Le droit de manifester

Documentaire sur les manifestations

Droit de Cité, bande annonce

Nous sommes dans une ère où les manifestations se succèdent jour après jour. La brutalité policière, les fouilles abusives et les arrestations de masse sont malheureusement rendues choses communes. La démonstration du profilage politique et de la répression de l’état envers le mouvement de contestation n’est plus à faire.

Patrick Landry, documentariste social. Dossier  Manifestation.

Quand le gouvernement du Québec passe une loi spéciale pour restreindre les libertés de réunion pacifique, d’association, d’opinion et d’expression; des libertés fondamentales inscrites à l’article 2 de la Charte canadienne des droits et libertés et garanties par la Constitution canadienne et par divers traités internationaux. On est en droit de se questionner à juste titre.

Mais où s’en va le droit de manifester ?

Puisque les articles du Code criminel et les règlements municipaux encadrant les manifestations sont rédigés en termes très généraux et vagues relativement à l’ordre et à la paix publics, il existe un grand pouvoir discrétionnaire des policiers qui leurs permet de réprimer des manifestations avant même qu’elles ne commencent et d’intimider leurs participants qui expriment leurs voix d’une façon légitime.

Nous sommes en droit de nous inquiéter, car ces articles de lois et règlements municipaux donnent place à des interventions arbitraires dû au pouvoir discrétionnaire de la police qui décide comment elle applique la loi. Ceci a pour effet de confier ni plus ni moins aux policiers le pouvoir de déterminer qui, quand, où et comment pourra s’exercer le droit de manifester.

Quelle est la valeur de la  Charte canadienne des droits et libertés si on peut passer des règlements qui vont à l’encontre de celle-ci?

Pour voir les 3 parties du documentaires Droit de cité de Patrick Landry.

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Intimidation, violence à l’école et conduites agressives des jeunes

L’éducation face à l’intimidation et la violence

Stress et formation des enseignants

Conduites agressives à l’école, formation des enseignants et intervention auprès des jeunes. Quelles sont les meilleures interventions?

Égide Royer  Dossier Éducation, Intimidation

À la fin d’un séminaire de formation que je donnais sur l’intervention auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives à l’école, une enseignante au seuil de la retraite a formulé le commentaire suivant: « Mon Dieu, si j’avais su! » Les manifestations de violence à l’école n’ont cessé d’augmenter depuis une vingtaine d’années. Néanmoins, je constate que les enseignants ont reçu peu de formation pour faire efficacement œuvre d’éducation auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives.

Les connaissances actuelles sur le sujet indiquent pourtant clairement que certaines interventions sont plus efficaces que d’autres pour prévenir la violence scolaire et composer avec celle-ci. Toutefois, les milieux scolaires ont peu intégré ces savoirs. Lorsque la tolérance zéro, les détecteurs de métaux, la suspension, l’expulsion définitive de l’école et autres approches basées sur la sécurité et la répression sont les seules interventions proposées, il y a de quoi se poser des questions. Dans quelle mesure la formation initiale et la formation en cours d’emploi des enseignants et des autres agents d’éducation leur permettent-elles de faire œuvre d’éducation auprès des jeunes agressifs ou en difficulté de comportement?

Croyances et éducation

Plusieurs réformes et autres politiques mises en œuvre par les gouvernements et les organismes scolaires sont basées davantage sur des croyances et des idéologies que sur des évidences empiriques. Il en est souvent ainsi des pratiques des enseignants, des directeurs d’école et des professionnels lorsqu’ils interviennent pour prévenir la violence à l’école et composer avec celle-ci.

L’explication des problèmes de comportement d’un élève, de ses échecs scolaires ou de ses conduites agressives est fréquemment attribuée à certaines de ses caractéristiques (pauvreté, fonctionnement familial). On remet rarement en question la qualité des services offerts par l’école et encore moins la pertinence de l’utilisation de certaines approches disciplinaires, et ce, même lorsque des données empiriques indiquent leur futilité et quelquefois leurs effets négatifs.

Les enseignants quittent l’université sans même posséder les balises essentielles pour les guider lorsqu’ils doivent faire face aux premières manifestations agressives d’élèves de leur classe ou de leur école. Dépourvus de modèles, ils se retrouvent souvent ailleurs: bien loin de l’objectif visé par leurs interventions. Cet ailleurs peut mener l’élève à l’escalade verbale, à la menace, à l’agression physique, aux crises de colère, à l’intimidation, à la suspension et, éventuellement, à l’expulsion de l’école. Il a donc un impact très négatif sur le jeune, ses apprentissages et son insertion sociale (le taux d’échec scolaire des jeunes en difficulté de comportement dépasse 80%). Cette situation explique en grande partie le stress grandissant associé au métier d’éducateur.

Stress et enseignement

Le stress est devenu une réalité incontournable du métier d’enseignant, tout particulièrement chez ceux qui travaillent avec des jeunes qui manifestent des conduites agressives. Les carences de la formation reçue à l’université sur cette question ne font qu’amplifier la pression ressentie.

J’ai eu l’occasion d’intervenir, en formation continue, auprès de plusieurs milliers d’enseignants ces 20 dernières années. L’évaluation qu’ils font de leur formation initiale ou en cours d’emploi est assez troublante. Les enseignants se plaignent constamment de la non-pertinence des cours qu’ils ont suivis à l’université pour ce qui est de les aider à prévenir les conduites agressives des jeunes ou à composer avec celles-ci. Ils considèrent leur formation universitaire comme inadéquate.

Ils se disent très mal préparés pour gérer les comportements difficiles en classe, ce qui les conduit souvent à adopter une approche autoritaire qui ne fait qu’amplifier ces comportements perturbateurs et créer des situations d’escalade. La formation reçue pour travailler en collaboration avec les parents est également anémique. Le personnel scolaire les considère très souvent comme la cause des problèmes de comportement du jeune et tend à vouloir punir tant la famille que ce dernier.

La qualité de la formation

Il est maintenant urgent que les enseignants puissent enfin développer, dans les facultés d’éducation, leurs connaissances et leurs habiletés pour être en mesure de prévenir les conduites agressives et les manifestations de violence à l’école et de composer avec celles-ci. Les familles ont changé, les jeunes ont changé et les écoles ont changé. Il est grand temps que la formation que nous offrons à nos enseignants leur permette de s’adapter, en tant qu’éducateurs, à cette nouvelle réalité.

L’école a un rôle très important à jouer en matière de socialisation des jeunes et de prévention de la violence. La réalisation de cette mission passe par l’amélioration de la formation initiale et de la formation continue des enseignants quant aux interventions efficaces pour prévenir les conduites agressives des jeunes et composer avec celles-ci. Cette formation est d’abord nécessaire pour améliorer la réussite scolaire et l’insertion sociale de ces élèves. Elle est également indispensable pour améliorer la qualité de vie des enseignants, des parents, mais aussi des autres élèves de la classe.

Lien: www.preventionviolence.ca

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Profession banlieu

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Conférence en France No 30

Dossier Graffiti

Cette association a pour mission de faciliter les échanges et la réflexion entre les différents acteurs de l’intervention (éducateurs de rue, chercheurs, décideurs politiques, Santé publique…) sur les réalités sociales. Colloque, journée de formation ou encore de réflexion, groupe de travail, plusieurs moyens sont mis en place pour atteindre l’objectif. Il y a même eu une journée où des journalistes avaient été invité à discuter avec les éducateurs de rue pour faciliter la connaissance du milieu et de l’impact des journalistes sur les réalités sociales.

L’organisme est situé à St-Denis La Seine dans le 93, un quartier chaud et défavorisé. Il existe des postes de travail pour des médecins scolaires dans toutes les régions de France. Pourtant, aucun médecin scolaire ne veut travailler dans le 93 et les postes demeurent vacants. Plus de la moitié des enseignants ont moins de 2 ans d’expérience. Dès que le nombre d’année leur permet ils demandent à être transféré dans d’autres lieux.

La personne responsable, Bénédicte, me présente certains projets qui ont déjà eu leurs heures de gloire. Les femmes-relais, médiatrice. Une femme d’expérience dans une communauté est autorisé à accompagner une voisine vis-à-vis ses démarches légales et administratives. Cela permettait à l’occasion de faire la traduction pour certains membres de communauté culturelle qui ne parlait pas le français d’être représenté par une personne de confiance.

Il y a aussi des réalités telles que la difficulté des membres de la communauté chinoise à demander de l’aide. Surtout qu’en France, plusieurs services passent par la mairie. En Chine, la mairie c’est l’armée rouge, la répression… Dans le 3e arrondissement, les Chinois représentent maintenant 35% de la population.

Il y a aussi ce qu’ils appellent « les gens du voyage ». Ce ne sont pas que des Roms et des Roumains. Des gens qui se déplacent d’un pays à l’autre, d’un lieu à l’autre.

Ensuite les problèmes de logement. Il peut arriver que 3 familles partagent le même logement. Lorsqu’il y a expulsion pour des rénovations ou des changements de vocations du logement, seulement la famille initialement sur le bail est relocalisé. Aucune aide pour les autres qui « n’existent pas ».

Après avoir présenté notre organisme et notre méthode d’intervention, Bénédicte m’interrompt. Elle me mentionne que ce sont les mêmes principes qu’avaient utilisés Bertrand Schwartz en 1982 avec les « missions locales ». Une intervention globale avec la personne rencontrée. Le projet n’a malheureusement pas pu tenir la route à cause du financement. Une intervention globale implique de recevoir moins de jeunes, mais de faire une intervention plus coûteuse et plus longue. Les financements de l’Etat étaient calculé au prorata du nombre de jeunes rencontrés, l’organisme a dû se réorienter. C’est pourquoi notre organisme a réussi à évoluer avec cette méthodologie: notre capacité à autofinancer nos projets.

Pour des projets de médiateurs sociaux, Bénédicte me parle des jeunes qui travaillent dans les métro et les bus. Ils réussissent souvent là où la police ne échouent. Pour retrouver le calme dans certains instants assez chauds, ils n’hésitent pas à prendre le micro pour faire chanter les gens. Ce qui n’est pas facilement accepté ou compris par les institutions conventionnelles qui ont parfois de la difficulté à accepter l’innovation et les méthodes d’intervention originales.

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