Prostitution et Ville de Montréal; un vrai bordel

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

Réal Ménard et la police de Montréal

La prostitution tolérée?

Après que Réal Ménard eût fait l’annonce d’une zone toléré dans l’arrondissement d’Hochelaga-Maisonneuve, il se fait rappeler par la police qu’un maire d’arrondissement ne peut pas légaliser la prostitution.

Raymond Viger    Dossiers Prostitution, Ville de Montréal

D’un côté, Ville de Montréal tasse les prostituées vers Hochelaga-Maisonneuve. De l’autre, Réal Ménard se plaint de ne pas avoir eu les moyens pour intervenir auprès d’elles. Depuis fort longtemps, Réal Ménard cherche une solution à la prostitution.

Comment intervenir auprès des prostituées?

Pour éviter de reprendre le scénario de Ville de Montréal et de tasser à nouveau les prostituées dans un autre secteur, Réal Ménard autorise un secteur dans Hochelaga-Maisonneuve pour tolérer la prostitution. Malgré ce que Réal Ménard avait avancé, la police dément le tout. Il n’y aura aucune tolérance pour la prostitution ni dans Hochelaga-Maisonneuve, ni ailleurs.

Depuis des décennnies, plusieurs organismes communautaires réclament un lieu pour accueillir les prostituées, leur offrir un instant de répit. Une façon d’être présent auprès des prostituées et de créer une relation pour en arriver à les soutenir dans leur cheminement.

Le financement de l’intervention auprès des prostituées

Puisque Ville de Montréal nous « refile » leurs prostituées, qu’on leur fasse parvenir la facture pour faire une intervention adéquate. Et si Ville de Montréal ne veut pas payer, qu’on amène le débat devant les tribunaux.

L’histoire d’une prostituée,

1ere partie: Une escorte se raconte

2e partie Agence d’escorte à domicile

3e partie Agence d’escorte et prostitution à domicile

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Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

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Prostitution dans Hochelaga, recherches de solutions

Prostitution de rue, citoyen et commerçants

Dans Hochelaga-Maisonneuve, prostituées, habitants et commerçants se côtoient au quotidien. La prostitution fait partie de la vie de quartier. Une situation qui persiste depuis plus de dix-huit ans, mais qui suscite toujours autant de réactions. “Nous connaissons les filles qui se prostituent, souligne Gabrielle, propriétaire de la boutique la Coccinelle Jaune, située sur la rue Sainte-Catherine est. Certaines d’entre elles sont mêmes nos clientes.”

Maïram Guissé   Dossier Hochelaga-MaisonneuveProstitution.

Une cohabitation tolérée, mais sans pour autant être acceptée. “Nous vivons avec cette réalité, mais on aimerait que ça change, que des solutions soient apportées pour que la prostitution cesse”, insiste Serge, habitant du quartier depuis quinze ans. Un souhait partagé par tous. Plus encore cette année. Les filles seraient plus nombreuses qu’auparavant et comme tous les étés, les acteurs d’Hochelaga-Maisonneuve doivent faire face à un déplacement de la prostitution d’ouest en est.

Selon Luc Morin, directeur général de l’organisme communautaire Dopamine -dont l’objectif est de prévenir les infections auprès des consommateurs de drogue- cette migration n’est pas un phénomène nouveau. “À chaque période estivale, Hochelaga-Maisonneuve voit arriver des prostituées qui étaient davantage sur Ville-Marie. Un mouvement dû à la répression policière exercée au centre-ville ainsi qu’à la fermeture des rues principales de cette même zone pour cause de festivités”, argumente Luc Morin.

Prostitution de rue et commerçants

Pour les commerçants de la rue Sainte-Catherine Est, ce déplacement est un désastre. “La prostitution de rue n’est pas du tout une bonne chose pour l’économie, ça éloigne les clients”, insiste Jimmy Vigneux, directeur général de l’association qui réunit quelque 120 commerçants. Pour redynamiser notre rue, la prostitution doit totalement disparaitre. “Sa solution? Déménager le poste de police au niveau de l’ancien centre d’emploi au coin de la rue Sainte-Catherine et de la rue Jeanne-d’Arc. “On ne veut pas que les filles soient arrêtées. Mais s’il y a plus de présence policière, les clients oseront moins faire appels à elles, et les gens se sentiront davantage en sécurité, notamment par rapport aux problèmes de drogue engendrés par la prostitution”, explique Jimmy Vigneux.

Depuis le début de l’été, les contrôles ont pourtant augmenté dans le quartier. Réal Ménard, le maire de l’arrondissement a mené plusieurs actions en ce sens. Aux heures où la prostitution est la plus importante: le matin vers sept heures et le soir vers cinq heures, “des barrages routiers sont installés”, indique le maire d’Hochelaga-Maisonneuve. “Des policiers et des cadets vont à la rencontre des clients afin de les sensibiliser”, précise M. Ménard. Objectif: éviter la sollicitation des prostituées. “Nous mettons l’accent sur eux et non sur les filles, insiste Mr Ménard.”

Cette forte présence policière est effectivement constatée par tous les acteurs d’Hochelaga-Maisonneuve. “Mais concrètement quelles mesures préventives ont été mises en place pour les filles?, interroge, un brin agacé Luc Morin de Dopamine. Il n’existe pas de solution magique. Mais on peut faire des choses.  Si au lieu de parler du déménagement du poste de police, on donne plus de moyens à Dopamine, ça nous permettrait de travailler davantage avec nos travailleurs de rue. Quand une personne vient à Dopamine, c’est qu’elle essaie de sortir de la rue. C’est cette démarche qu’il faut encourager. La répression va juste déplacer la prostitution dans un autre secteur , regrette Luc Morin.”

Citoyens et prostitution de rue

Du côté des citoyens, on partage la même crainte. “Personnellement la prostitution ne me dérange pas. Je regrette surtout que rien ne soit fait pour sortir ces filles de la rue. Une chose est sûre, la répression n’est pas une bonne réponse”, lâche amer Serge, résident d’Hochelaga-Maisonneuve. “Chaque fois que je vois ces filles, j’ai mal pour elles. J’aimerai qu’elles s’en sortent”, insiste Isabelle, propriétaire de la boutique Folle Guenille, située sur la rue Sainte-Catherine. “On voit plus de policiers dans la rue et beaucoup de cadets, mais je pense que ça ne sert à rien. Il faut agir avec les filles au niveau social, car la prostitution, comme les problèmes de drogues qui en découlent sont liés à des problèmes sociaux-économiques”, analyse Gilles, résident du quartier depuis treize ans.

Louise, qui demeure dans Hochelaga-Maisonneuve depuis dix ans, admet être “dérangée par la prostitution”. “De mon appartement, je vois beaucoup de choses, et ce n’est pas très beau. Les filles sont complètement droguées, elles sont dans un mauvais état. En tant que maman, ce n’est pas idéal pour élever des enfants”, soupire Louise. “J’aimerai que ça s’arrête, mais je ne crois pas au miracle, ironise Charlotte. J’habite ici depuis sept ans. Nous n’évoluons pas dans un environnement des plus agréables, mais nous faisons avec. Je ne peux pas marcher dans la rue sans être sollicitée par des automobilistes. Je n’ai pourtant pas l’air d’une prostituée?, demande, avec humour, cette dynamique quinquagénaire.” “Ce qui me dérange par dessus tout, ce sont les problèmes de drogues liés à la prostitution. À plusieurs reprises, j’ai vu des transactions se faire devant moi.. C’est effrayant. Je comprends l’inquiétude des citoyens.

On est tout de même passé d’une douzaine de piqueries à neuf puis quatre”, insiste Réal Ménard.

Citoyens, commerçants, organismes d’Hochelaga-Maisonneuve, tous attendent avec impatience que des solutions concrètes soient apportées pour que les filles n’aient plus à aller dans la rue. La rentrée s’annonce chargée pour le maire et les intervenants du quartier. Une rencontre entre Réal Ménard et le commandant de police est d’ores et déjà programmée pour faire le point sur les opérations d’interventions de cet été.

153 arrestations ou mises en accusation

Réal Ménard, maire de l’arrondissement du quartier Hochelaga-Maisonneuve, dévoile quelques données chiffrées sur les opérations d’interventions menées cet été. L’objectif de ces manifestations consistaient à dissuader les clients de faire appels aux prostituées de rue. Tout l’été, policiers et cadets déambulaient en nombre dans le quartier.

-Au total, 59 filles ont été arrêtées ou mises en accusation.

-94 clients ont été arrêtés et mis en accusation.

-25 opérations de barrages routiers ont été orchestrées.

-4 000 dépliants ont ainsi été distribués aux automobilistes afin de les sensibiliser aux conséquences néfastes de faire appel à des prostitués.

Centre de service pour prostituées

Au-delà de ces éléments, Réal Ménard a décidé, avec les commerçants, “ d’accélérer l’ouverture d’un centre de services pour les filles. Objectif ? Sortir les prostituées de la rue. Il y aura des infirmières, les filles pourront se doucher… », détaille le maire d’arrondissement. L’emplacement de ce lieu n’est pas encore connu, mais des pistes sont évoquées. « Il devrait être dans l’ouest de Sainte-Catherine, plus prés de la zone industrielle, indique M Ménard. Pour l’heure l’existence de ce centre reste à l’état d’hypothèse : C’est conditionnel aux subventions que nous pourrons obtenir », précise-t-il.

Dossier Prostitution et Sexualité.

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Doit-on légaliser la prostitution?

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution.

Les clients de la prostitution.

Les filles dans les gangs de rue et la prostitution.

Prostitution de luxe d’une escorte.

Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

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Prostitution et Conseil d’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve

Prostitution et Conseil d’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve

Raymond Viger Dossier Prostitution, Prostitution Hochelaga-Maisonneuve, Sexualité.

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

prostitution escorte prostituées escort prostitué légaliser légalisation Mardi le 19 janvier dernier beaucoup d’intervenants se sont donnés rendez-vous au conseil d’arrondissement. Plus de 80 personnes étaient présentes. Le sujet qui a soulevé le plus d’intérêt était sans contredit la prostitution dans le quartier.

Le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, a dû demander une prolongation du conseil d’arrondissement pour pouvoir entendre tous les citoyens dans ce dossier.

Les interventions se sont faites dans le calme et le respect. Citoyens et intervenants veulent que les prostituées soient soutenues et éviter une répression policière trop accrue. Des actions concrètes ont été demandé.

Prostitution et consommation de drogue

Plusieurs interventions soulignent le lien direct entre consommation de drogue et prostitution. Ce que M. Ménard démontre clairement avec deux cartes de l’arrondissement. En superposant les lieux de prostitution, on voit clairement qu’il y a une relation directe avec les 12 piqueries connues et identifiées.

Prostitution et revitalisation du quartier

Plusieurs pressions et enjeux existent concernant l’impact de la prostitution sur la revitalisation du quartier. La compagnie Lallemand présente dans le quartier depuis 1915 pourrait déménager si le problème de la prostitution n’est pas réglé. Le Centre local d’emploi se questionne aussi sur un déménagement possible.

Prostitution dans Hochelaga et le rapport Burtin

Le maire Réal Ménard a écouté les différentes interventions et est intervenu à la toute fin. Plusieurs interventions demandaient ce qu’il était advenu du rapport Burtin sur les pistes de solution en matière de prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve. Ce rapport, commandé par la SDC Ste-Catherine, avait été financé par le fédéral.

M. Ménard ne veut pas que l’arrondissement devienne un laboratoire social. M. Ménard se donne comme objectif de diminuer la violence faite envers les prostituées tout en permettant aux citoyennes de pouvoir aller au dépanneur sans se faire solliciter. M. Ménard s’engage à élaborer un plan d’action avec les principaux partenaires du quartier tels que Dopamine, les postes de quartier 23 et 48, les députés Carole Poirier et Maka Kotto. Tandem, même s’il n’a pas été nommé, fait parti des partenaires qui sont sollicités pour l’élaboration de ce plan d’action.

Prostitution et responsabilité du CLSC

M. Ménard trouve inacceptable que le CLSC se décharge de son mandat de santé publique et ne s’implique pas impliqué dans cet enjeu majeur pour l’arrondissement.

L’organisme Stella ne fera pas parti de la concertation. Même si Stella travaille dans l’arrondissement, M. Ménard souligne que l’organisme a une vocation montréalaise. La semaine suivante, Réal Ménard annonçait que Stella, La marie debout et Trèves pour elle, trois organismes représentant les femmes, pourront faire parti de cette concertation qui se réunirait 3 ou 4 fois par année.

Première action qui a été annoncée par M. Ménard : une présence accrue des cadets de la police dans les lieux de prostitution.
La réponse de M. Ménard n’a pas fait l’unanimité dans la salle, plusieurs citoyens et intervenants ont commencé à s’échauffer, mettant un terme au conseil d’arrondissement.

Faits à remarquer, l’absence des deux citoyennes, mesdames Roxanne Ringuet et Nathalie Goyette, impliquées dans le débat en cours sur la prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve. Mme Goyette mentionne qu’une confusion dans la date du conseil d’arrondissement a causé son absence.

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