Yoga et psychanalyse

Psychanalyste et Yogi

Une matinée par mois, le Bistro Ste-Cath se change en mode transformer. Pas de temps à perdre, tables, chaises et autres mobiliers de restauration doivent laisser la place aux tapis et au public.

Nancy Lussier est psychanalyste et professeure de yoga de formation. Lors de ses consultations avec ses clients, elle n’hésite pas à utiliser le yoga, et particulièrement la méditation: «Elle aide à réduire le stress, l’anxiété et aide à une meilleure concentration», explique-t-elle. En plus de pratiquer la psychanalyse depuis une dizaine d’années, Nancy utilise ces outils quotidiennement sur elle. Ouverte sur le sujet, elle explique avoir fait une dépression non diagnostiquée jusqu’à la fin de son adolescence avec quelques rechutes des années après. Et le yoga est ce qui l’aide maintenant à rester en bonne santé.

Ces séances de yoga sont différentes de l’image que nous en avons, il s’agit de yoga kundalini. Kun… quoi, pensez-vous. Nous aussi au début. Nancy explique que cette forme de yoga mise sur les sons, la respiration, le rythme et les postures. Concrètement, oubliez les positions alambiquées et la souplesse d’une jeune pousse printanière. Dans son cours, Nancy donne des exercices de respiration à faire dans certaines positions pour aider l’organisme à éliminer les toxines et lâcher prise.

La psychanalyste a souhaité offrir ce cours gratuit pour que tous y aient accès. «On va se dire les vraies choses, le yoga n’est pas accessible à tous. À 20$ ou 30$ par séance, tout le monde ne peut pas y avoir accès. Et c’est dommage, car c’est justement ceux qui en auraient le plus besoin qui ne peuvent pas se l’offrir.»

Pour elle, offrir ce cours est l’occasion de s’impliquer dans sa communauté, tout en aidant. « Souvent, les personnes qui viennent me consulter pensent que je vais les réparer comme on amènerait une voiture au garage. Mais ce n’est pas comme ça que cela fonctionne. Il faut que le patient gagne en autonomie.» Comprenez que le psychanalyste est l’outil et le patient l’acteur de son changement. «Les personnes qui suivent ce cours ont acquis cette autonomie. Cela me permet d’aider, de passer le même message, mais à un plus grand nombre.»

Des études ont prouvé que la méditation et le sport combinés sont aussi efficaces que les antidépresseurs. La méditation aidant à se concentrer sur l’instant présent pour stopper le cercle de pensées négatives.

Alors une fois par mois, Nancy vous offre la chance d’être acteur de votre bonheur. Et pour rendre l’expérience plus chaleureuse, 2 musiciens l’accompagnent et jouent en direct. Soyez vigilants, nombre d’entre eux sont également des artistes du bistro. Alors, si vous croisez la percussionniste Marise Demersou Denis, le batteur de Sule Heitner, ne soyez pas surpris, les aficionados de yoga se serrent les coudes.

Bistro le Ste-Cath

Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, le Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Le Ste-Cath présente plus de 250 spectacles gratuits par année.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.     www.stecath.com.

Santé mentale: qu’est-ce que l’autisme?

Avril, le mois de l’autisme

Historique des appellations

Un ensemble d’affections méconnues, difficiles à classer et à nommer

Normand Charest, dossiers Autisme, Santé mentale

Au 19e siècle, les thérapeutes utilisaient couramment le terme d’ «idiotisme» pour qualifier cet ensemble de troubles apparaissant chez les enfants. Mais il faut comprendre que le terme grec idiotes désignait la «vie privée» par opposition à la sphère publique. Ainsi, le terme médical d’idiotisme s’appliquait à une personne qui se replie sur elle-même.

Au 20e siècle, le psychiatre suisse Eugen Bleuler (1857-1939) conçoit le terme d’«autisme» pour remplacer celui d’idiotisme, le mot «idiot» étant devenu trop péjoratif dans la langue populaire. Mais le sens demeurait à peu près le même, puisque la racine grecque autos signifie «soi-même» et représente la même notion de repli sur soi, puis de difficulté de communication avec les autres.

Causes et symptômes

Au début, on considérait l’autisme comme un symptôme de la «schizophrénie infantile». Mais en 1943, on commence à considérer ce trouble comme une maladie à part entière, à partir d’un article de Leo Kanner (1894-1981) dans lequel il remarque que les symptômes à long terme ne correspondent pas à ceux de la schizophrénie. De plus, Kanner croit que les autistes ont une intelligence normale, mais qu’ils n’arrivent pas à s’exprimer correctement. L’article parle d’isolement (aloneness) et d’intolérance au changement (sameness).

L’idée s’est répandue, en psychanalyse, que l’autisme pouvait résulter de la froideur affective des parents, en particulier de la mère. C’est en réaction à cette culpabilisation que sont nées les associations de parents dans les années 1980, contre cette conception qui les excluait.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe l’autisme dans les TED, les «troubles envahissants du développement». De nos jours, on parle aussi de TSA, de «troubles du spectre de l’autisme».

Trois symptômes de l’autisme

L’autisme est caractérisé par trois symptômes observables vers l’âge de 3 ans: la difficulté à socialiser; les difficultés de communication verbale et non verbale; les actions restreintes et répétitives. Toutefois, il existe plus d’une forme d’autisme et les symptômes varient selon les cas.

De plus, divers troubles peuvent accompagner l’autisme: un retard mental (dans environ 60% des cas, mais pas chez les autistes «de haut niveau»), l’épilepsie (30%), des troubles d’attention, d’anxiété ou de dépression à l’âge adulte, etc.

L’autisme au cinéma

On dit que le film américain Rain Man (1988) fut l’un des premiers à traiter de l’autisme. Le personnage de Raymond Babbitt, dont l’interprétation a valu un Oscar au comédien Dustin Hoffmann, présente certains symptômes de l’autisme: il ne souhaite pas établir de liens avec les gens ; il a des comportements répétitifs (il doit écouter la même émission de télévision à heure fixe, sinon il fait des crises d’angoisse) et possède une mémoire exceptionnelle des chiffres.

On peut penser à ce film, lorsqu’on entend parler d’autisme, mais le cas de ce personnage n’est pas représentatif de la majorité des autistes. Il a été inspiré d’un cas réel, celui de Kim Peek (1951-2009), qui souffrait de ce que l’on appelle le «syndrome du savant».

En réalité, seulement la moitié des personnes qui souffrent de ce syndrome sont des autistes, l’autre moitié étant affectée d’une variété d’invalidités du développement et de maladies cérébrales.

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Sources des informations: OMS (Organisation mondiale de la santé) et l’article «Rencontre avec Jacques Hochmann» (psychanalyste) du magazine «Sciences humaines» (France), juillet 2009, N° 206.

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