Sur la grande étoile du Ste-Cath… Maurice

La grande famille du Ste-Cath

Une étoile pour Maurice

Raymond Viger     Dossiers RestaurantBistro le Ste-Cath

Sur la grande étoile du Ste-Cath, un auteur inconnu nous a laissé un poème et quelques dessins. Un message simple mais direct pour dire que tout le monde du Ste-Cath, clients et employés, ont apprécié de connaître Maurice et de partager avec lui la vie du Ste-Cath.

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Dans cette petite fenêtre,
La 3e de droite en partant du bas…
Vivait Maurice.

Un petit homme sensible et verbomoteur
Sans prétention mais rempli d’une joie contagieuse
Il était le gardien du phare.

D’un milieu familial qu’il affectionnait beaucoup,
Avec des valeurs d’amour et de partage,
Aimant aimer et plaire sans trop d’attente

Juste pour jouer le jeu de la vie, de la séduction
Ou le jeu de vérité cru mais éloquante
Sans se berner au sérieux qui empêche de revenir nuancer

Humble mais riche de ton vécu
Enrichissant à écouter, tu es vivant
Dans mes souvenirs mon ami.

Bon dodo Maurice

XXX

Le texte a été présenté publiquement à la Vie en Prose, une soirée poésie du mardi à 19h. au Ste-Cath. Au plaisir de vous y rencontrer.

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant où manger bonne bouffe est montréal souper spectacle bistronomiqueUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations 514-223-8116 bistro@le-ste-cath.com.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.     www.stecath.com.

Introverti et fier de l’être

Hommage à l’introversion

Colin McGregor  prison de Cowansville            Dossier Prison

La nuit s’étend sur la cour de la prison. Le lampadaire haut de 100 pieds (30 mètres) jette une lueur orangée sur le pavage où je marche. Un détenu de longue durée émerge de l’ombre – grand, squelettique, au visage plein de cratères et ombragé comme un masque. Il vient vers moi et me tire par la manche.

«Merde», soupire-t-il. «As-tu entendu parler de ce qu’ils vont faire, maintenant?» Puis, en un staccato rapide, il répète les nouvelles à propos de la plus récente loi du gouvernement. Je n’entends pas ce qu’il me dit. Ma pensée s’embrume et se ferme aux mauvaises nouvelles.

«C’est terrible», dis-je en hochant la tête, «mais je dois y aller.»

Il me crie ces paroles, alors que je retourne à ma cellule: «Es-tu vraiment branché sur ce qui se passe?»

Je me retourne et lui crie à mon tour: «Non, pas vraiment. Passe une bonne soirée!»

Je suis un introverti. Un anxieux. J’ai lutté toute ma vie contre cette condition. Je lis, j’écris, j’évite les nouvelles à la télé. Surtout en ce moment. À l’école, j’étais celui que les durs enfermaient dans un casier pour s’amuser. À l’université, par contre, les intellos régnaient. À travers nos épaisses lunettes, nous voyions des gens comme nous et nous relaxions. Maintenant, je suis en prison. C’est comme si j’étais revenu au secondaire.

Mon programme en 12 points m’offre une prière réconfortante: «Mon Dieu, donne-moi la sérénité d’accepter ce que je ne peux pas changer, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de discerner l’un de l’autre.» Reconnais les choses que tu ne peux pas contrôler dans ta vie, et arrête de t’en faire avec elles. En prison, à peu près tout se retrouve dans la catégorie de ce qui échappe à notre contrôle. Et pourtant, je demeure un introverti prudent. Je lis dans ma cellule, alors que les gens dans la cour bavardent à propos de sports, de gardiens et de politique.

L’Évangile de Matthieu était au programme d’une soirée d’étude biblique à la chapelle. Dans Matthieu, chapitre 6, verset 27, Jésus dit, selon notre traduction: «Ce n’est pas en vous faisant du souci que vous pouvez ajouter un seul jour à votre vie!» Tout le cercle des participants acquiesce. «Pourtant, je m’inquiète encore», nous dit le prêtre. «Je sais que c’est inutile, mais je ne peux m’en empêcher.» Même les prêtres ne peuvent s’empêcher de désobéir à Jésus sur ce point.

Dans son livre à succès «Quiet» (The Power of Introverts: La force des introvertis), traduit en 30 langues, Susan Cain écrit à propos de sa propre introversion. Elle nous présente Jerome Kagan, un psychologue de 82 ans, qui a passé sa vie à étudier l’introversion. Dans son laboratoire de Harvard, Kagan a établi ceci: les personnes introverties sont plus sensibles. L’amygdale est une partie de notre cerveau (ne pas confondre avec l’amygdale de la gorge) qui s’est développée bien avant notre capacité de penser. C’est un noyau primitif que nous partageons avec les lézards et les souris. L’amygdale d’un enfant timide, observée sur un scanneur, clignote plus furieusement lorsque l’enfant est exposé à de nouveaux visages, de nouveaux lieux et de nouvelles sensations. En grandissant, cet enfant deviendra un adulte sensible, intelligent et introverti. Les recherches de Kagan montrent que les introvertis ressentent les choses plus fortement, qu’ils sont plus impressionnables et qu’ils pensent de manière plus profonde. On naît introverti, on ne le devient pas.

Susan Cain se plaint que les introvertis sont sous-estimés dans notre société. Les gens tranquilles réussissent bien dans les tâches qui demandent de la concentration : les arts, la mécanique, la résolution d’énigmes, l’écriture. Nous, les introvertis, sommes mis de côté par ceux qui parlent plus fort et qui prennent les commandes. On donne l’huile à la roue qui grince.

À chacun sa nature. Introvertis ou extravertis, artistes ou vendeurs. Nous avons besoin l’un de l’autre. Si personne ne se fait de souci, si le monde est dominé par l’intrépidité et l’optimisme, si personne ne s’adonne aux tâches qui ne peuvent être accomplies que dans le silence et la tranquillité… nos banques tombent, notre environnement devient poussière, nos trains déraillent et explosent. Comme l’écrit l’auteur néerlandais Frederick van Eeden: «le soleil accepte bien de passer par les petites fenêtres.»

Dans l’intimité de ma cellule, étendu sur mon lit de camp, je ferme le livre Quiet et le Nouveau Testament, j’éteins ma lampe de chevet et je m’endors. Pour un temps, je ne me soucie plus de mes soucis.

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Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

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quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Forces et faiblesses de l’hypersensibilité

Développement personnel

Confessions d’une hypersensible

Kharoll-Ann Souffrant Dossier Croissance personnelle

croissance personnelle guide cheminement développementPendant mes études d’intervenante psychosociale, on nous a martelé à quel point la profession que nous nous apprêtions à occuper allait nous changer, nous faire grandir et évoluer d’un point de vue professionnel et personnel. J’y croyais, mais n’étant pas encore sur le terrain, cela était flou dans mon esprit. Je ne pouvais pas me douter à quel point cette affirmation est vraie.

Avec quelques années d’expérience professionnelle, je réalise que travailler en relation d’aide, avec une clientèle pas toujours volontaire, me fait découvrir des choses insoupçonnées qui m’ont faît mûrir en un temps record.

Hypersensibilité et vulnérabilité

Ces dernières années, j’ai eu tendance à penser qu’il me fallait rejeter mon côté vulnérable, croyant (consciemment ou inconsciemment) à tort qu’il représentait une menace pour l’équilibre tant chéri que j’ai réussi à acquérir. J’associais vulnérabilité avec faiblesse. Et pourtant, j’acceptais sans jugement celles des autres. Or, je suis toujours beaucoup plus sévère avec moi-même que je ne le suis avec autrui. À mes yeux, il fallait que je sois continuellement forte, que je réagisse toujours de la bonne manière à toutes les situations. J’avais peur de perdre le contrôle si je m’accordais le droit d’être vulnérable.

Puis un jour, une amie française m’a dit que mon côté intuitif et sensible était beaucoup plus fort que mon côté rationnel, même si j’avais tendance à croire le contraire. Je réalise aujourd’hui qu’elle avait raison. Bien que je me sois énormément renforcée et solidifiée au fil du temps, je suis fondamentalement une personne sensible. Une hypersensible. Et bien des gens qui m’ont côtoyée de l’enfance à l’adolescence pourraient le dire. Mon énergie qui allait auparavant dans tous les sens et qui épuisait mon entourage se canalise maintenant vers des objectifs précis. Et ça fait longtemps que l’on m’a dit que j’y parviendrais, même si je n’y croyais pas.

Équilibre et hypersensible

Je réapprivoise cette partie de ma personnalité, et je prends conscience qu’il est possible d’être une personne forte, tout en ayant cette sensibilité. L’un n’empêche pas l’autre, c’est une question d’équilibre. Je réapprends à accepter les moments où je suis touchée, triste ou anxieuse. Je m’accorde le droit d’avoir des mauvaises journées ou des doutes. Et cette amie française qui a toujours les bons mots pour faire réfléchir m’a expliquée que ma sensibilité est une qualité dans mon domaine, et non un handicap. Que je ne devrais pas en avoir honte. Qu’elle fait partie intégrante de qui je suis.

Le fait de travailler avec des familles me fait prendre conscience des mécanismes qui ont régi la mienne, de l’amour inconditionnel que mes parents et autres personnes significatives m’ont porté. Et viscéralement, naît en moi l’envie de transmettre cet amour à d’autres, et plus particulièrement à un enfant. J’ai envie de donner autant que l’on m’a donnée. Et cette pensée, floue par le passé, se précise et devient de plus en plus profonde. Femme de carrière que je suis, la pensée de donner la vie à un être humain commence à rendre moins « essentiel » le besoin de réussite professionnelle que j’ai toujours eu.

Mon travail me fait réfléchir. Jour après jour après jour. Et je sais que ça n’arrêtera probablement jamais. Et c’est bien ainsi, car je ne veux pas que ça s’arrête. Car, c’est lorsqu’on arrête de réfléchir que l’on cesse d’évoluer.

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croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville.

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murales muralistes graffiti street art urbain culture rue Sorte d’instrument de musique qui irradie mon être tout entier lorsque celui-ci est sollicité avec délicatesse. Ma sensibilité ouvre tous les pores de ma peau pour y laisser entrer joie, bonheur et bien-être quand je suis sollicité avec douceur. Ma sensibilité, telle une pièce de cristal fragile et transparente, court le risque de se fissurer à la moindre brusquerie. C’est pourquoi je me dois d’y faire très attention.

Lorsque je la protège trop précisément, je me prive du regard et du toucher de l’autre, empêchant la naissance de tous ces magnifiques reflets auxquels elle donne vie. Cette sensibilité fait partie de mon langage et lorsque je l’ignore, son lustre perd de son éclat et sa transparence devient opaque. La peur de m’exprimer me rend terne. Lorsqu’elle est brusquée, tendue et étirée, la musique se transforme en une cacophonie infernale.

murale-graffiti-rue-clark-art-hiphop-canettes-jeune-artiste Ce magnifique bijou ne doit pas s’afficher au premier venu. Il faut d’abord prendre ses précautions, puis trouver les moments appropriés pour l’exposer, où nous sommes en pleine possession de nos moyens. Puis, nous devons chercher un endroit bienveillant pour que notre précieuse sensibilité ne soit ni abusée ni négociée et encore moins estropiée. Ayant remplis ces pré-requis, nous pouvons alors exercer graduellement en toute confiance l’abandon de nos barricades. Ce qui produit un sentiment de liberté et de légèreté curative.

Cette sensibilité, qui pouvait sembler fragile, est maintenant perçue comme délicate et fine. Elle nous permet dorénavant d’accueillir l’autre avec doigté et chaleur, ce qui produit une aura attirante. A travers nos yeux, des arcs-en-ciel égaient nos proches qui, à leur tour, ensoleillent les voisins. Cela produit un effet d’entraînement.

L’humanisation de notre environnement commence nécessairement par soi, c’est une règle incontournable. Reconnaître sa propre fragilité permet une approche plus compréhensive envers ceux qui la dénie.

Plusieurs prétendront le contraire avec violence ou rationnel… c’est la seule manière pour eux d’échapper à la remise en question d’une vie parfois mal engagée.

Photos courtoisie artistes muralistes Café-Graffiti (514) 259-6900.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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