoles ça serait la meilleure place pour parler des conséquences aux jeunes.

Cindy

Mes parents, ma famille sont tout ce qu’il y a de plus normaux. C’est moi qui ne me sentais pas aimé, pas à ma place, différente. J’avais toujours besoin de l’avis des autres. J’ai été gâtée, peut-être trop. J’étais une solitaire. Toujours le même coin de rue, dans des rues différentes à des périodes différentes. J’allais chez nous avec le client et je ne me mêlais pas aux autres prostituées.

Je me suis prostituée pour consommer. Je vivais avec un drogué alcoolique. Il s’est suicidé. J’ai dû me débrouiller toute seule pour me procurer ma drogue. La prostitution ce n’est pas un choix, c’est pour la drogue que j’en ai fait. Sinon, jamais je n’aurai fait la rue pour payer un compte. Dans la prostitution, y’a rien de bon.

Quand j’avais besoin de ma drogue, j’avais pas peur du client. J’avais des craintes mais j’avais besoin de son argent. Le plus dur sur la rue, c’est le regard des enfants. Ça nous fait mal. On se débrouille pour être sur la rue quand ils n’y sont pas. Les résidents eux, nous insultent.

Pour se faire aider et que ça marche, il faut être prête. Il faut apprendre à se connaître. Moi, j’avais besoin de douceur, de tendresse. Toutes les thérapies que j’ai faites ne m’ont servi à rien tant que je n’étais pas prête. Aujourd’hui, j’y crois. Ceux qui m’entourent, y croient aussi. J’ai maintenant 40 ans et je suis heureuse de m’en être sortie.

Chantale

J’étais en centre d’accueil. J’en suis partie mais je ne savais pas où aller. Ma famille ne voulait plus de moi. J’avais faim. Une fille du centre m’a dit comment faire de la prostitution. Je suis allée sur St-Laurent.

La première fois, c’était facile. Je gagnais beaucoup d’argent. Peu de temps après, je me suis fait violer par un client. J’ai eu très peur. J’y suis retournée quand même.

J’étais tombée en amour avec un gars. C’était un pimp mais je ne le savais pas. Il avait des maîtresses qu’il faisait travailler. Il m’a mis enceinte pour mieux m’attacher à lui. Il était très violent. Il me prenait tout mon argent. J’avais même pas de quoi acheter une pinte de lait pour mon enfant. Et pourtant, j’en ai fait de l’argent. J’ai fait escorte, mais je n’aimais pas parce que l’agence me prenait la moitié. Remarque mon pimp me prenait tout, mais lui c’était pas pareil, je l’aimais! Danseuse, tu es toute seule et tout le monde te regarde. J’aimais pas. Ce que j’ai fait ces derniers temps, c’est de mettre des annonces dans la presse. Tu reçois chez toi et y’a moins de risque avec la police.

Même si on n’est pas devant chez eux, y’a des commerçants qui nous crient après: «Va faire des clients ailleurs, tu nuis à ma clientèle» Y’en a un qui descendait de ses bureaux pour me dire ça. Je me mettais au coin de la rue ou à un arrêt de bus et je ne gênais personne. À une époque, je me suis fait courir. C’était chaud! J’ai changé de quartier, ce n’est pas pareil. Ici, c’est comme la campagne mais en ville. Tout le monde se connaît, se parle. Le monde s’entraide même s’il est pauvre. C’est comme une grande famille.

Il faut aider les filles et aider les familles. Le gouvernement devrait faire plus pour les familles pauvres. Avec l’aide sociale, tu existes mais tu ne vis pas. Les mères seules, elles descendent sur la rue et elles font quelques clients. J’appelle ça de la prostitution de survie. Il faut aller dans les écoles et parler des conséquences de la prostitution aux enfants. Il faut les prévenir de ce que ça fait. J’ai 40 ans et, malheureusement, j’y retourne encore.

Les noms ont été changés pour préserver leur anonymat.

Dossier prostitution.

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

PUBLICITÉ

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres de croissance personnelle et cheminement:

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biographie de l’auteur

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :