Débat sur la laïcité et les valeurs au Québec

Le débat sur la laïcité et les valeurs au Québec

Le projet de Charte sur la laïcité et les « valeurs québécoises », au Québec, donne lieu à des débats assez houleux. Les journaux et les sites Web s’emplissent de commentaires dont beaucoup souffrent d’intolérance, tout en qualifiant d’intolérantes les croyances qu’ils dénoncent. L’État québécois a ouvert là une boîte de Pandore.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers ReligionPolitiqueAccommodements raisonnables

réflexions sociales débats de société social communautéOr, sur quoi pouvons-nous nous entendre en tant que société ? Sur le besoin d’un gouvernement laïque, bien sûr. Cependant, nous sommes déjà tous d’accord sur ce point. La séparation de l’Église et de l’État devrait aller de soi depuis longtemps.

Mais nous sommes contre toute forme de jugement des valeurs spirituelles de l’autre, dans ce débat. Il est inacceptable qu’on les présente comme des croyances moyenâgeuses, par opposition à l’athéisme et au matérialisme qui représenteraient la seule évolution possible. Ceux qui s’expriment ainsi ne réalisent pas qu’ils font preuve d’intolérance.

L’État fait surement fausse route en voulant parler de valeurs. Il ouvre plutôt la porte à la haine potentielle de certains citoyens moins tolérants. Cela est loin d’élever le débat.

Si les valeurs spirituelles ne sont pas du ressort de l’État, celui-ci ne doit pas non plus s’y opposer ni agir de manière à nourrir l’intolérance envers ces valeurs.

Mais puisque le débat est lancé, efforçons-nous tous de l’élever à un niveau plus noble et ne jetons plus d’huile sur le feu du Québec bashing. Pas plus que sur ceux de l’islamophobie ou du matérialisme à outrance.

Sur le projet de Charte des valeurs : quelles valeurs ?

Oublions la foi, dans ce débat. Ce n’est pas ce dont il est question. Ne jugeons surtout pas de la foi personnelle de quelqu’un ; ou de la valeur d’une religion par rapport à une autre ou par rapport à l’absence de religion.

Regardons les choses autrement. Pouvons-nous dire aux gens comment s’habiller ? En quoi une kippa ou un voile qui ne cache pas le visage peut-il nuire ? Avoir peur du prosélytisme est parfaitement ridicule, puisque cela peut très bien se faire sans signes « ostentatoires ». Les vrais prédicateurs qui passent à nos portes ont une présentation irréprochable : complet propre, chemise blanche, cravate, bonne coiffure.

En quoi puis-je être choqué lorsqu’une jeune femme libre et convaincue porte volontairement le voile ? Cela ne me demande aucun accommodement.

Si on interdit la kippa et le voile, va-t-on aussi légiférer sur la longueur de la jupe, le décolleté, la transparence des vêtements, la coupe de cheveux, les tailles trop basses… ou même l’agencement des couleurs ?

Une loi pour interdire le mauvais goût et les parfums offensants qui portent atteinte à ma liberté ?

On veut se draper dans le voile d’une société aux valeurs que l’on croit plus libres et nobles, dans une laïcité plus proche des pharisiens que des esprits éclairés.

De quoi a-t-on peur ?

Comme beaucoup d’autres citoyens, je m’oppose fermement à ce projet de Charte, à ce projet de société dans lesquelles je ne me reconnais pas.

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Quebec bashing?

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Selon le journaliste du Chronicle Herald d’Halifax, un Québécois ne serait pas assez honnête pour être ministre des Travaux publics.

Raymond Viger   Dossier Politique, Économie

Après la controverse de la couverture du Maclean’s, la version anglophone de L’actualité, montrant le Bonhomme Carnaval et traitant le Québec de province corrompue,  le chroniqueur Stephen Maher du Chronicle Herald d’Halifax en remet avec sa chronique du 10 octobre dernier. Le journaliste Stephen Maher affirme que le poste de ministre des Travaux publics ne devrait jamais être donné à un Québécois. La théorie de Stephen Maher tient au fait que plusieurs Québécois qui ont tenu ce poste (Roch LaSalle, Alfonso Gagliano…), ont été questionnés sur l’attribution de contrats gouvernementaux.

Stephen Maher considère qu’un Québécois au poste de ministre des Travaux publics se retrouverait en conflit d’intérêt entre le mandat d’aller chercher des votes au Québec et l’intégrité de l’attribution des contrats gouvernementaux. Stephen Maher a très mal phrasé sa pensée. Le problème était-il de nommer un Québécois ou de nommer un organisateur en chef comme ministre des Travaux publics? L’organisateur en chef a un mandat d’aller chercher de l’argent et des votes. Qu’il soit Québécois ou de n’importe quelle province. Le ministre des Travaux publics est le Père Noel des contracteurs qui distribuent les gros contrats que tous veulent récolter. Être un organisateur en chef d’un parti et en même temps le Père Noel, le conflit d’intérêt ou encore les dérapages pour atteindre ses objectifs peuvent exister.

Quand on dit qu’on ne doit pas nommer un Québécois comme ministre des Travaux publics, ça ne sonne vraiment pas comme dire qu’on ne doit pas nommer un organisateur en chef comme ministre des Travaux publics. Pointer tous les Québécois plutôt que de nommer les vraies affaires est ce que j’appelerais du Québec bashing.

Je suis surpris et désolé qu’un journaliste comme Stephen Maher ait créé cette confusion dans les mots utilisés. Est-ce volontaire ou une inconscience totale?

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