Rapper Sans Pression; pour prévenir intimidation et décrochage

Le Rap pour éviter qu’on dérape

Sans Pression et l’intimidation

Raymond Viger Dossiers IntimidationRap

sans pression rap intimidation rapper décrochage école jeunesLe rapper Sans Pression en n’est pas à sa première collaboration sur des thèmes sociaux. En 2008, Sans Pression s’impliquait contre le décrochage dans les écoles. Aujourd’hui, le rapper s’implique contre l’intimidation dans les écoles.

Un vidéo que l’on peut partager dans les écoles et les organismes communautaires.

Merci Sans Pression pour ton implication auprès des jeunes.

Autres textes sur le Décrochage:

Autres textes sur Intimidation

intimidation stop bullying tapage jeunes violence école prévention

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle La relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

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Le grand retour de Sans Pression

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Quoi faire ce week-end, quoi voir aujourd’hui

Annie Viger                       Dossiers Rap, Hip-hop

Spectacle Sans PressionVous êtes attendu pour le grand retour de Sans Pression présenté par Longzone Productions.

Date: Vendredi 25 octobre 2013

Heure: 19:00

Lieu: Centre des Arts de la Scène Desjardins, 1000 Rolland Therrien, Longueuil

Coûts: 25$ à la porte et 15$ à l’avance   (514-662-3292)

Première Partie:

BATIST (Ukase)
CAYA & CLIFF
KING FERLY
2TETE DUR
BIGBANK
BABYLY

Ouvert à tous les âges et avec alcool pour les majeurs

Autres textes sur le Rap:

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Sean Price Live au Cabaret Underworld

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Quoi faire ce week-end, quoi voir aujourd’hui

Annie Viger               Dossiers Rap, Hip-hop

Vous êtes invité à voir Sean Price avec en première partie Sans Pression, Northern Lights, MIC Boogie, Fortunato, DJ Redd Dredd et DJ Wreck.

sean price cabaret underworld sans pression northern lightsDate: Mercredi, 17 avril 2013

Heure: 21hrs   (Ouverture des portes à 20hrs)

Lieu: Cabaret Underworld

1403, Rue Sainte-Élisabeth, Montréal

Spectacle ouvert aux 18 ans et plus.

Coût: 20$ par personne

Autres textes sur le Rap:

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Festival RockOn 2012

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Quoi faire ce week-end, quoi voir aujourd’hui

Festival RockOn 2012 au Centre Claude-Robillard

Samedi le 27 octobre à 19h se tient le Festival RockOn 2012 au Centre Claude-Robillard. Plusieurs artistes de la scène rap et hip-hop y sont attendus comme Nation Ruckus et Sans Pression.

Anders Turgeon Dossiers Breakdance, Hip-Hop, Rap

Animé par Obie 1ndie, RockOn 2012 met à l’honneur divers styles de musique urbaine comme le rap et l’electro-funk. Il permet également de transformer le Centre Claude-Robillard en un gigantesque dancefloor afin qu’un maximum de gens puisse se déhancher au son des DJ de la soirée.

Plusieurs artistes hip-hop offrent une performance durant la soirée: Nation Ruckus, Sans Pression (avec SP et DJ Crowd), Milli Millz, Dice B, Ruby, Babyly et beaucoup plus!

Des DJ sont attendus en groupes afin d’offrir des « set » pour les amateurs de danse et de musique urbaine:

DJ Line Up avec:

  • Don Barbarino et DJ Godfather D
  • Class
  • Somsay (de Breakz R Boss Recordings)
  • Smoke

Beat Box avec DJ Phat Fern (en live).

Des crews de danse hip-hop offrent également une performance sur la scène de RockOn 2012: 24K [Ör Pür] et Chaos.

Enfin, la soirée prévoit un volet consacré à un concours de breakdance pour lequel vous pouvez gagner 1000 $ en argent et en prix divers.

Pour participer à l’événement, vous pouvez vous procurer vos billets de 3 manières différentes:

  • à la boutique Lunetz: 4269, rue St-Denis, 514-564-1924;
  • en textant Dany Potvin au 514-757-4365;
  • par PayPal via le http://rockonfestival.com/.

Complexe sportif Claude-Robillard: 1000, avenue Émile-Journault, métro Crémazie. Les portes ouvrent dès 19h.

Autres textes sur le Rap:

Autres textes sur Breakdance

Le T-shirt breakdance / graffiti du 15e anniversaire du Café Graffiti

Le T-Shirt officiel pour les 15 ans du Café-Graffiti.

Le T-Shirt a été créé par la designer de mode Janie Richard spécialement pour les 15 ans du Café-Graffiti.

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Le rap du Lac-St-Jean

Rap et Hip hop en région

Dali, un rapper du Lac-St-Jean

Dali est un jeune rappeur originaire du Lac Saint-Jean qui tente de percer dans le hip-hop québécois. Son parcours vers la reconnaissance est semé d’embûches.

Dominic Desmarais Dossiers Hip-HopRap

rap-lac-st-jean-rapper-region-hiphop-chanteurDali ne se destinait au rap. Né de parents voyageurs et hippies qui habitent La Prairie, en Montérégie, il suit sa mère au Lac Saint-Jean à la séparation du couple.

Dali a 5 ans. Sa mère, affectée par cette rupture, est hospitalisée. Dépressive et bipolaire, elle retourne au bercail vivre avec ses parents et son frère. «J’adorais ça, vivre chez eux! Ma grand-mère supportait ma mère dans son rôle, auprès de moi. On me parlait de ses problèmes. Je voyais ses hauts et ses bas. Mais elle était quand même présente pour moi», se rappelle le jeune homme qui, plus que l’état de santé de sa mère, était préoccupé par l’absence de son père.

Chez ses grands-parents, Dali est entouré d’amour. Il s’y sent chez lui. Puis, un an et demi plus tard, sa mère va mieux. Elle refait sa vie avec un autre homme. Un autre déménagement pour le jeune Dali qui quitte le Lac Saint-Jean pour le Saguenay.

raper-dali-lac-st-jean-rap-region-hip-hop-rappeurDe cette union, qui dure trois ans, Dali reçoit en cadeau un demi-frère. Il affectionne son beau-père. Mais l’idylle tourne au vinaigre. Sa mère apprend que son amoureux la trompe. Dali prend parti. «J’étais fâché contre lui. Je sentais la frustration de ma mère.» Autre rupture, autre hospitalisation pour sa mère. La sensibilité à fleur de peau, elle rechute. Dali et son demi-frère l’accompagnent à Alma, dans le giron familial. Dali a 10 ans. Il doit à nouveau quitter pour une autre école.

Rencontre avec le Hip hop et Dubmatique

Dali n’a pas coupé les ponts avec son père. Il lui rend visite de temps à autre, les fins de semaine ou lors des vacances scolaires. Son père qui habite Montréal, l’accueille à bras ouverts.

dali-rap-lac-st-jean-hiphop-region-rapper-chanteur-hip-hopC’est en visite dans la métropole que Dali tombe en amour avec le hip-hop, qu’il ne connaît pas. «C’est avec la sortie de La force de comprendre du groupe Dubmatique, un album fort du hip-hop québécois qui a permis au rap de sortir de l’underground que je me suis intéressé à la culture.» Dali a 10 ans. Avec son père, il va voir des spectacles et des événements hip-hop. Il achète toutes les revues qui parlent de cet art et des vêtements associés.

Lors de ses escapades chez son père, Dali s’accroche les pieds au Café-Graffiti. «Je ne savais pas dans quelle branche du hip-hop me diriger. J’ai suivi quelques cours de breakdance. Mais j’ai finalement opté pour le rap. Ça me libérait de ce que je vivais. J’avais besoin de prendre la parole pour dire que j’existe. J’aimais faire de la musique mais je n’avais pas d’argent. Pour le rap, tu n’en as pas besoin. Ça prend seulement du papier et un crayon. Et avec de la pratique et de la volonté, chacun peut développer son talent.»

Les premiers pas d’un rapper

Dali fait figure d’extraterrestre à Alma. La culture hip-hop n’a toujours pas pénétré la contrée des bleuets. Avec son accoutrement de rappeur, il fait rire. «C’était dur. Au Lac Saint-Jean, il n’y en avait pas de hip-hop. Je me faisais écoeurer à cause de mon style marginal.»

Ses amis lui enregistrent des musiques instrumentales sur CD pour qu’il y rajoute ses propres textes. «Mes amis ne connaissaient pas ça, ce sont des rockers», dit-il en esquissant un sourire amusé. Dali faisait ses premiers pas comme rappeur en tâtonnant. «J’ai commencé à écrire. Mais ça ressemblait plus à de la poésie parce que je ne savais pas comment on faisait du rap. J’écrivais des textes introspectifs ou sur mon amour du hip-hop.»

Les années passent et la passion de Dali, devenu adolescent, grandit à vue d’œil. Le hip-hop n’était pas un amour de passage, une mode. Il perfectionne son style, continue à s’informer de tout nouveau développement au sein de la communauté hip-hop québécoise. Principalement lors de ses virées montréalaises.

Sans-Pression, Muzion, Yvon Krevé…

Puis arrive dans son univers une éclosion de talents qui l’interpellent. Alors que le précurseur Dubmatique utilisait un français international, les Sans-Pression, Muzion et Yvon Krevé montrent qu’il est possible de rapper en québécois. «À ce moment, le rap joual commençait. Ça m’a inspiré. Je pouvais rapper dans ma langue. Et j’ai voulu qu’il y ait du rap chez nous, au Lac Saint-Jean. Ça m’a motivé à écrire encore plus et à faire des spectacles.»

En 2003, à 15 ans, Dali s’apprête à faire le grand saut. Pour la première fois de sa vie, il monte sur les planches lors du Secondaire en spectacle, un show amateur où les élèves de son école expriment leur talent. «J’ai bien aimé ça. Ça m’a montré que j’étais capable! Et ça m’a donné envie d’en faire d’autres. Même si j’ai eu un blanc de mémoire majeur. J’ai oublié ma chanson! Il a fallu que je fasse reprendre l’instrumental 2 fois!» Une prestation imparfaite qui brise la glace et lui donne confiance. Il en reçoit une mention honorable parce qu’il est le seul à avoir composé les paroles de sa chanson, qui aborde ses difficultés familiales et sa vision de la société.

L’engouement de Dali est à son paroxysme. Il veut se donner en spectacle. «Je voulais faire des shows à l’école, dans des festivals. La Maison de jeunes d’Alma m’a aidé à en organiser. Je ne voulais pas monopoliser la scène pendant 2 heures. C’est rare un spectacle hip-hop d’un seul artiste. Et je voulais créer des opportunités pour d’autres jeunes à prendre de l’expérience de la scène.» Si au Lac Saint-Jean le hip-hop tarde à prendre sa place, le Saguenay est déjà dans le train du rap. Dali invite des groupes de Chicoutimi à se produire dans les spectacles qu’il organise avec la Maison de jeunes d’Alma, au Belvédère.

Rejeté par sa mère

Le monde de Dali s’effondre en mars 2004, alors qu’il est âgé de 16 ans. En rentrant de l’école, il est attendu devant la maison par son beau-père des six dernières années. Il a un message pour lui. «T’habites plus ici à partir de maintenant. On se revoit dans une couple d’années.» L’homme lui remet une pièce de 2$ en lui disant, tout bonnement: «Arrange-toi.» Dali a trop peur pour aller chercher ses effets personnels. Il appelle son oncle qui accepte de l’héberger et, plus tard, d’aller récupérer ses vêtements pour lui.

Dali se sent rejeté par sa mère. Mais il ne se sent pas coupable. Il n’a jamais été un enfant à problèmes. «Je ne me suis jamais battu, je n’ai jamais volé quoi que ce soit. Moi, je voulais faire des spectacles, une carrière. Je ne voulais pas de problèmes qui m’empêcheraient de faire ce que je veux.»

Le conflit avec son beau-père couvait depuis des années. Au début de la relation, en 1998, Dali était bien heureux pour sa mère. D’un naturel ouvert et accueillant, héritage de la culture hippie de ses parents, Dali voyait d’un bon œil le nouveau mé-nage de sa bien-aimée mère. Mais, peu à peu, le nouveau venu montre ses tendances manipulatrices et possessives. «Il a commencé à avoir des problèmes avec la famille de ma mère. Je voyais qu’il ne voulait pas être dérangé dans leur relation. Dès que quelqu’un de la famille se mêlait de leurs affaires, il le barrait. Ç’a commencé avec mon oncle, celui qui m’a accueilli quand j’ai été mis à la porte. Puis, ce fut au tour de ma grand-mère, quand elle a voulu sa-voir pourquoi il avait coupé les ponts avec mon oncle. Elle a été barrée. Finalement, c’est toute la famille de ma mère qui a été coupée. Ça s’est fait un par un.»

Pour l’adolescent, la situation familiale était difficile à vivre. Sa mère ne voulait plus voir les membres de sa famille qui l’avaient aidée lors de ses épisodes de dépression. Dali, lui, ne s’empêchait pas de rencontrer ses grands-parents. «Mais mon beau-père m’en voulait de continuer à les voir. Pour lui, j’étais du bord de la famille, pas du sien et de ma mère. Mon demi-frère était parti vivre avec son père. Il a été barré lui aussi. Je n’ai pas eu de nouvelles de lui pendant longtemps.»

Peu avant la rupture définitive d’avec sa mère, Dali est témoin de l’agressivité de celui qu’il appelle le manipulateur. «Mon père est venu nous rendre visite. Le chum de ma mère lui a sauté dessus. Il lui a ouvert le visage. Mon père a eu 6 points de suture. Après, il est devenu agressif envers moi. C’est pour ça qu’il a fallu que je parte.»

La DPJ s’en mêle

Dali termine son année scolaire en habitant chez son oncle. Puis, à la fin des classes, son bon samaritain lui apprend qu’il ne peut le garder plus longtemps. Comme son père est à l’extérieur à travailler sur un navire marchand, il n’a personne pour le garder. La DPJ est saisie. «J’ai revu ma mère en mai. Elle a clarifié la situation avec la DPJ. Son chum et elle ont dit qu’ils avaient un conflit avec la famille et que je continuais de les fréquenter contre leur volonté. Et ils ont dit que le temps était venu pour moi d’aller vivre avec mon père. C’aurait été correct si ça s’était passé à la fin de l’année, mais ç’a été brusque. Ma mère ne voulait pas me reprendre. Il fallait me trouver une famille d’accueil d’ici à septembre, quand mon père serait de retour.»

C’était il y a sept longues années. Et depuis, Dali n’a plus jamais parlé à sa mère. «Je trouve ça difficile. Je l’aimais, avant. Mais là, c’est comme si elle était morte, pour moi. Ça me frustre. Mais je ne lui en veux pas. Elle est libre de ses choix. Mais tant qu’à la voir avec cet homme, renfermés comme ils sont, j’aime mieux ne pas y aller.»

Avec le recul, Dali est conscient que l’abandon de sa mère lui a fait mal. «Je me rends compte que j’ai de la difficulté à approcher les filles. C’est inconscient, mais j’ai peur d’être rejeté. Je suis moins confiant.»

Les 3 reportages sur le rapper Dali:

Autres textes sur le Rap:

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/musique-hiphop-rap.html

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Hommage à Bad News Brown

Cobna, Dice-B, Général, Sa Majesté l’Intrus et Sans-Pression

Bad News Brown, son harmonica, rap et Hip hop

Le 11 février, le rapper harmoniciste Bad News Brown a été assassiné. Sous le choc, des membres de la communauté Hip-Hop, Cobna, Dice-B, Général, Sa Majesté l’Intrus et Sans-Pression, ont tenu à rendre hommage à cet artiste hors du commun qui a voué sa vie à son art.

Dominic Desmarais  Dossier Hip-hopRap

bad-news-brown-rapper-harmonica-rap-bnb-hiphopL’idée de rendre hommage à cet artiste inclassable est venue de Général, un rapper bon ami de Bad News Brown (BNB).

Il a rassemblé quelques artistes hip-hop qui ne se sont pas fait prier pour saluer leur frère musicien.

Alors que le milieu hip-hop est constitué d’egos où chacun se perçoit comme étant meilleur que les autres, le respect de ces 5 artistes pour l’homme qu’était BNB est marquant. À l’image de la courte vie du défunt.

Bad News Brown: un artiste respecté

Rares sont les musiciens qui font l’unanimité dans le hip-hop au Québec. Bad News Brown est un cas à part. «Il a commencé à jouer au début des années 1990. Il jouait de l’harmonica ou tapait sur des sceaux au métro Lionel-Groulx. C’était impressionnant. C’était la première fois que je voyais un jeune noir jouer dans le métro. Tout un contraste avec les bums, les gens plus âgés ou les étudiants qui pratiquent leur violon pour l’école.

«Bad News Brown avait un beat hip-hop. Je trouvais ça cool», se souvient Dice-B. «À part jouer dans le métro, il ne faisait rien. Mais il était très respecté parce qu’avec son harmonica, il faisait de la musique qu’on avait jamais entendue. Je ne connais pas de rapper qui aurait osé jouer dans le métro», ajoute Cobna. Le respect de ses pairs, Bad News Brown le recevait avant même que sa carrière ne débute officiellement.

Bad News Brown le sympathique

«Bad News Brown avait quelque chose de spécial. Une personnalité sympathique. Il n’était pas menaçant pour les autres artistes. Le concept du rap, c’est l’ego trip : «c’est moi le meilleur.» C’est pour ça qu’il n’y a pas beaucoup de collaborations entre rappers ici comme aux États-Unis ou en France. C’est très jaloux ici. On a encore peur que l’autre nous vole la vedette.

Mais Bad News Brown, avec son harmonica, ne prenait la place de personne. Le milieu du hip-hop le voyait davantage comme un musicien, ce qui lui permettait de collaborer avec tous les artistes du hip-hop québécois. La majorité des rappers ont chanté avec lui ou prévoyaient de le faire. Et je n’en ai entendu aucun se plaindre que Bad News Brown ait exigé de l’argent pour sa collaboration. Il était généreux avec sa musique, son temps, sa personne», explique Dice-B.

Bad News Brown: artiste de l’amour

bad-news-brown-paul-frappier-bnb-rapper-harmonica-hip-hop«Je ne me souviens pas d’un moment négatif. Il manquait quelque chose sur une chan-son de mon album Réplique aux offusqués Ti-Moune. Je n’allais pas la mettre sur mon CD. Quand il s’est pointé avec son harmonica, il a fait lever la chanson», explique Sans-Pression. «Il n’a pas de barrière de langue. Son harmonica, c’était son langage. Peu importe d’où tu viens, tu n’as pas besoin de comprendre. Tu écoutes et tu comprends», ajoute Sans-Pression.

«Ce n’est jamais arrivé qu’on dise ouache! de sa musique. Tout le monde, peu importe la foule, vibrait d’amour au son de l’harmonica. Il montrait toujours du love! C’est pour ça qu’on est choqués par son assassinat. Il ne cherchait pas le trouble», dit Cobna.

Les problèmes, Bad News Brown ne les créait pas. Il les réglait. «J’ai eu une altercation dans un club avec quelqu’un qui s’énervait. Sorti de nulle part, alors que je ne savais même pas qu’il était là, Bad News Brown est arrivé pour calmer les choses. Ce n’est pas mon meilleur ami, je ne l’ai pas vu si souvent que ça mais à chaque fois, il s’arrangeait pour me mettre à l’aise. Lors d’un show avec des artistes européens, on m’a avisé qu’on allait réduire le temps de ma prestation. Je me prenais la tête avec les organisateurs. Après 30 minutes d’intenses obstinations, il est apparu et a tout réglé. C’est comme ça que je le connais, comme un gars qui veut faire régner l’harmonie. Je ne connais personne qui aurait fait ça pour quelqu’un d’autre», raconte Sa Majesté l’Intrus.

Du métro à l’international

L’assassinat de Bad News Brown demeure nébuleux. On ne lui connaissait pas d’ennemis. Il ne frayait pas avec le milieu criminel. Pourle rapper  Général, qui a quitté les gangs de rue pour se consacrer à la musique, la mort de son ami est un rappel à l’ordre. «Je viens de Montréal-Nord. J’essaie, comme les autres rappers, de représenter un groupe de gens, leur réalité. Mais il y a de la jalousie. Les gens se disent : ‘‘je suis comme lui, je chante mieux, je suis meilleur.’’ C’est un problème dans la communauté. Aussitôt qu’il y en a un qui réussit, les autres sont jaloux. Bad News allait être le premier artiste hip-hop du Québec à débloquer. Il a commencé dans le métro et il allait entamer une carrière internationale. Et il finit assassiné. C’est injuste.»

Le film Bumrush

Avec son harmonica et son entregent, Bad News Brown voyait les portes de la scène musicale mondiale s’ouvrir à lui. Il avait fait des premières parties de vedettes comme Nase et devait collaborer avec les Black Eyed Peas. Il se préparait à partir en tournée aux États-Unis et en France.

Bad News Brown jouait un rôle de premier plan dans Bumrush, un film autour des gangs de rue. Il est décédé avant la sortie du film. «Il voulait m’emmener avec lui en France. Et je le connais depuis moins de 3 ans. S’il n’était pas mort, il m’aurait ouvert tellement de portes. C’est lui qui a fait en sorte que les artistes américains s’intéressent au hip-hop québécois. Le film et ses contacts avec des rappers de partout dans le monde auraient amené la scène locale à un autre niveau. Il était engagé dans la communauté. Il ne pensait pas qu’à lui. Pour Bumrush, il est allé chercher des gars du hip-hop. J’ai un grand respect pour ça. Il aimait le rap québécois», explique Général.

Une vedette qui pense aux autres

bad-news-brown-frappier-rap-harmonica-hiphop-bnb«Il a donné un rôle à 40 jeunes noirs dans le film. Peu importe le sujet de Bumrush, c’est lui qui a placé les jeunes. Pas de vrais acteurs. Il y avait beaucoup de belles choses qui se présentaient à lui mais il n’a pas eu le temps de les mettre dans sa bouche, de les savourer.

Tout ce qu’il a fait, c’est dresser la table pour qu’il puisse manger et offrir le repas aux autres. C’est pour ça que sa mort est triste. On doit s’assurer de ne jamais l’oublier. C’est un des nôtres. Pas juste un noir, un haïtien. C’était un gars du milieu. Dès qu’un nous quitte, il ne faut pas l’oublier.Et sa mort est violente. C’est un meurtre. Bad News Brown assassiné? Ça vient de nulle part. Il n’était pas associé à la violence. Le seul côté fâché de lui que j’ai vu, c’est dans le film! Et j’étais déçu qu’il participe à une promotion où il a l’air violent. Ce n’était pas lui», résume Dice-B.

«Qu’on le connaisse ou pas, on partage l’amour de la musique. Car c’est un rêve, la musique. On partage ce rêve de se faire entendre. De réussir à passer des messages, à s’exprimer. Il allait le faire. Le film, ses collaborations internationales, il était en train de réaliser le rêve de tout artiste», affirme Cobna.

«Le plus dommage, c’est qu’il a un enfant. Même si on parle d’un artiste, d’une bonne personne, avant tout il a donné la vie à un être humain qui ne connaîtra pas son père. Fuck la musique, le plus dommage, c’est son fils. Sa vie ne sera plus pareille. Il faut penser à sa famille. C’est dur pour le milieu du rap. Mais ça l’est encore plus pour sa famille», conclut Sa Majesté l’Intrus.

Le hip-hop québécois est en deuil. Son rayon de soleil s’est éteint. Celui qui voulait rassembler le milieu et lui offrir une vitrine mondiale n’est plus. La communauté du rap poursuivra-t-elle dans la voie que Bad News Brown a tracée ou persistera-t-elle à s’entredéchirer?

L’essence de Bad News Brown survit

Le 8 mai dernier a eu lieu a Montréal un spectacle hommage à Bad News Brown. Plusieurs artistes de la scène hip-hop et en provenance d’autres horizons se sont alors rassemblés au Metropolis pour un dernier coup de chapeau à cet homme qui en a marqué plusieurs.

À coup de 20$ et 25$ le billet, les profits amassés au cours de la soirée ont été remis à une fondation au nom de Paul Frappier, alias Bad News Brown. Cette fondation vient en aide aux jeunes défavorisés vivant dans la rue et veut leur révéler des alternatives de vie à travers la musique. Aussi, l’argent amassé lors du spectacle permettra de produire les derniers enregistrements de Bad News Brown. Une façon pour plusieurs de garder en vie l’essence de Bad News Brown, de poursuivre dans la voie empruntée par Paul Frappier.

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Bad News Brown, spectacle hommage au Métropolis

Bistro le Ste Cath, restaurant socialement engagé dans Hochelaga-Maisonneuve

Fondation Paul Frappier alias Bad News Brown

Le 8 mai, date de naissance de Bad News Brown

La scène urbaine de Montréal, touchée par le meurtre de Bad News Brown, organise un spectacle en sa mémoire.

Raymond Viger Dossiers Hip-hopRapQuoi voir ce week-end

bad-news-brown-rappeur-paul-frappier-harmonicaLe spectacle Hommage à Bad News Brown se tiendra au Métropolis dimanche le 8 mai, journée anniversaire de Bad News Brown. Seront présents au Métropolis: Lee Oskar, Daniel Merriweather, Marie-Chantal Toupin, Sylvie Desgroseilliers, Skipper Dean, Guy Bélanger, Loco Locass, Paul Cargnello, Jim Zeller, The Franklin Electric, Karma Atchykah, Dr Draw, Marco Volcy, Eric Speed, Sans Pression, Imposs, Dramatik, Empire Isis, Naadei, K-Rim, Ryan Stevenson et plusieurs autres.

Nouvel album de Bad News Brown

Un album Hommage à Bad News Brown, réunissant les artistes sur scène lors de cette soirée, sera en vente au Métropolis. Le spectacle sera animé par Angelo Cadet, l’humoriste Eddy King et le rapper B.U.

En plus des prestations musicales, les spectateurs auront le privilège d’entendre en primeur les pièces du nouvel album de Bad News Brown qui sera lancé officiellement en juin ainsi que du visuel inédit sur la vie de Bad News Brown.

Fondation Paul Frappier (alias Bad News Brown)

bad news brown bnb rap rapper harmonica hip-hopLes profits amassés au cours de la soirée seront remis à une fondation au nom de Paul Frappier, alias Bad News Brown. Cette fondation vient en aide aux jeunes défavorisés vivant dans la rue et veut leur révéler des alternatives de vie à travers la musique. Aussi, l’argent amassé lors du spectacle permettra de produire les derniers enregistrements de Bad News Brown. Une façon pour plusieurs de garder en vie l’essence de Bad News Brown, de poursuivre dans la voie empruntée par Paul Frappier. Les prix des billets sont 20$ à l’avance et 25$ à la porte. Les billets sont en vente au Métropolis. Les portes ouvriront à 19h et le spectacle débutera à 20h.

Reportage spécial sur Bad News Brown

Le magazine Reflet de Société publiera la semaine prochaine un numéro spécial rendant hommage à Bad News Brown. Pour obtenir un exemplaire du magazine Reflet de Société: journal@journaldelarue.ca (514) 256-9000. En vous abonnant au magazine Reflet de Société, vous recevrez gratuitement ce numéro portant sur Bad News Brown.

Autres textes sur Rap

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-l-quebCD de musique Soul, R n B., Hip Hop. Rapper et rap music de B.U. The Knowledgist, L’Queb, HD, Marilyn, Ol1KU. 9,95$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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