Éduc’alcool, Hubert Sacy et la consommation modérée d’alcool

Débat autour du mandat d’Éduc’alcool

Les lecteurs du Devoir questionnent Hubert Sacy et Éduc’alcool

Ivan Rochette, un citoyen de 77 ans écrit une lettre au Devoir et pose clairement la question: Éduc’alcool, pour qui travaillez-vous? La SAQ, l’industrie des boissons alcooliques? Hubert Sacy patine sans répondre à la question.

Raymond Viger Dossiers Alcool

Un débat qui n’est pas nouveau et qui ne semble pas vouloir s’éclaircir.  La lettre de M. Rochette ainsi que les commentaires qu’elles auront suscitées démontrent bien que les citoyens questionnent les motivations réelles des campagnes de publicité d’Éduc’alcool.

Éduc’alcool est un organisme indépendant, financé par les producteurs d’alcool. Ses membres sont des distilleries et des producteurs d’alcool qui ont décidé de prendre les devants et faire leur campagne de prévention pour éviter que le gouvernement ne l’impose et ne la fasse à leur place.

Tel que décrit sur le site Internet d’Éduc’alcool nous pouvons y voir clairement que les membres d’Éduc’alcool sont des producteurs d’alcool. Ce sont aussi ces producteurs d’alcool qui financent Éduc’alcool.

Objectifs d’Éduc’alcool

Regardons quelques-uns des objectifs d’Éduc’alcool:

Éduquer le grand public et particulièrement les jeunes à la consommation de boissons alcooliques.

Valoriser la notion de plaisir liée à une consommation réfléchie et équilibrée des produits alcooliques.

Promouvoir la modération dans la consommation d’alcool.

La question qui tue

Est-ce acceptable qu’Éduc’alcool, avec de tels objectifs, veuille convaincre mon jeune de 12 ans de boire avec modération?

Éduc’alcool a créé le jeu Pocheville à l’intention des jeunes de 12 à 16 ans afin de les sensibiliser aux effets de l’abus d’alcool… et ainsi les convaincre que la modération a bien meilleur goût.

Références

Lettre d’Ivan Rochette dans le Devoir: Publicité d’Éduc’alcool: incitation à la modération ou à la consommation?

Réponse de Hubert Sacy d’Éduc’alcool dans le Devoir

Objectifs d’Éduc’alcool

Jeux Pocheville pour les jeunes de 12 à 16 ans

Financement d’Éduc’alcool

Le budget d’Éduc’alcool provient des redevances perçues sur les ventes d’alcool de ses membres. Ces contributions sont prélevées par la SAQ à même les ventes des produits des membres institutionnels et remises à l’organisme sur une base régulière de manière à lui assurer un financement adéquat pour remplir son mandat.

Catégorie de membre d’Éduc’alcool

Membres institutionnels

  • Les membres institutionnels d’Éduc’alcool appartiennent à cinq grands secteurs d’activités représentés par des organismes constitués. On y trouve :
  • la Société des alcools du Québec pour le secteur de l’importation, de la distribution et de la vente au détail
  • l’Association des distillateurs du Québec pour le secteur des spiritueux
  • l’Association des viniculteurs négociants du Québec et les viniculteurs qui sont dotés d’un permis d’exploitation et vendent leurs produits par le réseau de la Société des alcools du Québec pour le secteur des vins
  • l’Association des cidriculteurs artisans du Québec et les cidriculteurs et brasseurs qui sont dotés d’un permis d’exploitation et vendent leurs produits par le réseau de la Société des alcools du Québec pour le secteur des cidres
  • l’Association du Québec des agences de vins, bières et spiritueux pour le secteur de la représentation

Membres associés

  • Tout membre de l’industrie des boissons alcooliques qui désire participer aux activités et s’engager dans Éduc’alcool peut le faire à titre de membre associé.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Comme si on ne connaissait pas déjà suffisamment les vins français, les publicités de la Société des alcools du Québec ne cessent d’en faire mention.

Raymond Viger    Dossier Société des alcools du Québec

La Société des alcools du Québec présente des publicités sur la foire aux vins français. Je n’ai rien contre ni les Français ni les vins français.

Questionné par plusieurs sur l’idée de faire la promotion de l’alcool, la Société des alcools du Québec s’est justifiée en mentionnant qu’elle veut faire connaître des vins à un coût supérieur… en développant le goût des Québécois.

Pourquoi ne pas essayer de temps à autre de développer le goût des Québécois envers les vins du Québec?

Si un publicité télévisée coûte trop cher pour la Société des alcools du Québec pour faire la promotion des vins du Québec, peut-être une petite affiche pour nous aider à les retrouver dans le fond de la succursale? Ou encore un employé de la Société des alcools du Québec avec des bouteilles ouvertes de vins du Québec pour y goûter?

Chaque publicité de la Société des alcools du Québec me fait les questionner encore et encore.

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Les vins du Québec et la Société des alcools du Québec

Les vignobles du Québec

La Société des alcools du Québec, le Wal-Mart du vin

Annick Gazaille est propriétaire d’un marché IGA à Magog. La Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) a retiré son permis de vente d’alcool pour 14 jours. Son crime? Mme Gazaille a vendu, en 2004, des vins du Domaine Félibre, un vignoble de la région. Sans avoir obtenu la permission de la Société des alcools du Québec. «Il y a beaucoup d’agriculteurs dans les environs. Je les ai toujours aidés», raconte la propriétaire pour justifier sa conduite.

Dominic Desmarais   Dossier Société des alcools du Québec

vins-du-quebec-route-des-vins-vignobles L’affaire Gazaille représente bien les difficultés des vignerons québécois à écouler leurs produits. Leur préoccupation majeure, c’est de rejoindre le client. Il leur est possible de vendre au vignoble. Dans les autres endroits, comme les restaurants, les foires, les épiceries et la Société des alcools du Québec, ils doivent obtenir l’autorisation de la société d’État qui détient l’exclusivité de la distribution des vins et spiritueux au Québec.

«Pour nous, le plus rentable c’est au vignoble, admet Jean-Paul Scieur, propriétaire du Cep d’Argent, à Magog. On écoule nos productions lors de réceptions, des visites guidées. Nous avons un restaurant. Nous avons également des ententes avec des auberges de la région. Mais notre problème, c’est de janvier à avril. Est-il possible d’avoir un marché parallèle?» s’enquiert le vigneron, dépité.

Les vignobles comme le Cep d’Argent ne peuvent attirer des visiteurs à longueur d’année. L’hiver, la caisse enregistreuse ne tinte pas. Les foires sont peu nombreuses. Et la Société des alcools du Québec ne rend pas la vie facile aux producteurs de vins artisanaux.

Le monopole de la Société des alcools du Québec

photos_reportage_images4 La Société d’État possède le monopole de la vente d’alcool au Québec en dehors de la bière, que ce soit dans ses propres succursales ou dans les différents commerces: supermarchés, dépanneurs, restaurants, etc. Quiconque veut offrir ses vins ou spiritueux aux Québécois doit au préalable passer par elle. La Société des alcools du Québec, pour assurer une distribution dans ses 816 succursales et agences, demande aux producteurs de vins d’assurer la livraison d’une importante quantité de vin. Peu de vignobles québécois peuvent répondre à cette exigence.

Le respect des traités internationaux fait également mal aux producteurs. La Société des alcools du Québec doit mettre tous ses clients sur un pied d’égalité. Avec des taxes d’accise pouvant monter jusqu’à 125%, exigées pour tous les produits, les vignobles de la province sont peu concurrentiels. Leur faible production, alliée aux coûts de production élevés pour ce secteur, les écarte, pour la plupart, de la visibilité à la Société des alcools du Québec. Ce qui explique l’absence des vins du vignoble les Trois Clochers. Sa propriétaire, Nadeige Marion, n’a pas les moyens. «Si je veux que mon vin soit vendu à 12$ la bouteille, je dois vendre mon litre 4$. Je ne vendrai pas en bas du prix courant», affirme-t-elle avec frustration.

«La Société des alcools du Québec, c’est le Wal-Mart du vin, lance sérieusement Leonard Pennachetti, propriétaire d’un vignoble en Ontario. C’est conçu pour traiter avec les grosses compagnies. Ça détruit les petits producteurs. À la Société des alcools du Québec, il n’y a pas de produits artisanaux.»

M. Pennachetti considère la LCBO, l’équivalent de la Société des alcools du Québec en Ontario, également comme un Wal-Mart. À la différence près qu’en Ontario, le gouvernement a explicitement demandé à sa société monopolistique de promouvoir les produits locaux.

Au Québec, la Société des alcools du Québec n’a aucune exigence en ce sens. Dans son discours du budget en 2005, le ministre des Finances, Michel Audet, a déclaré vouloir faire de la place aux producteurs de vins québécois et autres alcools artisanaux dans le réseau de la Société des alcools du Québec. Deux ans plus tard, les vignerons du Québec n’ont constaté aucun changement. Les vignerons s’interrogent sur la volonté politique des élus provinciaux.

«Est-ce normal de ne pas voir de présentoirs pour les vins du Québec en entrant dans les succursales de la Société des alcools du Québec?» s’interroge Jean-Paul Scieur, du vignoble le Cep d’Argent. Le gouvernement du Québec, seul actionnaire de la société d’État, demande d’aider les vignobles de la province, rappelle-t-il.

«La Société des alcools du Québec achète 170 millions de bouteilles par année à travers le monde pour les revendre dans ses succursales. Là-dessus, 170 000 proviennent d’ici», détaille Jean-Pierre Belisle, propriétaire du vignoble La Roche des Brises et président de l’Association des Vignerons du Québec (AVQ). Dans l’exercice 2006-2007, les ventes de produits locaux à la Société des alcools du Québec atteignaient 2 200 000$ sur des ventes totales de 2 milliards, indique Linda Bouchard, porte-parole pour la Société des alcools du Québec.

Dans la province voisine, selon les chiffres du Wine Council of Ontario (WCO), les ventes de vins provinciaux ont triplé depuis 15 ans pour atteindre 483 millions cette année. Des ventes 200 fois plus volumineuses qu’au Québec.

Vins locaux sans promotion

vignobles-route-des-vins-du-quebec-vin-quebecois Si le vin québécois s’empoussière sur les tablettes des Société des alcools du Québec, c’est peut-être par manque de promotion de la part des employés du monopole d’État. «Les conseillers sur le plancher offrent des vins français et internationaux depuis 15 à 20 ans, explique Jean-Pierre Belisle, de la Roche des Brises. Il faut changer la mentalité. Promouvoir nos vins doit devenir un réflexe».

En Ontario, la LCBO donne le mandat à un représentant service clientèle de promouvoir les vins locaux. 300 de ses 598 succursales possèdent un tel représentant. Une mesure qui aide beaucoup à promouvoir les vins ontariens, selon Leonard Pennachetti, du vignoble Cave Spring Cellars.

Linda Bouchard, de la Société des alcools du Québec, précise que des employés de la société d’État ont reçu une formation sur les vins locaux. «Certains conseillers ont même fait les vendanges dans des vignobles québécois», raconte-t-elle.

Solutions pour vignobles québécois

Le Cep d’Argent, à Magog, ne va pas trop mal. Son propriétaire, Jean-Paul Scieur, est constamment à la recherche de solutions. Comme celle de vendre ne serait-ce qu’une seule bouteille par année par habitant. «C’est 7,7 millions de bouteilles. Tu multiplies ton industrie par 10. Tu crées des emplois, tu développes les régions», avance-t-il.

Son confrère de la Roche des Brises, Jean-Pierre Belisle, souhaite un marché parallèle à la Société des alcools du Québec pour les vins de la province. «Un vrai réseau, avec une bannière, insiste-t-il. Nos collègues agriculteurs n’ont pas plus de place dans les grandes surfaces». M. Belisle, également président de l’AVQ, verrait d’un bon œil des succursales de produits artisanaux. Il espère que la demande des consommateurs, dans ce réseau nouveau genre, force la main de la Société des alcools du Québec pour donner plus d’espace aux vins québécois.

À l’unanimité, les vignerons considèrent que toute solution passe par une décision du gouvernement. «Le gouvernement n’a qu’à passer le mot. Il est l’actionnaire unique de la Société des alcools du Québec. C’est lui qui décide. Il pourrait, par exemple, vendre 20% de nos bouteilles. Ça ne changerait pas grand chose, rajoute M. Belisle. Linda Bouchard, de la Société des alcools du Québec, confirme que le gouvernement québécois ne ferait pas moins d’argent en vendant des produits locaux plutôt que des vins importés.

Pour M. Belisle, président de l’AVQ, le gros bon sens s’impose. Tant le gouvernement et les consommateurs devraient soutenir une industrie d’ici. «Chaque fois qu’on achète un vin étranger, le Québec ne reçoit que des taxes. Il n’y a aucun rendement économique. On veut créer des emplois en France, mais pas au Québec? C’est fou!»

 

PHOTO-REPORTAGE DE CE TEXTE.

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Vignobles du Québec, cul-de-sac à la SAQ

Les vignobles du Québec

Cul-de-sac à la SAQ

À partir de demain, pendant 3 jours, je vais vous présenter un dossier sur la route des vins au Québec et en Ontario écrit par notre journaliste Dominic Desmarais. Pour introduire ce dossier, je vous présente aujourd’hui un éditorial que j’ai écrit en 2007 sur ma découverte de la route des vins du Québec.

Raymond Viger Dossier Société des alcools du Québec

vins-du-quebec-vignoble-route-des-vins Surprise! Le Québec a deux routes des vins. Une dans les Cantons de l’Est et l’autre dans les Basses-Laurentides. J’ai décidé d’en faire un éditorial pour une raison très simple. J’ai 49 ans et je lis plusieurs journaux et magazines. Je n’avais pourtant jamais entendu parlé d’une route des vins au Québec.

C’est par hasard que j’ai découvert l’existence d’une route des vins. En revenant de Bromont, je décide de prendre des petites routes secondaires. Par hasard, j’aperçois une enseigne bleue de Tourisme Québec qui affiche la «Route des vins» et je m’arrête au premier vignoble. En plus de la traditionnelle dégustation, j’ai droit à une carte aux trésors qui révèlent l’emplacement des 14 vignobles des Cantons-de-l’Est. La semaine suivante, lors d’une autre escapade, je tombe sur la route des vins des Basses-Laurentides et ses 8 vignobles.

Tourisme et la route des vins

vignobles-route-des-vins-du-quebec-vin-quebecois On ne peut rater les panneaux routiers qui annoncent partout le Casino de Montréal. Toutes les autoroutes en sont tapissées. Or, ceux des routes des vins sont beaucoup plus discrets. Il faut emprunter une route secondaire pour les apercevoir.

Saviez-vous que parmi ces vignobles Québécois, certains ont maintenant plus de 25 ans d’existence? Que le nom du vignoble «L’Orpailleur» a été trouvé par Gilles Vigneault? Que plusieurs vins québécois ont gagné des prix internationaux? On ne fait pas que du vin de glace. On élabore aussi des vins blancs, rouges, rosées, gris et fortifiés de qualité.

La Société des alcools du Québec et le vin du Québec

route-des-vins-du-quebec-vignobles-quebecois C’est vrai qu’il existe un monopole pour faire la promotion de nos vins: la Société des alcools du Québec. J’ai fait le tour d’une succursale. J’ai vu des affiches identifiant les vins de plusieurs pays. J’ai même constaté que le Canada partageait une enseigne avec le Portugal. Mais rien pour les vins du Québec.

Une commis m’informe que la Société des alcools du Québec vend bel et bien des vins du Québec. Elle me dirige vers le fond du magasin, à côté des vins en solde. Une affiche différente des autres démontre bien que les vins du Québec n’ont pas encore leur place officielle. Elle précise que les producteurs doivent payer pour être présents sur les tablettes. Étonnant! Je lui réponds du tac au tac que la Société des alcools du Québec devrait soutenir les producteurs locaux.

Un vin québécois devrait pouvoir se retrouver sur les tablettes de la Société des alcools du Québec gratuitement, du moins la première année, pour l’aider à se faire connaître. Ceux que j’ai vus à la succursale ont dû payer leur emplacement. Comment se fait-il alors qu’ils soient moins visibles que les autres vins. Comment se fait-il qu’ils n’aient pas droit à une enseigne bien à eux pour proclamer leur existence?

Sarcastique, je pourrais dire qu’avec un vin québécois, contrairement aux vins européens, on ne peut pas jouer avec les taux de change pour augmenter sa marge de profit. Je pourrais aussi souligner qu’un vin d’Europe génère plus de pollution par son transport qu’un vin d’ici. En consommant les vins du Québec, nous créerions de l’emploi local tout en soutenant des artisans qui ont travaillé d’arrache-pied pour créer des vignobles dans notre contrée au climat inhospitalier.

Soutien aux vignobles du Québec

Nous sommes très fier de la percée des fromages québécois. Maintenant, approprions-nous nos vins des Cantons-de-l’Est et des Basses-Laurentides. Pour aviser la Société des alcools du Québec que vous souhaitez une meilleure représentation des vins québécois, contactez le service à la clientèle au (514) 254-2020. En attendant que la Société des alcools du Québec les présente convenablement, vous pouvez toujours faire vos emplettes directement chez le producteur. En plus, c’est le temps des vendanges!

www.laroutedesvins.ca
www.terroirmirabel.com

 

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Recours collectif Brochu contre Loto-Québec

Recours collectif Brochu contre Loto-Québec

Raymond Viger Dossiers Gambling et jeu compulsif, Loto-Québec, Recours collectif contre Loto-Québec

gambling-loto-quebec-gambler-joueurs-compulsifs-joueur-pathologique-casino La crise économique va demander un gros effort de la part de tout le monde. Le gouvernement, on s’en doute, aura besoin de tout l’argent qu’il peut aller chercher. Ce qui risque d’augmenter la pression sur ses vaches à lait que sont la SAQ, Hydro-Québec et Loto-Québec. Qui va payer? Beaucoup trop de gens qui n’ont pas les moyens.

Je questionne régulièrement Loto-Québec et son impact sur la population. Ce n’est pas d’hier que le sort des joueurs pathologiques me tient à cœur. Celui de leurs proches également. Mais j’ai l’étrange impression que Loto-Québec, malgré ses belles publicités, ne s’en préoccupe pas tellement.

Dans ce numéro, notre journaliste Dominic Desmarais fait un bref récapitulatif du recours collectif de joueurs pathologiques contre notre vénérable institution du jeu. Je dis bref, car comment transposer en quelques pages 6 ans et demi de procédures judiciaires? Et nous n’en sommes qu’au début!

Recours collectif contre Loto-Québec

Le recours, qui a débuté en 2001, est devenu un procès depuis octobre dernier seulement. Il s’agit d’une première mondiale. C’est la toute première fois qu’un tribunal est appelé à se prononcer quant à la responsabilité d’une institution du jeu sur la maladie de jeu pathologique. Une première mondiale qui, si elle fait jurisprudence, aura un impact… mondial! Malgré l’ampleur des enjeux en cours, êtes-vous au courant? Très peu de médias en parlent. Après tout, cette maladie, qui touche directement plus de 100 000 personnes, qui à leur tour touchent directement leur entourage, n’est pas aussi croustillante que le gangstérisme et les procès reliés aux Hells Angels. Alors on en parle peu. D’autant plus que le procès se déroule à Québec, un village pour le nombril montréalais des médias.

gambling-loto-québec-jeu-compulsif-joueurs-pathologiques-gamblers-casino Loto-Québec en profite…

On en parle peu, de ce premier recours mondial mais, étrangement, on voit beaucoup, depuis l’automne, les publicités de Loto-Québec qui vante son jeu responsable. La télé et les journaux en sont bien nourris. Loto-Québec, si elle ne peut acheter un jugement, a tout de même les moyens de s’acheter une belle personnalité.

On en parle peu, aussi, en raison du droit. C’est que le juge qui entend la cause, Gratien Duchesne, ne veut pas qu’on en parle. Cette cause lui appartient, il peut décider de tout. Les procès sont ouverts au public? Pas de problème. Mais ce public n’aura pas le droit d’ouvrir la bouche pour en parler au dehors. Car le juge Gratien Duchesne a émis une ordonnance de non publication pour les citoyens qui ne sont pas des journalistes reconnus. Le citoyen serait-il trop con pour rendre compte de ce qu’il pourrait entendre et voir lors de ce procès? Je n’ai pas de réponse. Le juge ne s’est jamais expliqué. Il est seul à le savoir.

Loto-Québec n’aurait pu demander mieux. Quelle image aurait-on d’elle, après avoir entendu les témoignages de détresse de ces gens malades de jeu pathologique? Je me questionne sérieusement. Peut-on débattre, en société, de ce problème qui nous interpelle tous? Ne sommes-nous pas tous concernés par ce problème de société qui met en cause non pas seulement Loto-Québec, mais surtout celui qui tire les ficelles, le grand boss, c’est-à-dire le gouvernement? Ils veulent des joueurs responsables? Je leur propose à la place des citoyens responsables! On réglerait bien d’autres problèmes ainsi.

gambling-loto-québec-jeu-compulsif-casino-joueur-pathologique Joueurs pathologiques mis en sourdine

En matière de jeu pathologique, la première action à prendre est d’informer. Les gens doivent savoir qu’il est possible de développer une dépendance au jeu. Et qui de mieux pour nous informer que ceux-là même qui vivent cette détresse? Le juge Duchesne réalise-t-il l’ampleur de la maladie de jeu pathologique, l’ampleur de la détresse des gens qui témoignent devant lui?

Même la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), qui délivre les permis pour les appareils de loterie vidéo, reconnaît le problème relié au jeu. Même la Régie reconnaît l’importance d’informer et de sensibiliser les gens. La Régie s’inquiète d’ailleurs de l’impact de ces joueurs sur leurs enfants. En 2004, son président, dans une allocution, reconnaissait que «ce sont les comportements de jeu des parents qui influencent le plus les comportements de jeu des jeunes.» C’était il y a 4 ans!

Et aujourd’hui, alors qu’il se présente une occasion en or de sensibiliser TOUT le monde, particulièrement nos enfants, on préfère balayer le problème sous le tapis. Faudra-t-il attendre que 500 000 de nos jeunes développent la maladie de jeu pathologique, pour agir? Pourquoi attendre? Pour de l’argent? Nous n’en avons pas les moyens. Mais pour le savoir, il faudrait entendre parler de ce recours…

Ressources pour le jeu compulsif:

Gamblers Anonymes et Gam-Anon (514) 484-6664 ou 1-800-484-6664
Narcotiques Anonymes
(514) 249-0555 ou 1-800-463-0162
Nar-Anon
(514) 725-9284
Alcooliques Anonymes
(514) 376-9230

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

Reflet de Société, Vol.17, No 2

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show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Blog action day, du vin tout près de chez vous

Blog action day, du vin tout près de chez vous

Le Blog action day est une action de mobilisation des Internautes. Des milliers de blogueurs écrivent aujourd’hui un texte sur l’environnement. Pour ma part, j’ai choisi de lever mon verre pour l’environnement.

J’ai appris tout récemment que le Québec comptait plusieurs routes des vins. Certains vignobles ont maintenant 25 ans d’âge. Plusieurs vins du Québec ont gagné des prix internationaux, démontrant la qualité des vins québécois.

Si on pense économie et création d’emploi, on pourrait dire aux Québécois d’encourager les vins du Québec. Mais y a-t-il un lien avec l’environnement? Énorme. La bouteille de vin qui part du bout du monde pour arriver sur votre table a un coût environnemental. Le transport crée de la pollution.

En encourageant un produit local, les coûts environnementaux sont moindres. Et voilà! Levons nos verres (de vin québécois) à la santé de tous les blogueurs qui s’impliquent aujourd’hui pour nous partager leurs petites découvertes.

Je vous laisse la référence de quelques textes qui parlent du reportage que nous avons fait sur le sujet: https://raymondviger.wordpress.com/2007/10/02/societe-des-alcools-du-quebec-et-les-vins-du-quebec/ ainsi que les aventures qui m’ont fait découvrir la route des vins lors du spectacle de François Morency: https://raymondviger.wordpress.com/2007/08/14/francois-morency-et-le-chapiteau-de-bromont-8e-partie/

Prenez le temps de vous promener dans le cyberespace (ça ne cause aucune pollution). Voici quelques liens de la communauté qui s’est impliquée dans le Blog action day: Y-man, folliculaire, La p’tite semaine, Un taxi la nuit, Ze Canada, Caroline, Martin Petit, Capitaine Virgil, Colourful vision, Tetoine, Jean-François Dubé, Mario Tout de go, Renart L’éveillé, Plumes souverainistes.

Pour ceux que j’aurais oubliés, laissez-moi un message et je rajouterais le lien sur vos textes.

https://raymondviger.wordpress.com/2007/11/13/journalisme-citoyen-democratie-et-cent-papiers/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/09/01/blogday-une-fete-a-inscrire-a-son-agenda/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/04/13/internet-un-soutien-aux-magazines-papier/

https://raymondviger.wordpress.com/2006/08/30/les-blogues-la-democratie-et-la-convergence/

https://raymondviger.wordpress.com/2007/12/06/grande-chicane-sur-le-blogue-martin-petit-humoriste-vs-pierre-cayouette-de-lactualite/

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Légaliser ou décriminaliser les drogues?

Légaliser ou décriminaliser les drogues?

Dossier Alcool et drogue.

Tout un sujet qui s’ouvre ici. Difficile d’y répondre ou de lancer le débat en quelques paragraphes. D’emblée, je ne cacherais que, comme la très grande majorité des intervenants en toxicomanie, je suis pour la décriminalisation de la drogue et cela, dans un but que les gens consomment moins et mieux.

Les avantages d’une décriminalisation sont multiples. Sur le marché noir, le consommateur achète n’importe quoi. Il ne connaît pas la concentration ou encore les produits intégrés à la drogue. Certains produits rajoutés sont plus néfastes que la drogue elle-même. On a déjà vu de la vitre broyée dans de la cocaine de mauvaise qualité, juste pour faire saigner du nez le consommateur et qu’il pense avoir du bon stock! Pour la concentration, certains ont fait des overdoses et en sont morts. Le dealer avait oublié de couper son stock et il était trop concentré!

En décriminalisant, on arrête de taper sur la tête du consommateur qui, dans un marché noir, doit se cacher et se couper des ressources pouvant l’aider. Combien de fois le dealer fait crédit pour soutenir la consommation de ses clients? Il ne veut pas l’aider à arrêter. Il prend les moyens pour que ses clients continuent à consommer. J’ai déjà vu des dealers tout simplement donner gratuitement un peu de drogue à un jeune qui avait arrêté de consommer.

Décriminaliser ne veut pas dire légaliser. Aucune forme de publicité pouvant encourager la consommation de drogue n’est acceptée. Une sorte de Société des drogues permettra d’assurer la qualité du produit et un prix constant. Des intervenants seraient sur place pour aider à diminuer la consommation.

En décriminalisant, cela veut dire enlever de gros revenus aux groupes criminalisés et aux gangs de rue. Ces revenus doivent servir à la prévention et l’intervention.

Il y a certains préalables importants pour en arriver en décriminaliser la drogue. Pour cela, on doit avoir une Société des drogues bien investie d’une mission en réduction des méfaits. Juste le contraire de ce que fait le gouvernement avec Loto-Québec et la Société des Alcools du Québec (SAQ). Le gouvernement ne pourrait pas exiger des revenus de cette entité pour arrondir son budget. Ce n’est pas le Ministère des Finances qui devrait avoir la main mise sur une Société des drogues, mais le Ministère de la Santé.

Autres textes sur Alcool et drogue.

 

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

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