Les fonds de pension des employés

Les syndicats manquent de moyens

Le gouvernement manque de couilles

Raymond Viger  Dossiers ÉconomiePolitique

fonds de retraite pension money argent faillite volQue ce soit des entreprises comme Camco qui se permettent de faire faillite sans honorer leurs obligations envers le fonds de pension de ses employés ou un Vincent Lacroix qui pige frauduleusement dans les épargnes retraites, je ne vois aucune différence.

Ce qui me désole le plus dans ces histoires c’est de voir que nos gouvernements, qui sont censés nous protéger, qui ne font rien pour défendre nos intérêts.

Les fonds de pension

Un fond de pension d’un employé est la somme des cotisations de l’employeur et de l’employé. Le fond de pension va croître sous le principe de laisser l’argent faire de l’intérêt. En bout de ligne, les intérêts en arrive rapidement à être plus imposants que les cotisations versées par les deux partis. Dans la mesure où les argents s’y retrouvent.

Si une des partis ne versent pas sa part ou, pire, vide le petit cochon, les intérêts n’auront pas la chance de servir de levier pour assurer la retraite des employés.

Voler le fond de pension

usa-dollar-bills-fonds-retraite-pensionComment se fait-il que des municipalités et des entreprises aient pu piger dans ses cotisations et même ne jamais les verser, au détriment des employés?

Pourquoi ces argents ne se sont pas retrouvés dans des fiducies pour les protéger et assurer un rendement?

Un fond de pension n’est pas un compte de banque pour financer une municipalité ou une entreprise.

Des ventes à l’abri du syndic

Quand j’entends parler d’une entreprise comme Camco qui fait faillite, après avoir vendu son usine au Mexique à deux anciens administrateurs et ne pas être en mesure de verser 100% du fonds de pension et de fournir les assurances prévues, je me demande comment se fait-il que le gouvernement ne fait rien pour protéger les employés?

Comment se fait-il que les syndicats n’aient pas exigés que les argents du fonds de pension soient versés en fiducie, loin des grandes mains des entreprises?

Doublement lésé

Non seulement les gouvernements n’ont pas pris les moyens pour éviter de telles fraudes, mais la faillite a aussi lésé tous les citoyens avec des impôts qui n’ont pas été payés.

Je trouve ces manques inacceptables et ne m’aide en rien à avoir confiance en nos gouvernements pour bien protéger nos intérêts collectifs.

Autres textes sur Économie

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet:http://www.refletdesociete.com/abonnement.html. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

La retraite de mon père et celles des politiciens

La prochaine chanson de Mes Aïeux

La retraite d’un pompier, celle d’un politicien

Quand j’essaye d’écrire sur le sujet que je voudrais aborder aujourd’hui, c’est sur un air d’une chanson de Mes Aïeux que le billet me turlupine dans la tête. Je suis convaincu que cela ferait un hit aussi fort que leur chanson Dégénérations.

Raymond Viger Dossier Politique

Mon père était pompier à la ville de Montréal. Comme plusieurs employés syndiqués, son fond de pension a fait plusieurs jaloux. Une prime de départ plus un montant annuel pour le restant de ses jours.

Pour avoir droit à cette retraite, mon père devait avoir travaillé un minimum de 30 ans de service. L’âge d’entrée était  à l’époque 21 ans. Un pompier ne pouvait donc pas prendre de retraite avant l’âge de 51 ans. Ils pouvaient demeurer en poste pour atteindre le maximum de sa retraite, soit 35 ans de service pour une retraite à l’âge de 56 ans.

Sa retraite étant calculé à 2% par année de service. Mon père ayant fait le maximum et atteint 35 ans de service. Il a donc eu droit à 70% de son salaire, le restant de ses jours. Il est décédé quelques années après avoir pris sa retraite. Mon pêre n’aura pas coûté très cher au fonds de pension des pompiers.

Citoyen VS politicien

Et c’est là qu’une nouvelle chanson de Mes Aïeux pourraient débuter. Comparer la retraite des politiciens et celle d’un pompier-citoyen. Des politiciens avaient droit à une retraite, à plein montant de leur salaire, après 2 mandats, soit 8 ans de service.

Avec la vague bleu des Conservateurs de Brian Mulroney en 1984 qui avait fait élire 211 députés, dont plusieurs parfait inconnus qui sortaient de l’école, ou encore la vague orange de Jack Layton du NPD en 2011 avec des inconnues qui étaient parti en vacances, il faut maintenant considérer que certains de ces députés qui ont été élus à 2 reprises, se retrouvent, début trentaine avec une retraite à vie avec 100% du salaire de député!

Légende urbaine?

J’étais prêt à chanter cette nouvelle chanson de Mes Aïeux qui pointaient les politiciens. Cependant, il semble y avoir beaucoup de légendes urbaines qui circulent sur les fonds de retraite des politiciens. Après vérification, il semblerait que, en se fiant au site officiel du gouvernement fédéral:

Aux termes de la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires, une allocation de retraite (pension) est payable aux anciens parlementaires qui ont cotisé au régime de retraite pendant au moins six ans et qui ont atteint l’âge de 55 ans.

Selon le site Rue Masson.com, on peut y lire  que cette retraite serait d’un montant de 3% par année de service avec un minimum de 6 ans. Non pas 100% de son salaire, mais 18% et ça, non pas à partir de la trentaine, mais à l’âge de 55 ans!

Entre la légende urbaine qui circule et la réalité, il semble y avoir tout un écart. Je ne suis donc pas prêt à chanter cette chanson de Mes Aïeux ou de leur en proposer le contenu.

D’où vient cette idée d’une retraite pour les politiciens?

La création du régime de retraite des députés remonte à 1952. À l’époque, le premier ministre Louis St-Laurent s’est dit inquiet de la réticence de certains à briguer un siège à la Chambre des communes par crainte que de longues années passées au service du pays ne les empêchent de s’assurer un revenu de retraite suffisant. Le premier ministre croyait que la création d’un régime de retraite renforcerait l’institution parlementaire et attirerait les meilleurs candidats aux fonctions publiques. Aux termes de la Loi sur les allocations de retraite des parlementaires, une allocation de retraite (pension) est payable aux anciens parlementaires qui ont cotisé au régime de retraite pendant au moins six ans et qui ont atteint l’âge de 55 ans.

Référence:

Site officiel du gouvernement fédéral pour l’âge de la retraite pour un politicien.

Rue Masson sur le % de la retraite d’un politicien.

Autres articles sur la Politique:

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Bénévolat au Lac-St-Jean

Bénévole de St-Félicien

50 ANS d’implication bénévole

En feuilletant le dictionnaire, la surprise est totale. Sous le définition de  »bénévole », nulle mention de Louis-Philippe Tremblay. Celui qui, depuis 50 ans, a redéfini l’art du don de soi, aurait mérité meilleur sort.

Dominic Desmarais   Dossier Bénévolat

À St-Félicien, au Lac Saint-Jean, Louis-Philippe Tremblay est de toutes le causes. Jeunes, loisirs, tourisme, aînés, sports, santé; tout l’intéresse.  »Pour ma ville de St-Félicien, sans le bénévolat, ça coûterait trop cher » avoie celui qui, avant de prendre sa retraite de Bell, travaillait jour et nuit pour concilier travail et bénévolat.

L’histoire débute dans les années 1950.

J’ai commencé comme pompier volontaire. Il n’y avait pas de brigade d’ambulanciers St-Jean…J’ai décidé d’en former une », explique-t-il avec simplicité.

Signe de sa réussite, de Dolbeau et Roberval, on vient le voir pour son savoir-faire. M. Tremblay ne s’arrête pas en si bon chemin. Co-fondateur du CLSC de sa ville, il préside l’Association québécoise de judo pendant quatre ans et ouvre trois écoles pour travailler avec les jeunes.  »Ils n’avaient pas de discipline, alors j’ai commencé ça… »

Le bénévole de St-Félicien interrompt la conversation. Il questionne son épouse sur ses implications à lui. Sa feuille de route, en 50 ans, est impressionnante. Il ne se souvient plus de tout.  »J’avais une petite roulotte. J’ai parcouru tout le Canada. Mais je trouvais qu’il manquait un club dans la région… Un regroupement de gens, de familles. » Aussitôt qu’une idée germe dans sa tête, M. Tremblay passe aux actes. Pour combler ce besoin, il fonde le Club camping-caravaning Saguenay.  »Aujourd’hui, il y a 200 à 250 membres.

De partout dans la région, on l’appelle à la rescousse. La Coop de la Solidarité, un organisme de 90 employés aidant les démunis, accumulait les déficits. De l’ordre de 50,000 à 60,000$ selon le bénévole. M. Tremblay redresse la barre. “Aujourd’hui, nous avons un surplus de 100,000$”, dit-il fièrement.

La Fondation Chanoine Lanoie, une des premières popotes roulantes de la province, avait des difficultés. Ils sont venus de voir. J’étais libre. On s’est dit qu’en donnant un bon repas par jour, on pouvait prolonger le séjour è domicile chez les personnes âgées et celles qui sortent à peine de l’hôpital. En même temps, en les visitant à tous les jours, on voyait si elles avaient des problèmes.

Les presbytères se vident?  »On m’a demandé d’aider. J’ai eu une autre idée. Je voudrais faire un musée touristique sur l’histoire de St-Félicien. » L’homme ne connaît pas de répit. Le conseil de la ville l’a nommé pour représenter St-Félicien pour les Archives de Roberval. Sa réponse?  »Je trouvais que c’était une bonne idée… »

Rapidement, M. Tremblay est victime de son succès. Reconnaissant son implication, les gens de son quartier lui demandent de les représenter. Il deviendra président de quartier pour ensuite exaucer le vœu de ses pairs: se présenter au poste de conseiller de la ville. Fonction qu’il occupera plus de 20 ans. « En 22 ans, j’ai eu deux élections seulement. » Personne n’osait se mesurer à cet homme apprécié de tous.

Père absent

M. Tremblay s’est dévoué corps et âme aux dépens de sa santé et de sa famille, reconnaît-il.  »Il y a des périodes, dans sa vie, ou j’avais de 300 à 325 réunions dans une année. Ma santé s’en ressent un peu…Une chance que j’ai une femme compréhensive, parce que partir à tous les soirs… » La phrase est dirigé vers son épouse. Un signe de reconnaissance ou une demande de pardon?

C’était pénible de toujours laisser ma femme et ma fille. Ma femme m’a aidé beaucoup C’était une épouse en or, d’avoir enduré tout ça. Mais j’ai pas vu grandir ma fille… La voix trahit sa culpabilité.

Difficile de réussir dans tout, même pour un surhomme. Pourtant, Théréza, qui habite en Outaouais, marche dans les pas du paternel.

Elle fait beaucoup de bénévolat. Avec les jeunes de la rue, elle tient quasiment une auberge de jeunesse.

En dépit de ses absences prolongées, M. Tremblay a transmis sa fibre bénévole à sa progéniture.

Autres textes sur le Bénévolat

Prix hommage Bénévolat-Québec

Le communautaire en action: des gens de coeur

Bénévolat, Vidéo et DVD

Charite bien ordonnee commence par nous tous

Jeunes bénévoles et personnes âgées

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Retraite, voyage et la cinquantaine

Aide humanitaire

L’aventure de la cinquantaine

Quand on a 50 ans et qu’on cherche à secouer notre routine, quelle est la meilleure option? Pour Claudette Hade, 51 ans, la réponse à cette question était évidente: partir faire de l’aide humanitaire dans un pays en développement.

Gabriel Alexandre Gosselin   Dossier Famille, Communautaire, Bénévolat

famille bénévole bénévolat communautaire«À 50 ans, je me considérais à la mi-temps de ma vie. Je voulais faire quelque chose qui allait me déstabiliser et je tenais à le faire seule», explique Claudette, mère de deux garçons en début de carrière et mariée à un homme qu’elle chérit. Éducatrice spécialisée depuis nombre d’années, elle décide de prendre quelques mois de congé. Appuyée par ses proches, elle s’inscrit dans un organisme québécois qui œuvre au Guatemala, prend des cours d’espagnol pendant 12 semaines… et s’envole.

Une aventure marquante s’amorce pour cette dame de la Montérégie. Partie avec Casira, un organisme basé à Thetford Mines et dirigé par le père Roger Fortin, elle reviendra au Québec complètement transformée 2 mois plus tard. «Même si j’ai eu 1 mois pour me remettre de mes émotions et suis de retour au travail depuis 3 semaines, je me sens encore dans le mood de mon voyage», raconte-t-elle, visiblement absorbée par ses souvenirs.

Pour qui voulait se conscientiser, rien ne manque de ce côté lors de son séjour à l’étranger. À Mixco, près de la capitale Ciudad de Guatemala, Claudette accompagne et fait de l’animation pour des enfants gravement malades ou atteints du VIH et coopère dans un orphelinat pour garçons. Éducatrice spécialisée de carrière, Claudette se plaît sans hésitation dans ce milieu. Les enfants la captivent. Ses souvenirs sont clairs à ce sujet: «Ils avaient un regard incroyable, les yeux toujours marron avec une espèce de couche d’eau dessus.»

Ensuite, en mission sur la côte est, le travail de bras se met de la partie: corvées quotidiennes, pelletage, cassage de ciment, aide aux agriculteurs locaux, construction de bâtiments, etc. «Les bénévoles du groupes étaient essentiellement des retraités d’un âge assez avancé. On était appelé à faire beaucoup de travail physique, mais on pouvait le faire à notre rythme. De toute façon, les Guatémaltèques étaient toujours contents d’obtenir nos services puisqu’on représentait une main d’œuvre gratuite», précise Claudette.

Par contre, ce n’est pas dans la pitié qu’elle vit son expérience: «Une fois, je récupérais du sable dans un dépotoir pour qu’il soit transformé en ciment. Sur le coup, tu peux trouver désolant que des gens doivent faire ça pour survivre. Moi, je riais. Je riais comme une bonne en tamisant mon sable. Je trouvais ça enrichissant, j’avais l’impression de faire quelque chose d’important!» raconte cette femme joviale de nature.

Si le travail constitue la majeure partie de son emploi du temps, les rencontres prennent plus de place dans ses souvenirs: «Les gens là-bas sont tellement chaleureux. Ils veulent t’embrasser, te prendre dans leurs bras comme s’ils te connaissaient depuis toujours, décrit-elle. Ils n’ont pas besoin de plus. Une des choses qui m’a le plus marquée, ce sont les enfants gravement malades qui souriaient et semblaient heureux comme si rien de grave ne leur arrivait.»

«La richesse de ces gens, c’est le temps. Ce qu’ils recherchent, c’est un toit où se loger et de la nourriture», poursuit-elle. Pour Claudette, ce constat en amène automatiquement un autre: ses besoins dans la vie de tous les jours sont-ils exagérés? «Notre richesse à nous nous permet de nous procurer une belle montre en or, mais on n’a même pas le temps de regarder l’heure tellement on est toujours pressés» image-t-elle habilement.

Aujourd’hui, Claudette sait que cette expérience constitue un tournant dans sa vie. Espère-t-elle répéter l’expérience? «Certainement. Ma retraite approche à petits pas. Et si j’ai un conseil à donner, c’est qu’il faut rester actif dans la retraite et ne pas se vautrer dans le monde du plaisir. Il faut continuer à trouver un sens pratique à notre vie. Sinon, on finit inévitablement par se sentir inutile.»

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Les aînés mal-aimés

Gérontologie et Forum des citoyens aînés

Il y a onze ans, Francine Dufresne a pris sa retraite après avoir été enseignante 25 ans en éducation spécialisée au CÉGEP du Vieux-Montréal. Membre du conseil d’administration du Forum des citoyens aînés de Montréal et de l’Association québécoise de gérontologie, elle participe en plus à des comités de recherche ayant le même objectif: une meilleure qualité de vie des aînés. Dans l’entrevue, elle met en relief une réalité qui la désole: celle d’une société peu attentive aux besoins des 65 ans et plus.

Sylvie Daneau          Dossier  Famille

Il n’est pas rare d’entendre, de la part des médias et des gouvernements: «La société coûte cher! Ils vont coûter cher!» Là-dessus, Madame Dufresne s’insurge, s’écriant avec émotion: «Mais, tout le monde voudrait avoir des bons soins de santé!» Après un bref silence, elle interroge. «Les aînés d’aujourd’hui ne sont-ils pas les jeunes d’hier? Pourquoi culpabiliser davantage les 65 ans et plus?» Oui pourquoi? Lorsque les gens vieillissent, des adaptations deviennent nécessaires. Adaptations pour leur permettre de «demeurer à la maison le plus longtemps possible » et ainsi continuer une vie sociale. «Pour les aînés c’est important!» précise Francine qui rajoute que le gouvernement devrait «verser plus de sous pour les soins à domicile… et donner davantage de subventions aux organismes communautaires, aux CLSC.»

La vie sociale des aînés

Pour mener une vie sociale, encore faudrait-il que le système de transport, autobus et métro, soit plus accessible à tous. Or, ce n’est pas le cas. Résultat, des aînés, hommes et femmes, ont souvent l’impression d’être «mis de côté», pour ne pas dire «exclus», de la société car ils ne peuvent y participer librement. Parmi eux, certains doivent se déplacer en chaise roulante ou avec une marchette. Alors, des aînés restent seuls à la maison. «La personne aînée en vient à souffrir de solitude. La solitude entraîne la maladie et la maladie t’emmène à l’hôpital. Et ça coûte plus cher!» explique Madame Dufresne.

Alzheimer

Au sujet de la maladie d’Alzheimer, on en parle trop à son avis. «Ce n’est pas parce que tu perds la mémoire que tu es Alzheimer. Parfois, des gens disent Coudon, t’es-tu Alzheimer toi?» Madame Dufresne ne croit pas qu’ils mesurent la gravité de la situation. Et si la personne l’était? Selon elle, la différence «entre la perte de mémoire normale en vieillissant et celles dûes à la maladie» ne serait pas bien comprise par une partie de la population.

De 2000 à 2002, Madame Dufresne a participé en tant que chercheuse au projet Qualité de vie en milieu urbain: volet Montréal. De cette étude est ressorti la précarité financière des femmes âgées. Les aînées affirmaient: «On est à la retraite, mais il faut payer la nourriture, il faut payer le logement. On voudrait bien acheter des cadeaux à nos petits-enfants et, souvent, il faut choisir entre “bien manger et acheter un cadeau” ou “bien manger et acheter des médicaments.”»

La retraitée se rappelle l’histoire vécue d’une dame âgée. En fauteuil roulant, elle emménage dans une résidence pour personnes âgées. La petitesse de sa chambre l’obligea à donner ses livres. Indignée, elle réagit. «Alors, c’est là qu’on a des images d’une société peut-être bien pensante, mais mal agissante.» Cette réalité qui oblige les aînés à se dépouiller, peu à peu, des biens accumulés de toute une vie, elle appelle cela «être sur le rail à sa retraite». Semblable à un train qui, sur une voie ferrée, dépose ses passagers et s’en va.

Aînés et Révolution tranquille

«On voit les aînés comme on les voyait avant mais c’est plus la grand-maman qui tricote ou le grand-papa d’autrefois», fait remarquer Francine Dufresne. Les aînés en 2005 ont pris part à la Révolution tranquille et assisté à tous les changements technologiques. «Ce serait respectueux, de penser “ils ont bien le droit de se reposer.” Mais les gens ne réalisent pas que de prendre part à la vie de la société c’est ce qui donne la vie!»

«Le monde nous appartient autant lorsque l’on a 70 ans qu’à ceux qui en ont 20 ou 40» , conclut-elle. La société du XXIe siècle devra s’habituer à des aînés qui veulent s’impliquer, partager leurs connaissances et expériences. Pour Francine Dufresne, il s’agit là «d’un beau rêve réalisable.»

Autres textes : Dossier Famille

Témoignage: l’impuissance d’un père

Casse-tête quotidien

Vaincre la violence

Conflit de génération, dossier famille

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Amour sexe et societe

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Gamblers Anonymes à 75 ans

Impacts et conséquences du jeu compulsif pour les retraités

Témoignage d’un joueur compulsif de 75 ans pour qui, Gamblers Anonymes a fait parti de sa retraite.

Dossiers  Gambling et jeu compulsif, Gamblers anonymes  

gambler_gambling_loterie_poker_casino_joueurs_compulsifs_jeu_pathologique J’ai toujours fait de l’argent. J’ai bien vécu. J’avais ma maison, ma grosse bagnole et tout ce que je voulais. Pendant toutes ces années, j’ai joué. Je gagnais de gros salaires, ce qui me permettais de bien vivre quand même et de profiter de la vie. J’ai joué pour ne pas me sentir seul. Pour avoir du monde autour de moi.

Retraite et jeu compulsif

Un jour, la retraite arrive. C’est là que je me suis rendu compte qu’au lieu de prendre des REER, au lieu d’économiser pour mes vieux jours, j’ai laissé des tonnes d’argent dans les machines de Loto-Québec. Si vous saviez…

Toute une vie de travail à faire de l’argent pour en arriver là. Tant que je travaillais, mes gros salaires me permettaient de jouer. Mais à la retraite, je me suis rendu compte que j’avais un problème, un gros problème. Je n’ai pu arrêter de jouer. J’ai perdu ma maison. Je me retrouve maintenant dans une maison de chambre. C’est triste, Beaucoup plus triste que les quelques mots que je réussis à vous transmettre.

Jeu compulsif et Gamblers Anonymes

À 75 ans, je n’ai pas eu d’autres choix que de joindre Gamblers Anonymes. J’ai juste un conseil à donner aux jeunes de moins de 75 ans. Pensez à la journée où vous allez avoir, comme moi, les cheveux tout blancs. Si j’avais pu connaître Gamblers Anonymes avant, je n’en serais pas rendu là. J’y ai laissé ma chemise, ma spiritualité, tout ce que j’avais.

Aujourd’hui, ma famille, c’est Gamblers Anonymes. Je fais plusieurs meetings chaque semaine pour rencontrer mes nouveaux amis et partager avec eux. Une superstition veut que le chiffre 7 soit chanceux. C’était avant que Loto-Québec ne s’en empare. Pourquoi attendre à 75 ans pour faire un bon choix?

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Immigration difficultes à retardement

Immigration: difficultés à retardement

Lisa Melia   Dossier Immigration.

Si la France est connue pour ses méandres administratifs et son parcours du combattant de l’immigration, le Canada n’est pas en reste. Plus de 68 000 français vivent au Canada, dont près de 43 000 à Montréal. S’y installer et y vivre est généralement relativement facile (relativement aux autres pays, tels que les Etats-Unis ou la France), il n’empêche que certains connaissent d’importantes difficultés, même une fois établis au Canada.

Pension

C’est le cas de Jean, 65 ans, qui a fait du Québec son nouveau pays d’adoption en 1962. «A l’époque, j’ai pu m’installer et obtenir un visa facilement», raconte-t-il. Originaire de France, il a fondé sa famille, a eu des enfants et s’est intégré sans mal dans la société québécoise. Mais en janvier 2008, les ennuis ont commencés.

Approchant les 65 ans, Jean a reçu le 25 janvier une lettre du gouvernement assortie d’un formulaire à remplir pour une demande de pension. Pour les résidents qui ne sont pas naturalisés canadiens, une procédure spécifique existe en effet pour la retraite. Il faut, pour obtenir une pension, en faire la demande auprès du gouvernement. Bien que résident sur le sol Québécois, il a reçu les documents en anglais, et a donc du solliciter des documents en français, qu’il n’a obtenu qu’après deux tentatives. C’était alors déjà le 30 avril.

Fonctionnaires récalcitrants

Début mai, le gouvernement fédéral l’a recontacté: sa demande avait été bien réceptionnée, mais le montant de sa pension était erroné. S’ensuivit ainsi coups de téléphone et échange de lettre jusqu’en septembre, date à laquelle il fut exigé de sa part des preuves de son statut de résidence légale au Canada et de la date de sa première entrée sur le territoire canadien. Le document attestant de ces informations, dénommé IMM 1000, est détenu et conservé par le gouvernement, auprès duquel il faut faire une demande de photocopie. Fin octobre, Jean poste sa demande, en précisant l’urgence de son dossier: le premier versement de sa pension approche, il a donc besoin de faire accélérer la procédure.

Un manque de communication

En avril 2009, excédé, Jean contacte sa député parlementaire, Mme Folco. Entre temps, le gouvernement lui a renvoyé des papiers, exigeants des précisions ou des informations supplémentaires, ne pouvant lui confirmer le montant exact de sa pension et recevant ses coups de téléphone avec de plus en plus de mauvaise volonté et de moins en moins de respect. Après un second appel à Mme Folco, Jean recevra finalement tous les documents à la mi-mai 2009. «Ce n’est pas normal, dit-il, qu’il faille huit mois pour envoyer une simple photocopie!» Tous les documents dont il avait besoin était déjà détenu par le gouvernement, mais il ne semblait pas y avoir de communication entre les services, d’où une importante perte de temps.

De même, il souligne que les francophones sont pénalisés, car les lignes téléphoniques gouvernementales en anglais sont bien plus rapides et efficaces. Il est surtout scandalisé du comportement des fonctionnaires qui ont reçu ses appels et ses demandes. «Ils se comportent comme s’ils n’avaient aucune responsabilité et tous les droits.»

Jean ignore pourquoi il a été traité comme ça alors qu’il vit au Canada depuis plus de quarante ans. Cette mauvaise expérience est une première pour lui, elle laisse néanmoins penser que s’établir au Canada et y vivre peut comporter des difficultés.

Autres textes sur Immigration

Intégration d’un Arménien au Québec

Fraudes et abus: immigration Québec

Immigration difficultes à retardement

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :