Quoi faire pour aider les victimes de sectes?

Vie spirituelle

Sectes: quelles aides au Québec?

Avec la campagne électorale actuelle, et tout ce remue-ménage autour de la religion (et de la laïcité) m’a amené à un autre sujet que je trouve tout aussi important: les groupes sectaires.

Delphine Caubet dossiers Religion et spiritualité, Santé mentale, Société

secte intervention sectaire sectes gourous Pour mes recherches, j’ai voulu contacter différents groupes d’aides aux victimes pour comprendre le cheminement de ces personnes.

Le seul organisme

À cette heure, je n’en suis qu’aux prémices de mon sujet, mais un aspect m’a sauté aux yeux: le manque d’information et de soutien pour les victimes et leur entourage au Québec.

Malheureusement, j’en suis arrivée à une tout autre conclusion que ce que laissaient présager mes questions. À date, je n’ai recensé qu’un seul organisme qui aide et informe les citoyens sur les sectes.

Que fait le Québec?

Il y a environ un an, la député caquiste, Sylvie Roy, voulait déposer un projet de loi avant Pâques 2013 pour mieux protéger les victimes de groupes sectaires.

L’idée est intéressante, mais ne semble pas avoir été menée à terme.

Au Québec, le manque d’information et de soutien pour les victimes de groupes sectaires et leur entourage est flagrant.

Une simple recherche Google renvoit les internautes francophones en France ou en Belgique. Inimaginable!

Sujet à suivre

Dorénavant, mon sujet bifurque vers une tout autre direction que ce qui était prévue. Ce sont les aléas, mais aussi la beauté du journalisme.

Dans les semaines à venir, chers lecteurs, je continuerai à vous tenir au courant des réflexions et des interrogations que me pose cet incroyable sujet. Entre-temps, si vous avez des commentaires, des idées ou des contacts sur le sujet, n’hésitez pas à m’en faire part.

Si vous avez besoin de conseils concernant les groupes sectaires, consultez le seul organisme de la province Info-Secte.

Autres textes sur Religion et spiritualité

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle La relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

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L’exposition S.A.U.V.A.G.E avec Bjorn de AVIVE

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Quoi faire ce week-end, quoi voir aujourd’hui.

Exposition collective

Patrick, Bjorn de Avive

Raymond Viger Dossiers Hip-hopCulture, GraffitiPorte-folioMuralesVidéos

muraliste street art urbain murale graffitiLe graffiteur Patrick, fondateur de l’entreprise Avive, fera parti de l’exposition collective « S.A.U.V.A.G.E. » dans le lieu du futur théâtre Le Diamant à Place d’Youville du 14 au 21 décembre prochain, 795, rue des Glacis, Québec.

Le vernissage se tiendra le 14 décembre à 17h.

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Débat sur la laïcité et les valeurs au Québec

Le débat sur la laïcité et les valeurs au Québec

Le projet de Charte sur la laïcité et les « valeurs québécoises », au Québec, donne lieu à des débats assez houleux. Les journaux et les sites Web s’emplissent de commentaires dont beaucoup souffrent d’intolérance, tout en qualifiant d’intolérantes les croyances qu’ils dénoncent. L’État québécois a ouvert là une boîte de Pandore.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers ReligionPolitiqueAccommodements raisonnables

réflexions sociales débats de société social communautéOr, sur quoi pouvons-nous nous entendre en tant que société ? Sur le besoin d’un gouvernement laïque, bien sûr. Cependant, nous sommes déjà tous d’accord sur ce point. La séparation de l’Église et de l’État devrait aller de soi depuis longtemps.

Mais nous sommes contre toute forme de jugement des valeurs spirituelles de l’autre, dans ce débat. Il est inacceptable qu’on les présente comme des croyances moyenâgeuses, par opposition à l’athéisme et au matérialisme qui représenteraient la seule évolution possible. Ceux qui s’expriment ainsi ne réalisent pas qu’ils font preuve d’intolérance.

L’État fait surement fausse route en voulant parler de valeurs. Il ouvre plutôt la porte à la haine potentielle de certains citoyens moins tolérants. Cela est loin d’élever le débat.

Si les valeurs spirituelles ne sont pas du ressort de l’État, celui-ci ne doit pas non plus s’y opposer ni agir de manière à nourrir l’intolérance envers ces valeurs.

Mais puisque le débat est lancé, efforçons-nous tous de l’élever à un niveau plus noble et ne jetons plus d’huile sur le feu du Québec bashing. Pas plus que sur ceux de l’islamophobie ou du matérialisme à outrance.

Sur le projet de Charte des valeurs : quelles valeurs ?

Oublions la foi, dans ce débat. Ce n’est pas ce dont il est question. Ne jugeons surtout pas de la foi personnelle de quelqu’un ; ou de la valeur d’une religion par rapport à une autre ou par rapport à l’absence de religion.

Regardons les choses autrement. Pouvons-nous dire aux gens comment s’habiller ? En quoi une kippa ou un voile qui ne cache pas le visage peut-il nuire ? Avoir peur du prosélytisme est parfaitement ridicule, puisque cela peut très bien se faire sans signes « ostentatoires ». Les vrais prédicateurs qui passent à nos portes ont une présentation irréprochable : complet propre, chemise blanche, cravate, bonne coiffure.

En quoi puis-je être choqué lorsqu’une jeune femme libre et convaincue porte volontairement le voile ? Cela ne me demande aucun accommodement.

Si on interdit la kippa et le voile, va-t-on aussi légiférer sur la longueur de la jupe, le décolleté, la transparence des vêtements, la coupe de cheveux, les tailles trop basses… ou même l’agencement des couleurs ?

Une loi pour interdire le mauvais goût et les parfums offensants qui portent atteinte à ma liberté ?

On veut se draper dans le voile d’une société aux valeurs que l’on croit plus libres et nobles, dans une laïcité plus proche des pharisiens que des esprits éclairés.

De quoi a-t-on peur ?

Comme beaucoup d’autres citoyens, je m’oppose fermement à ce projet de Charte, à ce projet de société dans lesquelles je ne me reconnais pas.

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Après la pluie… Le beau temps

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Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.
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Musée de la civilisation à Québec: Michel Tremblay

Musée de la civilisation à Québec

L’Univers de Michel Tremblay

Jusqu’au 18 août 2013

reflet de société débat reflexion socialeDans la chronique précédente, il était question de notre visite au Musée de la Civilisation de Québec, et du fait qu’il est impossible de voir toutes les expositions que le musée offre en une seule journée. J’avais alors parlé de celle consacrée aux Premières Nations. Voici maintenant la deuxième exposition que nous avons visitée, et qui nous a beaucoup enthousiasmés.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers Culture

Dans une autre grande salle, on présente l’exposition «L’Univers de Michel Tremblay», préparée dans le cadre du 50e anniversaire du ministère des Affaires culturelles.

michel_tremblay_signatureQue peut-on nous apprendre de plus sur l’œuvre de Michel Tremblay, l’auteur le plus célèbre et le plus célébré du Québec ? Beaucoup plus qu’on ne pourrait le croire.

Cette exposition nous donne un nouveau regard sur ses écrits. Mais surtout une nouvelle écoute, puisque l’aspect auditif y est encore plus important que le visuel, grâce aux audioguides qu’on nous offre à l’entrée.

Grâce à ces écouteurs, la voix des comédiens nous suit dans notre parcours à travers les divers éléments du décor. Des voix qui s’accordent aux projections très bien faites, sur fond de murs de brique, de tôle rouillée et de ruelle.

Les textes de Tremblay prennent vie, lorsque lus par les comédiens. Marie-Évelyne Baribeau,  Normand D’Amour dans le rôle du père qui veut impressionner son petit garçon, le pressier qui détient le secret du rouge Campbell…

Guylaine Tremblay

Mais c’est le jeu de la comédienne Guylaine Tremblay qui nous touche le plus. Par sa proximité, pourrions-nous dire. Par sa sincérité, son naturel et sa simplicité, qui s’adaptent parfaitement au contenu des textes.

Une des trois petites pièces installées au centre de la salle présente un décor de cuisine des années 1950, avec sa table chromée, le dessus en arborite, sur laquelle est projeté un film en noir et blanc sur le thème des Belles-Sœurs.

Deux murs sont recouverts d’un papier-peint au motif de timbres Gold Star. Le plancher, par une courtepointe de vieux prélarts parfaitement authentiques.

Il y a donc beaucoup de choses à écouter et à découvrir dans cette salle, si on en prend le temps et qu’on porte attention aux détails. Nous y avons passé une bonne heure, je crois, même si nous n’avons pas regardé nos montres.

Et puis en sortant, je me suis tout de suite acheté un livre de Tremblay à la boutique du musée, Le premier quartier de la lune, qui m’a plu dès la première phrase. Une phrase que j’entendais, en la lisant, non pas avec ma voix mais avec celle de Guylaine Tremblay. Magie du théâtre, même filmé, qui nous suit comme un écho, lorsqu’on en sort.

Musée de la civilisation à Québec
85, rue Dalhousie, Québec QC  G1K 8R2
418 643-2158 – www.mcq.org

Autres textes sur Culture

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Musée de la civilisation à Québec: Premières Nations et autochtones

Musée de la civilisation à Québec

Nous, les Premières Nations

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossiers Autochtone, Environnement,

chronique sociale société communauté socialLe Musée de la Civilisation est situé dans le Vieux-Québec et dans la Basse-Ville, avec vue sur le fleuve et sur les glaces flottantes en cette première semaine de mars où nous l’avons visité.

Il s’agit d’un grand musée, au hall spacieux et vitré, qui offre plusieurs expositions en même temps. Impossible, en général, de toutes les visiter en une seule journée, car il y a trop de choses à voir et à entendre.

premières nations autochtones indien réserves indiennes autochtoneNous allions surtout visiter «Nous, les Premières Nations», une exposition permanente que nous avions vue annoncée de l’extérieur, de notre chambre dans une auberge de la rue Saint-Pierre, à l’arrière de l’édifice.

Nous n’avons pas été déçus. Comme c’est souvent le cas dans les musées actuels, en plus des objets exposés – comme un énorme canot d’écorce atikamekw –, on peut écouter plusieurs courts documentaires qui nous aident à mieux comprendre. Et aussi à briser certains préjugés.

Comme celui des Amérindiens qui se laissent vivre de l’aide sociale. Il faut comprendre qu’ils n’ont pas choisi cette situation qui leur a été imposée par les administrations gouvernementales. Les peuples nomades vivaient plutôt bien sur leurs larges territoires de chasse, de pêche, de cueillette et de trappe.

Ils ont été sédentarisés de force et contre leur gré. De plus, l’accès à leurs territoires de chasse a été entravé ou même empêché par les agents territoriaux et par la coupe de bois intensive qui ne respectaient pas leur mode de vie.

Ajoutons à cela la tutelle du ministère des Affaires indiennes, les règlements, la gouvernance ne correspondant pas à leurs cultures, les chefs de bande et les pensionnats imposés par le gouvernement… Et nous avons tout à coup une autre vision des responsabilités respectives, dans l’état actuel de la vie des réserves.

Nos anciens livres d’histoire nous présentaient aussi une image de Sauvages naïfs que les premiers Blancs pouvaient facilement rouler avec leur pacotille. C’était complètement faux, nous dit-on maintenant dans cette exposition. Car les autochtones avaient, depuis toujours, l’habitude du commerce entre leurs nations, et ils pouvaient être de fins marchandeurs. Ils se servaient aussi habilement de la concurrence entre les Blancs pour la tourner à leur avantage.

Le temps est venu de rejeter toutes les fausses notions, les préjugés. En même temps que nous prenons conscience des dégâts causés par l’exploitation des ressources naturelles, dans cette grande Nature que l’on croyait jusqu’alors, naïvement, encore sauvage et inépuisable.

Musée de la civilisation à Québec
85, rue Dalhousie, Québec, QC  G1K 8R2
418 643-2158 – www.mcq.org

Autres textes sur Autochtone

Boutique des jeunes artistes

fanny aishaa muraliste peuple autochtone première nation Trois mots peuvent décrire le cheminement artistique de la muraliste Fanny Aïshaa: Unité, biodiversité et diversité des peuples.

Visitez la boutique de Fanny Aïshaa. Fanny y présente des reproductions de quelques-unes de ses oeuvres. Que ce soit avec une affiche 8.5 » X 11 » à 5$, une carte de voeux à 4$, un T-Shirt à 20$ ou encore un Sweat-Shirt à 40$, les reproductions de Fanny sont une façon originale de la soutenir dans ses différents projets de création avec les peuples autochtones tout en ayant une partie de son oeuvre chez vous.

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

 

Le Bureau de consultation jeunesse se mobilise pour les jeunes

La place des jeunes

Mobilisation pour les jeunes avec le BCJ

En réaction à l’absence des jeunes dans les grands enjeux sociaux, le Bureau de consultation jeunesse (BCJ) se lance dans l’organisation d’un grand projet de mobilisation citoyenne pour la jeunesse à travers le Québec. L’organisme a également monté une exposition rassemblant des œuvres conçus par les jeunes qui témoignent de leurs talents artistiques et de leur volonté de s’impliquer dans la société.  

Anders Turgeon  Dossier Jeunes

À la suite d’une résolution adoptée par l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2010, 2011 a été désignée Année internationale de la jeunesse. Cette proclamation a été décrétée sous le thème « Dialogue et compréhension mutuelle ». Au Québec, cette initiative des Nations Unies n’a eu que peu d’effets puisque aucune action n’a été prévue pour les jeunes.

En plus de l’absence de reconnaissance pour les jeunes, le gouvernement de Jean Charest décrétait l’abolition du Conseil permanent de la jeunesse (CPJ) en 2010. Ses activités se retrouvaient intégrées au Secrétariat de la jeunesse dont le Premier ministre a la responsabilité. La disparition de l’organisme paragouvernemental a causé surprise et incompréhension chez les jeunes et les autres organismes jeunesse.

Un projet de Sommet des jeunes pour mobiliser la jeunesse

Face à cette absence de voix sociale pour les jeunes au Québec, le BCJ entreprend un projet afin d’exposer les réflexions de la jeunesse sur sa place au sein de la société. « Le projet a pour objectif de susciter, dans l’espace public, dans les médias et dans la sphère politique, un débat sur la place qu’on accorde, dans notre société, aux jeunes et à la jeunesse en général », expose le BCJ.

Ce projet se veut une réponse à une représentation « négative » des jeunes dans les médias ainsi qu’à « l’inexistence » d’une « vraie politique jeunesse au Québec », fait valoir le BCJ. Il est présenté comme étant une plate-forme divisée en deux volets : une tournée de consultation des jeunes à travers le Québec et un Sommet des jeunes qui est prévu pour mars 2013.

La tournée des jeunes à travers la province débute en août 2012 suite aux activités du BCJ entourant la Journée internationale de la jeunesse le 12 août. Prenant la route, des jeunes s’adressent ainsi à d’autres jeunes pour leur présenter le projet et les outils dont ils auront besoin pour le Sommet. S’en suivra un travail de réflexion, de la part des jeunes et des organismes jeunesse impliqués dans le projet, sur la place actuelle et idéalisée qu’occupe la jeunesse dans les espaces social, politique et médiatique au Québec.

Après la tournée se tiendra le Sommet des jeunes en mars 2013. Cet événement consiste en une grande rencontre au cours de laquelle se tiendront des ateliers, des débats, des conférences, des spectacles ainsi que d’autres manifestations sur le thème de l’implication citoyenne et sociale des jeunes. Le Sommet se terminera par la mise en commun du travail effectué par les jeunes, durant la tournée, pour la rédaction d’une politique jeunesse par et pour les jeunes.

L’expression artistique de la jeunesse

Avant que ne débute la tournée des jeunes du Québec, le BCJ dévoile des œuvres produites par des jeunes ayant pris part au Camp d’orientation 2012 de l’organisme. Dans le cadre du camp, ces œuvres sont le mode d’expression de ces jeunes invités à se prononcer sur les différents projets de l’organisme et sur ce qui les préoccupe dans la société : le racisme, l’homophobie, etc.

Les réalisations artistiques des jeunes sont regroupées sous la forme d’une exposition intitulée « Les jeunes ont la forme, ça s’exprime ». Les responsables du BCJ ont donné ce nom à l’exposition en raison de la multitude de médiums artistiques utilisés par les jeunes (peinture, photos, poésie, rap, breakdance, etc.) et de la vitalité de ces derniers quant à la vision de leur place dans la société. Vous pouvez visiter l’exposition au Centre de documentation du BCJ en plus de regarder la vidéo tournée durant le camp.

Pour rejoindre le Bureau de consultation jeunesse

Pour plus de renseignements sur le projet relatif au Sommet des jeunes de 2013 ainsi que sur l’exposition « Les jeunes ont la forme, ça s’exprime », l’adresse du BCJ est le 5355, rue Wellington, à Verdun. Vous pouvez également visiter le site web du BCJ ou contacter Mathieu Marcotte, 514-274-9887, courriel : mathieu.marcotte.bcj@gmail.com

Que votre désir d’en savoir plus sur les motivations sociales des jeunes soit éclairant et enrichissant!

Autres textes sur les Jeunes

Lazy Legz présente son T-Shirt Pas d’excuses… pas de limites

T-Shirts Pas d'excuses Pas de limites Lazy LegzPour soutenir le breakdancer Lazy Legz dans ses conférences de motivation dans les écoles.

Les T-Shirts Pas d’excuses, pas de limites en noir ou encore No excuses, no limits en bleu sont maintenant disponibles. 20$ (plus taxes et transport).

Par téléphone pour paiement par carte de crédit 514-256-9000. Par Internet. ou courriel cafegraffiti@cafegraffiti.net

En  passant au  Café-Graffiti 4237 Ste-Catherine est du lundi au vendredi  de 9:00 hres à  17:00 hres. vous pouvez payer en argent, chèque, carte  de crédit ou débit.

Par la poste: 4237 Ste-Catherine est  Montréal, Qc. H1V  1X4. N’oubliez pas de mentionner la grandeur et si vous voulez le T-Shirt français ou anglais.

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

Agression sexuelle d’un enseignant sur une jeune

Pédophilie et agression sexuelle

Lettre à mon agresseur

À la demande de plusieurs lecteurs, je présente ici un texte touchant que nous avions publié en 2008 dans Reflet de Société et dont les gens voulaient avoir accès à une version électronique.

Maline                                Dossier Sexualité

LETTRE AGRESSEUR2

Huit années séparent la jeune femme que je suis de l’enfant que j’étais. Tu étais mon enseignant. Je n’ai pas eu la chance de te regarder dans les yeux pour te dire ce qui  suivra, mais je crois, que, par l’encre et le papier, j’arriverai à te faire ressentir toutes les larmes qui ont mouillé mes joues, toute la rage que j’ai eue au cœur pendant presqu’une décennie, et toute la peur que j’ai eue de parler et d’être. Parce qu’en tant qu’enfant, on peut éprouver un certain malaise dans une situation donnée. Moi j’ai su, j’ai oublié, puis je me suis souvenue.

C’était en août 2000. J’étais une grande de cinquième année. Il faisait encore chaud, ça sentait le début de l’année. J’adorais l’école, j’étais une curieuse de nature, une fouine. Je suis entrée dans la classe, un peu nerveuse à l’idée de tout recommencer, de voir qui seraient mes compagnons pour l’année à venir.

L’acuité des souvenirs que j’ai de cette première journée en ta compagnie est impressionnante. Je me souviens de tout, de l’emplacement des bureaux à l’ombrage que créaient les deux arbres derrière les fenêtres de la classe. J’étais assise face à ton gros bureau brun de professeur. Tu nous as dit bonjour, puis tu t’es présenté.

Provenant d’une grande famille de la région de Québec, croyant, pratiquant, un enseignant de 52 ans. Tu semblais très intéressant, voire attachant. Tu as parlé de beaucoup de choses, très longtemps. De ce que Dieu t’avais apporté, de ce qu’il t’avait fait découvrir, de la passion que tu avais pour l’enseignement…

Je dois avouer que la suite m’échappe un peu, mais tu en es venu à nous parler de pédophilie. Que ce n’était pas correct, mais que, de nos jours, c’était plutôt courant. Puis tu as dit: «Ça m’arrive souvent d’accrocher des p’tites filles dans les parties intimes, mais j’m’excuse toujours.» Tu as dit ça exactement comme ça. Pourquoi ça m’a marquée? Pourquoi je m’en suis sou-venu six ans plus tard dans un cours d’éthique et culture religieuse? Je ne sais pas.

Septembre a passé comme l’éclair. J’aimais la façon dont tu partageais ton savoir, le temps passait rapidement à l’école.

Tes parents sont décédés en octobre si je ne m’abuse. Tu as été absent pendant quelques semaines, pour revenir vers la fin du mois d’octobre. C’est à partir de là que je t’en ai voulu, que je t’en veux encore.

Aurais-je tort de prétendre que j’étais ta chouchou? J’avais un accès presqu’illimité à la classe, quand j’en avais envie. Tu m’offrais de rester aux récréations et sur l’heure du midi pour jouer à l’ordinateur. J’avais même le privilège suprême de laver le grand tableau à la fin de la journée. Tu me gardais toujours près de toi. Quand tu organisais des concours de dessins, je gagnais. À l’heure de l’improvisation, je gagnais. J’avais tout ce que tu voulais me donner. À un certain point, j’en étais profondément mal à l’aise. Peut-être, toutefois, avais-je réellement du talent, peut-être…

Souvenirs de l’agression

Puis, tu te souviens de novembre? Novembre est froid, pluvieux, triste. C’est ce que je retiens de novembre. Quand il arrive, je me terre dans un coin jusqu’en mars. Tu te rappelles de novembre? Moi oui.

J’étais au troisième étage, en direction de ta classe. Tu te souviens de ce corridor? Sur la gauche, il y avait cinq ou six casiers. À la droite, l’escalier menant au deuxième. C’était très étroit et sombre. Puis tu es apparu. Tu marchais dans ma direction. Tu veux savoir ce que j’ai vu de mes jeunes yeux? Tu veux savoir ce que mon petit corps a ressenti? Tu veux savoir ce qui s’est passé dans ma tête à ce moment-là? Je te l’offre.

Tu ne m’as pas saluée. Tu ne m’as pas regardée. Mais arrivé à ma hauteur, tu m’as attirée contre toi et tu as placé ta main entre mes cuisses. Entre les cuisses d’une enfant. Tu as pris deux de tes doigts que tu as forcés à travers mon pantalon. Tu voulais les entrer en moi, n’est-ce pas? Dans une enfant, c’est ça? Tu as forcé, forcé, jusqu’à ce que j’aie mal, parce que j’avais mal, oui. Tu t’es retiré et tu es parti. J’ai eu du mal à marcher. Je me suis arrêtée. «Il ne s’est pas excusé.»

J’ai fait le lien. Mais j’avais dix ans. J’ai osé penser que tu étais peut- être pédophile. C’était ça, non, la pédophilie? La définition que tu en avais donnée… Je me suis traitée de folle. J’avais dix ans, je me suis traitée de folle. Tu ne pouvais pas être pédophile, tout le monde t’adorait! Moi aussi, d’ailleurs. Sauf qu’à ce moment, j’ai commencé à angoisser vis-à-vis l’école. Tu ne m’as pas aidée, pour être franche. D’abord, il y a eu le clavardage sur l’heure du midi avec des étrangers sur internet. Tu trouvais ça bien drôle qu’un homme dans la trentaine face des avances sexuelles à une enfant. Tu te souviens des autres jeunes? K…, J…, D…, A… et J…. Tu nous avais inscrites sur un site de clavardage et tu nous regardais faire. Tu as poussé l’audace jusqu’à demander à ma mère de signer une lettre qui te donnais l’autorisation de me garder en classe sur l’heure du midi pour me faire travailler à l’ordinateur. Félicitations!

Cours de sexualité

Tu te souviens des cours de sexualité? Combien de fois tu nous les as présentés comme des cadeaux? «Si vous n’êtes pas sages, vous n’aurez pas de cours de sexualité. M’dérange pas, moi, j’enseigne pas à des bébés.» Tu nous as donné un papier, à chaque élève. Tu nous as obligé à poser des questions. Tu les lisais à l’avant, celles qui n’étaient pas assez explicites, tu les jetais. Je t’ai même dis: «J’en ai pas de questions, moi!» Tu m’as répondu, que tout le monde avait des questions et qu’on était obligés d’en poser une. Je n’avais pas besoin, à dix ans, de savoir ce qu’était une fellation.

Chaque fois que tu m’approchais, je me crispais toute entière. Quand tu passais tes mains sur mes épaules, dans mes cheveux, j’arrêtais de respirer, de parler, mon cœur faisait un bond. Le traumatisme de la victime face à son agresseur, c’est ça?

Les conséquences d’une agression sexuelle

Après le voyage de fin d’année à Québec, j’ai commencé à souffrir d’un trouble psychologique étrange. J’ai cherché, de l’âge de 10 à 15 ans, ce dont il pouvait s’agir. J’ai consulté un psychologue durant 7 ans (une rencontre chaque mois pour 70$ = 5880$) pour mettre le doigt sur mes problèmes, un à un. On m’a prescrit des anti-dépresseurs, que je prends depuis maintenant 2 ans (une bouteille de prozac par mois = 1000$). J’ai fait trois dépressions et une tentative de suicide. Tu veux savoir de quoi j’étais atteinte?

  • Trouble obsessif-compulsif s’étant déclenché suite à un traumatisme durant l’enfance.
  • Attaques de panique récurrentes.
  • Crises d’angoisses sévères.
  • Peur incontrôlable de l’école.

J’ai parlé pour la première fois en novembre 2007. J’ai réalisé le mal que tu m’avais fait lors d’une visite du C.A.L.A.C.S. (Centre d’Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel). Je l’ai annoncé à ma mère. Je lui ai pleuré dans les bras pendant des heures. Je ne l’ai pas dit à mon père, je ne savais que trop bien qu’il serait parti à Québec en furie, et le mot est faible. Ma mère s’en est chargée et l’a retenu. Tu m’as fait pleurer. Tu as fait pleurer mes tantes, mes cousines, ma sœur. Tu t’en souviens, de ma sœur? Mon père t’aurais tué, mon frère te détestait. Ils t’ont tous fait confiance et tu en as profité. Ma famille entière m’appuyait. Et pourtant…

Porter plainte à la police

En février, j’hésitais toujours à porter plainte à la police. Mes parents nous ont offert des vacances. J’ai porté plainte la veille des vacances. J’ai passé une semaine de rêve, loin de ma tête. À mon retour, j’ai reçu un appel de l’enquêteur qui me disait que le procureur de la couronne avait rejeté ma requête et que l’entrevue que tu devais avoir avec lui était, du même coup, annulée. Tu as eu peur, n’est-ce pas?

Mon anxiété, je la sens dans ma tête à chaque minute. Je doute à chaque seconde. À l’école, j’ai un taux d’absentéisme assez impressionnant. Mais tu sais ce qui me rend fière? Je me sais intelligente. Malgré tout. J’ai toujours gardé une moyenne scolaire aux alentours de 85%, 98% en anglais, 92% en français, 90% en histoire de l’art. J’ai lu Freud, Socrate, Camus et Proust. J’ai étudié Le Bernin, Michel-Ange, Duchamp et Magritte. Mes professeurs me disent que j’ai du potentiel. Ils aiment mes dissertations, eux aussi. Je vais étudier à l’université en communication, branche publicité et relations publiques.

J’apprends tranquillement à vivre avec une nouvelle moi, qui vit chaque jour comme s’il s’agissait du dernier. J’ai appris à ne plus me censurer, à exprimer qui je suis et ce que je ressens, soit par l’art, l’écriture, le théâtre, et maintenant la parole…

Et moi qui n’a jamais été capable d’approcher un garçon, voilà maintenant que j’essaie de mon mieux de lui accorder toute la confiance qu’aucun homme n’a eu de moi. J’ai des passions et des buts. Je n’ai pas oublié.

Et chaque fois que j’entends parler d’un pédophile, je tends l’oreille. Quand j’entendrai parler de toi, je jure que je serai la première au front. Je sais qu’il y en a eu d’autres, j’attends. Et si elles n’arrivent jamais, ce n’est pas grave. Parce que toi, tu sais. Toi, tu vivras chaque jour dans la peur que l’une d’elles se manifeste, encore. Tu auras peur de perdre ton équilibre, de te faire sortir de force de cette jeune retraite. Je ne t’aurais pas souhaité la prison ou la mort. Ta tête est capable elle-même, de te faire justice.

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