Mylène Lavoie et le conte

Art et santé mentale

Mylène Lavoie : le conte dans l’abîme et les émotions

Mylène Lavoie est une conteuse amateure de 35 ans. Sa vie est marquée par la maladie mentale depuis l’enfance. Même si elle est aux prises avec le trouble de la personnalité limite, rien ne l’empêche d’évoluer tranquillement dans le monde du conte, un art qu’elle manie avec brio.

Anders Turgeon Dossiers Santé mentale

conte conteur mylene lavoie trouble personnalite limiteMylène vit une douleur constante à cause du trouble de la personnalité limite. Appelée fréquemment le trouble borderline, cette maladie mentale est caractérisée par une grande intensité et une grande variation dans les émotions ainsi qu’une instabilité de la personnalité. «C’est comme des montagnes russes d’émotions en une couple d’heures. Mes proches me considèrent hystérique. Mon trouble me fait souffrir et je me réfugie dans la boisson, le sexe, des relations pas satisfaisantes et des comportements impulsifs», révèle-t-elle.

L’enfance et l’adolescence troubles de Mylène

La maladie mentale de Mylène trouve son origine dans sa jeunesse. «J’ai grandi avec une mère schizophrène, une grand-mère très protectrice, un père absent et une sœur plus jeune que moi qui me maltraitait. On me faisait sentir que je ne pouvais pas être capable de grandes choses», déclare-t-elle.

Isolée par son milieu familial, elle se réfugie dans les livres. «Je me suis toujours sentie différente. J’ai passé ma jeunesse dans les livres. Je vivais beaucoup dans ma tête et je n’ai pas développé mon côté social», raconte-t-elle. À défaut d’avoir des amis, elle a développé son imagination grâce à sa passion naissante pour la littérature.

Fragilisée psychologiquement par son environnement, Mylène s’effondre à 17 ans. Ses craintes incessantes et son anxiété l’ont menée à une dépression et une psychose, lesquels l’ont conduit à l’hôpital.

L’insécurité, la découverte du conte et son diagnostic

À la suite de son hospitalisation, Mylène a connu une longue traversée du désert avant de recevoir un diagnostic de trouble de la personnalité limite. «J’ai fait mes études et je me suis trouvé un emploi que je n’ai pas gardé longtemps. Je me suis fait quelques amis. N’empêche que je me sentais seule chez moi et je pleurais fréquemment», avoue-t-elle.

Alors qu’elle doit composer au quotidien avec les hauts et les bas de son trouble psychologique, elle découvre l’art du conte. «Je travaillais pour une entreprise familiale lorsque j’ai pris des cours de soir sur le conte au défunt organisme La Vingtaine. J’ai beaucoup aimé ces cours et j’ai eu la piqûre», raconte-t-elle.

Mylène a fait ses premiers pas de conteuse sur scène durant l’événement Cégeps en spectacle à 20 ans. Bien qu’elle ne gagne pas sa vie avec le conte, elle enchaîne les spectacles à un rythme régulier dans des petites salles et des cafés et elle prend régulièrement part aux soirées du Cercle des conteurs de Montréal.

Et son diagnostic de trouble de la personnalité limite arrive à l’âge de 33 ans. «Mon agente d’Emploi-Québec a voulu me référer à un programme de pré-employabilité avec un volet en santé mentale. Elle voulait aussi me faire voir un psychiatre. Elle trouvait que je n’avais pas des réactions « normales »», avoue-t-elle. Contrairement aux médecins généralistes qu’elle a consultés, un psychiatre a été en mesure de lui diagnostiquer son personnalité limite.

Le conte pour contrer son état limite

Consciente d’être à la merci de son intensité et de ses émotions, elle entreprend d’utiliser ces deux facettes de son trouble mental pour les transposer dans ses contes. «J’éprouve toujours un sentiment de vide. Je le comblais par toutes sortes d’excès. Maintenant, je suis en mesure de le satisfaire à travers mon imaginaire dans la création de mes contes. Les écrire me donne l’espoir que les choses peuvent aller mieux dans ma vie», raconte-t-elle.

Elle monte ses spectacles pour que les gens soient immergés dans ses histoires à travers ses personnages. «J’utilise l’intensité de mes émotions pour donner vie à mes personnages. Les spectateurs embarquent ainsi dans mes histoires même si leur niveau d’enthousiasme peut varier. Être en interaction avec un public comble un besoin de reconnaissance que je n’ai jamais eu étant plus jeune», confesse-t-elle.

Pour créer ses histoires, elle puise dans l’univers des contes européens, le fantastique et le côté sombre de l’humain. «Mes contes sont peuplés de sorcières, de fées et d’autres créatures fantastiques. La jalousie se retrouve aussi dans mes histoires tout comme la mort et la vengeance. La spiritualité, le bien et le mal, la morale et les embûches de la vie sont des valeurs transparaissant également dans mes contes. Elles sont très importantes à mes yeux. Mes contes ont tous un important aspect autobiographique», conclut-elle.

À présent, Mylène a plusieurs projets en tête. Elle souhaite être encadré professionnellement. Elle prépare aussi un spectacle de conte incluant une exposition de photos avec des poèmes. Nous pouvons lui souhaiter de vaincre les démons de son trouble de personnalité limite et de faire carrière en tant que conteuse, tout comme Fred Pellerin.

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Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Dysmorphophobie et anorexie, la perception son corps

Dysmorphophobie

L’identité en conflit

Lucie Barras et Mélanie Gauthier, Dossier Anorexie

illustrations bandes dessinées gobelins fées illustration t-shirt cartes voeuxQue faire lorsqu’on veut rattraper ses 20 ans coûte que coûte? La société amène les femmes à croire que la vie s’effondre après 25 ans, qu’une femme est déjà vieille à l’abord de la trentaine Mélanie souffre de dysmorphophobie depuis ses 15 ans. Au début, son apparence physique l’obsédait. Aujourd’hui, son mal s’est compliqué: elle a pris en dégoût les années qui passent, et veut qu’on lui rende ses 20 ans.

Miroir, mon beau miroir

«Il paraît que j’ai 30 ans. Mais pour moi, c’est inconcevable.» Mélanie est tendue aujourd’hui. Peur d’affronter le passé, de se laisser submerger par ses émotions. Peur d’être jugée aussi. Quand cette grande brune se regarde dans un miroir, elle trouve son reflet insupportable. «Je vois de la peau flasque. Je vois une génitrice. Je vois ma mère.» Pourtant, les miroirs, Mélanie ne cesse de les chercher. Observer son visage est une manie. «Ce qui me fait tenir depuis toutes ces années, c’est l’espoir qu’un jour, je verrai dans la glace une jeune femme heureuse qui a l’impression d’être importante aux yeux des autres.» Son mal, dit-elle, s’appelle la dysmorphophobie. Mais, elle n’a jamais été diagnostiquée.

L’enfance de Mélanie n’est pas un conte de fée. À la maison, l’affection manque autant que l’autorité. «Ma mère était dépressive. Elle passait d’un extrême à l’autre. D’un je t’aime à des baffes. Aujourd’hui encore, elle n’a même pas conscience que je suis malade.» À l’école, les choses ne se passent pas mieux. À 15 ans, ses complexes se cimentent. «Je subissais les moqueries de mes camarades. Je n’arrivais pas à me défendre. C’est un âge où les jeunes sont cruels entre eux.» Elle quitte l’école prématurément pour se consacrer à ce qui la hante: son apparence physique. «Je me branchais sur les programmes télévisés pour bonnes femmes. Je faisais une diète, puis je mangeais pour calmer mes émotions. Et je me demandais ce que j’avais pu faire pour mériter un tel physique.» Sa vie, à partir de ce moment, se résume à des salles d’attente. Ses contacts sont des psychothérapeutes. «Le jour, je devais m’occuper de mes frères, comme un femme au foyer. La nuit seulement, j’osais sortir.» À 16 ans, abandonnée par sa mère, elle est envoyée en centre d’accueil, en même temps que ses trois frères.

Une jeune parmi les vieux

«Je déteste les vieux», lâche Mélanie. Les vieux, elle s’y accroche pourtant. À l’adolescence, angoissée à l’idée de rencontrer les jeunes de son âge, elle fréquente des groupes comme Le cercle des fermières le jour. La nuit, elle sort avec des hommes qui peuvent avoir l’âge de son père. «Je ne connaissais pas la peur. J’étais prête à tout pour fuir la solitude. À défaut de plaire aux garçons de mon âge, je me retrouvais avec des hommes plus vieux. Ils voulaient ma jeunesse. Ils me consolaient, mais à quel prix? Avant même mes 18 ans, je buvais souvent avec des groupes de saoulards à la marina de Laval.  Maintenant, je me sens salie, abusée.»

Cette période lui fait nourrir une aversion pour les figures masculines. «Surtout passée la vingtaine. Je voudrais plaire à des plus jeunes, juste pour vivre ce moment-là une fois dans ma vie.» Être mère? «Ai-je l’air d’une matrone?» demande-t-elle. «Je n’ai jamais eu de désir d’enfant comme toutes les femmes de mon âge.»

Mélanie parle sans relâche d’une jeunesse qu’elle n’a pas vécue. «Je suis passée à côté, coincée au milieu de vieux. J’ai vécu déphasée. Mes 40 ans avant mes 20 ans. Pourtant j’ai toujours eu l’impression d’être une enfant dans un monde d’adultes. Si l’on compare ma vie à une télévision, je cherche sans cesse le canal jeunesse, et je tombe sur canal vie.» Je suis encore comme une adolescente, fan de heavy metal.» Mélanie, une femme de 30 ans, a le visage marqué par les années. «À mes yeux, mon identité s’arrête à mon âge. Ma seule valeur se limitait à ma jeunesse. J’ai 30 ans, elle a disparu.»

Un cri sans écho

Mélanie est submergée par ses émotions, par la colère. Elle n’en veut plus à sa famille «Ils ne sont pas parfaits, j’ai préféré l’accepter.» Elle en veut à sa maladie qui lui a volé sa jeunesse. Elle en veut au système, à toutes les portes qui se sont fermées lorsqu’elle appelait à l’aide.

Bien qu’elle présente tous les symptômes de la dysmorphophobie, Mélanie n’a jamais été diagnostiquée comme telle. Pour les psychiatres, elle souffre de troubles de la personnalité limite. Depuis le début de sa souffrance, les intervenants qu’elle rencontre lui parlent de maladie mentale, sans pouvoir l’aider. La jeune femme se sent incomprise et ignorée.

«Je me suis battue sans relâche pour obtenir de l’aide. Je voulais quelqu’un qui m’aide à comprendre d’où viennent mes complexes. Les médecins m’ont coupé l’accès aux thérapies appropriées. Je fréquentais les groupes d’entraide pour malades mentaux aigus, où j’étais admise. J’ai joué le rôle de la folle que je n’étais pas.»

À 18 ans, les travailleurs sociaux envoient Mélanie dans une maison pour adultes atteints de graves pathologies psychiatriques. Au bout de 4 mois, elle fuit et s’installe avec un ami schizophrène. «Sa place n’était pas là, mais dans une structure spécialisée. Moi, je perdais la tête, je devenais agressive. Il aurait pu être dangereux pour moi. Au bout d’un an, je suis sortie de ma torpeur. Je lui ai annoncé que nos chemins se séparaient.»

Des gobelins et des fées

illustrations bande dessinée gobelins fées illustration t-shirt cartes voeuxLa paix, elle la trouve un peu dans le dessin. «Plus jeune, je composais des bandes dessinées mettant en vedette des jeunes gens avec qui je rêvais d’être et d’interagir.» Mélanie réalise en ce moment un portfolio de ses œuvres, et un cahier de coloriages. Son univers est tiré de l’imaginaire. «Ma maladie me pousse dans ce monde fantaisiste. Imagine que j’ai 15 ans, je suis enfermée dans une tour. Je veux m’échapper dans un autre univers.»

Des gobelins et des fées peuplent l’univers artistique de Mélanie. Son crayon s’inspire aussi de la nature, du mystère de l’océan, et de l’ironie du sort. «J’aime créer, mais parfois je n’en ai plus la force. Je dois m’obliger à le faire chaque jour, et surmonter la peur de la page blanche.»

Seule pendant de longues périodes, elle s’est longtemps identifiée aux personnages de ses jeux vidéo. «Je rêvais d’être parmi eux. Les jeux vidéo et dessins animés valorisent la jeunesse. Dans les films de Walt Disney, les vieux ont toujours le rôle de méchants.»

Mélanie vit chez son père depuis une dizaine d’année. «Pas par choix. Certains psys m’ont rabâchée que ma place était dans un appartement, avec un chum. Mais, j’en suis incapable.»

Le seul moyen pour elle d’avoir son indépendance avec ses moyens financiers, c’est le HLM. Pendant cinq ans, elle a fait des démarches. Elle a cessé, découragée. «Je ne m’entends pas avec mon père. Il a toujours eu envers moi l’attitude d’un patron prêt à congédier son employé. J’ai essayé de lui expliquer le mal qui me ronge. Il sait à quel point je souffre, mais a du mal à comprendre. Pour lui, ce sont des enfantillages.»

Le choix de l’embarras

Mélanie vieillit de l’extérieur, mais ses rêves sont les mêmes depuis des années, ceux d’une adolescente. «Lorsqu’on est plongé dans une maladie, il est difficile d’y voir clair. Je peux être lucide et capable de faire face au monde, pour de brefs moments.» La jeune femme est tiraillée «entre deux extrêmes». Consciente qu’elle vaut mieux qu’un chiffre ou un âge, elle promet pourtant que, si elle en avait les moyens, elle aurait recours à la chirurgie esthétique jusqu’à obtenir l’âge qu’elle désire.

Aujourd’hui, elle n’ose plus accepter les mains tendues, ou recommencer une thérapie à zéro. «Je suis incapable de recevoir.» Quelques amitiés se sont soudées, même si les contacts sont difficiles. «Lors d’une fête, j’ai fait la rencontre d’une fille qui souffrait de dysmorphophobie. Je lui ai dit ce que j’aurais aimé qu’on me dise. Il est important de ne pas se laisser dicter ce qu’on a à faire et de vivre l’âge qu’on veut vivre.» Si Mélanie se sent terriblement seule face à sa maladie, elle est sûre que plus de 1 ou 2% de personnes souffrent du même mal.

Dysmorphophobie, la laideur imaginaire

Cette maladie est une phobie de son propre corps. Il est diagnostiqué comme un trouble mental. Les personnes qui en souffrent développent des complexes obsessionnels, au point de ne plus oser vivre en société. Cette maladie va souvent de pair avec d’autres troubles, comme la dépression, les troubles de la personnalité limite, ou encore des troubles du comportement alimentaire. 1 à 2% de la population américaine serait atteint de dysmorphophobie. Elle touche en particulier les adolescents et les jeunes adultes et se développe surtout chez les femmes.

Mélanie Gauthier est une illustratrive. Vous pouvez visitez sa page Internet pour voir ses différentes oeuvres.

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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Jeune schizophrène et santé mentale

Santé mentale, symptômes et conséquences

Rencontre avec la schizophrénie

Si quelqu’un frappe à votre porte en pleine nuit, n’ouvrez pas, n’ouvrez jamais. Vous ne savez pas qui est derrière!

Florent Babillote Dossier Santé mentale

schizophrenie-folie-schizophrene-fou-sante-mentaleJ’ai 15 ans. Dehors, il fait nuit noire. Je dors du sommeil profond de l’enfance. Il pleut à mort. La nuit et la pluie se mélangent, se confondent. Un coup fort sur la porte de ma chambre brise le silence de la nuit. Je m’assieds sur mon lit, interloqué.

Le son revient plus fort, insistant, comme un appel. Intrigué, je me lève et j’ouvre la porte. Le couloir est sombre et immense. Je ne reconnais pas son aspect habituel. Une petite lumière clignote tout au bout de cet étrange tunnel cerné de portes. Effrayé, je me mets à marcher dans ce dédale sans issue.

J’avance toujours en ouvrant chaque porte mais seule l’obscurité totale surgit pour me répondre. Je continue mon triste manège, ouvrir une porte, pieds-nus. J’ai froid, j’ai peur. J’ai envie d’hurler mais je ne peux pas. Une voix étrange sort de la nuit comme pour me guider. Des cris terrifiés résonnent dans le silence.

Mon angoisse m’étouffe. Je veux me sauver et retrouver ma chambre. Quelqu’un crie et m’appelle sans répit. Je ne le connais pas mais lui me connaît. Je tourne sur mes pieds comme une toupie. J’ai mal aux oreilles, à la tête, tout tourne de plus en plus autour de moi.

Avoir su, je n’aurais jamais quitté mon lit.

Aussi, je vous donne un conseil avisé: «Si quelqu’un frappe à votre porte en pleine nuit, n’ouvrez pas, n’ouvrez jamais. Vous ne savez pas qui est derrière!».

Aujourd’hui, je sais, hélas. Mais c’est trop tard. La maladie est venue me voir ce soir d’hiver… Elle ne me lâchera plus.

Le combat est constant mais inégal. J’ai cru en mon passé, je doute du présent et j’ai peur de l’avenir.

Bienvenue dans l’univers obscur de mon ombre, bienvenue dans la schizophrénie.

Florent Babillote

Né en 1980, d’un père militaire et d’une mère au foyer, Florent Babillote ressemble à tout le monde: une enfance paisible, entouré et choyé, complice de son frère et de sa soeur.

Étudiant en droit, la pathologie de Florent grandira dans son esprit sans qu’il ne comprenne ce qui lui arrive, jusqu’au jour où, pris d’une bouffée délirante, des voix étranges prennent possession de son esprit. Le diagnostic médical tombe: schizophrénie.

Entouré de toute sa famille, il entreprend l’écriture de son livre qui oscille entre rêve et réalité, comme une lecture attentive de sa vie. Un cheminement qui lui permet de prendre le recul nécessaire pour s’inscrire dans une véritable thérapie.

Livre à paraître sur www.edkiro.fr

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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Schizophrénie: suis-je fou?

Spectacle hip hop au Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo)

Santé mentale; schizophrénie

Suis-je fou?

Ai-je les bons comportements sociaux? Mais quelle est la définition de la normalité? Afficher un beau sourire quand on vous diagnostique une schizophrénie? Dire merci quand on vous interne pour la quatrième fois? Être content quand votre beau-frère vous encourage à chercher un emploi pour schizophrène? Faire oui de la tête et s’écraser devant les docteurs qui vous disent d’accepter de prendre des médicaments toute votre vie?

Malick   Dossier Santé mentale

folie-sante-mentale-fou-etre-normal-signes-folie-schizophrenieJe ne crois pas. Je pense qu’il est normal de vouloir être normal. Que les mers tranquilles n’ont jamais fait avancer les voiliers.

Je n’ai jamais accepté ma maladie. Je crois que je ne l’accepterai jamais. Mes amis l’ont accepté.  Ils m’en parlent comme si la maladie définissait ce qu’ils sont. Ce n’est pas plus mal.

Sauf que moi, je veux me battre, distancer mes craintes. C’est pour ça que je suis encore convaincu que je vais un jour avoir une femme, des enfants et un emploi.

Examen de la folie

folie-schizophrenie-sante-mentale-fou-psychiatriqueMaintenant que le pire est passé, je peux raconter la crise existentielle par laquelle je suis passé. Si je retourne dix ans en arrière, je me rappelle la première journée de ma tourmente. C’était la veille du dernier examen du baccalauréat. J’avais les yeux plongés dans le miroir de la bibliothèque de l’université. C’est en m’observant que j’ai eu la conviction qu’une dualité m’habitait. D’une part le démon, un mal au sens biblique, gouvernait mon œil droit. Dans l’autre œil la pureté, le bien. Dérangé par cette révélation, j’entrepris de combattre l’œil malin. Il faut dire que j’avais toujours été fasciné par les histoires de religion. Cette idée donnait un sens à mon existence. C’est donc avec cette certitude que j’ai quitté le monde réel pour m’enfermer dans un autre univers.

Des folies pour vaincre mon œil droit, j’en ai faites. J’ai crié que j’aimais Dieu dans des lieux publics. J’ai marché dans des champs sans m’arrêter. J’ai coupé des arbres en leur demandant la permission. J’ai reçu la clé du paradis des mains de la Sainte Vierge. Je m’en foutais parce que je ne faisais de mal à personne dans ma quête de me libérer du démon. De fil en aiguille, mes théories devenaient de plus en plus complexes et précises. Jusqu’à me convaincre que si tout cela m’arrivait, c’est que j’étais un ange de Dieu qui devait passer par toutes ces épreuves pour évincer le démon en moi et pouvoir accomplir une grande destinée.

L’acte de trop

Et vint le jour où ma vie bascula. C’était en soirée. J’étais monté parler à ma sœur pour la réconforter. Elle me dit que sa vie allait mal et qu’elle avait de la difficulté à regarder l’ours en peluche que son ancien copain lui avait offert. Que ce dernier était possédé et qu’elle en avait peur. Qu’elle se sentait seule et que son chien était comme son psychologue. Elle lui parlait et il était le seul à la comprendre. Le lendemain, je prenais une hache et je tuais son chien. Elle me traita d’assassin, de meurtrier, de monstre. La police s’est  présentée à la maison familiale. Je me suis retrouvé en psychiatrie.

ambulance-ambulancier-premier-repondant-urgence-911Couché dans l’ambulance, attaché avec des sangles, escorté par quatre autos patrouilles. Les choses vont vite. Je me demandais pourquoi tout ce déploiement autour de moi. Étais-je une menace pour quiconque? Je venais de tuer un berger allemand avec une arme  tranchante. Je me sentais comme un meurtrier, quelqu’un qu’il faut craindre. Ce n’est vraiment pas agréable.

L’hôpital psychiatrique

Je passai la nuit avec des gens qui tournaient en rond, qui criaient, qui parlaient de démon et de Satan. Le lendemain, on m’a transféré dans l’aile psychiatrique. J’ai rencontré un psychiatre. Je l’ai vite compris, ce que j’allais dire allait déterminer le temps que j’allais passer enfermé.

J’ai essayé d’expliquer l’histoire en minimisant mon geste et en mettant l’accent sur le fait que c’était un animal. Que jamais je n’aurais fait de mal à un humain. Tout de même, j’ai raconté tout ce que je croyais. J’étais un ange avec un œil bon et l’autre mauvais. Ça m’a fait du bien sauf que cela m’a suivi durant mon séjour en psychiatrie.

Une fois les portes magnétiques de l’aile psychiatrique franchies, il n’y plus de retour en arrière. Vous vivez avec d’autres patients et le personnel médical. Tous les jours vous rencontrez un psychiatre. Vous mangez aux mêmes heures, vous vous couchez avec la fermeture des lumières. Il y a une hiérarchie parmi les malades de longues dates : les plus vieux sont respectés et les plus fous, craints. Il m’est arrivé de rencontrer des assassins qui, plutôt que d’être en prison, purgent leur sentence en psychiatrie. Ils n’ont pas l’air de meurtriers, souvent même ils affichent un beau sourire. Je me suis plutôt bien adapté même si je n’aimais pas être là. Je me suis fait une raison. Je me suis tenu avec ceux qui sont le moins affectés par la maladie.

Faire passer la pilule

A la fin de mon séjour, j’ai intégré un centre en santé mentale où j’ai fait du théâtre, du karaté, de la cuisine pendant un an. C’est là que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon chum de consommation. Durant cette période, j’avais déjà l’habitude de consommer de la marijuana et de l’alcool. Par l’entremise de cet ami, j’ai connu le speed qui, sur le coup m’a paru inoffensif. Sauf que la petite pilule magique est rapidement devenu un baume sur mes plaies.

Avec cette drogue, je me sentais fort et certain. Tranquillement, je me suis mis à consommer régulièrement et à sortir dans les clubs. Ce qui devenait dangereux, c’est que j’en prenais pour me sentir bien. Ma famille le savait et tout le monde en souffrait. Mes parents tentaient de me raisonner sur les dangers de cette drogue. Je n’écoutais pas. Trois fois par semaine, je passais des nuits blanches tout en sachant qu’il suffisait d’une pilule pour devenir légume. En plus je prenais des médicaments. Je faisais attention à ne pas me faire prendre mais j’étais soumis à des analyses d’urine tous les trois mois alors, forcément, le test a fini par se révéler positif.

Centre de thérapie Le Portage

Les docteurs ont donc décidé qu’il me fallait un traitement choc: le centre de thérapie Le Portage.

Mon entrée fut difficile. J’ai dû quitter ma liberté pour entrer au TSTM (Toxicomane Souffrant de Troubles Mentaux). Tous les jours, lever à 6h45, ménage et thérapie, thérapie et thérapie.

Les premiers temps, je pensais mourir. Les cinq premières semaines sans sortie ni téléphone. Mais rapidement, j’ai changé. J’ai accepté le programme. Je m’y suis fait des amis. Je suis devenu chef de la cuisine puis chef de la communauté. J’ai même arrêté de fumer la cigarette.

Même si j’avais beaucoup de réticence à me plier à cette thérapie, elle m’a libéré de mes habitudes. Je me suis rendu compte que je pouvais réussir à être heureux sans drogue. Ils m’ont supporté et m’ont fait travailler mes comportements et la gestion de mes sentiments. Il m’a fallu 13 mois pour franchir les 4 étapes de réhabilitation avant de pouvoir habiter en appartement supervisé et commencer une réinsertion sociale. J’en suis sorti grandi et capable d’être autonome avec un style de vie positif.

Folie de psychiatre

Une fois fiché en psychiatrie, on vous suit, vous observe, vous investigue. Il faut constamment peser ses mots. Parfois, une attitude suffit à inquiéter les médecins.  Pour prévenir une crise, ils vous envoient faire un séjour de 21 jours en psychiatrie.

C’est ce qui m’est arrivé à ma troisième hospitalisation. Cela faisait huit ans qui tout allait bien. Je rencontrais ma psychiatre pour fermer mon dossier. Je ne sais pas pourquoi mais pour moi c’était important. J’avais mis un habit pour la rencontre. Mauvaise idée! J’ai haussé le ton pour expliquer mon habillement. On a appelé un «code blanc» pour moi. Quand un patient semble incontrôlable, le personnel appelle à l’aide. Un autre petit 21 jours à l’hôpital. J’ai retrouvé mes appartements dans l’aile psychiatrique. Maintenant j’en fais des blagues mais, sur le coup… Bref ce fut ma dernière hospitalisation et j’espère la dernière.

Aujourd’hui je me considère comme heureux, j’ai mon petit appartement. Je participe à un programme d’Emploi-Québec. J’écris mon histoire chaque jour avec un peu plus de confiance à chaque réussite. Je n’ai pas changé le système, c’est le système qui m’a changé! Est-ce mieux, est-ce pire?… je reste convaincu qu’un jour les injections vont cesser.

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Biographie de l’auteur

Schizophrénie et santé mentale

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Ma schizophrénie

J’ai 25 ans. Je suis schizophrène depuis quatre ans. Quand je ne prends pas mes médicaments, des antipsychotiques, j’hallucine.

Témoignage de Martin   Dossier Santé mentale , Santé

santé mentale schizophrénie schizophrène autisme psychotique maniaco-dépression

J’imagine que des voix me parlent. Elles me disent des blagues, m’ordonnent des choses plutôt négatives comme de me suicider ou de commettre des meurtres.

Mon histoire débute bien avant l’arrivée de ma maladie. À quinze ans, mes amis m’initient aux drogues. Je commence par fumer du hasch. De temps à autre, puis, de plus en plus souvent. Après un an et demi on me dit que le cannabis est beaucoup plus cool. Je change ma consommation pour le pot. Un an plus tard, j’essaye les champignons, le LSD, la mescaline. À 18 ans je découvre les raves. J’y prends beaucoup d’amphétamine et d’extacy. Je ne savais pas alors que je causais des dommages irréversibles à mon cerveau. Avoir su, je n’aurais pas fait toutes ces expériences avec mon corps.

Symptômes de la schizophrénie

Quand la maladie me frappe, je suis seul dans mon appartement. J’habite un petit deux et demi. Je travaille en soirée. Des conditions de travail exécrables pour un salaire minable. Je fume tout ce que je peux trouver. Malade que je suis devenu, ma vie familiale n’est pas vraiment bonne. Je mens à mon père; la personne que je respecte le plus sur cette terre. Je ne vois plus ma mère.

À chaque soir, j’arrive chez moi et je mets de la musique techno dans mon système de son. En allant me coucher vers trois heures, j’entends de la musique de guerre. Je ne dors pas de la nuit. Je croyais que c’était les voisins. Je me dis qu’ils ont le droit de fêter eux aussi.

Le lendemain, j’écoute encore du techno. Je suis seul. Je fume. Tout à coup, j’ai l’impression que la musique me concerne. Je m’imagine que mes paroles et mes pensées sont entendues. Par la musique, le rappeur répond à mes songes. Le lendemain même chose. Un de mes amis est là. Il me regarde parler au haut-parleur de ma stéréo.

Le surlendemain, je vais voir ma mère. Je n’ai pas encore dormi. Je lui dis toutes sortes de baratin qui n’avait aucun sens. En projetant la bouteille de savon vers ma bouche, je lui dis que ça ne changerait rien si je buvais du savon à vaisselle. Elle appelle l’ambulance. Je me retrouve à l’hôpital psychiatrique. Diagnostique: épisode psychotique (hallucination temporaire.) Je suis enfermé deux mois à l’hôpital.

Après cet incident, je retourne travailler. Je n’en peux plus. Après deux mois, je dis à mon patron que je retourne à l’école. Je m’inscris au centre Champlain, une école secondaire pour adulte.

Après un certain temps, j’ai un autre épisode psychotique. J’ai l’impression d’entendre mes voisins m’adresser la parole. J’ai aussi l’impression que les stations de radio s’adressent directement à moi. L’eau goûte toute de sorte de chose comme le sexe, le poisson, le LSD. Le monde entend mes pensées. J’entends les pensées des autres. Je suis dieu. Je ne mange plus. Il y a plus de quatre jours que je ne dors pas. J’avise mon père que ça ne peut plus durer et je passe un autre deux mois à l’hôpital.

Nouvelle vie pour un schizophrène

Suite à cela, j’arrête de me droguer. J’arrête même la cigarette. J’obtiens mon diplôme d’études secondaire. Je prépare mon entrée au cégep. Je veux être technicien de laboratoire médical. Je commence le cégep avec une très bonne motivation. Je réussis tous mes cours.

Je reçois 800$ par mois du ministère de l’Emploi et de la solidarité sociale. Au cours de l’été, on me dit que je n’ai pas le droit de recevoir cette somme et que je dois rembourser ce que j’ai reçu à la dernière session. J’ai accumulé une dette   de 5 600$. Je m’engage à rembourser 56$ par mois. Plus de 100 mois pour tout rembourser!

Je fais une demande de prêt et bourses. Un mois plus tard, la deuxième session commence. Je vais au local de financement étudiant du collège pour recevoir la première partie de mon prêt. On me remet un chèque de 500$. C’est beau. J’achète mon matériel scolaire et paye ma pension. Il ne me reste plus rien. J’appelle l’agent du ministère du revenu et de la solidarité sociale pour lui dire que je ne peux pas faire mes remboursements présentement. De plus, je ne sais pas encore combien les prêts et bourses m’accorderont pour la session d’étude. La dame me comprend et me donne un mois de plus pour rembourser les 56$ que je dois.

Une semaine plus tard, je retourne au local de financement étudiant. Un prêt de 250$ m’est accordé. Je l’accepte. Il est déjà dû et il ne me reste plus rien. À la fin de mon temps alloué pour rencontrer mon engagement, je rappelle au bureau du gouvernement. Ils me disent qu’ils vont me saisir. Un mois et demi plus tard, je connais finalement le montant de prêts et bourses auquel j’ai droit pour la session en cours. Un gros 1 500$ pour passer quatre mois. Il me reste trois mois d’étude. Il ne me reste que 750$ à recevoir. Je me retrouve rapidement sans un sou et il me reste encore deux mois d’école à faire.

Schizophrénie, travail et études!

Le monde dira que je pouvais aller travailler en même temps. La prise en charge de ma maladie exige beaucoup d’énergie. En plus de mes trente heures de cours, je devais étudier une quinzaine d’heures par semaine. J’ai dû passer beaucoup plus de temps pour trouver de l’argent que pour étudier. Mes notes ont chuté dans la majorité de mes cours.

J’ai abandonné mon rêve de finir mes études. Je suis retourné sur l’aide sociale en attendant de me trouver un emploi. Puisque je suis devenu un nouvel assisté social, je perds le privilège d’avoir mes médicaments payés. En attendant, je dois les quêter à ma thérapeute.

J’aurais aimé partager avec vous une expérience plus heureuse, qui se finit bien. J’avais besoin d’en parler. J’ai voulu prendre une place de citoyen à part entière. J’étais convaincu que j’avais trouvé ma voie et ma réussite. Pourquoi le gouvernement ne met-il pas des programmes spéciaux ou adaptés à ma condition? Est-il plus facile de garder les gens différents sur l’aide sociale toute leur vie que de trouver des façons de pouvoir apprendre à vivre ensemble?

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