Outremangeurs Anonymes : une fraternité des troubles alimentaires

Avez-vous déjà englouti un pot de crème glacée, un sac de biscuits, des croustilles et du chocolat en une seule soirée parce que vous vous sentiez angoissé? L’hyperphagie, ça vous dit quelque chose? C’est un trouble alimentaire qui se caractérise par la surconsommation compulsive d’aliments. Il existe un groupe de soutien pour apprendre à mieux vivre avec son besoin irrésistible de manger de façon déraisonnable : les Outremangeurs Anonymes.

Un texte de Mélodie Descoubes publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé

« Nous avons admis que nous étions impuissants devant la nourriture – que nous avions perdu la maîtrise de notre vie ».  C’est ainsi que s’énonce le premier article du programme des Douze Étapes proposé par les Outremangeurs Anonymes (OA). Ceux-ci considèrent la nourriture et le poids comme des symptômes du problème : « nous avons recours à la nourriture de la même façon que les alcooliques ont recours à l’alcool et les toxicomanes à la drogue ».

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* Publication à venir

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est images_publicit-suicide2-150x300.jpg.

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Extinction massive

Le constat est simple: en un siècle la terre a perdu 75% de la diversité génétique agricole. De gros mots pour qualifier une situation inquiétante. En quelques siècles, notre agriculture est passée d’une production vivrière (autoconsommation) à une de grande échelle. Et la sélection à outrance des «bons» gènes a une conséquence: l’extinction massive de variétés agricoles.

Un texte de Delphine Caubet publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Environnement

Le danger de l’hécatombe est que l’agriculture canadienne est basée sur certaines productions (maïs, soja, canola, blé, avoine, pomme de terre) en très grande quantité.

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Autres textes sur Environnement

L’hyperphagie, un appétit insatiable

Catherine (nom fictif) souffre d’hyperphagie depuis le début de l’âge adulte. Découverte d’un trouble alimentaire répandu dont on entend pourtant peu parler.  

Un texte de Justine Aubry – Dossier Santé

Catherine est une très bonne élève. À l’école secondaire, elle obtient d’excellents résultats. Elle évolue dans un cercle d’amis proches et n’a jamais été victime de railleries de la part de ses camarades. À la maison, tout va aussi pour le mieux. Ses parents sont des gens aimants et encourageants et Catherine entretient une relation empreinte de tendresse avec sa sœur ainée.

Pourtant, malgré cette vie qui semble équilibrée, un mal s’installe peu à peu en elle, à l’aube de l’âge adulte. Un mal dont elle ne connaît toujours pas la cause, mais dont elle apprendra bientôt le nom: l’hyperphagie.

La maladie

L’hyperphagie ou «boulimie sans vomissement» est un dérèglement alimentaire peu connu. Ce trouble est associé à une ingestion constante et en grande quantité de nourriture sur une courte période, et ce, sans comportement compensatoire ultérieur (vomissements, par exemple). Moins recensé que le trouble boulimique, ce dysfonctionnement alimentaire ne toucherait pourtant pas moins de 2 millions de femmes ou d’hommes au Canada.

Diplômée en psychologie et intervenante à Anorexie et boulimie Québec (ANEB), Janique Raymond-Migneault explique que «selon les statistiques, il y aurait plus de personnes souffrant d’hyperphagie que de boulimie. Par contre, les personnes aux prises avec l’hyperphagie ne sont pas nécessairement conscientes qu’elles ont un trouble alimentaire».

Contrairement aux troubles les plus connus, qui font comme principales victimes les adolescents, l’hyperphagie affecterait plus particulièrement les jeunes adultes. C’est vers l’âge de 18 ou 19 ans que Catherine commence à entretenir un rapport réellement conflictuel avec la nourriture. Elle prend l’habitude de manger de très grosses collations dès son retour de l’école en après-midi, pour ensuite ingérer avec appétit le souper familial. En soirée, il lui arrive aussi de grignoter à nouveau en faisant ses travaux scolaires.

Au cours des années qui suivront, les fringales muteront en «crises d’empiffrement» pendant lesquelles Catherine se mettra à engouffrer frénétiquement tout ce qui lui tombera sous la main… Jusqu’à ce fameux soir où, en regardant tranquillement la télévision, elle s’attarde à un documentaire traitant de ce trouble alimentaire. Elle se reconnaît aussitôt.

Lors de l’apparition d’une crise, l’hyperphagique grignote constamment, souvent seul, se sentant incapable d’arrêter avant qu’une sensation de ballonnement ou de maux de ventre n’apparaisse. «Je pense qu’il devient difficile pour moi de comprendre les signaux de satiété. Malgré que je sois consciente de ne plus avoir  faim, je me lève pour aller chercher quelque chose de plus à manger», témoigne Catherine.

Contrairement au trouble boulimique,  l’hyperphagie ne contraint pas la personne qui en souffre à provoquer elle-même des vomissements, mais elle n’en ressent pas moins une grande détresse à la suite d’une crise. Au quotidien, Catherine ne pratique pas de sport intense ni ne se prive de nourriture à outrance, suivant plutôt un mode de vie qu’elle qualifie de «régulier». «Dans les périodes hors crise, mon alimentation est très normale et il a donc été difficile, dans mon cas, de bien comprendre au début qu’il s’agissait d’hyperphagie», précise la jeune femme.

Selon les statistiques, les crises apparaitraient le plus souvent lorsque la personne atteinte tente de suivre un régime amaigrissant. Le résultat n’est bien souvent pas celui espéré: l’hyperphagique prend plutôt une grande quantité de poids. Selon Janique Raymond-Migneault, d’autres conséquences physiques sont aussi à prévoir: cholestérol, pression artérielle élevée et/ou diabète.

Heureusement pour Catherine, son bilan de santé n’est pas catastrophique pour l’instant. Elle définit ses crises comme étant «cycliques», et explique que ces cycles surviennent par périodes de deux à trois mois au cours desquelles la fréquence des crises peut varier, passant «d’un jour sur deux à une fois par semaine environ». Elle clame ne pas avoir voulu suivre de régime amaigrissant, mais parle de son désir constant de reprendre le contrôle de son poids et de ses habitudes alimentaires.

Un trouble anxieux?

D’après le répertoire des troubles du comportement alimentaire (TCA), les personnes souffrant d’hyperphagie sont habituellement anxieuses et peuvent être affectées négativement par le regard que les autres portent sur elles. Elles peuvent ressentir beaucoup de stress et subir une forte pression venant d’elles-mêmes ou de leur environnement social. Leur alimentation «yoyo», alternant entre tentative de normalisation et autogavage, crée chez les hyperphagiques un sentiment de perte de contrôle et d’anxiété.

Mme Raymond-Migneault affirme que ce trouble alimentaire peut également découler de problèmes de nature psychologique, bien qu’elle évoque une combinaison de facteurs sociaux, familiaux et personnels généralement à mettre en cause. « Il existe beaucoup de facteurs de prédisposition. Les crises éclateront souvent en réponse à des contingences psychologiques, telle une difficulté à gérer le stress ou l’anxiété, à gérer les émotions. La crise devient donc une stratégie d’adaptation, non adéquate, mais qui aide au moment où elle survient», explique-t-elle.

Pour Catherine, il est difficile de savoir exactement quelle est la cause de ce mal qui la ronge. La jeune femme suppose qu’elle ressent peut-être un trop grand besoin de contrôler toutes les sphères de sa vie. «Pour moi, le stress semble être une des causes principales. Les périodes de remises en question paraissent aussi être propices à l’amorce d’un cycle», témoigne-t-elle.

Parfois, Catherine se sent submergée par des questions dont elle n’arrive pas à trouver la réponse: ai-je choisi la bonne carrière? Dois-je retourner à l’université pour éventuellement gagner plus d’argent? Dois-je persévérer dans ma relation de couple? Lorsque le doute l’envahit, Catherine se met à grignoter frénétiquement devant la télévision. Puis elle se sent soulagée. Pour un temps…

Comment s’en sortir?

Même si l’arrivée d’une crise peut occasionner une sensation de bien-être immédiate, il s’agit plus d’une illusion que d’une véritable solution. Pour accepter cette réalité, la présence du trouble doit d’abord être reconnue, affirme Mme Raymond-Migneault: «La première étape est de prendre conscience que la personne a un problème. Cela peut s’avérer difficile, car le trouble peut procurer des avantages à la personne, et ceux-ci peuvent peser plus fort que les désavantages dans la balance».

L’hyperphagique doit trouver le moyen de guérir son mal intérieur afin de voir cesser les crises et ainsi reprendre un mode de vie plus sain. Plusieurs solutions sont envisageables pour y parvenir, selon l’intervenante: appeler la ligne d’écoute d’ANEB (organisme d’aide et de soutien aux personnes touchées par un trouble du comportement alimentaire), s’inscrire à des groupes de soutien qui servent à briser l’isolement, échanger avec des personnes qui vivent la même chose… «Une psychothérapie avec un psychologue permet évidemment de creuser plus loin», conclut-elle.

Depuis quelques semaines, Catherine consulte un orienteur. Elle veut réussir à évacuer l’anxiété qu’elle ressent face à son plan de carrière, qu’elle juge confus et démoralisant. À la fin de ses journées de travail, elle pratique maintenant le yoga et le cardiovélo, afin d’éviter de se retrouver seule à la maison avec d’incontrôlables fringales. Au grand dam de son conjoint, elle tente aussi de garder le frigo le plus vide possible. Même si Catherine sait que repousser ses crises s’avèrera un objectif souvent difficile à atteindre, elle a bon espoir que cette nouvelle routine lui permettra à long terme d’adopter de bonnes habitudes alimentaires.

Ligne d’écoute de l’ANEB : 1-800-630-0907

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Alimentation saine à faible revenu

Comment bien manger avec 600$? Avec des loyers mensuels avoisinants 500$ en métropole, peu de chance d’être un modèle d’équilibre et de nutrition. Sans parler des familles dont au moins un des conjoints travaille et qui pourtant sont sous le seuil de pauvreté…

Un texte de Delphine Caubet – Dossier Santé

Malgré ces situations, avec du temps et de l’énergie, il est possible d’améliorer son alimentation sans pour autant faire flamber la facture. Voici quelques petits trucs pour apporter variété et santé à vos assiettes.

Collectivement tu cuisineras

Les cuisines collectives ont la réputation d’être «pour les pauvres», pourtant pas besoin d’avoir un faible revenu pour aimer cuisiner à plusieurs. Par groupe de 3 à 6 personnes, vous planifiez le menu, faites les courses et cuisinez. D’après Brigitte Laquerre, administratrice au Regroupement des cuisines collectives du Québec, chaque portion reviendrait de 1$ à 2$. Être à plusieurs vous donne un pouvoir d’achat plus important.

Pour les frileux qui hésiteraient à cause d’un régime alimentaire spécifique (végétariens, allergies…), sachez que les groupes sont conçus en fonction de vos besoins. Donc vous cuisinerez avec des personnes qui ont les mêmes particularités. En plus de ramener à votre domicile une grande quantité de plats cuisinés, ces groupes vous permettent de socialiser, tout en développant vos connaissances en cuisine et en nutrition.

Selon les demandes de chaque groupe, des nutritionnistes ou autres intervenants peuvent ponctuellement offrir leur lumière. Et pour les novices qui n’ont pas l’habitude de manier le fouet et la poêle, c’est une excellente façon d’apprendre.

Les cuisines collectives nécessitent un engagement de temps lors de la rencontre, mais au final, c’est du temps et des tracas épargnés durant le reste de la semaine. Et si vous travaillez, pas d’excuses: il existe des plages horaires le soir et la fin de semaine.  

Planification tu opteras

Ce n’est pas exactement une révélation, mais planifier ses repas permet non seulement de moins dépenser à l’épicerie, mais également de gagner du temps. Fini l’observation du frigo, porte grande ouverte, à rêver aux multiples et impossibles combinaisons. Votre menu est déjà fait, il ne vous reste qu’à l’appliquer.

Suzanne Lepage est diététicienne au Dispensaire diététique de Montréal. Son travail est de suivre les femmes enceintes pour qu’elles prennent soin de leur santé et du petit bout de chou à venir. Séraphine, l’une de ses clientes, cuisine environ 3 fois par semaine, mais en grande quantité. «Et c’est une excellente initiative», s’exclame Suzanne. Dans les prochains mois, Séraphine va retourner aux études et c’est le meilleur moyen de concilier travail et vie familiale.

Polyvalent tu deviendras

«La plupart des femmes que je rencontre mangent plutôt bien vu leur revenu, explique Suzanne. Mais le problème est qu’il y a peu de “polyvalence” avec les ingrédients. Il faut apprendre à faire différents plats avec les mêmes éléments.»

Les fruits et légumes de saison sont imbattables côté prix. Et en fin de récolte, nombre d’entre eux coûtent moins cher. Il est toujours pratique d’en acheter en grande quantité et d’en congeler. Mais l’idéal est aussi d’apprendre différentes recettes avec les mêmes ingrédients de base. Vous pouvez varier les épices, alterner entre soupe et plat composé…

Mais plus que toute autre chose, le gaspillage est à proscrire. Les pelures de légumes peuvent servir à faire un bouillon de légumes, le pain sec à de la chapelure… Et que ce soit au magasin ou dans votre placard, n’ayez pas peur des dates de péremption (exception faite pour les viandes et poissons!). Si des conserves sont au rabais car elles se périment dans les 24h ou 48h… pas de panique. Quelques jours de plus ou de moins ne changeront pas grand-chose.

Ta région tu observeras

Chaque région a des programmes qui lui sont particuliers. Il peut y avoir des banques alimentaires, des marchés ambulants pour lutter contre les déserts alimentaires, des fruiteries consacrées aux surplus…

En Outaouais, il existe notamment l’Escouade anti-gaspillage. Leur initiative est simple: récolter les fruits et légumes invendus des marchés et des agriculteurs, et les redistribuer. En 2014, ce n’est pas moins de 7 tonnes de produits qui ont pu être redonnées!

Comme l’explique Nathalie McSween, coordinatrice de l’Escouade anti-gaspillage: «C’était un pari. On a fait le pari que les agriculteurs seraient prêts à donner leur surplus si des bénévoles venaient les récolter. Et ça a été le cas! L’Escouade est un succès! Le projet est renouvelé pour 2 ans.»

L’Escouade anti-gaspillage redistribue ses glanages à d’autres organismes en sécurité alimentaire. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Les légumes moches (invendables dans les commerces car trop petits, déformés…) ont le vent dans les voiles et plusieurs organismes se consacrent à leur revente.

Calcul tu feras

Chaque semaine les boites à lettres sont bombardées de promotions. Certaines d’entre elles sont intéressantes, mais d’autres laissent à désirer… «Il faut être outillé pour comparer les prix», explique Suzanne Lepage. Ce à quoi acquiesce Brigitte Laquerre.

Dans un monde parfait, nous serions tous des as en mathématiques et pourrions comparer instantanément les prix. En attendant, le mieux est de prendre une calculette est de faire une règle de 3 pour comparer les produits.

L’enjeu de la sécurité alimentaire n’est pas juste de diversifier l’assiette. Il est surtout question de santé. En 2012, au Canada, c’est 13,8% de la population qui vivait sous le seuil de pauvreté, dont 1,1 million de jeunes de moins de 17 ans.

Au quotidien, une alimentation déséquilibrée signifie entre autres des difficultés de concentration, mais sur le long terme cela peut engendrer de l’anémie, du diabète, de l’obésité et autres problèmes cardiovasculaires.

D’après le Dispensaire diététique de Montréal, le coût minimum pour une alimentation saine est de 8,30$ par jour et par personne

Décryptage des étiquettes

Les tableaux de valeurs nutritives des produits peuvent être incompréhensibles. Beaucoup de chiffres, d’abréviations… Voici quelques clés pour s’y retrouver:

– Comparer les aliments à partir du poids et non de l’unité. Exemple: 4 craquelins à 20g ou 80g n’ont pas les mêmes valeurs;

– Comprendre les pourcentages des valeurs quotidiennes. Moins de 5% signifie que c’est peu et plus de 15% que c’est beaucoup. À vous de juger si vous devez diminuer votre sodium ou augmenter vos apports en fer.

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La coopérative de santé: le citoyen prend en main son bien-être

Dominic Desmarais | Dossiers Coopérative de Santé, Santé

cooperative-de-sante-aylmer-lucerne-sante-alternative Modèle nouveau genre au Québec, la coopérative de santé met le citoyen au cœur des décisions sur sa santé. Terminé, le simple rôle de consommateur. Regard sur une autre façon de rendre des soins.

Aux prises avec la détérioration de services de santé à Aylmer, dans la ville de Gatineau, deux médecins mobilisent la population. Pratiquant à la clinique privée Aylmer-Lucerne, les Dr Bernard Gélinas et Claude Archambault cherchent à éviter le pire: la fermeture de leur centre médical et la perte pour la population de services indispensables.

Coopérative de santé à Aylmer-Lucerne

La décision est prise. Plutôt qu’une clinique privée, qui n’a pas fonctionnée, on formera une coopérative où les utilisateurs, les travailleurs et les médecins seront membres avec le même pouvoir, soit un vote chacun. La réponse est telle que 3 ans plus tard, le 1er janvier 2004, la Coopérative de santé devient propriétaire de la clinique Aylmer-Lucerne.

Grâce à l’implication de la communauté, non seulement la clinique reste-t-elle en opération, mais les services s’améliorent. Tous mettent l’épaule à la roue, ce qui permet de recruter des médecins, de se doter de meilleurs équipements, offrir de meilleurs services et mettre sur pied des programmes de prévention. Des services que l’ancienne clinique, privée, n’aurait jamais pu fournir aux gens d’Aylmer.

Médecins recherchés

Le nombre de cliniques a chuté dramatiquement ces dernières années. Alors qu’on en comptait 1500 il y a quelques années, ce nombre est passé à 800 aujourd’hui. La rémunération des médecins, avec leur quotas, a diminué, alors que le coût d’opération a augmenté. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux oblige les médecins à délivrer des actes médicaux prioritaires dans les institutions hospitalières. Ces heures passées à l’hôpital enlèvent du temps à la gestion de la clinique par le médecin.

À la Coop d’Aylmer, la mobilisation du milieu a permis de créer nombre de comités, dont un spécifique au recrutement de médecins. «On offre un service clé en main, explique Martin Van Den Borre, administrateur de la coop. On n’exclut pas les médecins du développement de la santé, mais de l’administration.» Libérés de cette tâche, les praticiens, en cette époque de loisirs, ont davantage de temps à consacrer à eux-mêmes ou à leur famille. Ou à offrir des services à la population.

Coopérative de santé: meilleurs équipements et meilleurs services

Avec ses 4337 membres qui déboursent chacun 50$ pour leur part sociale, la coopérative possède un fonds avoisinant les 250 000$. «On l’utilise comme un levier financier qui nous permet d’aller chercher d’autres capitaux», souligne M. Van Den Borre, qui soutient que de meilleurs équipements attirent les médecins. Avec plus de médecins, plus d’entrées d’argent et plus de membres, la possibilité d’améliorer les services augmente.

Les besoins ciblés sont l’agrandissement de la clinique, l’augmentation du nombre d’heures pour les urgences, l’amélioration des services de radiologie et la création d’un Groupe de médecine familiale (GMF).

Coopérative de Santé: prévenir plutôt que guérir

L’ensemble des membres, donc la population, décide des besoins à combler. En ce sens, des programmes de prévention, en partenariat avec d’autres organismes de la communauté, sont mis sur pied. Un projet pour la communauté latino-américaine, aux prises avec des problèmes d’isolement, de pauvreté, de manque d’estime et le manque de connaissances des services offerts est maintenant offert. Des cours de sensibilisation au diabète, un programme de prévention et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, des cours de santé alimentaire, l’offre ne manque pas. On fait même de la prévention pour les chutes des personnes âgées par le biais d’un programme d’éducation physique et des conseils pour adapter leur domicile.

«Souvent ça ne coûte pas bien cher. Il suffit simplement d’avoir du temps. Souvent, c’est fait en partenariat avec les groupes communautaires. Il y a beaucoup d’initiatives dans ce milieu. Ils ont des ressources, mais pas médicales. Les médecins, dans les cliniques, n’ont pas le temps», fait remarquer l’administrateur de la coopérative.

Coopérative de Santé: une réponse à l’engorgement des hôpitaux

Ces programmes de prévention ont pour effet direct de désengorger les urgences. Avec ses 39 000 visites en 2004, la coopérative commence à connaître les besoins de sa population. Prochaine étape, désengorger les cas moins lourds des hôpitaux, tels les grippes, les pneumonies, les coupures et les brûlures. «Nous avons 2 salles où l’on peut faire des chirurgies mineures», raconte M. Van Den Borre.

Avec de tels services, qui a dit que le citoyen ne pouvait pas s’impliquer activement pour sa propre santé?

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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La coopérative de santé

Dominic Desmarais | Dossier Coopérative de Santé

Modèle nouveau genre au Québec, la coopérative de santé met le citoyen au cœur des décisions sur sa santé. Terminé, le simple rôle de consommateur. Regard sur une autre façon de rendre des soins.

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La décision est prise. Plutôt qu’une clinique privée, qui n’a pas fonctionnée, on formera une coopérative où les utilisateurs, les travailleurs et les médecins seront membres avec le même pouvoir, soit un vote chacun. La réponse est telle que 3 ans plus tard, le 1er janvier 2004, la Coopérative de santé devient propriétaire de la clinique Aylmer-Lucerne.

Grâce à l’implication de la communauté, non seulement la clinique reste-t-elle en opération, mais les services s’améliorent. Tous mettent l’épaule à la roue, ce qui permet de recruter des médecins, de se doter de meilleurs équipements, offrir de meilleurs services et mettre sur pied des programmes de prévention. Des services que l’ancienne clinique, privée, n’aurait jamais pu fournir aux gens d’Aylmer.

Médecins recherchés

Le nombre de cliniques a chuté dramatiquement ces dernières années. Alors qu’on en comptait 1500 il y a quelques années, ce nombre est passé à 800 aujourd’hui. La rémunération des médecins, avec leur quotas, a diminué, alors que le coût d’opération a augmenté. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux oblige les médecins à délivrer des actes médicaux prioritaires dans les institutions hospitalières. Ces heures passées à l’hôpital enlèvent du temps à la gestion de la clinique par le médecin.

À la Coop d’Aylmer, la mobilisation du milieu a permis de créer nombre de comités, dont un spécifique au recrutement de médecins. «On offre un service clé en main, explique Martin Van Den Borre, administrateur de la coop. On n’exclut pas les médecins du développement de la santé, mais de l’administration.» Libérés de cette tâche, les praticiens, en cette époque de loisirs, ont davantage de temps à consacrer à eux-mêmes ou à leur famille. Ou à offrir des services à la population.

De meilleurs équipements pour de meilleurs services

Avec ses 4337 membres qui déboursent chacun 50$ pour leur part sociale, la coopérative possède un fonds avoisinant les 250 000$. «On l’utilise comme un levier financier qui nous permet d’aller chercher d’autres capitaux», souligne M. Van Den Borre, qui soutient que de meilleurs équipements attirent les médecins. Avec plus de médecins, plus d’entrées d’argent et plus de membres, la possibilité d’améliorer les services augmente.

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Prévenir plutôt que guérir

L’ensemble des membres, donc la population, décide des besoins à combler. En ce sens, des programmes de prévention, en partenariat avec d’autres organismes de la communauté, sont mis sur pied. Un projet pour la communauté latino-américaine, aux prises avec des problèmes d’isolement, de pauvreté, de manque d’estime et le manque de connaissances des services offerts est maintenant offert. Des cours de sensibilisation au diabète, un programme de prévention et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, des cours de santé alimentaire, l’offre ne manque pas. On fait même de la prévention pour les chutes des personnes âgées par le biais d’un programme d’éducation physique et des conseils pour adapter leur domicile.

«Souvent ça ne coûte pas bien cher. Il suffit simplement d’avoir du temps. Souvent, c’est fait en partenariat avec les groupes communautaires. Il y a beaucoup d’initiatives dans ce milieu. Ils ont des ressources, mais pas médicales. Les médecins, dans les cliniques, n’ont pas le temps», fait remarquer l’administrateur de la coopérative.

Une réponse à l’engorgement des hôpitaux

Ces programmes de prévention ont pour effet direct de désengorger les urgences. Avec ses 39 000 visites en 2004, la coopérative commence à connaître les besoins de sa population. Prochaine étape, désengorger les cas moins lourds des hôpitaux, tels les grippes, les pneumonies, les coupures et les brûlures. «Nous avons 2 salles où l’on peut faire des chirurgies mineures», raconte M. Van Den Borre.

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Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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