Manu Militari en prestation à Saint-Jerome

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Quoi faire ce week-end, quoi voir aujourd’hui

Prestation de Manu Militari à Saint-Jérôme

Samedi le 24 novembre à 21h, le rappeur Manu Militari offre une performance sur la scène du Café d’en face à Saint-Jérôme. Au cours de la soirée, d’autres artistes hip-hop se joindront à lui.

Anders Turgeon Dossiers Hip-hop, Rap

Présentée par les Productions ANM et animée par Milord (qui offrira un numéro), la soirée contient le spectacle principal de Manu Militari ainsi que des prestations de rappeurs invités. En première partie de Manu Militari, Knox (ou Rize X Knox) offre une prestation dans le cadre du lancement de son album Projet Clandestin. Au cours de la soirée, il y aura également un open mic (ouvert à tous) pour qui veut s’amuser à rapper. Ce segment de la soirée est animé par Mark Fraser qui se donnera également en prestation. L’animation musicale est assurée par le DJ Fran-6. Pour plus de renseignements à propos de la soirée ou pour vous procurer des billets, vous êtes invités à contacter Les Productions ANM au 450-275-4922. Les billets sont à 15 $ en pré-vente et à 20 $ à la porte. Vous pouvez acheter vos billets dans les endroits suivants:

  • à la boutique Night-Vibe au 314, rue Saint-Georges, à Saint-Jérôme;
  • directement au Café d’en face.

Café d’en face: 292, rue du Palais, à Saint-Jérôme. Vous pouvez y accéder facilement par la sortie 43 Est de l’Autoroute des Laurentides (la A-15) et le boulevard de Martigny.

Autres textes sur le Rap:

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Quoi voir et quoi faire sur la scène de Montréal

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Ligue francophone de battle rap!

Word Up! Battle

Fondée en 2009, Word Up! Battle est une ligue francophone de combats de mots a cappella. Les artisans de la scène rap Hip hop québécoise s’affrontent dans un battle rap. Filmé et diffusé ensuite sur Internet, Word Up! Battle rempli ses salles et fait bouger la blogosphère.

Raymond Viger  Dossier Hip-Hop, Rap , Culture

La présentation du Word Up! Battle est assez originale. Les rappeurs se retrouvent face à face, au milieu de plusieurs centaines de spectateurs qui les entourent.

La prochaine édition du Word Up! Battle sera présentée le 18 mars prochain au Bain Mathieu, 2915 Ontario est. Ça sera la 7e édition du Word Up! Battle. L’événement principal opposera JCC VS Kard. Les autres battles seront:

  • Samy Elmousif VS Maybe Watson
  • Booyah VS @$#? (si quelqu’un sait comment le prononcer, SVP m’en aviser!)
  • Freddy Gruesum VS Wong Sifou
  • Jo Rca VS Snail Kid

En prime, il y aura une présentation d’un battle rap international opposant:

Syme du collectif Casse-Croute de Montréal VS Dony S. Président de la ligue Rap Contenders de Paris.

Pour vous laisser un avant-goût, voici le vidéo de la dernière présentation du Word Up! Battle, la 6e édition animé par Filigrann, fillernooch et Maybe Watson.

La 6e édition du Word Up! Battle présentait Jamai, Obia le chef, Syme, Jeune Chilly Chill, Vulguerre, Samy Elmousif, Freddy Gruesum, Snail Kid, Smile et D-Only1.

Les billets sont disponibles à l’avance à 15$ et 20$ à la porte. Vous pouvez réserver vos billets pour le Word Up! Battle sur leur site Internet ou encore les acheter au Sino Shop, 2817 Ontario Est, Montréal.

Word Up! Battle et les médias

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Rap engagé: Micros armés

Art multidisciplinaire au service de la société

Micros Armés: rap engagé

Groupe hip-hop multidisciplinaire, les Micros Armés sont des artistes engagés aux allures résolument old school. Originaires de la France, de la Martinique, du Sénégal et du Québec, ils sont neuf sur scène pour défendre les causes sociales qui leur tiennent à cœur au moyen du chant, de la danse et du rythme. Portrait de ces poètes des temps modernes.

Murielle Chatelier     Dossier Rap, Hip Hop, Culture

rap_micros_armes_rap_music_hip_hop Quand ils foulent le plancher d’une scène, les membres de Micros Armés ne souhaitent pas que donner un bon spectacle: ils veulent réveiller les consciences et bousculer les conventions. Quatre auteurs-interprètes – deux hommes et deux femmes – trois b-boys et deux compositeurs accordent ainsi leur passion pour galvaniser les foules avec leurs messages revendicateurs.

Leur rap dénonce la brutalité policière, prend position en faveur de la «cause autochtone», soutient le travail des maisons de jeunes et met en lumière les dangers de la politique sur la masse. «Tous les spectacles-bénéfices que nous faisons sont liés à des causes auxquelles nous croyons et il nous arrive de créer des pièces musicales spécialement pour ces événements», dit DigboX, l’un des deux fondateurs du groupe.

Fondé en 2004 par sa conjointe, SuYin, et lui-même, le collectif Micros Armés a débuté son parcours en duo. Année après année, au fil de rencontres inspirantes et déterminantes, le groupe a pris de l’ampleur pour atteindre sa vitesse de croisière avec le recrutement de ses deux compositeurs québécois, BigWill et Dj Pek, en 2009. Sélectionnés pour rivaliser avec d’autres artistes dans le cadre de la 14e édition des Francouvertes, un concours qui favorise l’émergence de la relève francophone de tous les genres musicaux et qui lui offre une vitrine exceptionnelle, c’est un nouveau chapitre qui s’écrit pour ce collectif.

«Pour nous, avoir le privilège de participer à ce concours est déjà un prix en soi. Ça nous prouve que ce que nous faisons, ce n’est pas de l’amateurisme parce que les gens qui nous jugent sont influents dans l’industrie musicale. Ils s’y connaissent. Alors, nous sommes vraiment heureux d’être ainsi reconnus par nos pairs», fait valoir DigboX.

L’immigration: passage obligé

micro_armes_rap_music_hip_hop Fasciné par l’effervescence artistique qui caractérise Montréal, le couple français DigboX et SuYin a choisi de s’y établir pour bénéficier des nombreuses opportunités qu’il entrevoyait. «Les Québécois ont des talents artistiques incroyables, et l’été, Montréal n’a pas son pareil au niveau culturel. On dirait qu’ici, chacun peut réaliser son rêve», s’enthousiasme SuYin.

Arrivée au Québec il y a plus de dix ans, la jeune femme ne soupçonnait pourtant pas que s’établir dans la métropole lui causerait tant de soucis. Il lui aura fallu plus de sept ans pour obtenir sa résidence permanente.

Mal conseillée par une consultante en immigration qui a englouti ses maigres avoirs, elle a dû quitter le pays, contre son gré, pendant trois mois. «Mon dossier avait mal été rempli. Ma consultante devait m’aider à obtenir un visa de travail, pour me permettre de passer à l’étape suivante, soit la demande de résidence permanente, mais elle n’a rien fait.»

«À un moment, en cours de processus, j’ai reçu un appel d’Immigration Canada et on me demandait si je souhaitais demander un statut de réfugiée. Mais réfugiée d’où? De la France? C’est là que j’ai compris que je m’étais fait avoir par ma consultante qui avait écrit n’importe quoi dans mon dossier et que j’étais en situation irrégulière. Je me suis donc tournée vers le député de Gouin de l’époque, André Boisclair, et c’est lui qui m’a vraiment aidée. Il m’a conseillé de partir du pays, pour revenir en règle. C’est ce que j’ai fait. Et je suis ici maintenant.»

Deux autres membres du groupe, des Martiniquaises, ont aussi eu maille avec l’Immigration. L’une d’elles a été expulsée du pays pendant trois mois tandis que l’autre est coincée dans son pays d’origine, où elle se trouve toujours.

À la manière d’antan

Toutes ces embûches n’ont pas empêché le groupe de progresser et d’agrandir leur «famille de cœur». Contrairement aux groupes hip-hop de l’heure, les b-boys ne sont pas des accessoires dans leurs spectacles: ils font partie intégrante de l’équipe. «Quand j’ai rencontré Micros Armés, un lien d’amitié s’est installé entre nous. J’allais les voir en spectacle pour les encourager et je dansais de mon côté», raconte le chorégraphe du groupe, Bourrik. «Quand le groupe a pris de l’expansion, on s’est dit: ‘‘Pourquoi ne pas joindre nos forces?’’», poursuit le danseur. Et c’est comme ça que la danse s’est intégrée au chant dans le collectif.

«De nos jours, les groupes hip-hop engagent les danseurs plutôt au besoin, pour des spectacles ou des tournées. On ne suit donc pas la tendance», laisse entendre Bourrik tout en expliquant l’origine de son art.

«La musique de Micros Armés est un rap français aux accents de la côte est américaine. Comme le break dance est né dans la même région, ces deux éléments se marient très bien. Quand je danse sur ces rythmes, je sens la musique, ses vibrations, sa symbiose avec mes mouvements. C’est passionnant de chorégraphier des danses sur des sons qui nous interpellent, qui s’harmonisent avec nos gestes».

En plus de l’amitié, une grande complicité soude tous les membres de Micros Armés qui partagent des idéaux communs. «C’est difficile à expliquer, mais les chorégraphies des b-boys sont le reflet de nos visions», soutient SuYin.

Modestes, tout ce que les Micros Armés souhaitent maintenant, c’est continuer à créer en faisant du rap conscient. «Le rap, ça ne doit pas servir à faire de l’argent. Ce n’était pas ça à l’origine. C’était une voix pour ceux qui n’en avaient pas. Pour nous, c’est important de livrer des messages. Sinon, le rap, c’est inutile», conclut SuYin, une jeune mère au foyer qui travaille occasionnellement tandis que son mari occupe un emploi régulier d’intervenant.

Les Francouvertes

Le concours Les Francouvertes a vu le jour en 1995 et s’adresse à la relève musicale francophone. Les porte-parole de sa 14e édition, qui se déroule du 8 février au 3 mai 2010, à Montréal, sont le groupe Karkwa et l’auteur-compositeur David Marin, des anciens participants et lauréats à ce concours.

Chaque année, une vingtaine de concurrents sont sélectionnés et trois lauréats récoltent une quantité de prix qui leur permet entre autres de réaliser, produire et promouvoir un disque, dont une bourse de 10 000 $ remise au grand gagnant. Les prestations des participants sont soumises à un vote du public et d’un jury composé de gens de l’industrie. Loco Locass, Les Cowboys Fringants et Damien Robitaille sont quelques-uns des artistes couronnés lors d’éditions précédentes.

Au moment d’écrire ce texte, Les Micros Armés étaient en demi-finale pour Les Francouvertes 2010.

 

Autres textes sur le Rap:

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Festival d’expression de la rue à Montréal: punks, hip-hop, jeunes de la rue, policiers

Festival d’expression de la rue à Montréal: punks, hip-hop, jeunes de la rue, policiers

François Richard   Dossiers Festival d’expression de la rue, Jeunes de la rue et Organismes communautaires

Rencontre avec Kim Heynemand, organisatrice du Festival d’expression de la rue (FER)

L’équipe organisatrice du FER a vécu son lot de difficultés cette année. Le Festival aurait bien pu ne pas avoir lieu suite au refus de l’Université du Québec à Montréal d’accueillir l’événement sur son terrain de la Place Pasteur (rue Saint-Denis). Depuis sa création il y a 12 ans, toutes les éditions du FER s’étaient déroulées à cet endroit. Le Festival aura finalement lieu au Parc de la Paix, rue Saint-Laurent, lors du dernier week-end du mois d’août et ses organisateurs peuvent enfin mettre de côté la recherche d’un terrain pour consacrer leurs énergies à la préparation de l’événement. Malgré les délais qui raccourcissent, l’une des organisatrice du FER, Kim Heynemand, a accepté de laisser de côté son travail quelques minutes afin de s’entretenir avec Reflet de Société. Elle nous parle de l’organisation du FER, du milieu des jeunes de la rue auquel il s’adresse et des difficultés de cohabitation entre marginaux et autres citoyens dans le centre de Montréal.

FER, Pairs Aidants, Jeunes de la rue à Montréal

Kim est une Pair Aidante. Les jeunes participant à ce programme ont tous un vécu marqué par la vie dans la rue. Ils sont jumelés avec un organisme communautaire du centre de Montréal et viennent en aide aux jeunes de la rue. Les Pairs Aidants doivent de plus organiser chaque année le FER, un événement mariant spectacles musicaux, projection de films et ateliers sur différentes problématiques telles les maladies transmises sexuellement et les drogues dures. Les organisateurs du FER ont consulté les jeunes de la rue au cours des dernières semaines afin de connaître leurs préférences quant au contenu de l’événement qui leur est consacré. Plusieurs des spectacles présentés au FER mettent d’ailleurs en vedette des jeunes de la rue.

Spectacles, prison, micro ouvert

‘Nous devons avoir une programmation assez souple, car nous sommes souvent confrontés aux imprévus, explique Kim Heynemand. Parfois des jeunes que nous avons embauché sont en prison ou trop éméchés pour jouer quand l’heure de leur spectacle arrive. Le contraire est aussi vrai: des jeunes dont nous n’avions plus de nouvelles refont surface à la dernière minute et veulent participer. C’est pourquoi nous privilégions les soirées de type micro ouvert, comme ça il est plus facile de déplacer des performances au cours d’une soirée.’ Elle précise toutefois qu’une partie importante de la programmation est fixe, notamment les activités de jours comme les kiosques d’information et de sensibilisation.

Hip-Hop, punks, jeunes de la rue

En plus des aléas des horaires de chacun, Kim doit composer avec une difficulté particulière: elle est en charge de l’organisation de la journée hip-hop. Et alors? ‘Bien, dans le comité organisateur, nous sommes tous des punks.’ Kim explique ensuite que de plus en plus de jeunes de la rue adhèrent à la mode hip-hop plutôt que punk. ‘Ça ne créé pas de conflit particulier, mais il y a de grandes différences dans la culture. Contrairement aux punks, les hip-hop ne tirent pas de fierté du fait de vivre dans la rue. Ils ont le même mode de vie, font appel aux mêmes ressources de soutien, mais ils n’en font pas un élément central de leur identité.’

Marqué au FER

La thématique de cette année est ‘Marqué au FER’, en référence à l’attention particulière de la part des policiers dont sont l’objet les jeunes de la rue. ‘Dans le cas des punks, ça m’a toujours semblé évident. Avec les cheveux colorés, les vêtements militaires et les grosses bottes, il est normal qu’ils soient aisément identifiables. J’ai par contre été surprise d’apprendre que les policiers du centre-ville connaissent tous les rappeurs de la rue par leur nom. Quand tu vis dans la rue, tu deviens une espèce de propriété publique. Des tas de gens te connaissent, mais vu le grand nombre de rencontres que tu fais dans une journée, tu ne peux pas te souvenir de tout le monde.’

Expulsion des jeunes, métro de Montréal, UQAM

Paradoxalement, une des raisons pour laquelle les jeunes de la rue deviennent une propriété publique, c’est qu’ils doivent de plus en plus ‘occuper des espaces semi-privés, explique Kim. Les jeunes sont systématiquement expulsés des parcs, ils doivent donc se rabattre sur les entrées de commerce et les institutions, comme l’UQAM ou les stations de métro. Ça exaspère les propriétaires et les utilisateurs, mais on ne peut pas pousser les jeunes dans le fleuve. Si on les bouge d’un lieu, ils en occuperont un autre.’ En ce sens, le déménagement du FER est conséquent. ‘Ça fait des années qu’il n’y a plus de jeunes de rue à la Place Pasteur, l’UQAM les chasse systématiquement de leurs propriétés.’

Jeunes marginaux, satisfaction

Le FER tente d’atténuer les tensions qui surviennent continuellement entre marginaux et autres habitants du quartier. Les résultats sont difficiles à évaluer, selon Kim. ‘Ça peut occasionner de belles rencontres. C’est sûr que pour un non-initié, la soirée punk vers 10-11 heures est peut-être à éviter, mais les activités hip-hop et les ateliers d’après-midi nous permettent de rejoindre un public d’horizons divers.’  Kim affirme que le FER fait un grand bien à des jeunes qui ont des histoires de vie souvent pénibles. ‘Ils peuvent passer trois jours dans un parc sans se faire tasser. Ça les valorise de participer, même si c’est simplement pour donner un coup de main à l’entretien. Ils en parlent encore des mois plus tard.’

                                                                                            ***

Le FER aura lieu les 26-27 et 28 août au Parc de la Paix, situé à l’angle des rues Saint-Laurent et René-Lévesque. Nous publierons la programmation complète de l’événement lorsqu’elle sera disponible.

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L’habillement, les gangs de rue et le Hip Hop

L’habillement, les gangs de rue et le Hip Hop

Raymond Viger Dossier Montréal-Nord, 2e billet

Une question a été lancée par Carole Beaulieu dans sa Lettre aux jeunes de Montréal-Nord dans son éditorial de L’actualité de septembre. Sur ce blogue, Martin Dufresne, dans notre dossier Montréal-Nord, a critiqué cette affirmation de Carole Beaulieu : « Pourquoi vous habillez-vous parfois comme de petits truands de Los Angeles si vous êtes de si gentils garçons? »

Je connais plusieurs de ces jeunes. Certains sont des artistes de la culture Hip Hop : graffiteurs, break-dancers, rappeurs et DJ. D’autres sont membres de gang de rue. Quel est le rapport qu’ils entretiennent avec l’habillement?

Je vais dépeindre quelques portraits de jeunes que j’ai rencontrés pour illustrer certaines de ces différences. Enfants d’immigrants, insécures, non scolarisés, habitant Montréal-Nord, Hochelaga-Maisonneuve ou tout autre quartier. Pour montrer qu’ils ont réussi, ils ont besoin de montrer tout leur attirail : bijoux, lunettes signés, linges exclusifs… Leur réussite, leur estime de soi passent par le nombre de carats qu’ils peuvent exhiber. Même de fausses dents en or font parti de leurs habits de sortie.

Certains se paient tout cet artifice par des activités illicites telle que la drogue, la prostitution, le taxage ou encore différentes formes de fraude. D’autres sont des artistes et se font commanditer leurs apparats pour créer une mode. Parce que derrière tout ce linge et ces bijoux on retrouve des commerçants: habits, cravates et cheveux gris et qui font leur argent à mousser la tenue vestimentaire de tout ce beau monde.

Finalement, il y a des blancs qui sont aussi des artistes et qui font parti du même milieu, de la même culture et chantent les même chansons. Mais ils n’ont pas besoin de bijoux pour sentir qu’ils ont réussi. Au contraire, un chanteur m’a confié qu’il a décidé de s’éloigner de ce type d’habillement parce que cela lui amenait trop de troubles, que l’habillement était devenu un stéréotype trop lourd à porter.

Vous allez croiser un groupe de jeunes, tous habillés de la même façon. Le premier est membre d’un gang de rue, le second est un artiste, le troisième veut être un artiste mais se finance à partir d’un gang de rue pour montrer qu’il en est un et le dernier fait partie du fan club qui veut s’habiller comme ses idoles. Et ce dernier, il peut demeurer chez ses parents à Outremont, Westmount ou ailleurs. C’est peut-être votre fils qui ne cesse de vous harceler pour avoir ces vêtements griffés.

Comme quoi l’habit ne fait pas le moine.

Ce billet est le 2e du Dossier Montréal-Nord. La suite traite de la prévention gang de rue. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto « Pipo » Villanueva. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

Autres textes sur Montréal-Nord

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DJ et graffiteur professionel: Naes

DJ et graffiteur professionel: Naes   

Dossier Hip Hop

Entrevue réalisée pour Reflet de Société

Naes a fait partie d’une école spécialisée en musique. Il a pratiqué, pendant 6 années, de la musique classique au violon, violoncelle, percussion et contrebasse! Il abandonne tout pour jouer de la basse dans un groupe instrumental! Il commence des études en Art au collégial, il abandonne encore une fois et devient un graffiteur. Il troque par la suite sa guitare pour des tables tournantes Hip Hop. Son bonheur il le trouve en apprenant par lui-même à faire partie de la culture Hip Hop.

Ton cheminement contredit cette rumeur qui veut que la musique de les cultures Punk ou Hip-Hop appartiennent à des jeunes qui n’ont pas le talent d’apprendre la musique conventionnelle

Dj Naes: En général c’est vrai, oui et non. Aux États-Unis, certains rappeurs ont fait le Fine Arts University (équivalent des Beaux-Arts) et se donnent, malgré tout, une image de gros gangsters. Je me demande si ces Américains ne content pas des histoires. C’est peut-être juste un «show off» commercial comme la lutte. Ce qui est malheureux c’est que beaucoup de jeunes pensent que c’est vrai et ils essayent de jouer au «bad boy» pour percer.

Pour en revenir à la culture musicale, il en faudrait encore plus dans notre milieu. Pour moi, c’est une chance que j’ai eue et ça me permet d’aller plus loin. Tout le monde peut faire des «beats» mais ils deviennent vite limités. En essayant par soi-même, certains peuvent se débrouiller mais il y a un risque de se répéter.

C’est plus facile si tu écoutes différentes sortes de musique, que tu en cherches à travers toutes les cultures. Tu crées et tu élargis ta culture en prenant de petits éléments un peu partout.

La musique Hip Hop provient des ghettos américains. On jouait du «beat-box» (bruits musicaux fait avec la bouche), on rappait et on dansait sur un carton dans la ruelle. Est-ce encore une culture qui se pratique à peu de frais?

Dj Naes: Aujourd’hui ça te prend 15 000 $ d’équipement (vinyles, tables, mixer…) pour être un DJ. Tu dois avoir ton équipement disponible avec toi, autant pour te pratiquer que pour faire des spectacles. Même chose pour le graffiti, j’ai mis tout l’argent que j’avais là-dessus: crayons, peinture, magazines… J’en mangeais 24 heures sur 24.

Dirais-tu que c’était une obsession ou une passion?

Dj Naes: Une passion obsessive peut-être. C’est comme avec une fille, au début tu veux toujours être avec elle.

Au cégep en arts plastiques tu as eu de la difficulté à t’intéresser à ce que tu avais à apprendre, comment as-tu réussi à être autodidacte dans une culture alternative?

Dj Naes: C’est curieux, mais à l’école je me battais avec mes pinceaux. Il fallait faire toutes sortes de travaux pratiques, des études de couleurs, des cercles chromatiques. Je n’étais pas prêt et je voulais faire du dessin. J’ai commencé à comprendre comment ça marchait quand j’ai pu expérimenter par moi-même. Tu dois être très discipliné, il faut bûcher jusqu’à ce que tu arrives à ce que tu veux.

Quelle que soit ta culture, pour réussir, il faut que tu pratiques à tous les jours, plusieurs heures par jour. Quand je suis 4 jours sans jouer, ça me prend une soirée juste pour reprendre ma forme et commencer à pouvoir évoluer. Je préfère apprendre en jouant avec des gens plus expérimentés que moi.

Malgré tout, je tiens à le répéter, les études que j’ai faites m’ont été d’une grande aide et je me considère chanceux d’avoir eu ce cheminement, cette base derrière moi. C’est peut-être ce qui m’a permis de pouvoir bien maîtriser et de découvrir d’autres cultures.

Au cégep en Art, c’était une petite gang et je ne «fitais» pas dans le décor. Le cégep préconisait l’art abstrait, moi je voulais faire des bandes dessinées. La transition entre le secondaire et le cégep a été difficile. La charge de travail est très différente et je ne me sentais pas bon. Pourtant, dès que j’ai laissé l’école je suis devenu muraliste.

Tu as eu beaucoup de courage de vouloir jouer avec des gens beaucoup plus fort que toi en musique.

Dj Naes: J’ai toujours voulu jouer avec des gens meilleurs que moi. Même si je me plante ou que je parais moins bon que l’autre, c’est la seule façon d’apprendre, de devenir meilleur et de me dépasser.

Que ce soit quand j’ai commencé à être graffiteur ou DJ, il n’y avait pas de techniques, je ne savais pas comment «mixer». C’est par l’exemple que j’ai appris et développer mon art.

Je n’avais même pas réalisé à cette époque que graffiteur et DJ faisait partie de la même culture. C’est en cours de route que je l’ai compris.

Est-ce que les autres membres de ton groupe de musique Traumaturges ont un cheminement artistique semblable au tien?

Dj Naes: 2 de pique a un DEC en guitare classique tandis que Kiro est en intervention auprès des jeunes. En plus d’études très différentes, on n’a pas le même style de vie, on n’a pas la même opinion. Mais c’est la musique qui nous rejoint et nous rallie. De plus, notre groupe est très multi-ethnique.

Les critiques ont décrit votre musique comme étant sombre, très sombre, des «beats» lents et caverneux.

Dj Naes: Nous avons été les premiers à Montréal de dénoncer le rap à la française. Nous sommes de Montréal, il faut donc prendre les couleurs de notre milieu. Nous n’avons pas à copier ou imiter, ni la France, ni aucune autre culture. C’est correct de se faire influencer par les autres cultures, mais tu dois développer la tienne. Nous avons notre propre langage et c’est notre culture que nous devons promouvoir.

Dans nos textes, il y a beaucoup de dénonciations sociales telles que les abus de pouvoir, les problèmes de racisme et d’immigration. Même après 5 ans, nos textes sont encore bons et d’actualité.

Vous avez déjà un CD sur le marché qui s’appelle Suce mon index. C’est pas vulgaire comme titre, quel message vouliez-vous lancer avec ça?

Dj Naes: Ça veut dire absorbe le contenu. On fait référence ici à l’index d’un livre. Dans le Hip Hop il ne faut pas s’attarder à la première impression que nous avons. Il faut écouter et réécouter les textes, chercher à comprendre. Le Hip Hop est très allégorique. Il ne faut jamais juger ce que l’on pense comprendre. Mieux vaut vérifier auparavant.

Maintenant que votre premier CD est en réimpression pour une troisième fois et que vous avez déjà deux vidéoclip à votre actif, à quand le deuxième CD

?

Dj Naes: Nous y travaillons depuis deux ans déjà. Il sera disponible à la fin de l’été 2002. Il s’intitulera La guerre des tuques, la famille élargie de Traumaturges. Douze artistes très représentatifs de la culture internationale. Même si le Québec est notre dénominateur commun, nous y retrouvons des pays d’origines comme Haïti, Franco-libanais-palestinien, Égypte, Trinidad, France et Italie

Je remarque aussi que vous avez tous des formations très variées.

Dj Naes: Oui, très variées: sciences pures, sciences humaines, intervention en délinquance, enseignement, arts plastiques, informatique, graphisme, électronique, communication, théâtre, conceptions sonores… Ce n’est pas si exceptionnel que cela. Dans les années 90, MC Solaar de France avait fait de grosses études en philosophie avant de commencer à rapper. C’est sûrement ce qui a influencé les Français à avoir un vocabulaire plus recherché dans leurs textes. Remarque qu’ils ont aussi un système d’éducation scolaire beaucoup plus rigoureux qu’au Québec. Il y a de la place pour du rap intelligent, même si aux États-Unis et en France le rap de gangster semble fonctionner un peu plus.

As-tu l’impression que le Hip Hop au Québec a atteint son apogée?

Dj Naes: On ne peut pas comparer. Ici, il n’y a pas grand chose de fait encore. La culture boite. On n’a pas beaucoup de choix. Je suis DJ et quand je travaille dans un club je n’ai pas assez de matériel provenant du Québec pour faire un «set» complet. Je ne sais pas quand la culture Hip Hop du Québec aura atteint sa maturité.

Merci Julien pour ta présence et ton implication. Comme plusieurs autres graffiteurs, Julien fait partie d’une équipe pouvant faire des murales autant intérieures qu’extérieures. Pour plus d’informations, contactez le Café-Graffiti (514) 259-6900. Julien est un des DJ présent sur le CD Ill Légal disponible par la poste auprès du Journal de la Rue. Une autre façon originale et dynamique de supporter notre travail auprès des jeunes.

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

Autres textes sur le Hip Hop

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Atach Tatuq et l’Adisq

Atach Tatuq et l’Adisq     Dossier Hip Hop

Printemps 2006, le Café-Graffiti organise un voyage de 6 semaines en France pour des artistes de la culture Hip Hop. Le but du voyage est de permettre à cese artistes de faire des contacts avec les artisans de la scène Hip Hop française, de faire des spectacles sur leurs scènes et de les aider dans la continuité de leur carrière.

Parmi le groupe de 8 artistes, nous retrouvons Égypto, L’intrus, DJ Naes et Rass, 4 membres du groupe Atach Tatuq. En cours de préparatif, les 4 artistes décident de se désister du groupe. Ils viennent d’apprendre qu’ils sont en nomination pour le Félix de l’album Hip Hop de l’année avec leur CD DeluXXX. S’ils gagnent un Félix, ils veulent être présent pour le recevoir avec les autres membres du groupe.

Ils auront été récompensés. Atach Tatuq a gagné son Félix. Après avoir vu évolué ce groupe pendant plusieurs années, je dois malgré tout faire un deuil. Aujourd’hui, dimanche le 17 décembre 2006 marque la fin de ce groupe qui va maintenant se séparer et amorcer des carrières en solo ou en plus petit groupe. C’est vrai qu’avec 13 membres dans l’équipe, ce n’est pas toujours facile de faire les rencontres et les planifications.

Bonne continuité à tous les anciens membres d’Atach Tatuq et bon spectacle ce soir!

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