Journée mondiale du livre et du droit d’auteur

L’écriture est à l’honneur

Raymond Viger Dossier Livres

Le 12 août, c’est la Journée spéciale pour les Éditions TNT, la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

salon du livres de montréal journée mondiale du livre et du droit d'auteurUne belle occasion pour présenter la famille TNT:

Bruno Robitaille qui débute son 4e livre.

Jean-Simon Brisebois qui publiera son 8e livre en novembre prochain.

Colin McGregor, notre collègue rédacteur en chef de notre magazine anglophone The Social Eyes. Après avoir fait la traduction de deux de mes livres, il a publié son livre en solo, Teammates.

Chantal Lee et Berekhya qui ont publié chacun un livre.

André-Émile qui va publier son premier livre à l’automne sur l’organisation communautaire.

Patrick qui, après avoir publié un conte illustré, prépare maintenant une trilogie.

Notre dernier poulain, l’animateur radio du 98,5, Éric Arson qui nous prépare un livre original pour le printemps 2016. Poésie, musique et vidéo! Un livre en 3D!

Oups! J’oubliais encore de me parler de moi, Raymond Viger! Après avoir publié mon 10e livre au printemps dernier, je finalise le livre Au cœur de l’action, qui relate les 25 ans d’intervention de l’organisme et qui se termine par une description des artistes du Bistro le Ste-Cath écrit par Delphine Caubet.

Et le 12e sera, je l’espère, mon roman sur la sexualité. Ça fait plus de 15 ans que je le relie, réécrit, réédite… Je me suis engagé à le publier en 2015!

Profitez de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur pour visiter les pages de nos auteurs et… pourquoi pas… pour commander un livre.

Bonne visite et bonne lecture.

Journée mondiale du livre et du droit d'auteur

 

Prix en journalisme de la presse communautaire

Association des médias écrits communautaires du Québec

Entrevue et conception graphique

Raymond Viger  Dossier Médias,

Félicitations à Normand Charest qui a remporté la 3e place pour la meilleure entrevue de l’année pour les prix de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (Amecq) ainsi qu’à Danielle Simard pour une deuxième position pour la meilleure infographie magazine.

Deux prix supplémentaires en journalisme qui se rajoute à la quarantaine déjà en main.

J’en profite pour féliciter toute l’équipe de bénévoles, de stagiaires et d’employés qui permettent d’atteindre  ces objectifs.

Merci à nos lecteurs qui permettent de continuer, non seulement de publier un magazine d’information et de prévention sur des thèmes sociaux mais aussi de soutenir le financement de notre intervention auprès des jeunes.

Autres textes sur Journalisme

Abonnement au magazine Reflet de Société

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Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

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La presse communautaire se renouvelle

Une vague de jeunes artisans pour la presse communautaire

Les jeunes envahissent les médias communautaires

Le week-end dernier avait lieu le 31e Congrès des médias communautaires à Rivière-du-Loup. À la surprise générale, le Congrès a été envahit de poussettes et d’enfants qui accompagnaient leurs parents.

Raymond Viger Dossier Culture, Média

Depuis plusieurs années, plusieurs membres de l’Association des médias écrits communautaires (AMECQ) craignaient pour la relève dans leurs médias. L’âge moyen des artisans de la presse communautaire ne cessait d’augmenter à un rythme plus que rapide.

La tendance vient de s’inverser. Les médias écrits communautaires viennent de prendre un coup de jeunesse. Une série de jeunes artisans décidés de s’impliquer et de prendre la relève se sont présenté au Congrès de Rivière-du-Loup avec des poussettes et des jeunes d’âges préscolaire et du primaire.

Il y avait tellement de jeunes présents qu’il a été proposé pour le Congrès de l’an prochain d’installer un service de garde pour accueillir ces jeunes familles et leur faciliter leur présence.

Dans une période où Québécor et Transcontinental tentent de prendre le contrôle des médias locaux, nous avons maintenant la conviction que les médias communautaires sont là pour rester, garder leur place auprès de leur communauté et de résister aux grands empires.

La presse communautaire ne s’est jamais aussi bien porté! Bienvenu à tous et bonne continuité pour le bien-être de nos communautés.

Autres textes sur  Média

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Prix en journalisme de l’Association des médias écrits

Association des médias écrits communautaires du Québec

Congrès annuel des journaux communautaires

Danielle et moi revenons du Congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec qui s’est déroulé ce week-end à Rivière-du-Loup.

Raymond Viger   Dossiers Média 

prix journalisme médias écrits presse communautaire journalisteJe profite de cette occasion pour féliciter et remercier tous les artisans de la revue Reflet de Société qui ont travaillé fort pour présenter une belle revue importante et significative pour notre société.

Reflet de Société a remporté plusieurs prix:

Dominic Desmarais est arrivé premier dans la catégorie meilleur reportage pour son texte Business de la guerre portant sur Général.

prix journalisme presse communautaire média écrit journalisteLe photographe Norm Edwards a remporté le premier prix pour sa photo de Lazy Legz sur la couverture de novembre 2011.

Gabriel Alexandre Gosselin est arrivé 2e pour le montage infographique de la revue de novembre (front de Lazy Legz).

Jean-Pierre Bellemare, notre chroniqueur de la prison de Cowansville est arrivé 3e pour son texte Au dessus de tout soupçon.

Avec tous ces prix, Reflet de Société été nommé 2e meilleur média communautaire de l’année au Québec à travers les 100 médias communautaires qu’il y a à travers le Québec. Félicitations au Trait d’Union de Fermont qui a ravi la première position.

Les prix en journalisme de l’Association des éditeurs de magazine (AQEM)

norm edwards meilleure photo photographie presse communautaire média écritDans un mois c’est la remise des prix de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM). Jean-Pierre Bellemare, notre chroniqueur de la prison de Cowansville est finaliste contre Pierre Duhamel de L’actualité, Anne-Marie Lecomte de Chatelaine et Annick Poitras de Jobboom.

Félicitations à tous. Merci pour votre présence et votre implication.

Autres textes sur Médias

Abonnement au magazine Reflet de Société

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Le coming out des lecteurs au Salon du livre de Montréal

Magazine et revue

Sortir du placard et de sa bibliothèque!

Pour la 19e année consécutive, j’étais présent au Salon du livre de Montréal de novembre dernier au kiosque de notre organisme. Un évènement incontournable.

Raymond Viger Dossiers   CultureMédias

rapper dali rap music hiphop lac st-jean culture urbaineAvec une fréquentation de 120 000 visiteurs et des sondages nous donnant 7% de la population qui lisent notre magazine Reflet de Société, nous pouvons dire que 8 400 lecteurs de notre revue passent devant notre kiosque.

Le Salon du livre de Montréal devient un moment privilégié pour saluer chaleureusement et individuellement nos lecteurs qui, nous l’espérons, utilisent notre magazine dans leur vie personnelle ou professionnelle.

Les écoles et le Salon du livre de Montréal

general-blood-gang-de-rue-montreal-nord-gangs_thumbLes journées scolaires amènent un nombre considérable d’élèves et de professeurs qui peuvent bénéficier de nos textes de prévention et de sensibilisation. C’est sans compter la journée des professionnels du livre qui attire de nombreux bibliothécaires qui mettront notre magazine à la disposition de leurs membres.

Vous pensez peut-être que je me présente au Salon pour vendre des abonnements. Désolé, mais je ne suis pas un vendeur. Je me présente au Salon du livre de Montréal pour permettre aux abonnés de faire leur coming out!

Sortir du placard

couverture_Sept[1]J’offre un magazine à un visiteur du Salon du livre. Avec grand sourire et plaisir, la personne me mentionne qu’elle est déjà abonnée. La personne qui l’accompagne lui demande ce que c’est au juste. Elle se fait expliquer par notre abonné qu’il adore nos textes, qu’il lit la revue d’une couverture à l’autre, que les reportages ont un côté humain qu’elle ne retrouve nulle part ailleurs… Après quelques instants à entendre ce qui fait notre différence et le plaisir que les gens ont à nous lire, la sœur, la voisine, la mère… qui accompagnent cet abonné prend une copie du magazine et promet de s’abonner.

Ma présence permet à une personne qui nous lit depuis des années de sortir du placard et de dire à ses proches qu’elle est une fière lectrice du magazine.

Pourquoi attendre pour son coming out?

Pourquoi attendre le prochain Salon du livre pour faire son coming out? Pourquoi ne pas parler de votre abonnement dès aujourd’hui et permettre à vos amis de commencer à nous lire plus tôt?

Que vous soyez un lecteur ou un fidèle abonné, c’est maintenant l’heure de sortir du placard, d’afficher vos couleurs et votre appartenance à Reflet de Société.

Merci de sortir du placard. Cela aide les jeunes que nous accompagnons à sortir du leur!

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Le magazine Reflet de Société maintenant disponible

Médias et publicité

Le numéro du printemps pour Reflet de Société

Tout juste sorti de l’imprimeur, nous nous affairons à faire sécher l’encre du tout nouveau numéro du magazine Reflet de Société.

Raymond Viger Dossiers  Commerce équitable  , Médias et publicité

rapper dali rap music hiphop lac st-jean culture urbaineUn tout nouvel exemplaire du magazine d’information et de sensibilisation vient de sortir de presse. Un numéro bien garni de témoignage humain.

Le rapper Dali fait fièrement la couverture de ce numéro qui annonce le printemps.  Dali, cet artisan de la culture Hiphop, nous présente l’intimidation qu’il a vécu de la part de la communauté Hip hop et du milieu du rap pour avoir chanté avec un homosexuel, Lunatique.

Le joueur compulsif Ali termine son témoignage sur sa vie de gambler et le prisonnier Jean-Pierre Bellemare nous présente le pire crime qu’il ait commis et pour lequel il n’a jamais été sentencé.

Nous pourrons aussi y découvrir la fin du reportage du rapper Général et sa décision de sortir du gang de rue des Bloods.

Guillaume Parent, atteint de paralysie cérébrale nous partage les embuches qui l’ont, malgré tout, amené à un succès pour aider d’autres handicapés à bénéficier de subventions et leur permettre une planification financière pour une éventuelle retraite.

imagePendant que je présente l’histoire de la Bourse et de ses déviences, Normand Charest nous livre un témoignage sur la Justice sociale et l’économie.

Pierre, celui qui a connu les piqueries en tant que travailleur et qui nous décrit son ambiance de travail, notre journaliste Dominic Desmarais présente un projet original, Safewalls qui crée différentes affiches pour le Cirque du Soleil tandis que le journaliste Luc Dupont nous présente l’histoire du Refus Global et son actualité dans un mouvement de liberté sociale.

Les textes seront disponibles sur le blogue dans les mois à venir. Les liens présentés dans ce billet réfèrent aux premières parties des textes annoncés, aux sujets ou aux auteurs.

Photos couverture François Laplante-Delagrave

Autres textes sur Médias et publicité

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

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URBANIA: la ville dans tous ses états

URBANIA: la ville dans tous ses états

Lancé à l’improviste par une bande de jeunes passionnés en juin 2003, le magazine Urbania célèbre l’urbanité sous toutes ses facettes. Graphisme alléchant, page couverture-choc et plumes bien affûtées; tout est mis en œuvre afin que chaque numéro devienne une pièce d’anthologie consacrée à un seul et unique thème. Notre journaliste Guillaume Brodeur a recueilli les propos du coéditeur et directeur artistique, Philippe Lamarre, qui nous raconte ici cette aventure typiquement montréalaise.

Dossier Magazine du Québec de Reflet de Société.

urbania-magazine-media-editeur-redaction Urbania a commencé sur un coup de tête avec un ami d’enfance, Vianney Tremblay, sans étude de marché ni visée commerciale, du simple désir de réaliser un projet qui nous était propre. Le rêve a démarré humblement par un petit magazine indépendant de 32 pages, imprimé en 2 couleurs chez l’imprimeur du coin, réalisé par une bande d’amis photographes, illustrateurs et rédacteurs bénévoles. Ayant vendu quelques abonnements, nous étions alors obligés d’en faire un deuxième!

Le passe-temps s’est rapidement transformé en une véritable entreprise. Après une quinzaine de numéros, Urbania est rendu à 84 pages couleur, réalisées par une soixantaine de collaborateurs aussi passionnés les uns que les autres. Mon objectif à court terme est d’y consacrer toutes mes énergies et de rémunérer un tant soit peu les généreux collaborateurs. La sortie de chaque numéro ressemble à une grossesse: on manque de mourir à chaque fois, mais ça vaut la peine.

Variations sur un même thèmeurbania-magazine-redaction-editeur-redacteur

La particularité principale du magazine est de traiter d’un seul thème par saison, à la façon du  documentaire. Les sujets vont de très sérieux (médias et moyens de transport) à plutôt légers (les vices et la mode rétro), en passant par d’autres plus surprenants (le son et l’odeur). On se fie à notre instinct pour choisir des thèmes qui représentent l’esprit du moment, en lien avec ce qui se passe dans la société.

Urbania a le souci de présenter tant des spécialistes que des monsieurs et madames Tout-le-monde; tant Sœur Angèle qu’une éleveuse de pigeons de Marieville (numéro sur la bouffe). On nous critique parfois de ne pas être assez engagés… Nous le sommes à notre façon, au niveau humain, en essayant simplement de rendre la vie plus agréable. En militant pour que tous les taxis de Montréal soient peints en roses, par exemple.

Le numéro de ce printemps a pour thème l’environnement et l’écologie, évidemment avec la twist typique d’Urbania, sans présenter les écolos avec complaisance ni tomber dans les clichés. On ne se gêne pas pour écorcher l’omniprésent représentant de Greenpeace, Steven Guilbeault. C’est un beau défi que de trouver des angles neufs et irrévérencieux à un sujet aussi exploité par les médias. On aborde toujours nos sujets avec des images fortes et des textes assez courts, mais punchés.

Des couvertures qui font jaser

Présenter du visuel percutant se veut aussi crucial que de proposer du contenu textuel solide. On ne commande pas un article pour ensuite l’enrober visuellement, les deux vont de pair. Photos ou illustrations, il s’agit toujours de matériel original. On apprécie aussi quand les annonceurs se forcent à créer des publicités — environ 25 % des pages — en fonction des thèmes, qu’elles s’inscrivent dans une démarche artistique et ne soient plus juste de maudites pubs fatigantes qui ruinent l’harmonie du magazine.

Les pages couvertures audacieuses s’avèrent sans contredit les meilleurs coups d’Urbania. On a eu droit à Passe-Montagne et Passe-Carreau qui s’embrassaient, mais surtout à cet incendiaire pénis «bandé dur» sous des bobettes roses pour illustrer le numéro sur les gars. Cette image de phallus en a scandalisé plusieurs, des masculinistes, mais surtout des femmes, alors que le corps féminin est utilisé à outrance partout ailleurs.

Ça fait 3 années consécutives qu’Urbania remporte la palme de la conception graphique d’un numéro aux Grands Prix des Magazines du Québec. En l’absence de réels moyens de promotion, on se doit d’attirer l’attention avec les atouts de la publication. Présenter en page couverture un buste de Jean Charest en fromage, avec des frites ondulées en guise de cheveux, des boules de crème glacée à la place des yeux, avec complet en smoked meat, col en baloney, cravate en bacon et bras en hamburger… Ce n’est pas très esthétique, mais ça fait jaser!

Un ton qui détonne

La vraie distinction d’Urbania demeure toutefois son ton dénué de pudeur. On recherche l’avis de ce barbu aux airs d’Hells Angels qui se promène en tricycle dans les rues. On va photographier les guerriers grandeur nature sur le mont Royal… En somme, des personnages pittoresques qui donnent de la couleur à la vie de tous les jours et une âme à la ville.

Oui, c’est vrai qu’on rit du monde parfois, mais jamais de façon condescendante. Ainsi, on croyait par exemple se faire du fun en interviewant des flyés pour le numéro sur la folie, alors qu’on s’est aperçu que la maladie mentale était un sujet des plus sérieux. C’est possible d’être baveux avec compassion, sans blesser les gens… De rire avec eux en les présentant de façon avantageuse.

Nous ne sommes pas là pour amasser de l’argent, nous faisons tout avec notre cœur. Pas question de donner des ordres aux petits journalistes d’en bas, du haut de notre tour d’ivoire. C’est toujours la meilleure idée qui l’emporte, peu importe d’où elle vient. Un esprit de liberté qui donne sa personnalité au magazine.

L’objectivité? Oui, on croit aux principes de base du journalisme, mais Urbania ne fait pas dans la nouvelle. Tout le contraire même. Nos journalistes prennent position, ils écrivent au Je, utilisent des techniques douteuses de recherche (comme écumer les bars pour retrouver Éric Lapointe!) et sont surtout encouragés à écrire dans un style littéraire.

Profil jeune

Urbania présente le regard original que porte la génération montante sur son environnement. Il est grand temps que les médias québécois fassent de la place aux jeunes. L’objectif d’Urbania est d’incarner le reflet de cette jeunesse. On le qualifie souvent de magazine branché, mais on s’en fout d’être les premiers ou non à parler d’un sujet.

Bien qu’un peu «montréalo-centriste» dans le choix des thèmes et intervenants, Urbania compte de nombreux abonnés à Québec et même deux à Val-d’Or! C’est difficile de se débarrasser de l’influence de la métropole lorsque nous avons les pieds solidement ancrés dans le boulevard Saint-Laurent. On pourrait nous croire nombrilistes, mais la portée du message se veut universelle.

Urbania tire actuellement à 10 000 exemplaires et possède un bassin de 1000 abonnées. Le profil type du lecteur, ou plutôt de la lectrice, car elles sont majoritaires, se trouve dans la fin de la vingtaine. Dire qu’on croyait faire un magazine de gars! De nombreuses têtes grises s’intéressent aussi à la revue. On répond probablement à une demande de citoyens qui désirent s’abreuver à de nouvelles sources d’information.

Concept multidisciplinaire

Le magazine a déjà fait des petits avec des capsules vidéo insérées dans l’émission Mange ta ville sur ARTV, et nous voilà rendus à la réalisation d’une série télé pour TV5. Nous allons explorer des lieux montréalais avec le regard et le ton Urbania. La diffusion des 13 émissions débutera dès cet automne. Notre site Internet propose par ailleurs un contenu diversifié et déjanté.

L’équipe d’Urbania organise à la sortie de chaque nouvelle édition une fête de lancement pour favoriser la proximité avec le public, mais surtout pour remercier ses collaborateurs. Qui aurait cru que des créateurs talentueux comme Jimmy Beaulieu, Michel Rebagliati, Josée Blanchette et Jean Dion allaient collaborer à Urbania? Follow your dreams!

Abonnements: www.urbania.ca (514) 989-9500

Autres textes sur  Médias

Huffington Post arrive au Québec

Le Globe, un nouveau webzine au Québec

RueMasson.com le blog du Vieux-Rosemont

Le magazine des journalistes frappe un iceberg!

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
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