Anton Tchekhov, dramaturge russe environnementaliste

Un écologiste nommé Tchekhov

Protéger la nature : une idée déjà présente au 19e siècle

«Il y a de moins en moins de forêts, les cours d’eau se tarissent, le gibier disparaît, le climat est détérioré et, tous les jours, la terre s’appauvrit et s’enlaidit.»

Normand Charest – chronique Valeurs de société – Dossiers Culture, Environnement

reflet de société réflexions sociales débats sociauxVoilà des propos parfaitement d’actualité, qu’on ne serait pas surpris d’entendre à la télévision. Pourtant, ils ont été exprimés il y a déjà plus de 120 ans par un personnage d’une pièce de Tchekhov (*), qui s’était donné comme mission de protéger les forêts contre la surexploitation, un personnage que ses contemporains, toutefois, trouvaient «démodé et peu sérieux». C’est pourquoi ils l’avaient surnommé Le Sauvage, ce qui est aussi le titre de la pièce (1889) d’où est tirée cette citation.

L’idée de prChekhov_1898_by_Osip_Braz culture Anton Tchekhovotéger la nature menacée par l’être humain est donc loin d’être nouvelle. Cependant, dans notre façon de considérer l’actualité, nous souffrons souvent de courte vue, et chaque génération s’imagine refaire le monde. Mais en réalité, une telle attitude «nouvelle» existait déjà dans la génération de nos parents, puis de nos grands-parents — ou il y a plus d’un siècle dans le cas de ce discours écologiste. Un discours qu’on trouvait «démodé» au 19e siècle, alors qu’on saluait plutôt le progrès, comme beaucoup le font encore maintenant.

La leçon pour nous serait donc de ne pas mésestimer les expériences des générations précédentes. D’ailleurs, une meilleure connaissance de l’Histoire pourrait éveiller en nous un peu plus d’humilité et une plus grande profondeur.

_____________________

* Anton Tchekhov (1840-1904) : dramaturge russe, dont les pièces de théâtre les plus connues sont : La Mouette, Oncle Vania, Les Trois Sœurs, La Cerisaie…

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Qu’ont en commun les lionfish et les chats?

Reproduction sans contrôle

Les ravages du Lionfish

Un propriétaire d’aquarium d’eau de mer rêve d’avoir un Lionfish. La remise en liberté de ces poissons d’eau de mer cause cependant de graves problèmes à l’environnement.

Raymond Viger Dossiers Environnement

Pterois_volitans_lionfish-aquarium-eau-mer-salee-rascasse-volantSuite à notre visite au camp 1000 jours pour la planète au Jardin Botanique, après les continents de plastique, ce sont les Lionfish qui ont attirés mon attention.

Des propriétaires de chats remettent en liberté des félins qui vont se reproduire à une vitesse folle. Un couple de chat, après 5 ans aura augmenté la population féline de 20 000 chatons dans les rues!

C’est le même problème avec le Lionfish. Un très beau poisson. Tout le monde en veut un. Mais quand les gens n’en veulent plus, ils les remettent à la mer.

Petit problème cependant. Le Lionfish est un prédateur qui ne doit pas se retrouver dans n’importe quel habitat. Il met en péril l’équilibre précaire de certains milieux, éliminant tout ce qui nage dans le secteur.

Si vous avez pris la rlionfish fondation sedna pollution aquatique environnementesponsabilité d’avoir un chat ou un Lionfish à la maison, vous ne pouvez pas vous en défaire n’importe comment. Contactez les autorités compétentes pour demeurer responsables de vos gestes.

Pour les chats errants, à chaque année à Montréal, ce sont 50 000 chats errants qui sont euthanasiés. Pour les Lionfish, des plongeurs doivent intervenir pour diminuer les ravages du Lionfish.

Merci d’être éco-responsable et sensible à l’environnement.

Autres textes sur Environnement

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

Le pétrole et l’environnement

Enbridge et Plan Nord

Sauver la planète ou l’économie?

Normand Charest Dossier Environnement

Suite à son séjour chez les Haïdas en Colombie-Britannique, où Fanny Aïshaa travaillait avec eux sur une murale, elle raconte:

À la fin de ce voyage, j’ai passé 2 jours à écouter les témoignages, lors des audiences publiques fédérales auprès des Haïdas et des habitants de l’île (en Colombie-Britannique) qui refusent le projet controversé de Enbridge. Les gens pleuraient d’émotion, d’amour du territoire. Ils se sont unis et ils ont tous partagé leur cri du cœur pour protéger le monde naturel. Ils n’ont attaqué personne dans leurs mots. C’était un hymne à la beauté du monde, affirmant qu’aucun argent ne pourrait acheter la valeur de l’océan. Un hymne dans lequel les Autochtones et les nouveaux arrivants ne faisaient qu’un. Ça m’a fait penser au Plan Nord qui va trop vite, et à ces voix qui ne sont pas écoutées.

Le Projet Enbridge

Le projet en question propose de construire un pipeline de 1 170 km afin d’acheminer le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta, vers le nord de la Colombie-Britannique où il serait chargé dans de superpétroliers à destination de l’étranger.

La société Enbridge fait miroiter, sur son site Web, de nombreux avantages pour les habitants de cette province. Elle promet 4 000 emplois sur 3 ans dans la construction, ainsi que d’autres emplois à long terme. Et puis des centaines de millions en revenus de taxes et de grandes retombées économiques.

De plus, la majorité des emplois pourrait être réservée aux Autochtones, auxquels la société offre une participation de 10% des actions. Enbridge prétend aussi avoir conclu de nombreuses ententes de principe avec des communautés autochtones, le long du corridor proposé pour le pipeline.

Les Premières Nations

Selon les représentants de plusieurs Premières Nations, il est faux de prétendre que ces ententes ont été nombreuses. D’ailleurs, plusieurs de ces représentants, rassemblés en mai dernier, ont déclaré : « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour défendre nos terres et nos eaux contre cette menace de Enbridge. »

Mais les Autochtones ne sont pas les seuls à vouloir défendre leurs territoires, car les environnementalistes se joignent au mouvement de résistance.

Les deux groupes mettent en garde la population contre la destruction d’écosystèmes riches, mais fragiles, que la circulation des pétroliers menace. La faune et la flore indigènes sont à risque, autant les baleines que les rares «spirit bears» (les grands ours de couleur claire), autant les fonds marins que la forêt pluviale.

Les audiences publiques

Le gouvernement fédéral a lancé des audiences publiques qui doivent se terminer en septembre 2012. La commission remettra son rapport en décembre. Selon The Economist de Londres, en même temps, le gouvernement canadien s’empresse d’enlever tous les obstacles bureaucratiques afin de faciliter l’avancement du projet. Ce qui pourrait accélérer, en même temps, la réalisation d’autres grands projets de développement dans diverses provinces, dont le Québec.

C’est le ralentissement des exportations de produits pétroliers vers les États-Unis, causé par l’exploitation du gaz de schiste américain, qui explique la hâte du fédéral. Ce que notre voisin du sud n’achètera plus devra être vendu ailleurs au plus tôt. Et pour cela, la construction de nouveaux pipelines est considérée comme essentielle.

Dans ce cas, le sentiment d’urgence des impératifs économiques risque encore de reléguer à l’arrière-plan la prudence écologique, la logique du développement durable. Et puis, tout simplement, l’amour de la nature, le sentiment d’appartenance avec elle que partagent les Premières Nations, c’est-à-dire la qualité de vie dans son sens le plus pur.

Le danger qui plane sur le nord de la Colombie-Britannique menace aussi le Nord québécois. En période de précarité économique, les milliers d’emplois et l’enrichissement que le Plan Nord québécois fait miroiter, par exemple, risquent d’occulter complètement la prudence écologique. Et de noyer les protestations sous la propagande économique.

Grand vernissage sur l’environnement les 28, 29 et 30 septembre prochain au Café Graffiti. 4237 Ste-Catherine est. Infos: (514) 259-6900.

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Récupération, consommation et empreinte écologique

Pour réduire votre empreinte écologique:

Changez vos habitudes de consommation

En moyenne, chaque Canadien produit 2,2 kg de déchets par jour. Mettez-vous au défi de réduire votre empreinte écologique.

Édition Nouvelle: Dossier Environnement

environnement récupération protection environnemental écologieIl est peut-être plus facile que vous ne le croyez d’adopter des habitudes de vie écologiques. Tout d’abord, déterminez votre empreinte écologique. Pour ce faire, utilisez le calculateur d’émissions de carbone en ligne de la Fondation TD des amis de l’environnement (FAE TD).

« Des entreprises mettent en œuvre des politiques leur permettant de réduire à zéro la quantité de déchets qu’elles produisent, souligne Mary Desjardins, directrice générale, FAE TD. Pourquoi est-ce que monsieur et madame Tout-le-Monde ne feraient pas la même chose? En suivant ces quelques conseils suivants, vous réduirez de façon considérable votre empreinte écologique et contribuerez à la protection de notre planète, ce qui suscitera l’envie dans votre entourage. »

Conseils pour protéger l’environnement

La FAE TD, un des organismes sans but lucratif qui œuvrent depuis le plus longtemps pour la protection de l’environnement au Canada, donne les cinq conseils suivants pour réduire son incidence sur l’environnement.

  • Réduisez l’emballage au minimum : Il existe plusieurs façons de réduire au minimum les produits d’emballage que vous utilisez. Apportez des sacs réutilisables lorsque vous allez à l’épicerie, utilisez des contenants réutilisables lorsque vous emportez votre lunch au travail et, le matin, buvez votre café dans votre propre tasse. Vous contribuerez ainsi grandement à changer les choses et à réduire la quantité de déchets dans les sites d’enfouissement.
  • Réfléchissez avant de jeter : Avant de jeter des déchets, demandez-vous s’ils peuvent être recyclés, réutilisés ou mis dans le bac à compost. Au lieu de jeter vos déchets, optez pour l’une de ces options lorsque la situation s’y prête.
  • Réduisez votre consommation d’eau : Le Canada bénéficie d’abondantes réserves d’eau, mais les Canadiens arrivent au premier rang pour ce qui est du gaspillage de cette ressource. Diminuez votre empreinte écologique en fermant le robinet lorsque vous vous brossez les dents, en évitant l’arrosage excessif de votre pelouse et en prenant des douches au lieu de bains.
  • Limitez la quantité de courrier reçue : Chaque année, les Canadiens reçoivent en moyenne 76 kg de courrier non sollicité. Tout ce courrier a une incidence négative sur l’environnement : limitez donc la quantité de courrier reçue en retirant votre nom des listes d’envoi et en annulant vos abonnements aux magazines que vous ne lisez plus. Par ailleurs, n’oubliez pas de recycler le courrier publicitaire.
  • Achetez des aliments produits à l’échelle locale : Rendez-vous au marché local pour vous procurer les aliments biologiques que produisent les agriculteurs de votre région. De cette façon, vous réduirez votre empreinte écologique et soutiendrez les agriculteurs qui assurent la production alimentaire dans votre collectivité.

Une minute suffit pour calculer vos émissions de carbone.

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