La grande famille du Café Graffiti

Journal de la Rue, 21 ans auprès des jeunes

Café Graffiti, 16 ans comme milieu de vie

Luc Dupont. Dossiers Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos, Hip-hop

«ALLUMONS TOUS LES BLACK LIGHTS

DE NOTRE COEUR»

«Comme tout phénomène social, le graffiti représente une énergie qui ne demande qu’à être libérée.

Cette énergie peut changer la couleur d’une ville, d’une société, d’un pays, d’une planète.

Il s’agit pour nous de débrider la peinture et d’en faire un instrument pour vivre son intensité, sa

créativité.  Allumons tous les black lights de notre cœur.

Reconnaissons en plein jour nos artistes de la nuit»

Opération Graffiti, 1997

cafe graffiti hiphop graff grafferL’aventure du Café Graffiti s’amorce en 1997, le jour où Luc Dalpé, Raymond Viger et Danielle Simard, collègues au Journal de la Rue, entendent à la radio qu’un mouvement de répression des graffiteurs est en train de prendre forme à Montréal.

Luc, un artiste-peintre qui dit «avoir appris à peindre en prison», qui «peint pour sa survie», est convaincu «qu’il ne faut pas sous-estimer la force de la peinture»; Raymond est, de son propre aveu, celui «qui passe son temps à questionner, à vouloir changer les choses, celui qui n’admet rien par automatisme ou habitude.» Quant à Danielle, qui cumule de nombreuses années d’implication, principalement dans des organismes communautaires dédiés aux femmes en difficultés, elle est «la fibre émotive, la fibre féminine» du Café Graffiti.

«Raymond, j’ai l’impression que nous nous retrouvons dans la même impasse qu’à l’époque du Refus Global», dit Luc, au moment où les empêchements et les embêtements générés par les comités anti-graffitis poussent dans les municipalités comme des champignons «On veut museler les artistes, brimer leur liberté, comme dans le temps de Paul-Émile Borduas, poursuit-il, on veut les empêcher de pratiquer leur art comme ils l’entendent.» En clair, on veut tout envoyer promener sans discuter, sans même faire un petit effort de conciliation…

Sortir de la nuit

cafe graffiti stade-olympique skate board skaterEn 1997, rentrée officielle du Café Graffiti dans le monde! C’est la réalisation, par plusieurs graffiteurs, d’une magnifique murale lors d’une exposition au Palais des Congrès de Montréal. Une grande force d’attraction se créée dans le groupe et avec le public qui les encourage. Sera suivi de l’occupation de la Place Hydro-Québec pendant 5 années consécutives. Les jeunes artistes présentent maintenant au grand jour un art qui se pratiquait uniquement la nuit.

Il y a, dans l’esprit des fondateurs du Café Graffiti, une confiance inébranlable vis-à-vis des jeunes artistes de la rue. Ils sont convaincus que beaucoup d’entre eux ont le potentiel de se créer de véritables carrières…

La suite d’une belle histoire

t-shirt graffiti tee-shirt street art affiche impression personnaliséeÀ partir de cette première réussite, ce que le Café Graffiti allait devenir, nul ne pouvait le prévoir. Les jeunes devaient creuser eux-mêmes le sillon… «L’humour et la critique sociale feront partie des thèmes qui nous animeront», ont écrit fort sagement, à sa fondation, les piliers du Café Graffiti.

Le local est trouvé rue Sainte-Catherine. Le Café Graffiti devient… un atelier où les graffiteurs peuvent être vus en action, une galerie où peut entrer le public, un endroit pour jaser, bref un lieu de médiation individuel, artistique et social.

Raymond arrive à dénicher de nombreux contrats lucratifs au profit des jeunes. C’est ainsi que ses graffiteurs vont réaliser les backgrounds des vitrines de l’important détaillant de vêtements Simons, à travers le Québec. Un autre jour, un client, à la campagne, leur demande de peindre les murs extérieurs de sa grange et de transformer celle-ci en œuvre d’art colorée et visible de loin pour y vendre ses produits du terroir. La Fédération Desjardins a fait réaliser par le Café Graffiti 11 étages de murales pour ses bureaux administratifs.

L’organisme est devenu, il est vrai, multiforme: le Café Graffiti est comme une PME qui vend ses services de décoration, de scénographes et d’organisateurs d’événements hip-hop; c’est un magazine bimestriel, Reflet de Société; c’est une maison d’édition appelée TNT dont le nom, qui rappelle l’explosif, encourage l’explosion des émotions.

L’organisme c’est aussi plusieurs sites Web de grande qualité, pilotés par Raymond, qui navigue dans le virtuel comme naguère le pilote d’avion et l’instructeur de pilotage qu’il était. De fait, les sites Web www.cafegraffiti.net et www.refletdesociete.com sont très bien positionnés dans les moteurs de recherche, pour toutes les personnes cherchant des informations sur des problématiques psycho-sociales traitées dans le magazine: prostitution, suicide, drogues, abus de toutes sortes.

Raymond entretient même un blogue à travers lequel il mène une veille anti-suicide sur le net auprès de divers correspondants à risque suicidaire à travers le monde.

Et, mine de rien, le Café Graffiti fêtait l’an dernier ses 15 ans!

«J’ai pleuré avec eux»

spectacle-breakdance-caf-graffiti-ahrosol-breakdancing-show-break-event-breaker«Passe le temps et passent les années», écrivait le poète Apollinaire (1880-1918). Effectivement, beaucoup de jeunes, artistes ou non, sont passés au Café Graffiti depuis le premier jet de peinture. «On reçoit chaque mois des garçons «sentenciés» par le tribunal de la jeunesse», me dit Danielle Simard, l’une des fondatrices du Café Graffiti. Le tribunal? «Au lieu de la prison, des jeunes viennent écouler ici des heures de travaux communautaires, payant ainsi leur dette à la communauté, poursuit-elle. On leur offre la possibilité de s’arrimer à l’une ou l’autre des nombreuses activités du Café Graffiti: ce peut être de monter des ateliers de breakdance, de s’initier à l’infographie, voire même de présenter des demandes de subventions pour des projets artistiques qu’ils ont en tête.

Bref, on veut cibler avec eux quelque chose qui leur est naturel, qu’ils vont expérimenter et développer durant leur passage ici.»

Dans son témoignage, Danielle révèle une capacité d’accueil immense, sans bornes même, je devrais dire inconditionnelle: «Moi, quand je suis arrivée à Montréal, en provenance de mon Saguenay, j’avais l’innocence, je n’avais pas de préjugés. Je m’ouvrais à une réalité de jeunes de grande ville que je ne connaissais pas tant que ça…

Les six premiers mois, j’étais un-peu-pas-mal impressionnée par l’esprit de gang des jeunes, du genre Hells Angels, dit-elle en riant. Pendant un temps, les jeunes m’ont tenue à distance comme si j’étais quelqu’un qui voulait les infiltrer… Ceci dit, je me suis vite attachée à ces jeunes-là, j’ai pleuré avec eux… je les ai aimés comme une mère. Aujourd’hui, je suis capable de les défendre. À mon sens, ce qu’on a créé au Café Graffiti, c’est comme une grande famille sociale…»

Artistes de la boutique des Éditions TNT:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

    Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs!

    tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logoVotre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en bleu, rouge, noir, rose, vert ou blanc. Ou encore votre Sweat-shirt disponible en gris, noir, rouge ou rose pour 29,95$.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/t-shirts.html

    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

    Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900.

    Spectacle de breakdance et danses Hiphop: un record battu!

    Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

    Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

    22 mars 2013, Cégep Maisonneuve

    De Rimouski à Montréal pour le breakdance

    Des familles complètes parcourent de grandes distances pour assister au spectacle aHÉROSol 2013 du Café Graffiti!

    Raymond Viger Dossiers Break-dance, Hiphop

    spectacle-breakdance-caf-graffiti-ahrosol-breakdancing-show-break-event-breakerLes familles partent de plus en plus loin pour être présentes le 22 mars prochain au spectacle bénéfice du Café Graffiti. Une famille complète partira de St-Anaclet près de Rimouski. C’est 550 kilomètres. Près de 6 heures de route. Ils partiront le matin pour assister à la représentation de 14:00 et s’en retourneront ensuite dans leur région.

    Un nouveau record vient d’être établi. L’an dernier, c’était une famille du Saguenay (440 kilomètres) qui avait fait l’aller-retour pour notre spectacle.

    Félicitations à ces parents qui soutiennent leurs enfants qui veulent voir des spectacles de danses urbaines et de breakdance.

    Je n’ai pu être indifférent à ce courage. Nous leur avons fait un cadeau spécial pour souligner leur présence.

    S’il y a d’autres familles qui font de grandes distances pour spécialement pour assister au spectacle, merci de m’en faire part. J’aurais un petit quelque chose de spécial pour vous.

    RIDEAU pour les danses urbaines

    breakdance spectacle break show breakdancing event bboying bboyCindy GoldyLocks et Johnny Skywalker, les 2 directeurs artistiques du spectacle sont à Québec devant Le Réseau indépendant des diffuseurs d’événements artistiques unis (RIDEAU). Rideau est une association nationale de diffuseurs de spectacles. Pendant une semaine, Cindy et Johnny rencontrent les propriétaires de salles de spectacle du Québec pour leur présenter 2 spectacles de danses urbaines et de breakdance prêt à partir en tournée à travers le Québec.

    Avec ces familles qui sont prêtes à parcourir 1000 kilomètres dans une journée pour assister au spectacle, j’espère que la preuve est bien faite qu’il y a un potentiel provincial pour ce spectacle de danses hiphop, urbaines et breakdance.

    Informations spectacle danses Hiphop et breakdance

    Deux représentations: 14 h et 19 h, le vendredi 22 mars 2013 au cégep Maisonneuve, 2700 rue Bourbonnière, coin Sherbrooke.

    Billets 20$, 30$, 50$ et 100$ VIP à 250$ et 500$.

    Réservations de groupe disponibles.

    514-259-6900, cafegraffiti@cafegraffiti.net

    Les séparatistes anglophones du Canada et le Bloc Québécois

    Tout le monde en parle

    Guylaine Maroist et les séparatistes anglophones du Canada.

    La débandade du Bloc Québécois aux dernières élections fédérales auraient pu être évité.

    Raymond Viger Dossiers Politique, Tout le monde en parle

    guylaine maroist documentaire journalisteÀ l’émission Tout le monde en parle de dimanche dernier, Guylaine Maroist est l’invité de Guy A. Lepage. Documentariste, Guylaine Maroist nous présente différents extraits de séparatistes anglophones du Canada.

    Cela me ramène à la position de ma conjointe Danielle sur le Bloc Québécois. En tant que bonne Saguenéenne Danielle séparerait non seulement le Québec du Canada, mais aussi le Saguenay du Québec.

    Séparer le Canada

    Danielle considère que le Bloc Québécois aurait dû être le Bloc Canadien. Un parti canadien capable de réunir tous les séparatistes d’un océan à l’autre. Les motivations des séparatistes varient beaucoup d’une province à l’autre. Mais de séparer le Canada les réunit.

    Le Bloc Québécois ne peut mathématiquement pas prendre le pouvoir. Un Bloc Canadien aurait pu. Et si un tel parti aurait été mis au pouvoir, plus personne n’aurait pu s’opposer à la séparation des provinces.

    La documentariste Guylaine Maroist a bien démontré une volonté très convaincante des anglophones de se séparer du restant du Canada.

    Tout le monde semble vouloir la même chose… sauf Stephen Harper!!!

    Autres articles sur la Politique:

    Abonnement au magazine Reflet de Société

    magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

    Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

    • Le citoyen est au cœur de notre mission
    • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
    • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
    • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
    • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

    Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

    Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

    Un réfugié immigre au Saguenay

    Immigration et réfugié en région

    Immigrant réfugié au Saguenay

    Ses phrases sont courtes, son français… impeccablement québécois! Son arrivée a été ardue mais, trois ans et demi plus tard, on la sent optimiste.

    Dominic Desmarais,   Dossier Immigration

    C’est qu’on lui a facilité la tâche, à son arrivée «En descendant de l’autobus, on a rencontré quelqu’un qui parlait espagnol. C’était vraiment bien!» À l’entendre, on se croirait en août 2002. Son soulagement est sincère. «Ensuite, quelqu’un de l’immigration nous a parlé de la région. Puis, les gens du SEMO nous ont aidés pour les vêtements, le logement. Pendant sept jours, il y avait quelqu’un avec nous tout le temps. Qui parlait espagnol.»

    immigration

    Immigration au Saguenay

    Montréal accueille le gros de l’immigration au Québec. Mais la métropole ne pourra à elle seule recevoir cet afflux. Au Saguenay, on travaille pour faire sa part. Et si la solution à l’intégration des immigrants passait par nos régions?

    Nayeth Bustos, jeune colombienne de 28 ans, est arrivée à Jonquière à l’été 2002 en tant que réfugiée. Elle a quitté sa terre natale avec 11 membres de sa famille. Personne ne parlait français, voire même l’anglais. C’est le Canada qui a décidé de les envoyer au Saguenay – Lac-Saint-Jean.

    De la Colombie à Jonquière

    Escale à Atlanta, passage obligé vers Ottawa, envoyés à Montréal pour y prendre le bus, Nayeth et sa famille débarquent à Jonquière 30 heures après avoir tout quitté. Sa vie change à toute vitesse.

    La fuite de son pays, son arrivée dans un lieu qu’elle ne connaît pas, dont la culture et la langue sont inconnues. En foulant le sol de Jonquière, Nayeth est désespérée. «On ne comprenait rien. On a tout laissé en Colombie. Tout ce que nous avions était dans nos valises… Nous sommes partis de Bogota, une ville de 12 millions. On trouvait Jonquière trop tranquille…»

    Service externe de main-d’oeuvre (SEMO) du Saguenay

    Le SEMO, le service externe de main-d’œuvre du Saguenay, est un organisme sans but lucratif qui aide les exclus du marché du travail. Il a développé une expertise auprès des handicapés, des jeunes, des chômeurs de longue durée et des immigrants.

    Omar Chafik, conseiller en gestion des opérations pour le SEMO concède qu’il est difficile, pour ces immigrants, de s’installer en région.. «Ça ne se fait pas facilement, car ce sont des réfugiés. Ils vivent un deuil d’avoir quitté leur pays. Ce n’est pas évident.»

    Intégration d’un immigrant

    Première étape d’intégration, apprendre le français. Ensuite, trouver un emploi. «Quand ils sont réfugiés, ils n’ont pas apporté leurs diplômes. On fait des entretiens avec eux, puis on va voir les employeurs. Même pour les immigrants francophones, la mentalité par rapport au travail, est différente ici. Ils sont initiés aux attentes des employeurs de la région», explique M. Chafik.

    Le Dr Claude Déry participe à ce volet. Dans sa clinique, il a accueilli trois immigrants, médecins de leur métier, pour leur offrir un stage d’observation. «Dans notre secteur, on manque de médecins. Comme partout au Québec. Les médecins des autres pays doivent refaire une partie de la formation au Collège des médecins. Pour eux, c’est très difficile en raison du problème de la langue.» Le Dr Déry parle lentement, pesant ses mots. «En même temps qu’ils apprennent la langue, ils voient comment on fonctionne au niveau de la pratique. Ceux qui sont venus ont bien aimé la partie médicale. Ils ont bien aimé Jonquière. Mais la difficulté, c’est leur famille, qui habite ailleurs.»

    Le Dr Déry apprécierait compter sur un médecin parlant espagnol. Les immigrants arrivent de façon régulière, sa pratique se complique. «Ce n’est pas facile, parce que la médecine peut être nuancée, subtile. Ce n’est pas évident avec un interprète», pose-t-il comme diagnostic.

    De ses trois stagiaires immigrants, l’un aurait réussi ses examens et attend de dénicher une place en résidence. «On espère qu’il reviendra dans la région. Mais s’il ne revient pas, on l’aura aidé à faire un petit bout de chemin.»

    Des immigrants compétents

    Au SEMO, on cherche des immigrants possédant des compétences en foresterie, agronomie, agriculture, informatique. Des domaines où les besoins sont plus grands au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pas question de prendre les emplois des Québécois de souche.

    «Nous sommes très sensibles à la perception de l’immigration chez les Québécois de souche. À court, moyen et long terme. Nous n’essayons pas d’attirer n’importe qui. On ne va pas concurrencer là où les emplois sont déjà comblés. Sinon, ce ne serait pas utile pour la région, le Québec et pour l’immigrant», affirme M. Chafik, pour qui mieux vaut progresser lentement dans l’intégration des immigrants plutôt que de tout faire de travers. «Pour nous, ce serait un échec, qu’ils ne trouvent pas d’emploi et retournent à Montréal.»

    Un emploi pour un réfugié

    L’emploi semble le facteur déterminant pour éviter l’exode des immigrants. «Ce n’est pas facile trouver de l’emploi, en région. Plusieurs immigrants ont quitté à cause du manque d’emploi. Après trois mois, certains quittent. Certains le font  même dès leur arrivée…» raconte Nayeth, qui avoue avoir pensé, avec son compagnon de vie, quitter Jonquière. «Mais on a eu des enfants. Pour nous, c’est beaucoup mieux d’habiter en région. Avec les petits, c’est plus facile de trouver une garderie.»

    Nayeth a persévéré. Du groupe de 11 personnes avec qui elle a fui la Colombie, ne reste plus que son père, son frère et son petit ami. «On en avait parlé, en Colombie, qu’on resterait au Saguenay jusqu’à la fin. On a travaillé fort pour s’intégrer. C’est pour ça qu’on a créé Matéo Boutique, dit-elle, avec fierté. Parce qu’on aime la région, on a pensé à ça. Pour rester en région.»

    Matéo Boutique est une coopérative artisanale fondée par son père, son frère, son chum – comme elle l’appelle – et elle. Le paternel concevait des articles artisanaux de cuir en Colombie, ils se sont mis à la confection de portefeuilles et sacs à main, notamment. «On a commencé le 4 mai. On a aussi une boutique, pour vendre ce qu’on fait. Maintenant, nous avons un vendeur pour la boutique. Un Québécois!» Au téléphone, son sourire s’entend. Pour cause. Elle, partie de loin, s’est intégrée au point de donner un emploi à une personne de la région.

    Les difficultés d’immigrer en région

    Nayeth est consciente de la difficulté, pour un immigrant, de s’installer en région. Elle s’implique aujourd’hui au sein d’un atelier pour femmes immigrantes. «Pour briser l’isolement. Une fois par semaine, on se rencontre. On avait toujours quelqu’un du SEMO, mais pour des questions administratives», explique-t-elle.

    Depuis 1998, plus de 650 immigrants d’âge adulte ont élu domicile dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, affirme M. Chafik, du SEMO. Le taux de rétention avoisinerait les 65%, selon lui. Pas assez vite? «Vous vous rendez compte si on créait des ghettos en région? C’est pour ça qu’on y va lentement. On crée une dynamique positive. Mais sans l’ouverture du Québec, on n’y arriverait pas», prétend le conseiller du SEMO.

    L’exemple de Nayeth est encourageant. L’intégration est possible. La jeune Colombienne poursuit son rêve. «J’étais professeur d’histoire, en Colombie. J’ai commencé les démarches. Le ministère a reconnu mon bac. Je dois passer le test de français pour être professeur. Je sais que ça va prendre du temps, mais mon rêve est de devenir professeur à Jonquière.»

    Elle a fui son pays à 25 ans, composé avec un environnement dont la langue et la culture lui étaient totalement étrangères, créé son propre emploi, mis au monde ses deux enfants au Saguenay. Beaucoup de chemin parcouru. Peut-on douter de sa capacité à atteindre son rêve? Poser la question, c’est y répondre.

    Autres textes sur Immigration

    Intégration d’un Arménien au Québec

    Fraudes et abus: immigration Québec

    Immigration difficultes à retardement

    Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

    Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

    Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

    Merci de votre soutien.

    Quand un homme accouche

    quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

    Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
    Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

    Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

    http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=104087

    Cendrillon sur glace à la Place des Arts

    Cendrillon sur glace à la Place des Arts

    Raymond Viger   Dossier Culture

    place-des-arts-cendrillon-sur-glace-cinderella-on-ice-the-imperial-ice-stars Une patinoire sur la scène de la Place des Arts. Un élément très original qui donne un angle tout à fait spécial à ce spectacle. Les bandes de patinoires conventionnelles créent une distance entre les artistes et les spectateurs.

    Que ce soit au Centre Bell ou sur une autre glace conventionnelle, les spectateurs sont assieds dans des gradins et regardent le spectacle vers le bas. À la Place des Arts, les spectateurs du parterre sont assieds plus bas ou à la hauteur des artistes! On les regarde avec une perspective tout à fait différente.

    Je dirais que Cendrillon sur glace est un spectacle qui permet une plus grande intimité avec les artistes et stimule la sensualité. Les sens sont stimulés: entendre le bruit des patins qui freinent sur la glace ou encore voir l’eau qui fuient les lames en rotation. Quand le Prince charmant, à quelques pieds de moi, lève à bout de bras Cendrillon et que sa tête est à 13 pieds plus haut que moi, j’en arrive à avoir peur qu’il échappe Cendrillon dans la salle! Quand l’eau et la glace quittent les patins d’un patineurs qui a sa jambe à l’horizontale et que je me ferme les yeux de peur de recevoir d’en recevoir, c’est qu’il y a une grande intimité entre les artistes et moi.

    La scène de la Place des Arts est très petite en comparaison à la patinoire du Centre Bell, augmentant le niveau de difficultés pour les artistes. Imaginez cet espace restreint avec une quinzaine de patineurs qui tournent à toute vitesse pendant que 6 patineuses lèvent leurs jambes à l’horizontale. Dans cette position, les patins peuvent devenir des guillotines prêtes à couper la tête à tous patineurs qui ne respectent pas les quelques pouces d’espace qui leurs sont attribués!

    La scène de la Place des Arts permet une meilleure présentation des décors qui deviennent plus crédibles que sur la patinoire du Centre Bell. Je vais bientôt pouvoir comparer. Dans 15 jours, je vais assister au spectacle Stars on Ice au Centre Bell. Après avoir vu Cendrillon sur la glace de la Place des Arts, j’intuitionne que je ne serai plus intéressé à assister à un spectacle sur glace dans un aréna conventionnel. Cendrillon sur glace a présenté une soirée de pluie suivi de feu sur scène, rendant le spectacle encore plus féérique. Je me suis demandé si les initiateurs de tels effets sur scène n’auraient pas débuté avec la Fabuleuse histoire d’un royaume présenté au Saguenay. Un spectacle qui a fait sa renommée par ses effets de scène et ses décors.

    cendrillon_sur_glace_place_des_arts_cinderella_on_ice_the_imperial_ice_stars L’intimité d’une scène comme la Place des Arts permet une plus grande intimité avec les patineurs qui doivent développer plus leur présence sur scène, leur mimique, l’expression de leurs émotions…

    L’adaptation de Cendrillon par The Imperial Ice Stars est une belle chorégraphie qui nous amène à se retrouver devant un théâtre pour une représentation du Lac des Cygnes et ensuite à se retrouver Back stage pendant la présentation du spectacle. Des spectateurs qui se retrouvent devant d’autres spectateurs. Un effet de décor que j’ai bien apprécié. Il était intéressant de savoir que le Lac des Cygnes sur glace était le spectacle que The Imperial Ice Stars avaient présentés sur la scène de la Place des Arts en 2008.

    J’aurais voulu vous parler des artistes et de le nommer. Malheureusement, les artistes russes me sont inconnus et dans le programme il n’y a qu’une série de nom sans nous dire qui jouait quel rôle. Un peu triste de ne pas pouvoir nommer les artistes par leur nom et apprendre à les connaître. Les 2 artistes qui se sont démarqués le plus pour leur présence sur scène sont, sans contredit, le Prince Charmant, pour sa personnalité et sa grace et le père de Cendrillon pour sa présence sur scène et sa force dans sa prestation. Je ne peux passer sous silence un groupe de patineuses qui, lorsque le Prince Charmant cherchait la propriétaire du patin abandonné à la soirée de bal, ont patiné pendant 5 minutes sur un seul pied! Et cela sans s’empêcher de faire toutes les pirouettes qu’un tel spectacle exige! Vous avez compris que dans cette adaptation de Cendrillon, ce n’est pas un soulier de verre qu’elle a perdu, mais bel et bien son patin!

    cendrillon-sur-glace-place-des-arts-cinderella-on-ice-the-imperial-ice-stars Un seul bémol, il y a eu un instant où un maître de cérémonie s’adressait à la foule venu assister à la représentation du Lac des Cygnes. La présentation était faite en anglais. Il aurait été facile de traduire et que cet enregistrement soit fait en français.

    Mais pour nous faire oublier ce petit incident, à la fin du spectacle, nous avons eu droit à un rappel. Vous ne pourrez même pas vous imaginer l’effet de voir 26 patineurs en même temps dans l’espace réduit de la scène de la Place des Arts qui, pendant les 5 minutes d’une musique endiablée et entraînante, se sont littéralement défoncés pour nous présenter tout ce qu’ils pouvaient faire. Un rappel qui, à lui seul, aurait pu être un spectacle. Puisque nous venions de faire un standing ovation à la troupe de patineurs du Imperial Ice Stars, nous étions tous encore debout, rendant la proximité avec les patineurs et la glace encore plus intimiste.

    Un spectacle qui mérite d’être vu. Un spectacle grand public où tout les spectateurs y trouvent leur compte.

    Félicitations à The Imperial Ice Stars pour leur prestation ainsi qu’à la Place des Arts pour l’adaptation de leur scène en patinoire.

    Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

    Merci de votre soutien.

    PUBLICITÉ.

    quand-un-homme-accouche-roman-cheminement

    Quand un homme accouche.

    Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

    Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
    Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

    Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

    Qu’est-ce qu’un alcoolique?

    Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

    Qu’est-ce qu’un alcoolique?

    Par Conrad de Roberval    Dossiers Alcool et drogueAlcooliques Anonymes.

    Qu’est-ce qu’un alcoolique? C’est une personne qui consomme un verre d’alcool et qui sent le besoin d’en absorber d’autres, souvent jusqu’à l’ivresse. Si je désire vivre une belle sobriété, dans tous les domaines de ma vie, j’ai à y mettre des efforts et je vais y arriver. Si je veux gagner une bataille, il faut que je m’assure que j’ai tous les outils nécessaires pour y arriver.

    On vient au monde que pour soi-même. Sauvons notre peau. Face à quelqu’un qui prend de l’alcool, il faut essayer de ne pas se mettre en colère. Ce n’est pas facile, mais il faut chercher à le comprendre.

    Pour quelqu’un qui ne consomme pas, c’est facile de dire «Tu n’as qu’à pas consommer.» Mais ce n’est pas si simple que ça. La personne veut arrêter mais elle ne peut pas. Il y a quelque chose qui commande les alcooliques à consommer peu importe les conséquences.

    Bien peu d’alcooliques ont consacré à leur problème de boisson le moindre examen intelligent. Ils admettent avec réticence qu’il leur faut arrêter. Mais ils continuent de boire. L’alcoolique vit dans un esclavage. L’alcool lui fournit le seul moyen qu’il connaisse de rendre sa vie supportable ou d’apaiser ses nerfs surexcités. Une existence pareille rend bientôt sa vie incontrôlable. Le rétablissement de l’alcoolique peut se faire en tout temps avec l’aide de différents mouvements et des ressources.

    L’amour en 3 dimensions.

    l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

    Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement.

    Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement.

    Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom. Le livre est disponible au coût de 19,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

    Autres livres pouvant vous intéresser:

    Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

    Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

    La qualité du français dans la blogosphère

    La qualité du français dans la blogosphère

    Raymond Viger                     Dossier Francophonie

    1067843_29644623 La qualité du français est quelque chose qui me tient à coeur. La première moitié de ma vie professionnelle s’est passée en anglais. Pas par choix, mais par obligation.

    J’ai débuté par une carrière scientifique. Dans les années 1970, les meilleurs livres de science étaient en anglais. Suivie de cinq années dans l’aviation. Une époque où un pilote francophone avec un co-pilote francophone qui parlait à un contrôleur francophone et où tout le monde devait parler en anglais. Je me suis battu pour le droit de parler français dans les airs. Nous avons gagné notre cause dans les années 1980, époque où j’ai quitté l’aviation. J’ai eu le temps de me rendre compte qu’après cinq années à parler en anglais dans le cockpit, j’étais incapable de le faire en français.

    Cinq années à travailler avec les Inuits dans le Grand Nord, en anglais, enseigner à McGill en anglais, j’ai aussi eu plusieurs contrats nationaux d’intervention, en anglais, dans le privé, j’ai ouvert un magasin de meubles dans le West Island… Travailler en anglais pendant une vingtaine d’années ne change pas le monde mais a possiblement changé le mien. Jusqu’à ce que je débute une relation avec Danielle, une Saguenéenne unilingue francophone, j’écoutais uniquement des films en version originale en anglais.

    Test de français à l’université

    Lors de mon entrée à l’université, il y avait un test d’aptitude pour le français. Je l’ai passé avec 87%. Pas que je suis fier de la qualité de mon français. Parce que le test était désuet et pas assez sévère. Nous avions à écrire un texte de trois paragraphes. Nous avions droit à un dictionnaire et une grammaire! La liberté d’expression que nous avions à cet examen me permettait de changer un mot qui me causait une difficulté ou encore de changer le verbe que je n’étais pas sûr de bien conjuguer. Un vrai test aurait été une dictée. Les mêmes mots et mêmes difficultés pour tout le monde, sans échappatoire.

    Je considère qu’on aurait dû exiger de moi un cours d’appoint en français. Ce ne fut pas le cas.

    Correction d’épreuves

    Dans un livre ou pour un magazine, il y a une personne qui fait la correction finale des textes. La qualité du français de l’auteur n’est donc pas montrée au grand jour. Depuis que je suis auteur sur un blogue, j’écris directement, sans me relire, et je mets en ligne mes textes. Constat: il y a plusieurs erreurs évidentes de français.

    Mes études en science et en aérotechnique ne m’auront pas donné les bases essentielles d’une bonne maîtrise du français. J’ai donc décidé aujourd’hui de faire un changement dans ma vie. Je vais demander à notre stagiaire du Cégep de Jonquière, Valérie Carrier, qui aime bien faire de la correction, de corriger mes deux derniers billets. Non pas pour faire les corrections en ligne et bien faire paraître mes billets, mais plutôt pour faire ressortir les erreurs que j’ai faites et me donner la liste des règles de français qui les concernent.

    Cet exercice devrait pouvoir m’aider à améliorer ce point faible et présenter aux internautes des textes dans un français de meilleur qualité.

    Merci Valérie pour ce travail. Les internautes qui liront mes prochains billets auront tous une petite pensée pour toi.

    Autres textes sur la Francophonie

    Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

    Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

    Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

    Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

    La qualité du français dans la blogosphère

    Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

    PUBLICITÉ

    show_imageConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

    Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
    Par Internet: www.refletdesociete.com
    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

    Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

    %d blogueurs aiment cette page :