Les ruptures amoureuses toxiques, Ingrid Falaise

 Violence conjugale

Ingrid Falaise, dossier Famille 

Je suis un oiseau de nuit, je l’ai toujours été. Alors que l’insomnie me gagne au lieu de compter les moutons je compose des chansons, ou des chapitres, ou des billets.

Cette nuit, je réfléchis à l’hiver, le temps des ruptures. Ces temps-ci, alors que la grisaille accapare notre moral, les séparations pleuvent comme si les nuages n’avaient pas assez fourni.

À la petite cuillère, nous ramassons les états d’âme accumulés au sol. Détruits, meurtris, rien ne va plus, «j’ai tout perdu» nous raconte ces morceaux brisés, étalés sur le plancher.

Ce qui me frappe, c’est la quantité de confidents qui étaient prisonniers d’une relation toxique empreinte de manipulation. Des histoires de hics et de heurts répétées depuis des années. Le nombre de fois où ces paroles ont résonné lors de conversations.

«Cette fois-ci c’est la bonne» «Il a compris» ou «Elle va changer» «Je reste pour les enfants»

Rester au nom des enfants… Ces petits bouts d’humain remplis d’amour méritent au contraire d’avoir un parent épanoui, solide et heureux surtout. Non pas un papa ou une maman qui reste dans une relation en leur nom. Imaginez la charge que ces enfants porteront sur leurs épaules. « Papa est malheureux à cause de moi. »

Toxique

La voix intérieure le sait. Mais le niveau de dysfonction et de manipulation dans le couple est si élevé qu’on ne l’écoute plus. Alors on encaisse et on diminue la gravité des propos, des infidélités, des mensonges. Car une personne toxique et manipulatrice ne souhaite pas le bonheur de son partenaire. C’est une égocentrique qui sabote l’épanouissement du conjoint qu’elle dit aimer. «Je t’encourage dans tes projets», dira-t-elle pour, par la suite, reprocher à son partenaire ses heures de travail, de répétition ou d’étude.

Il y a autant de degrés de toxicité que d’histoires d’amour ou de relations amoureuses. Mais le maître du toxique est un individu qui ne reconnaît pas ses torts, méprise et rabaisse l’autre afin de garder sur lui une emprise, un pouvoir. «C’est toujours quand tu le décides», nous reprochera cette personne alors qu’au contraire, le reproche devrait être inversé. «Si tu m’aimais réellement, tu aurais fait autrement», nous lancera-t-il pour nous culpabiliser.

L’auteure du livre Les manipulateurs sont parmis nous, Isabelle Nazare-Aga, explique que ce type de personne semble tout savoir. Il «affirme» des choses, il reporte ses responsabilités sur nous. Il nous demande de répondre immédiatement à ses demandes. Il nous critique et nous dévalorise. Et puis, nous doutons et nous finissons par avoir peur de lui dire certaines choses. Il est doué pour créer de la confusion dans notre tête. Il ne formule pas ses demandes de manière claire, il nous rend coupable de faits imaginaires. Il crée des malentendus, il prêche le faux pour savoir le vrai. Et tout ceci derrière un masque, si beau et attrayant. Autour d’une table, ils sont sympathiques, séducteurs, cultivés.

Une relation toxique, ce n’est pas une dispute de temps à autre. C’est lorsque les efforts ne sont qu’en sens unique, lorsque les sentiments exprimés sont balayés du revers de la main. Le simple fait d’exposer une émotion ou de demander un changement au sein du couple est difficile, alors de ne pas être écouté et recevoir des reproches en guise de réponse fera clore nos lèvres pour de bon.

Être dans une relation toxique, c’est oublier de se choisir au réveil et de porter notre attention sur l’autre par peur de faire un faux pas ou de s’attirer un reproche, un regard de travers. C’est être envahi par le stress et l’angoisse en présence de l’autre. C’est aussi ne pas pouvoir s’en passer, car il vous aura rentré dans l’esprit que vous n’aurez jamais personne de mieux que lui.

Pourquoi endurons-nous ces nuits où il n’est pas rentré, ses mensonges à répétitions et ses cachoteries qui nous rendent paranoïaque?

Parce que toutes les fois où nous avons confronté le toxique, manipulateur, pervers, narcissique (un ou tous ces adjectifs à la fois), nous aurons été manipulés pour que nous restions. Car ces femmes et hommes toxiques ne peuvent concevoir de perdre leur emprise sur leur conjoint.

Dans un jadis non si lointain, je ne savais pas qu’il était possible de se choisir. Se choisir, c’est s’aimer assez pour honorer qui nous sommes à chaque instant, à tout moment. C’est être doux envers nous-même et cesser de vivre pour l’autre. Mais surtout, c’est d’ouvrir son cœur non pas vers l’extérieur, mais vers l’intérieur comme je l’ai fait il n’y a pas si longtemps. Vers nous même. Car nous sommes la personne la plus importante et nous méritons d’être aimé, respecté, honoré dans toutes les sphères de notre vie.

——
Ingrid Falaise est une actrice québécoise de 35 ans. Le Monstre est un récit autobiographique sur les années où elle vécut de la violence conjugale. Écrit 16 années après les faits, ce livre retrace les 2 années qu’elle passa sous le joug de son ancien amoureux, un pervers narcissique.

Depuis Ingrid a repris sa carrière d’actrice et est devenue porte-parole de SOS Violence conjugale.

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

L’amour en 3 dimensions Roman sur la relation aux autres

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement
Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

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Sexe-réalité

Que pensent les ados de leur sexualité?

La sexualité des jeunes

Les médias encouragent-ils une certaine perversité en répondant au désir de voyeurisme de certains?

Maude Picard, Stéphanie Cabana et Kim Dupaul  Dossiers Hypersexualisation
, Sexualité

sexualite-chez-les-jeunes-education-sexuelle-jeune-sexe Les médias nous bombardent d’articles-chocs: prostitution juvénile, gang bang (plusieurs garçons qui ont une relation avec la même fille), concours de fellations, g-string à 10 ans, absence de protection lors des relations sexuelles… Ces articles entretiennent des préjugés face à la sexualité des jeunes. Certains sont dotés d’images très explicites: cela n’encourage-t-il pas une certaine perversité et ne répond-il pas au désir de voyeurisme de notre société?

De l’érotisme à la pornographie

Certains jeunes reproduisent des images d’une plus grande vulgarité que nos classiques «bleu nuit». Notre culture sexuelle est passée de l’érotisme à la pornographie. La dévalorisation de la femme et la violence sont très présentes dans la pornographie d’aujourd’hui. Internet a remplacé les cours de sexualité. Ensuite, on pointe du doigt le comportement des jeunes. Il faudrait se responsabiliser et prendre en considération qu’ils sont le reflet d’une société.

Les jeunes se plaignent d’une démission parentale. Où est la place de l’amour dans la découverte de soi-même et de l’autre? Quelle est la notion du plaisir versus la performance? La relation est-elle basée sur une prise de pouvoir sur l’autre? De nos observations et de façon générale, le gars se valorise souvent par une accumulation de partenaires alors que pour les filles, dès la séparation et l’acte terminé, les besoins d’affection et de valorisation superficiellement comblés se transforment en un vide émotif. Au même titre que les adultes, plusieurs jeunes vivent des relations saines et satisfaisantes, tandis que d’autres semblent se perdre dans leur sexualité.

On se fait prendre au piège de ses préjugés. Les jeunes sont conscients du phénomène. Ils sont nombreux à se questionner et à désirer un changement. Non, ils ne se plaisent pas à brûler les étapes dans l’évolution de leur sexualité, ils manquent parfois de repères.

Ils aimeraient être plus soutenus dans leur cheminement. En vieillissant, les jeunes se protègent de plus en plus dans leurs relations sexuelles et ils sont souvent ouverts à discuter avec une personne de confiance, qui ne les juge pas.

Il n’y a pas que des idées-chocs et une perte totale des valeurs, il y a aussi du positif. Plusieurs organismes posent des actions concrètes pour intervenir auprès des jeunes ou de leurs parents.

Voici ce qu’en pensent deux jeunes;

Malika, 16 ans

Les jeunes commencent leur sexualité trop tôt, sans être prêts. La publicité et les vidéos nous influencent. La notion du plaisir est tellement importante que c’est ici et maintenant parce que demain, c’est loin. Il faudrait avoir de meilleurs modèles, une plus grande communication avec les parents. Il y a un manque d’éducation à l’école.

Gabriel, 15 ans

À mon école, il y a des gangs bangs dans la ruelle, et des filles qui font des pipes dans les toilettes. Je trouve cela dégueulasse et ces filles ne sont pas les plus respectées. Je crois que c’est dû en partie aux vidéoclips et à la mode. Les gars non plus n’ont pas envie de vivre leur sexualité de cette façon. Il y a la pression de la gang, on veut avoir l’air cool. Il y a de moins en moins de couples dans l’école, c’est plus des amis ou des gens qui baisent.

autres textes sur sexualité

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Stephen Harper et l’avortement

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Retour à l’ère de Morgentaler ?

Depuis 1988, la loi permet aux femmes de se faire avorter. Mais depuis que le gouvernement de Stephen Harper est au pouvoir, le débat sur l’avortement revient sur la table, avec le dépôt du projet de loi C-484 qui reconnaît l’existence juridique du fœtus.

Alexandre Lévesque   Dossier Avortement, Famille, Égalité hommes-femmes, Sexualité

avortement-foetus-droit-d-avorter-loi-choix-pro-vie-pro-choix Les médias de masse cherchent maintenant à diriger l’opinion publique en faveur du mouvement pro-vie qui consiste à un retour à la criminalisation de l’avortement que propose le regroupement des pro-choix. Toutefois, que peut-on dire, en terme de droit, de l’égalité des sexes, si les femmes ne peuvent pas s’approprier leur corps?

Inégalités hommes-femmes

Ce qui émane du discours politique, c’est que les inégalités entre les hommes et les femmes tendent à s’accroître. Au Québec, l’égalité des sexes est une valeur bien ancrée dans nos mœurs. Comment peut-on remettre en question le droit à l’avortement? Cette question va au-delà des femmes violées se retrouvant enceintes.

Interdire l’avortement, c’est s’approprier le corps des femmes. On ne leur permet plus de décider par elles-mêmes. Soumises à l’État, dans lequel les hommes détiennent majoritairement le pouvoir politique et économique, elles sont dépossédées de la décision qui doit leur appartenir d’avoir un enfant ou non. Dans un tel contexte, les hommes sont complètement évacués de la responsabilité des enfants.

Contraception, avortement et éducation sexuelle

Il faut sensibiliser les jeunes aux moyens de contraception. Des cours d’éducation sexuelle doivent être implantés pour inciter l’utilisation du condom lors des relations sexuelles, ce qui évite les mauvaises surprises et les infections transmises sexuellement (ITS).

La discussion à propos de la violence conjugale doit se faire également pour informer et sensibiliser les jeunes à l’existence des violences physiques et psychologiques qui pourraient forcer les femmes à avoir des relations sexuelles sans qu’elles aient donné leur consentement et, ensuite, elles se sentent obligées d’avorter.

C’est au sein des couches les plus défavorisées de la société que le recours à l’avortement est essentiel pour les femmes. Bien souvent, l’accès à l’information et aux moyens financiers sont limités. Il conduit à une situation familiale plutôt instable menant parfois à la monoparentalité. Ce sont les femmes qui doivent assumer la responsabilité d’éduquer et de prendre soin, à elles seules, des enfants. Les femmes sont moins avantagées que les hommes sur le marché du travail puisqu’elles occupent des emplois précaires, atypiques, à des positions subordonnées aux hommes. Quant à l’équité salariale, selon Renée Larochelle de l’Université Laval;

Dans l’ensemble du marché du travail, l’écart entre le revenu moyen des hommes et des femmes est de 26 % en défaveur des femmes.

Dans l’éventualité où la loi sur l’avortement adoptée en 1988 serait abrogée par le gouvernement conservateur de Stephen Harper, le raisonnement ne consiste pas à faire de l’avortement un substitut à la contraception mais plutôt d’éviter que des femmes risquent leur vie ou détériorent leur santé pour se faire avorter dans des cliniques clandestines.

Si l’on désire vivre dans une société qui se veut égalitaire et démocratique, il faut s’en donner les moyens. En ce sens, permettre aux femmes de s’émanciper, en leur accordant les mêmes droits et conditions que les hommes, est prioritaire.

Jusqu’où ira cette attitude de droite de Stephen Harper? Va-t-on remettre en question le droit de vote des femmes maintenant? De quel droit pouvons-nous appliquer des lois au profit des hommes et au détriment des femmes ?

Ressources sur Internet concernant l’avortement:

Canadian for choice

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Coalition pour le droit à l’avortement au Canada

Autres textes sur Politique

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Soutien aux prostituées asiatiques

Soutien aux prostituées asiatiques

Dominic Desmarais   Dossier MTS-SidaProstitution et Sexualité.

Lors des festivités entourant l’ouverture du centre pour femmes de l’organisme Cambodian Women crisis center (CWCC), j’ai passe l’heure du diner en compagnie d’un jeune directeur d’organisme cambodgien. À son bureau, il m’explique son travail. Son organisme fait de la prévention auprès des jeunes sur la drogue et auprès particulièrement des femmes sur la reproduction (méthodes contraceptives, maladies sexuelles, connaissance de leurs droits). Son organisme reçoit des fonds de donneurs occidentaux.

Je ne doute pas de la bonne volonté de ce jeune homme, pas plus que de sesprostitution-asiatique-prostitution-internationale-trafic-traite-femmes-4 employés. Mais je m’interroge a l’utilité de ces programmes… C’est qu’ils discutent avec les consommateurs de drogue. Fort bien. Ceux-ci, apparemment, consomment en raison de problèmes familiaux (la violence domestique est assez grave dans cette province, parait-il), du manque de travail, pour essayer. S’il y a une chose que j’ai apprise depuis mon arrivée au Journal de la Rue, c’est que la consommation en soit n’est pas le problème. C’est la raison pour laquelle on consomme. Et l’organisme n’est ni outille pour régler les problèmes familiaux, ni de chômage, pas plus qu’elle ne fait de travail social. Au moins, sa prévention dans les écoles peut-elle faire réfléchir les jeunes sur les ravages causes par la drogue.

Quant au programme axe sur les femmes, il est a se demander s’il ne crée pas les problèmes plutôt qu’il ne les règle. L’organisme explique aux femmes qu’elles ont le droit de refuser d’avoir des relations sexuelles avec leur époux. Tout a fait vrai. Mais il faut regarder la mentalité des gens de la région, voire du pays. L’homme pense avoir tous les droits sur sa femme. Lorsque son épouse lui refuse ses avances, elle crée une frustration. Elle n’est pas censée opposer de résistance. J’ai vu de nombreuses photos de femmes battues – a mort – dans la région. Une s’est fait ouvrir l’entrejambe par un rasoir pour avoir refuse, a deux reprises, d’avoir des relations sexuelles avec son mari. L’histoire, dans son cas, ne dit pas si elle a refuse parce qu’elle avait appris qu’elle avait le droit de dire non. Mais un programme qui ouvre la porte a ce genre d’actes, si rien n’est fait pour changer la mentalité de l’homme, me semble dangereux. Même si, pour le principe, il a sa raison d’être.

Autres textes sur la Prostitution.

Les joies de la prostitution?

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Doit-on légaliser la prostitution?

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution.

La sexualité des prisonniers

Les clients de la prostitution.

Les filles dans les gangs de rue et la prostitution.

Prostitution de luxe d’une escorte.

Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Définition et historique de la prostitution

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Jeunes, hypersexualisation et sexualité

Jeunes, hypersexualisation et sexualité

Dominic Desmarais, Vol 14-5

Dossier Hypersexualisation , Sexualité, Britney Spears .

hypersexualisation des jeunes, sexualité jeune, éducation sexuelle sexeÀ la suite d’une rencontre avec notre journaliste Dominic Desmarais et le rédacteur en chef Raymond Viger, les élèves de l’école secondaire de la Magdelaine, à Laprairie, des jeunes de 15 et 16 ans, nous livrent leur opinion sur l’hypersexualisation.

Tamara Ménard

C’est quand l’enfant est jeune qu’il faut lui inculquer les bonnes valeurs. Pas quand il est devenu adulte! Les ados cherchent-ils de l’attention dans le sexe et les vêtements pour se sentir voulus et aimés?

Quand un membre du personnel demande à une fille de s’habiller convenablement, elle va se plaindre à ses parents et, souvent, ils vont appeler à l’école pour se plaindre du commentaire de l’employé et de l’établissement! L’école peut-elle exercer son rôle d’éducation sans se faire taper sur les doigts chaque fois?

Francis Noiseux, Philipe Boudreaux et Yannick Archambault

Le marché d’aujourd’hui est basé sur le sexe. On se fait arnaquer. Les annonces du désodorisant Axe montre que les filles nous sautent dessus si on en fait l’utilisation! Pour les femmes, les publicités disent d’utiliser tel produit pour avoir un physique parfait. Ça détériore la société en entier. De nos jours, l’argent fait rouler le monde et le sexe fait rouler l’argent.

Marie-Frédérique Bonomo et Marie-Krystine Martin

Le sexe est partout. Même dans les films d’horreur il y a des passages sexuels. Est-ce normal? Tout fait allusion au sexe. Le sexe ne veut plus rien dire. Ce n’est plus une preuve d’amour, mais seulement un jeu. Avant, les jeunes enfants jouaient avec leurs jouets et leurs amis. On ne devrait pas montrer autant de sexe dans la vie de tous les jours. Une affiche d’un couple en train de presque faire l’amour pour la promotion d’une nouvelle paire de jeans. Où est le rapport avec le jeans là-dedans?

Josianne Hudon

La mode «jeans taille extra basse» et «haut bedaine et décolleté» est exagérée. Elle influence tellement les adolescentes que, maintenant, on peut voir dans les centres commerciaux des fillettes de 10 ans acheter des strings, et habillées comme des adolescentes de 16 ans. Un petit geste peut changer le monde.
Devrions-nous boycotter les grandes marques de vêtements?

Catherine Roy et Maude Dagenais

Une jeune d’à peine 8 ans n’est pas capable de faire la différence entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Les parents n’arrivent plus à dire «non» à leurs enfants. Il serait préférable de cesser de médiatiser une mode excentrique et basée sur un corps jeune et parfait. Pourquoi ne  pas avoir des mannequins bien habillés mais un peu en chair? Ce serait un peu plus normal!

Mireille Provost

Le sexe est totalement banalisé chez les jeunes, principalement chez les jeunes filles. Elles veulent ressembler à leurs idoles. Si Britney dit que c’est «cool» de porter des strings qui dépassent du pantalon, les petites filles de dix ans vont le faire sans vraiment se rendre compte du message qu’elles envoient.

Les adultes évitent le sujet de la sexualité. Le seul lieu où il était facile d’en parler c’était lors des cours de Formation personnelle et sociale (FPS). Le cours va être aboli. Comment les jeunes vont-ils faire pour être conscients des dangers et de l’importance de l’amour dans une relation sexuelle? Ce moment devrait être magique.

Anonyme

Beaucoup de jeunes parmi nous ont une fausse idée de l’amour. Dans mon entourage, certains n’attendent pas longtemps avant d’avoir des relations sexuelles et sont prêts à se dire amoureux. Quelqu’un de mon entourage a vécu une agression sexuelle. L’agresseur s’est défendu, prétendant que c’était celle-ci qui l’avait «aguiché». L’agresseur se sent invité à commettre l’acte à cause des vêtements.

Isabelle Bleau, Gabrielle Perrier et Christian Lussier

Personne ne parle de ce que ça prend psychologiquement pour en arriver au sexe avec son ou sa partenaire. Qu’est-ce qu’on fait de l’amour? On banalise le sexe et en faisant ça, on ridiculise l’amour.

Véronique Thibault

C’est vrai qu’il y a plusieurs jeunes qui ont des pratiques sexuelles non protégées, mais c’est loin d’être comme ça pour tous les jeunes. Le Ministère se dit préoccupé par l’éducation sexuelle, sauf qu’il veut enlever le cours de FPS. Trouvez l’erreur. Un jeune est mieux de savoir comment se protéger pour ne pas scraper son avenir, que de savoir ce qui s’est passé il y a 400 ans. Leur avenir est plus important que leur passé…

Alexandra, Patrice et Annabelle

Avec Internet, il est de plus en plus facile pour un jeune d’avoir accès à de l’information sexuelle. Les moyens pour diminuer les effets du problème sont peu nombreux. Placer l’ordinateur dans un endroit fréquenté de la maison en est un bon. Est-ce vraiment correct qu’un enfant puisse regarder ce genre de choses sur Internet?

Anonyme

Nous, les jeunes, sommes énormément influençables. Nous nous laissons mani-puler par l’univers du sexe! Tout cela est terriblement inquiétant! Les vêtements d’aujourd’hui sont parfois très provocants. Les pratiques sexuelles commencent jeune chez plusieurs. Ça n’a plus de sens. Ce qui est populaire, c’est l’amitié améliorée: avoir des relations sexuelles avec un ami, sans avoir de liaison amoureuse. Juste pour le plaisir! Il faut changer la mentalité des gens et s’intéres-ser aux autres valeurs bien plus importantes comme la vie, l’amour et l’amitié!

Audrey de Montigny

 Les élèves doivent comprendre qu’il y a des vêtements plus appropriés que d’autres pour les cours. On ne s’habille pas nécessairement de la même façon pour aller à l’école que pour sortir la fin de semaine. Les jeunes doivent distinguer les lieux de travail de ceux de loisirs. L’uniforme serait une solution pour conscientiser les adolescents.Dans les établissements scolaires, il devrait y avoir des ressources disponibles en tout temps pour répondre aux questions. Les infirmiers, psychologues, sexologues et les professeurs formés ne sont malheureusement pas assez présents. La sexualité est un sujet tabou. Ce n’est pas tous les enfants qui se sentent à l’aise d’aborder le sujet avec leurs parents. Faire l’amour est-il toujours un symbole d’amour ou bien est-il devenu un signe de maturité?

Carolyne Alexandre

 Les élèves des écoles privées n’ont qu’une envie: porter le contraire de leur uniforme! Une de mes amies va au privé et elle s’habille de façon beaucoup plus provocante que moi! Jamais je ne porterais le linge qu’elle porte le soir et les fins de semaine.

Luc Ste-Marie

Nous vivons dans un monde où règne le vice, même chez les jeunes. Les personnes qui ne respectent pas la mode peuvent avoir peur d’être mal vues ou même rejetées. Les jeunes ont peur d’être seuls. Ils s’habillent de la sorte pour se faire des amis, s’intégrer dans la société.

Marie-Claire Brisson Huneault et Stéphanie Nadeau

Si le jeune est élevé avec certaines valeurs et qu’on lui explique bien la situation, il sera mieux informé et agira en conséquence. Il faut prendre des mesures pour freiner ce surplus commercial du SEXE chez les jeunes.

Joannie Allard

Je suis contre le fait que les jeunes filles de 10 à 12 ans se promènent en t-shirt bedaine et en minijupe. Elles se découvrent plus que moi. Voyons! Les jeunes n’ont pas l’argent pour acheter tout le linge qu’ils veulent. Ce sont les parents qui paient. Les parents sont aussi fautifs. Ils mettent ça sur le dos de l’école, mais ce sont eux la cause du problème.

Alexandra, Mikaël, Shawn et Louis-Michel

Le nombre de jeunes filles qui s’habillent osé augmente de façon alarmante. Elles prennent exemple sur des célébrités telles que Jessica Simpson et Britney Spears. Elles sont loin d’être de bons modèles. Il faut apprendre aux jeunes ce qu’est une vraie relation amoureuse afin qu’ils ne sachent pas juste comment utiliser un condom. Il est grand temps que quelqu’un prenne le taureau par les cornes et fasse quelque chose de constructif.

Marie-Ève Robidoux

Les écoles devraient être plus strictes sur l’habillement et remettre en place les cours de FPS. Ces cours sont importants afin que les jeunes apprennent les choses comme il le faut, avec les vrais termes. Les professeurs de FPS sont aussi plus renseignés sur les risques de maladies et comment parler de sexualité avec les élèves. Les parents sont gênés de parler de sexe avec leurs enfants. Peut-être qu’en leur parlant de l’amour aussi, ils seraient moins portés sur la sexualité précoce et complètement dénuée de sens! Les parents devraient prendre conscience du problème et observer leurs enfants, les surveiller et les réprimander s’ils agissent de manière trop adulte pour leur âge.

Maude Blanchet et Tracy Rodriguez.

Plusieurs jeunes pensent que s’habiller comme leurs idoles est tout à fait normal. Les adultes pensent qu’en obligeant les jeunes à porter des uniformes, ils vont changer leur façon de s’habiller. Ce qu’il faudrait, c’est changer ce que l’on montre à la télévision.

Marie-Ève Cool et Marie-Pier Guérette

La jeune fille, grande, mince et belle prend son style sur sa vedette préférée: jupe ultra-courte, chandail au nombril, et se tient dans les bars! Les vedettes sont de mauvais exemples. Les jeunes devraient faire plus attention à leur style vestimentaire. Le médias le plus significatif est Musique Plus. Les  jeunes y voient des vidéos avec des filles pratiquement en sous-vêtement. Même les chansons ont des messages sexuels. Les jeunes n’ont pas besoin de ce genre de chansons. Nous devrions empêcher les vidéos à caractère sexuel. Quelques vidéos sont originaux et intéressants avec des messages sociaux. Ce sont ces vidéos que les jeunes devraient écouter.

Sandy

C’est vrai que les parents ont une responsabilité pour donner des conseils sur les vêtements à leurs enfants. Mais la télé-réalité, la mode vestimentaire provocante qu’on leur propose dans les magazines, et les vedettes de vidéo-clips, auxquelles les filles s’identifient, rendent les jeunes soucieux de leur apparence. Le message envoyé est un épanouissement sexuel que la fille n’a pas. Le port d’uniforme est une solution qui réglera les compétitions des vêtements à la mode entre les élèves, et les rendra moins préoccupés par la perfection. Au lieu de diffuser une mode provocante, pourquoi ne pas s’en servir pour faire de l’éducation à la sexualité, aux médias et à la consommation responsable?

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croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Dominic Desmarais

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Sexe récréatif, concours de fellations, gangbangs; des jeunes expérimentent leur sexualité dénuée de tous sens. À qui la faute?

sexe-jeune-fille-nue-britney-spears C’était au milieu des années 1990. Le SIDA terrorisait la population. Campagnes de sensibilisation par ci, publicités par là, le mot était donné: la fin justifiait les moyens pour résoudre ce fléau. Les gouvernements, les organisations non gouvernementales, les vedettes, tout était mis en place pour renseigner les gens sur les méfaits de cette maladie.

Sexualité des jeunes

Avec le recul, certains se demandent si cette campagne n’aurait pas créé un monstre. C’est du moins l’avis de Jocelyne Robert, sexologue, qui traite de ce problème dans son livre Le sexe en mal d’amour. «L’ampleur de la menace et l’obligation de se doter d’une protection efficace interdisaient que l’on s’embarrasse de pudeur… Pour obtenir des résultats palpables, on n’y allait plus par 4 chemins dans les approches préventives. Au diable les habituelles précautions liées à l’âge ou à la maturité des intéressés. Un chat s’appelait un chat, une sodomie une sodomie, une fellation une fellation. Toute cette crudité délibérée a engendré un nouveau discours sexuel: omniprésent, obsédant, froid…»

En ne parlant que de sexe, pour atteindre l’objectif louable de limiter l’étendue du sida, la société aurait mis ces images dans l’inconscient de tous. En parler ouvertement, abondamment, aurait-il eu un effet néfaste? Celui de nous faire penser au sexe continuellement?

Le sexe est partout

«Les jeunes apprennent ce qu’on leur montre. Et ce qu’on leur montre, c’est que le sexe est partout. Le sexe est très fort. Pour vendre un char, tu as une pitoune», se scandalise Franziska Baltzer, de la clinique pour adolescents de l’Hôpital de Montréal pour enfants. «Et on se demande comment ça les jeunes ont appris le sexe comme moyen de communication», dit-elle, les yeux vers le ciel.

Hypersexualisation

Les ados suivent le courant, celui d’une société où la différence entre les générations s’amenuise, gracieuseté de cette sexualité rassembleuse. «On ne sait plus c’est quoi, les générations. Les enfants, qui devraient être des enfants, sans sexe, sont déjà mis dans du linge sexy, déjà stigmatisés comme êtres sexuels», raconte le Dr Baltzer qui se dit surprise de voir ses jeunes patients les poils pubiens rasés. «Ils enlèvent les signes physiques de maturité pour ressembler plus à des enfants. C’est véhiculé par des adultes. Qui les emmènent se faire enlever les poils pubiens? Qui ne veut pas l’expliquer à sa fille?»

Mme Baltzer a constaté cette épilation généralisée il y a 3 à 5 ans. «Ils disent que c’est pas beau, pas propre, pas hygiénique. Ils ont appris ça je ne sais où.» Le mythe de l’éternelle jeunesse est tenace. L’image fait foi de tout.

Message sexuel: Musique Plus et les Spices Girls

Jocelyn Deguise, réalisateur-pigiste, a commencé son apprentissage à Musique Plus en 1989. Il y est demeuré 6 ans. Suffisamment pour sentir l’évolution de cette chaîne. Il a remarqué ce glissement vers le message sexuel. «Je pense que l’explosion, c’est les Spice Girls. Tu vendais pas juste une séduction, tu vendais l’image: tu vends pour que les filles les imitent. Tu ne fais plus rêver au prince charmant, tu dis regarde la princesse, c’est à ça qu’elle ressemble, c’est ça qu’il faut que tu sois. Comme ça, c’est toi qui vas choisir ton prince charmant. Grâce au girl power.»

Britney Spears et le sexe

«Ça commence toujours à partir de rien. Britney Spears, c’est cute, la fille se dit elle a 2 ans de plus que moi et elle chante, je m’associe à elle. Sauf que Britney a changé. Elle a vieilli… À l’époque, il n’y avait pas vraiment d’implication sexuelle dans les vidéos. Encore moins venant d’un groupe qui s’adressait aux ados. Aujourd’hui, on regarde ce qui se fait de controversé pour faire encore plus controversé. C’est un marketing orchestré pour mieux vendre.»

Le baiser de Madonna et Britney Spears

Un marketing centré sur le sexe. Le sein de Janet Jackson au Super Bowl de 2004, le baiser entre Madonna et Britney Spears dans un gala à heure de grande écoute, la bande-vidéo des ébats sexuels de Paris Hilton. Aujourd’hui, un élément rassemble toute la société: le sexe.

Du sexe pour tous

«T’as trouvé quelque chose qui va t’amener toutes les générations. Tout le monde, peu importe le sexe. Tant que ça va faire de l’argent, ça ne changera pas. Sauf si les jeunes réalisent qu’ils se font avoir, ils vont boycotter. Les ados n’ont pas cette maturité pour comprendre ça. Mais beaucoup d’adultes ne l’ont pas non plus», désespère Franziska Baltzer qui craint d’assister à une société divisée en deux extrêmes. Un bout de chemin en ce sens a été fait. «L’anorexie est extrêmement présente, de plus en plus jeune; de l’autre, l’obésité est de plus en plus grande. Même chose pour la religion. Athée ou fondamentaliste. Il va y avoir un clivage poussant les 2 aux extrêmes.» Le sexe, omniprésent, rassemble et divise. Nous en sommes là. Une sexualité qui s’expose partout et pour tout.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Disponible en anglais Love in 3 D.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Prostitution: les clients

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Prostitution: les clients

Lisa Melia      Dossier Prostitution et Sexualité.

«Ce soir, j’ai envie de thaï.» L’homme qui dit ça à visage couvert devant la caméra ne parle pas de gastronomie, mais de femmes. Dans un reportage de moins d’une heure tourné à Lille, dans le nord de la France, et en Belgique, le journaliste Hubert Dubois décortique l’identité du client de prostituées et ses motivations.

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Tous parleront à visage couvert, comme pris d’une certaine honte et conscients du mépris de la société à leur égard. Tous, sauf un, qui résume la nature de la prostituée aux yeux de ses clients. «Il y a des fois, on a envie d’une femme, ici et maintenant, mais on se retient, car c’est une femme et on la respecte. Avec une prostituée, si je veux faire quelque chose, je le fais» Cette question de respect et d’objectivation du corps humain revient perpétuellement. L’amateur de «thaï» explique à la caméra d’un air expert que «pour avoir le service complet, entrée, plat et dessert, c’est minimum 200 € [environ 315 $].»

Presque tous utilisent ce vocabulaire cru et violent, comme s’ils parlaient d’un objet. Une seule fois un client dira «faire l’amour», les autres utilisent les synonymes les plus vulgaires les uns que les autres pour nommer un coït gênant et culpabilisant. De même, ils payent des «putes», mais pas des «femmes», une nuance caractéristique du malaise qui semblent les prendre devant la caméra inquisitrice d’Hubert Dubois.

Identité masculine et prostitution

L’une des justifications principales est celle du besoin et de l’identité masculine. Par nature, un homme devrait avoir une sexualité régulière. «Après, on se sent des mecs», dit un client avec une pointe de fierté dans la voix. Un argument ridicule d’après Stéphanie, de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES). Selon elle, il ne faut pas confondre besoin et envie, un amalgame que font pourtant les clients et qui traduit en réalité la relation de pouvoir et de domination entre eux et les «travailleuses du sexe.» C’est cette sensation de pouvoir plus qu’un véritable besoin qui conduit un client sur deux à retourner voir une prostituée après la première fois.

Relation et prostitution

Une autre excuse donnée est qu’ils n’ont pas envie de «prise de tête», de complications, de jeux de séduction et de disputes. Bref, ils n’ont pas envie d’un couple. «Si je n’y allais pas, je n’aurais pas maintenue mon mariage, affirme l’un d’eux, car ma femme n’accepte pas tout.» Le recours aux prostituées permet de maintenir une relation sans implication émotionnelle mais, paradoxalement, les psychologues s’accordent pour dire qu’une grande partie des clients recherchent précisément de l’affection et de l’attention. D’où l’apparition d’un nouveau genre de prostitution, qui passe par la simulation d’un rendez-vous galant.

Pour Rhéa, militante de la CLES, ils séparent pourtant complètement l’amour du sexe. «Ce n’est pas une relation, il n’y a pas de réciprocité. Payer pour du sexe, ça veut dire que tu imposes ta sexualité à quelqu’un.» Payer permet aussi de soulager sa conscience, et de se disculper. «Après tout, personne ne les force», affirme un client.

Prostitution: consentante ou contrainte?

Et pourtant, la prostitution constitue rarement un choix, mais plutôt une absence de choix. «97% des filles font ça contraintes», affirme Ulla, ancienne prostituée chef de file des travailleuses du sexe françaises. «Ce n’est qu’une source de revenu, rien d’autre.» Les clients n’ont toutefois pas la même perception des choses. Les prostituées souffrent-elles? La plupart des clients interrogés par Hubert Dubois pensent que non. «Quand on mange un bifteck, on ne se demande pas si la vache a souffert.» Ont-elles du plaisir lors de l’acte sexuel? « Bien sûr, affirme l’un d’eux. Je peux le sentir, et puis elles se font entendre.» Certains clients posent la question mais «quand ils demandent, c’est presque une réponse qu’ils se donnent», dit Ulla.

«Ils vivent dans le déni», explique Michèle Roy, de la CLES. Tous se déculpabilisent comme ils peuvent: en mettant en avant la compensation financière, en affirmant n’aller voir que des filles consentantes qui ne travaillent pas sous la contrainte, en refusant de fréquenter des mineures… «Ce ne sont que des prétextes, tranche Michèle Roy, ils refusent de voir la réalité en face.» Un ancien client, qui a cessé de recourir aux prostituées, confirme: «l’homme aussi est coupable. Ce n’est pas normal, on n’achète pas un corps. On peut tout acheter, mais pas un corps humain.»

Les clients, reportage d’Hubert Dubois

Le site Internet de la Concertation de lutte contre l’exploitation sexuelle (CLES)

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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