Coupures à Radio-Canada

Cri du coeur pour une télévision d’état

Culture et francophonie sont menacées

Raymond Viger Dossiers Conflit d’intérêtMédiasTélévisionFrancophonie

10150739_628069227270633_3683143264006736609_nLes journalistes de Radio-Canada, malgré leur devoir de réserve, se présentent en public. Pages Facebook, lettre ouverte au président de Radio-Canada, présence à Tout le monde en parle… Tous les moyens sont bons pour se faire entendre.

On ne cesse de couper dans le budget de Radio-Canada. Des émissions d’intérêt public vont bientôt disparaître ou encore ne plus avoir les moyens pour faire l’excellent travail qui a fait leur renommée.

Les enquêtes de Radio-Canada ont permis des débats motivant la commission Charbonneau, de faire reculer Loto-Québec dans leur offre de jeu de hasard, de réouvrir des enquêtes frauduleuses qu’on avait enterré…

Et Radio-Canada, c’est encore plus que cela. Radio-Canada en français, c’est le bastion de résistance de la francophonie en Amérique du Nord. Radio-Canada rassemble les francophones et les francophiles en les aidant à partager leur culture.

Ils étaient neuf journalistes vedettes à prendre la parole dimanche soir à l’émission Tout le monde en parle. Neuf journalistes qui veulent éviter que l’on perde notre culture et les acquis chèrement gagnés dans le dernier demi-siècle.

Merci pour le respect de la francophonie

Merci à ces neuf valeureux journalistes présents à l’émission Tout le monde en parle: Michel C. Auger, Céline Galipeau, Anne-Marie Dusseault, Charles Tisseyre, Pierre Craig, Alain Gravel, Emmanuelle Latraverse, Patrice Roy et Marie-Josée Turcotte.

Merci à tous les autres journalistes qui signent la lettre adressée au président de Radio-Canada, que vous soyez de Radio-Canada ou d’un autre média.

Merci à tous les artisans de Radio-Canada, techniciens, caméraman, secrétaire, hommes d’entretien ou de maintenance… qui font parti de cette grande famille.

Merc à tous les citoyens qui soutiennent notre culture et la francophonie en appuyant cette démarche pour préserver Radio-Canada.

Pour ceux qui ont manqué le cri du coeur des journalistes de Radio-Canada à l’émission Tout le monde en parle. Pour laisser vos commentaires sur Facebook la page Je suis Radio-Canada.

Autres textes sur la Francophonie

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

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Renoncer à son innoncence pour être libre!

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Incohérence du système carcéral

Quand la Justice nous demande de mentir

Suite à une condamnation à vie pour meurtre, deux détenus (appelons-les Pierre et Paul) qui croyaient dur comme fer en la justice sont tombés des nues lorsqu’ils ont entendu le verdict de culpabilité à leur endroit.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville. Dossiers Prison

prisons-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-cowansvilleComme tous les autres prisonniers, ils devront passer par une gare de triage appelée communément le Centre régional de réception. Ce pénitencier est conçu spécialement pour étudier et tenter de comprendre le mode de fonctionnement des nouveaux arrivants. L’administration tente de départager les différents types de criminels en leur faisant passer une batterie de tests.

Profil du prisonnier

Ainsi, elle arrive à déterminer un profil individuel. Avec les problématiques identifiées, elle trace un plan de redressement: quels programmes, suivi psychologique ou étude devront être complétés avant qu’il puisse accéder à une forme ou une autre de libération.

Mais avant tout ça, tous les condamnés sans exception doivent reconnaître inconditionnellement leur culpabilité pour toutes les accusations auxquelles ils furent condamnés autrement, ils auront de l’embrouille au menu pendant un sacré bout de temps.

Lorsque vous avez compris le principe et accepté de vous conformer aux règles, vous pourrez alors purger votre peine sans être brimé. Les détenus sont périodiquement rencontrés et peuvent demander une amélioration de leur condition de détention s’ils ont respecté les objectifs attribués. Les détenus qui trempent dans une magouille subissent un prolongement de leur durée d’emprisonnement. C’est le principal moyen utilisé pour contrôler et contraindre la population carcérale à suivre les règles.

Honnête en prison ou menteur en liberté?

prison-systeme-carceral-prisonnier-penitencier-cowansvilleDans les deux cas dont il est question, le seul reproche que nous puissions faire à Pierre ou Paul est, pour l’un, une honnêteté irréprochable (ce qui n’est pas vraiment une qualité en prison) et pour le second, la conception artisanale de repas longuement cuisiné avec un minimum de moyens à sa disposition. Ce qui dénote une débrouillardise hors du commun. Il n’y a absolument rien de reprochable chez ces deux individus ultra-conformistes qui pourrait justifier un traitement aussi différent des autres.

J’ai vu des motards féroces, des pimps (proxénètes) violents et des trafiquants, loin d’être revenu sur la bonne voix, qui pourtant furent condamnés après eux et libérés avant eux, alors qu’ils représentaient de véritables menaces pour la sécurité publique.

Pour éclaircir le mystère, j’ai fait plus ample connaissance avec ces messieurs. Ils possédaient sûrement une explication, une raison qui aurait expliqué le pourquoi d’un traitement aussi particulier à leur endroit.

Une fondation pour aider les prisonniers injustement condamnés

J’ai  examiné l’historique de ces deux cas particuliers. Après avoir consulté une documentation officielle qui jouait en leur faveur, des soupçons commençaient à prendre forme. Ces deux quinquagénaires furent acceptés, après un examen approfondi de leur cas, par une fondation reconnue qui regroupe ceux qui furent injustement condamnés.

La fondation AIDWYC (Association in Defence of the Wrongly Convicted, Toronto; Association pour la défense des personnes injustement condamnées), créée en 1993, est un regroupement d’avocats et de bénévoles qui défendent des condamnés.

Avant d’être représenté par eux, il faut de sérieux éléments qui prouvent que des choses furent dissimulées, modifiées ou fabriquées avant ou durant le procès et qui auraient conduit à une condamnation injuste. Des condamnés, incapables de présenter une défense viable, car au-dessus de leurs moyens, font aussi partie de leur clientèle. Cette fondation cherche à réparer ces injustices en prenant la défense uniquement de cas où les condamnés ont des éléments de preuves vérifiables par un tribunal non arbitraire, le Comité de révision des condamnations criminelles (CRCC), avant de faire appel pour une révision judiciaire. Des cas très connus, médiatisés partout au Canada, ont prouvé le sérieux de cette association. Roméo Phillion (*) condamné en 1972 et acquitté 32 ans plus tard, Steven Truscott condamné en 1959 et acquitté en 2007, Robert Baltovick, James Driskell, Anthony Hanemaayer, etc.

Ces deux hommes ne boivent pas, ne fument pas, ne magouillent pas et ne se chamaillent jamais. La seule chose qui les distingue des autres condamnés, c’est qu’ils font appel à leur jugement. Voilà ce qui pourrait expliquer pourquoi ils sont traités aussi arbitrairement. Malgré des habitudes de vie dignes de moines, ils demeurent traités plus sévèrement que des multirécidivistes. Pourquoi des hommes aussi effacés, paisibles et conformistes doivent-ils subir une approche aussi punitive?

Reconnaître sa culpabilité

Rien  n’a progressé dans leur cas. Leurs dossiers demeurent positionnés au même endroit après 14 ans de prison! Plusieurs détenus, avec des condamnations identiques mais ayant plaidé coupables, furent libérés ou coulent doucement leur peine dans des pénitenciers à sécurité moindre.

Les prisonniers doivent obligatoirement reconnaître leur culpabilité, sinon ils sont tablettés ou envoyés aux oubliettes. Un comportement positif et exemplaire n’y changera rien. Pas tout à fait équitable comme traitement, pour des hommes sans antécédent judiciaire!

L’explication habituellement avancée par les agents de libérations conditionnelles à ceux qui demandent des comptes est: «Une personne qui ne reconnaît pas sa culpabilité ne peut pas être réhabilitée!»

Les prisonniers qui font appel subissent une seconde injustice en n’ayant pas accès à un traitement équitable durant leur détention. Qu’est-ce qui pourrait bien inciter les fonctionnaires à agir aussi cavalièrement?

Faire appel au jugement

Dans les cas d’appel, il peut s’écouler des années, sinon des décennies, avant qu’une demande ne soit entendue par un tribunal. Est-ce une stratégie pour décourager les détenus de faire respecter leurs droits? Une menace à peine voilée? Allez en appel et vous vous morfondrez très longtemps en prison sans accès aux possibilités de libération ou d’allégement de peine qui s’offrent à ceux qui ont plaidé coupables sans faire appel. Plus que cela, ceux qui osent remettre en question la validité d’un jugement seront catalogués comme des récalcitrants, des contestataires.

Le gouvernement doit débourser de gros montants pour dédommager les victimes d’erreurs judiciaires. Il gagne à durcir le ton. Les délais aussi longs que coûteux pour obtenir une révision de condamnation en découragent plusieurs. Parlez-en à Claude Robinson dans l’affaire Cinar.

Au pénitencier, des innocents préfèrent plaider coupables pour sortir le plus rapidement possible. Et ce, en perdant tout recours possible en dédommagement. Le temps passé derrière les barreaux est beaucoup trop précieux pour être compensé par un montant quelconque ou de plates excuses. Il est irrécupérable.

Nous sommes impressionnés par des cas spectaculaires de prisonniers qui ont clamé leur innocence haut et fort durant des décennies, et ont fini par obtenir gain de cause devant les tribunaux. Cependant, ils ne sont pas représentatifs de la majorité qui, découragés, épuisés, écoeurés et désillusionnés préfèrent mentir sur leur culpabilité plutôt que d’attendre indéfiniment que l’appareil judiciaire leur donne raison.

Combien se sont découragés et ont fini par se suicider, parce qu’ils se sentaient incapables de compléter une condamnation. Combien ont sombré dans l’alcool, la drogue ou la médication par désillusion? Ils se savent innocents mais incapables d’obtenir justice. Nous avons tous des limites. Ceux qui conçoivent les règles et les lois le savent aussi très bien. Les utilisent-ils contre nous de manière honteuse?

On dit que le temps nous donne toujours raison! Mais la raison ne résiste pas toujours au temps.

* Roméo Phillion, injustement condamné pour meurtre, a déjà déclaré que «les libérations conditionnelles sont réservées aux coupables». On peut trouver un reportage à son sujet réalisé par Radio-Canada.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Pensionnats autochtones et clergé

Juin, mois des autochtones

Clergé et pensionnats autochtones

Depuis le début de la colonisation, l’éducation des enfants autochtones a été assurée par le clergé, par les missionnaires qui souhaitaient les convertir au christianisme.

Normand Charest Dossier Autochtone

pensionnat autochtone indien amérindien résidenceMais la conversion signifiait changer leur manière de penser et d’agir, car en faire de «bons chrétiens» impliquait de les transformer en Blanc, c’est-à-dire de «tuer l’Indien en eux», comme on disait souvent à l’époque, autant aux États-Unis qu’au Canada.

Une petite Sioux américaine nommée Zitlaka-Ša est devenue Gertrude Simmons Bonnin pour les missionnaires. On a coupé court ses longs cheveux et on a remplacé ses mocassins par des souliers à semelle rigide, dont les talons résonnaient sur les planchers de bois.

pensionnat_indien_autochtonebibliothe_que_et_archives_canadaAu Canada, les écoles résidentielles ou pensionnats «indiens» ont été fondés par le ministère des Affaires indiennes et administrées par les Églises chrétiennes, catholique et anglicane. De telles écoles existant depuis la mise en vigueur de la Loi sur les Indiens en 1867 sont devenues obligatoires pour les enfants amérindiens, métis et inuits en 1920. La plupart des pensionnats ont fermé leurs portes durant les années 1970, le dernier en 1996.

On reconnaît désormais que ces institutions ont nui aux enfants autochtones:

  • en les séparant de leur famille et de leur communauté;
  • en leur interdisant de parler leur langue maternelle et de pratiquer leur culture propre;
  • en les exposant fréquemment à des sévices physiques et sexuels commis par le personnel des établissements.

pensionnat autochtone indiens amérindien résidenceLe 11 juin 2008, le gouvernement fédéral, ainsi que tous les chefs de parti, ont présenté officiellement des excuses au nom du peuple canadien aux Autochtones dans l’enceinte de la Chambre des communes. Quelques jours plus tôt a été formée la Commission de vérité et réconciliation du Canada, dont les travaux se poursuivent dans tout le pays depuis.

Dans un article publié sur le site de Radio-Canada le 29 avril 2009 intitulé

«Le pape exprime des regrets», on peut lire: «À Rome, le pape Benoît XVI a exprimé ses regrets — mais pas ses excuses — pour les sévices subis par des milliers d’enfants autochtones dans les pensionnats dirigés par des prêtres catholiques lors d’une audience privée accordée à une délégation de l’Assemblée des Premières Nations et de la Conférence des évêques catholiques du Canada.»

Les parents des peuples nomades, notamment les Innus, auxquels on avait enlevé de force leurs enfants, étaient désemparés. Ils se sont sédentarisés pour se rapprocher des écoles. C’était la fin de leur vie traditionnelle et de leur autonomie. La fin de la fierté et du bonheur, remplacés par la douleur et l’absurdité qui menèrent bien souvent à la fuite dans l’alcool.

Les enfants sortis des écoles ne savaient plus parler leur langue maternelle. Ils étaient désœuvrés. Les générations ne se comprenaient plus entre elles. Alcool, drogues, violence, abus et incarcérations en ont résulté, sans compter le haut taux de suicide chez les Autochtones.

Cependant, aussi étonnant que cela puisse paraître, les Autochtones sont encore soumis à la Loi sur les Indiens, qui fait d’eux d’éternels mineurs sous la tutelle du gouvernement canadien.

Au Québec, il y a eu des pensionnats à Amos, Fort-George, Rivière-George (Kangiqsualujjuaq), Poste-de-la-Baleine (Kuujjuarapik, Whapmagoostui), Payne-Bay (Kangirsuk), Port Harrison (Inukjuak), La Tuque, Pointe-Bleue et Sept-Îles (Maliotenam).

Commission de vérité et réconciliation du Canada: http://www.trc.ca/websites/trcinstitution

Autres textes sur Autochtone

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Prostitution: Ève Lamont déçue de Radio-Canada

Documentaire sur la prostitution: l’imposture

Radio-Canada questionné

Nous avons présenté aujourd’hui une entrevue d’Ève Lamont concernant son documentaire sur la prostitution, L’imposture. Le documentaire a été présenté lundi et mardi sur le réseau Radio-Canada.

Raymond Viger Dossier Prostitution

imposture ève lamont documentaire prostitution radio-canadaÈve Lamont qui a réalisé le documentaire est frustrée de la présentation que Radio-Canada a faite de son documentaire. Voici son commentaire sur sa page Facebook:

Pour les personnes qui ont vu l’imposture à RDI hier et ce soir, sachez que je suis très déçue et navrée pour la télédiffusion. La fin a été coupée, alors qu’elle est très importante, sans compter la coupure dans l’intro du film. Cela a été fait sans que personne me demande mon avis ou m’avertisse!!! Je ne peux que recommander le visionnement intégral du film en se procurant le DVD par l’ONF mais en évitant de le visionner en ligne sur leur site car là on diffuse la version 52 min. (pour les écoles).

Page Facebook d’Ève Lamont.

Entrevue d’Ève Lamont: La prostitution mise à nue

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

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Ian Lafrenière, arrestation de Jennifer Pawluck et incitation à la violence des médias

Un graffiti incitant à la violence

Une photo sur Facebook

Diffuser une incitation à la violence est tout aussi complice que l’artiste qui l’a fait. Et les médias n’échappent pas à la règle!

Raymond Viger Dossier Criminalité, Média, Journal de Montréal,  La Presse

Jennifer Pawluck, 20 ans, est arrêtée suite à la publication sur sa page Facebook de la photo d’une affiche collé sur un mur représentant Ian Lafrenière avec une balle dans la tête.

Jennifer Pawluck n’est pas l’artiste qui a fait cette illustration ou qui l’aurait collé sur le mur.

Peut-on parler de liberté d’expression?  Est-ce illégal de diffuser des images pouvant inciter à la violence? Qui sont les responsables?

La liberté d’expression

Les artistes doivent se positionner, être engagés, questionner, remettre en question… Pour se faire, ils doivent aussi le faire avec créativité et imagination. Avec des images qui peuvent faire réfléchir. Des images qui portent le message. Des images qui rejoignent le public.

Est-ce que l’artiste a réussi à gagner son public ou si majoritairement les gens ont décroché et n’ont pas pu soutenir cette invitation à la violence?

La violence attire la violence

En tant qu’organisme communautaire, nous sommes contre toute forme de violence. Nous ne pouvons pas endosser une telle diffusion d’une image qui pourrait être mal interprêtée par une personne fragile, vulnérable ou psychiatrisée.

La violence attire la violence. Nous ne pouvons pas accepter la brutalité policière. Nous ne pouvons pas plus accepter les menaces ou les provocations que des manifestants pourraient faire envers la police ou les autorités. Toute forme de violence est à proscrire.

3% à 5% des policiers sont inutilement brusques envers les citoyens. Leur violence et leur comportement méritent un congédiement pur et simple.

3% à 5% des manifestants provoquent et menacent inutilement les policiers. Ce comportement mérite une arrestation pure et simple.

La violence et les médias

Jennifer Pawluck est arrêtée et serait coupable d’incitation à la violence parce qu’elle a mis sur sa page Facebook cette photo de Ian Lafrenière avec une balle dans la tête. Combien de petits amis Facebook cette Jennifer Pawluck avait? Sûrement beaucoup moins que la visibilité que le Journal de Montréal, La Presse, Radio-Canada et autres médias ont fourni en diffusant cette même image.

Si Jennifer Pawluck a été arrêtée pour avoir diffusé cette image, pourquoi le Journal de Montréal, La Presse, Radio-Canada et les autres médias ne l’ont-il pas été?

Parce que ces médias ont le mandat de couvrir l’actualité! Ce n’est pas une raison pour présenter une image qui incite à la violence. On dira qu’il faut bien illustrer les actualités. C’est sûr. On peut en parler, en discuter… Mais on n’est pas obligé de le faire en diffusant du matériel illégal et immoral. On peut passer en entrevue différents intervenants. On peut même présenter comment d’autres artistes ont représenté les abus de la police d’une façon originale et intéressante. Au lieu de donner une visibilité à un artiste qui prône la violence, pourquoi ne pas reconnaître des artistes qui ont la même opinion mais qui le font dans la non violence et le respect.

Si en tant que média si je veux illustrer un sujet tel que la pédophilie, je ne suis pas obligé de montrer un jeune de 8 ans se faire agresser par une personne âgée!

Et si demain matin nous retrouvions Ian Lafrenière tué d’une balle dans le front, qui en portera le blâme? L’artiste qui a fait cette illustration? Jennifer Pawluck? Les médias?…

Autres textes sur Médias

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Cadeaux de Noël et réveillon en famille

« La télé sur le divan »

Les petites joies de Noël

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Famille

Une émission de télé qui fait réfléchir, plutôt que des quizz à n’en plus finir, ce n’est pas très courant. Alors vaut mieux en profiter.

Logo_chronique 2 (ajusté)L’émission La télé sur le divan à Radio-Canada aborde chaque semaine un thème différent, illustré par des extraits de feuilletons télévisés. L’animateur discute avec quelques invités autour de ce thème, et Rose-Marie Charest (*) y apporte un éclairage psychologique… D’où le titre « sur le divan » : le divan du psy.

Lors de l’émission du 14 décembre, dont le titre était « Noël, un cadeau ? », elle soulignait qu’il valait mieux rechercher des petites joies plutôt qu’une grande joie illusoire qui exige, pour être parfaite, que nous soyons réunis en famille autour du sapin ou de la table du réveillon, père, mère et enfants – si c’est là le genre d’image qui nous motive.

cadeau noel famille fête noël réveillonCar dès qu’il manque un de ces éléments – et il en manquera toujours au moins un – nous risquons d’être malheureux, en considérant plus ce qui manque que ce qui nous est donné.

Se satisfaire des petites joies du présent, une à la fois, et s’ouvrir à de nouvelles sources de satisfaction, différentes de celles du passé ou différentes du rêve qui ne s’est jamais réalisé – voilà le début de la sagesse. Car les attentes sont souvent cause de désillusion, puisqu’elles  constituent des exigences, plus ou moins conscientes.

Pas d’attentes

Au cours de l’émission, on questionne les invités sur leurs expériences de Noël. « Croyiez-vous au Père Noël ? Lui envoyiez-vous une liste de cadeaux ? » La réponde de la comédienne Nicole Leblanc, la doyenne du groupe ce soir-là, était révélatrice.

Il n’y avait pas de Père Noël, chez elle, lorsqu’elle était enfant. Les cadeaux venaient des parents. Donc, pas de lettre au Père Noël et pas d’attentes : « On prenait ce qu’on nous donnait », disait-elle. Et c’est peut-être cela qui a déterminé son attitude actuelle, qui est de prendre ce qui lui est donné et d’y trouver sa joie.

La sagesse repose dans cette absence d’attentes. Mais cela peut prendre beaucoup de temps pour le comprendre.

À vos joies, donc !

feuille gui fête noel réveillon famille fêtesSans oublier que le bonheur commence par l’attention que l’on porte aux autres et qui nous revient en retour.

_____________

* Rose-Marie Charest, présidente de l’Ordre des psychologues du Québec : aucun lien de parenté avec l’auteur de cette chronique.

« On se demande si Noël est un cadeau. Selon Rose-Marie Charest : “Cette fête, qui se veut une occasion de bonheur, semble causer bien du stress. Il est important de créer ses propres Fêtes : pour soi, et ceux qu’on aime. Se faire plaisir sans oublier d’être réaliste tant pour l’horaire et la fatigue que pour les finances.” Et si on donnait une petite chance à la magie de Noël? La chance d’être un 23 décembre autour d’une table, entouré de quelques amis, ou un 26 décembre au matin en allant glisser avec ses neveux? Si on calmait ses attentes face au 24 décembre? Si on donnait une chance à toutes les joies, les toutes petites comme les grandes, pendant tout le temps des Fêtes? »

Autres textes sur Noël

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Montréal créative, une exposition qui peut décevoir

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Exposition « Montréal créative »

Beaucoup de bruit pour rien ?

L’exposition « Montréal créative » au studio Artv de la Place des Arts, en collaboration avec MASSIVart a été annoncée en grandes pompes. Un bel article dans Le Devoir, dans La Presse, aux nouvelles à la télé de Radio-Canada, etc. On ne pouvait pas avoir une meilleure publicité.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Quoi faire ce week-end

chronique valeurs de société débats sociaux réflexions socialesOr, une si bonne publicité risque de créer de grandes attentes. Mais aussi une grande déception, si le résultat n’est pas à la hauteur de ces attentes. Et c’est exactement ce qui m’est arrivé.

En premier lieu, l’horaire est limité et contraignant : du mardi au samedi, mais seulement de 16 h à 20 h. Je m’y suis rendu à 16 h pile, le mercredi 12 décembre (le 12-12-12, ce qui n’arrive qu’une fois par siècle). On constate d’abord que l’exposition est très limitée : il s’agit d’une toute petite salle de la grandeur d’une boutique modeste.

Absence des œuvres de Produkt et Other

Au moment où j’y étais, l’endroit semblait en chantier et il n’y avait aucun street art sur les murs. En effet, j’allais y voir les œuvres annoncées des graffiteurs Produkt et Other qui ne s’y trouvaient plus.

Une administratrice, sortant de son bureau, est venue m’expliquer que la place n’était pas ouverte au public, ce soir-là, parce qu’elle était réservée pour un événement privé. Raison pour laquelle les tableaux de street art avaient été décrochés, d’ailleurs.

Je lui ai exprimé que beaucoup seraient déçus, comme moi, étant donné la grande publicité faite autour de l’événement. Elle me répondit (gentiment, quand même) que les soirées privées étaient pourtant bien indiquées sur le site Internet montrealcreative.ca.

« Mauvaise réponse », me suis-je dit. Et je suis reparti avec ma déception en pensant, comme Shakespeare, qu’on avait fait là « Beaucoup de bruit pour rien » (Much ado about nothing, le titre d’une de ses pièces de théâtre). Je fus sans doute inspiré, pour cette référence littéraire, par l’esprit des lieux qui soufflait sur les diverses salles de la Place des Arts, de la Maison symphonique, du Musée d’Art contemporain…

Un haut lieu de culture, assurément. Mais peut-être encore un peu hautain, parfois.

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Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

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