Stage en journalisme international au Vietnam

L’évolution du journalisme par le voyage

Stage en journalisme international au Vietnam

Dans le cadre d’un stage en journalisme ayant eu lieu au Vietnam avec Reflet de Société, nous vous présentons quelques reportages sur ce stage bien particulier. Mais d’abord, notre journaliste et pupitreur impliqué dans les deux éditions de ce projet, donne son point de vue sur l’importance d’une telle initiative.

Gabriel Alexandre Gosselin     Dossier Médias, Stage au Vietnam

stage-journalisme-international-vietnam Après le premier projet de stage journalistique à l’international de Reflet de Société, qui s’était tenu en 2008 au Costa Rica et pour lequel j’ai joué le rôle d’accompagnateur, j’avais tenu les propos suivants: «les voyages forment non seulement la jeunesse, ils forment également les journalistes que nous sommes et ceux que nous deviendrons.» Aujourd’hui, après avoir vu un deuxième groupe réussir l’exploit, je continue de croire fermement en cette idée.

Après le projet au Costa Rica, j’ai pu incontestablement percevoir une évolution dans ma pratique du journalisme et dans l’image que je m’en fais. Marie-Sophie Trudeau, qui a pris part au projet en 2008 comme stagiaire et qui a hérité de mon rôle pour l’édition au Vietnam en 2009, pourrait certainement témoigner dans le même sens.

Il est vrai que le voyage représente d’abord et avant tout une expérience personnelle d’ouverture sur le monde qui peut s‘avérer incroyable et marquante. Le faire dans un contexte de journalisme professionnel permet de voir autrement des régions du monde du point de vue de l’habitant, du citoyen engagé, de la famille qui en «arrache», de l’étranger venu apporter son aide, des marginalisés, des immigrants, etc. Visiter un pays en tant que journaliste, c’est se débarrasser des conceptions occidentales qu’on peut se faire et qui sont trop souvent et trop facilement véhiculées par nos grands médias.

Moderniser la pratique du journalisme

D’où l’importance de poursuivre ce projet année après année. De cette façon, de plus en plus de jeunes journalistes ouvriront les horizons de leur profession et ainsi ouvriront ceux de leurs lecteurs.

Déjà, en tenant ce magazine entre vos mains, vous faites un geste qui encourage une telle initiative. Vous pouvez également le faire en continuant de vous informer sur les prochains groupes à partir en stage, à vous tenir au courant des développements concernant le projet. Mais surtout, vous avez intérêt à aiguiser votre regard critique envers les informations qui vous sont proposées.

Exigez des différents diffuseurs une couverture réelle des sujets. Ne vous contentez jamais d’une couverture dérivée par la perspective d’un média, qui le fait fort probablement au nom de ses propres intérêts! C’est l’intérêt du citoyen qui est aujourd’hui menacé par le travail de quelques journalistes paresseux et/ou soumis au bon vouloir de leur éditeur.

Si un projet comme celui créé par Reflet de Société ouvre les yeux de quelques professionnels de l’information, et bien tant mieux! Si un projet comme celui-ci peut permettre à un jeune journaliste de constater que son métier ne lui permettra pas seulement de gagner sa vie mais de changer celle de plusieurs autres, allons de l’avant!

Je vous le répète et le pense sincèrement, je crois fermement en l‘apport social de ce projet de stage journalistique à l‘international. Et je compte bien continuer à l’épauler, bien qu’il ne soit pas toujours évident d’en prouver la crédibilité dans un monde où l’information se base sur le même modèle économique qu’un McDonald de banlieue!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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La quête du journalisme citoyen

La quête du journalisme citoyen

Raymond Viger                     Dossier Journalisme et média

Quand les relationnistes ont décidé de se lancer sur Internet et les médias sociaux, les journalistes ont sursauté. Philippe Schnobb de Radio-Canada a déjà déchiré sa chemise sur le dos du journalisme-citoyen. L’éthique du journalisme-citoyen a régulièrement été questionné. Surtout après que Morrow Communication ait créé un faux blogue de citoyens pour mousser l’idée des vélos Bixi de la Ville de Montréal.

Récemment, j’ai réagi à un commentaire de la chercheure Samia Mihoub chercheuse à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke. Mme Samia Mihoub laissait sous-entendre, lors du congrès annuel de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) à Ottawa, que des sites tels qu’Agoravox en France, grâce à une politique éditoriale et une charte de rédaction permettait d’obtenir un cadre éthique au journalisme citoyen. Étant moi-même rédacteur et modérateur sur le site d’Agoravox, je ne suis vraiment pas d’accord avec les affirmations de Samia Mihoub.

Il est vrai qu’Agoravox a un comité de modération pour éviter que n’importe qui publie n’importe quelle connerie. Mais est-ce du journalisme citoyen pour autant? Pas en ce qui me concerne. Parce que si un citoyen amène un bon sujet, un bon angle mais qu’il faut le développer plus, faire plus de recherche, vérifier des faits, aucun journaliste n’est affecté pour pouvoir compléter le travail amorcé. Entre le texte brute d’un citoyen et le produit final et publiable, il y a une équipe journalistique, ou du moins, une éthique journalistique qui est employé.

Rien de tel n’existe dans les blogues ou dans les sites tels qu’Agoravox, Cent Papier ou autres. Au Québec, tout citoyen peut faire du journalisme. Il n’existe pas d’association professionnelle et légale pour encadrer la profession. Comment fait-on alors pour séparer le journaliste du journaliste-citoyen? Par son professionnalisme! Même parmi les médias conventionnels il existe parfois des gens qui font du journalisme et qui ne devrait pas en faire. Et certains citoyens, qui ne sont pas officiellement reconnus comme journaliste, ont pourtant une éthique et une rigueur importante et professionnelle.

Un débat qui dure depuis des années et qui n’est pas encore terminé.

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Concert bénéfice pour le Café-Graffiti

logo aherosol basse resolution 50 musiciens de l’Orchestre symphonique pop de Montréal nous présenterons un répertoire de musique de films tels que Spiderman, Mission Impossible, James Bond… Les danseurs de Breakdance seront présents sur scène avec l’orchestre symphonique. Le 28 novembre à 19:30 heures à l’Église St-Jean-Baptiste.

Pour le prix d’un spectacle, vous soutenez un organisme jeune, intense et dynamique. Pour l’achet de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission. Pour plus d’informations sur le concerto aHÉROSol de l’Orchestre symphonique pop de Montréal.

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