Condamné à mort

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Sentence et condamnation à vie

Mourir en prison

Luc Blain, âgé de 55 ans et condamné à la prison à vie en 1993 pour meurtre, s’est vu condamné à nouveau. Lors d’un examen des poumons à l’hôpital de Sherbrooke, on lui a rendu un verdict de mort. Un cancer rendu à un stade avancé devenu irréversible. Il lui restait moins de 60 jours à vivre. Le choc.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville. Dossiers Prison, Criminalité

mourir-prison-deces-prisonnier-mort-penitencierDéjà emprisonné, il devait accepter de rendre son dernier soupir entre les murs d’un pénitencier.  Loin de tout ce qu’il chérit, dans un environnement froid et hostile.

Luc se déplace depuis peu en chaise roulante. Il a commencé à fréquenter la chapelle. Je me suis demandé d’où lui venait ce soudain intérêt pour les « bondieuseries».

Diagnostic ou jugement de cour?

Ce changement de comportement a piqué ma curiosité. Je me suis rapproché de lui pour comprendre. Il m’a mis au fait de son diagnostic. Je lui ai demandé de m’accorder une entrevue pour le magazine Reflet de Société.  Il a accepté malgré son état de santé qui ne cesse de péricliter. Depuis l’annonce de cette terrible nouvelle, trente jours sont déjà passés.  Au moment où j’écris ces lignes, il lui reste moins d’un mois à vivre, et lorsque vous lirez ce texte, la mort aura réclamé son dû.

Je voulais savoir, dans une situation semblable, ce qui pouvait se passer danstetoscope-mort-mourir-en-prison-prisonnier-deces-penitenciers sa tête et dans son cœur. Pour son corps, la réponse est déjà écrite.

Rencontre avec Pacha

Engager la conversation avec Luc, alias Pacha, est difficile.  Sa façade extérieure dégage une colère sourde qui bouscule, intimide et effraie. Mais c’était avant… de savoir que toute cette mécanique de défense ne pourrait plus le protéger devant cette implacable fatalité.

Je lui ai décrit un peu mon travail et le genre de lectorat que nous avons. Je trouvais important qu’il laisse quelque chose d’autre qu’un numéro de dossier derrière lui.  Je l’ai averti que ce texte devait obtenir l’approbation de mon rédacteur et du comité de rédaction.

Il sait que cet article ne sera publié qu’après sa mort. Il a accepté. Assis sur le coin de mon lit, il m’a indiqué sa seule exigence: envoyer une revue à son frère pour qu’il  la remette à sa fille unique.  Son premier legs s’adresse à sa fille: malgré ses absences durant son incarcération, il n’a jamais cessé de l’aimer de tout son cœur.

Quelques questions m’ont paru importantes à lui poser mais j’ai respecté au mieux la manière et le langage utilisés.

Les actes du passé

sexualite-prison-sexe-prisonnier-pénitencierLuc est souvent revenu sur les regrets de ses actes passés. Plus particulièrement sur le meurtre commis. La victime, vendeur de drogue comme lui, le terrorisait à tel point qu’il en a perdu sa capacité de raisonner; une bagarre qui a dégénéré en meurtre. «C’était lui ou moi.» La réponse s’est exprimée à travers son instinct de survie. Vous pouvez le juger mais pas le condamner, car c’est déjà fait.

J’ai manqué ma vie. Un constat d’échec: j’ai tout manqué. J’espère que ma fille ne fasse pas des choix pour se faire accepter par les autres. Qu’elle mène une bonne vie, qu’elle trouve sa propre voie. Je n’ai jamais cessé de l’aimer de tout cœur.

J’espère que les toxicomanes arrêtent tout de suite avant qu’il ne soit trop tard, qu’ils suivent une cure. J’aimerais dire aux jeunes de ne pas toucher à ça, ils vont rater leur vie. Restez vous-mêmes, restez normal.

Mourir en prison

J’ose lui demander s’il va mourir en prison. Pacha change rapidement d’attitude, il essaie de se convaincre qu’il sera libéré pour cause humanitaire. La réalité est que plusieurs meurent en prison sans obtenir de libération. Je le lui rappelle avec maladresse. L’administration d’un pénitencier transige avec un ordinateur et non avec un cœur. Je vois très bien dans ses yeux qu’il voudrait être ailleurs. Je ne sais pas quoi répondre…

Exténué, Pacha est reparti dans sa cellule pour se reposer. Le temps passe si vite quand il en reste si peu.

Pacha est décédé au milieu d’août 2011. Un reportage que je n’aurais pas pu mettre à terme. Je voulais tout de même prendre ce court instant pour souligner son départ et permettre de lancer son message d’amour à sa fille unique.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

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Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Vie carcérale: pas banale

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Vie carcérale: pas banale

Jean-Pierre Bellemare      Dossiers Prison, Criminalité,

Parce que nous, les prisonniers, vivons dans un milieu fermé, nous apprenons à nous connaître en détails très rapidement. Les gens qui m’entourent possèdent tous un bagage personnel très intéressant. Il est pratiquement impossible de s’ennuyer lorsqu’un compagnon d’infortune raconte son vécu.

Tous ceux qui ont fait la première page des journaux se retrouvent ici. On est en mesure de vérifier les allégations des journalistes avec les personnes directement concernées. On réalise que, trop souvent, les médias déforment la réalité pour la rendre plus attrayante aux lecteurs. On découvre l’envers de la médaille expliquant ces comportements qui semblent, à prime abord, incompréhensibles. Surtout si l’on ne se fie qu’aux journaux qui sombrent trop facilement dans le sensationnalisme.

« Il a reçu 25 coups de couteau. » Pourquoi autant d’acharnement? Cette façon de communiquer la nouvelle est vendeuse. Pour moi, qui me trouve en prison et qui rencontre l’auteur de ces actes, je comprends mieux les raisons qui l’ont mené à réagir de la sorte. Je prends le temps de l’écouter me raconter le calvaire des 18 ans où il a été abusé sexuellement par la « supposée victime », sa faillite psychologique qui explique la perte de contrôle, l’expression d’une douleur si grande, si forte, si puissante que la raison a fait place à la folie, une sorte de black-out.

À l’intérieur des murs, j’ai l’impression qu’on a l’occasion de connaître ceux qui font l’actualité québécoise de façon beaucoup plus objective. C’est généralement une suite consécutive de malheurs, d’échecs, d’abandons, de solitudes qui font glisser inexorablement un tel individu vers la surdose, le suicide, l’agression, voire le meurtre.

Cette façon d’exprimer sa douleur est un exutoire aux conséquences catastrophiques pour tous. Cette souffrance s’exprime par des actes abominables pour la simple raison qu’elle est insupportable. Une personne en feu peut se jeter en bas d’un édifice seulement pour éviter de ressentir la douleur intense l’envahir. Imaginez-vous en train de subir cette douleur qui brûle à l’intérieur de soi…

Je reviens à l’intensité de la vie carcérale, celle de fréquenter ces gars avec qui on ne s’ennuie jamais. D’être continuellement surveillés par des gardes armés nous questionne sérieusement sur notre criminalité. Une sécurité de plusieurs millions de dollars autour de nous finit par créer un effet certain dans notre esprit. Être entouré de gars qui vivent des dépressions les unes après les autres, des psychoses, des complexes aigus ou de sérieux troubles de personnalité égaye une journée comme vous ne pouvez pas l’imaginer. Dans le même après-midi, on rencontre toute la gamme de criminels inimaginables avec leur propre façon de se comporter. Lorsqu’on a un conflit avec l’un d’eux, toutes les surprises sont possibles, et elles ne s’avèrent pas toujours agréables!

Vivre aussi intensément pendant plusieurs années augmente la difficulté à se réhabiliter et à retrouver sa place en société. Le premier obstacle est une sorte de morosité qui s’installe. La quiétude, qui est recherchée par la majorité des gens, est effrayante pour un gars de prison. Elle représente pour lui le moment avant un meurtre, le moment avant la fouille générale, le moment avant l’émeute.

Le silence en prison est très rare. Lorsqu’il se présente, cela ne présage jamais rien de bon. Voilà peut-être, en partie, pourquoi nous avons de la difficulté à nous réinsérer. Vous seriez étonné des effets secondaires que peut créer une longue période d’incarcération.

Vivre intensément peut paraître grisant lorsqu’on pratique un sport ou quand on triche sa femme pour la première fois. Mais, une longue période d’incarcération cause des dommages dans la façon de percevoir le quotidien et son silence.

*Tous mes textes sont soumis à des codétenus pour être jugés avant publication.

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Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

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Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville, chroniqueur de l’année

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville, gagnant du prix du chroniqueur de l’année de l’AMECQ

Dossier: chronique d’un prisonnier

Ste-Adèle, 26 avril 2008. Lors de la remise des prix pour le 27e Congrès de l’Association des médias écrits communautaire du Québec (AMECQ), dans la catégorie meilleure chronique, le gagnant est le chroniqueur du magazine Reflet de Société M. Jean-Pierre Bellemare.

M. Jean-Pierre Bellemare est un prisonnier purgeant une sentence à vie à la prison de Cowansville. Son texte,  » Pas banale la vie carcérale » lui a valu les honneurs dans la catégorie chronique.

M. Bellemare est aussi finaliste, toujours dans la catégorie chronique, pour les Grands Prix de journalisme de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM). Les gagnants des prix de l’AQEM seront dévoilés mercredi le 30 avril prochain.

Pour lire la chronique complète de Jean-Pierre Bellemare.

Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.

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Journaliste en prison avec une sentence à vie, finaliste aux Grands Prix 2008 des éditeurs de magazines

Journaliste en prison avec une sentence à vie, finaliste aux Grands Prix 2008 des éditeurs de magazines

Dossier: Richard Martineau

Le magazine Reflet de Société, spécialisé dans les sujets sociaux, publie depuis quelques années une chronique d’un prisonnier, Jean-Pierre Bellemare. J’ai connu Jean-Pierre lors de mes années de bénévolat à l’Institut Leclerc, une prison fédérale à sécurité médium. Par la suite, Jean-Pierre a été transféré à la prison de Cowansville. Nous sommes resté en contact par la poste et Jean-Pierre a continué sa chronique dans notre magazine.

À chaque année, l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM), organise un concours pour souligner les meilleurs journalistes dans différentes catégories. Pour les Grands Prix 2007, la gagnante dans la catégorie « Chronique d’humeur, billet » a été Geneviève St-Germain de Châtelaine. Les finalistes avaient été Richard Martineau d’Elle Québec ainsi que Bernard Arcan et Serge Bouchard pour Québec Science.

Pour les Grands Prix 2008, les finalistes sont Jean-Pierre Bellemare de Reflet de Société. Les 3 billets présentés étaient:

– Pas banale la vie carcérale.
– Traitement de faveur pour délateurs.
– La sexualité au pénitencier.

Les 2 autres finalistes dans cette catégorie sont Émilie Dubreuil de Urbania et André Marois d’Info Presse.

La remise des prix aura lieu le 30 avril. Une demande de sortie spéciale est demandé à la prison de Cowansville pour permettre à M. Bellemare d’être présent lors de la remise des prix. Si la permission spéciale est refusée, à titre de rédacteur, je serais présent pour le représenter.

Toute l’équipe de Reflet de Société est extrêmement fière de la reconnaissance qui est ici offerte à M. Jean-Pierre Bellemare.

Nous avons envoyé l’information à M. Bellemare par la poste et attendons ses réactions. Nous vous tiendrons au courant de ses commentaires dès qu’ils nous parviendrons.

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