Samajam, le bonheur des percussions

Hochelaga-Maisonneuve et l’économie sociale

Samajam, percussions et modèle d’affaire

Samajam, est la plus importante école de percussions… au monde! Dans son quartier général basé dans Hochelaga-Maisonneuve, l’école reçoit plus de 800 élèves par semaine… et ce chiffre ne cesse d’augmenter ! Comment expliquer cette popularité ? Jouer de la percussion rendrait heureux, même que ce serait contagieux!

Marie-Josée Richard   Dossiers Hochelaga-Maisonneuve

Culture.

samajam-percussions-show-event-spectacle-art Samajam, c’est une école de percussion fondée il y a cinq ans par Louis Bellemare, un ancien agent financier, spécialisé dans le capital de risque dans le domaine culturel… et professeur de djembé (tam tam africain). Son amour pour les percussions et les échanges multiculturels l’a amené à tout lâcher pour se consacrer à sa passion… et la transmettre aux autres! « La pratique des percussions demande un lâcher-prise, qui stimule le cerveau droit, siège de la créativité… et amène surtout beaucoup de plaisir ! » insiste le président fondateur, les yeux pétillants.

Dans les studios de Samajam, les mordus du rythme peuvent s’inscrire à cinq différents cours de percussion : latine, africaine, brésilienne, arabe et le stomp*. Aussi, deux types de danse sont offerts : gumboots** et la danse africaine. L’automne dernier, on a aussi offert un cours de création et de mise en scène, tout désigné pour mettre sur pied des spectacles avec des groupes de percussionnistes.
* Stomp : Les instruments de musique sont des objets de la rue : poubelles, chaudières, banc de parc, etc.
** Gumboot : Type de danse africaine percussive se pratiquant à l’aide de bottes de caoutchouc. Il s’agit d’une danse développée par des mineurs africains.

Samajam s’est beaucoup fait connaître par les spectacles du Samajam World Band (SWB), ainsi que ceux de ses professeurs et élèves. Parmi ses dernières parutions publiques : l’ouverture du spectacle-bénéfice L’union fait la force, soit un concert bénéfice pour Haïti, tenu le 21 janvier dernier au Théâtre Télus, en compagnie des Colocs, Loco Locass, Mélanie Renaud, Paul Piché et de nombreux autres. Samajam a aussi réalisé l’ouverture de la Série Montréal-Québec le 22 janvier cette année en plus de paraître à l’émission En direct de l’univers à Radio-Canada le 30 janvier dernier. À la télé, on l’a aussi vu à Belle et Bum et dans des téléthons.

L’écho des djembés… jusque dans les bureaux!

Avec le temps, Samajam est devenue bien plus qu’une école. Depuis quatre ans, l’organisme offre des programmes de formation en entreprise permettant de renforcer l’esprit d’équipe, communément appelé du team building. Avec plus de 300 interventions chaque année, grâce au travail d’une équipe d’animateurs expérimentés, Samajam est devenu un leader incontestable dans ce secteur au Québec.

« Les participants sont souvent ultraconditionnés par leur rôle en entreprise ou leur statut en société. » explique M. Bellemare. « Dans un atelier Samajam, que vous soyez l’employé ou le patron, avocat, ingénieur, comptable, médecin, ça n’a plus d’importance. Même les gens les plus rationnels finissent par entrer dans le jeu! C’est comme si le masque social tombait… rendant les gens plus vrais. C’est qu’on aborde les gens avec le cœur; je m’adresse avant tout aux êtres humains devant moi. Ça les ramène à leur humanité et les connecte avec leur instinct. »

Voici qui a un effet positif sur l’individu, mais aussi sur tout le groupe, qui doit apprendre à collaborer ensemble. « On veut faire vivre des expériences collectives extraordinaires par nos interventions. » poursuit le fondateur. « Ça nous permet aussi de tester des valeurs véhiculées par l’entreprise comme le respect, la communication, l’entraide ou la performance. » Voici qui marque profondément les relations de travail… pour le mieux !

Un cours conçu et enseigné par Louis Bellemare est aussi offert aux gestionnaires d’entreprise : les 7 grandes clés pour mobiliser rapidement ses équipes. Il s’agit de la seule entreprise au Québec accréditée pour des formations dans le domaine des percussions par Emploi-Québec, dans le cadre de la loi sur les compétences, qui demande que 1% de la masse salariale de l’entreprise soit versée en formation aux employés annuellement.

Donner au suivant

samajam-percussions-cours-caserne-no-1 hochelaga-maisonneuve

Le bouche à oreille fait son petit bonhomme de chemin pour Samajam, preuve que les clients apprécient et recommandent l’entreprise autour d’eux. « On devra même penser à exporter nos services en dehors du Québec, comme en Ontario, aux États-Unis, même en Europe. » dit M. Bellemare. « C’est fantastique car cette demande à l’international nous permettra de financer nos projets locaux, à caractère sociaux et humanitaires. »

Samajam est un organisme sans but lucratif (OSBL). Depuis deux ans, tous ses profits font rayonner différents projets sociaux et humanitaires. « On croit à une transition qui passe par le cœur : toute la finalité de ce que l’on fait doit retourner à la communauté! » indique le président fondateur.

Au total, pas moins de 300 personnes en bénéficient chaque semaine, touchant une cinquantaine d’entreprises caritatives chaque année. Parmi les clientèles ciblées : en priorité, les enfants du quartier, puis les jeunes de la rue, les itinérants, les autistes, les sourds et muets, les gens en réinsertion sociale, de même que des personnes en réadaptation physique.

samajam-percussions-africaines hochelaga maisonneuve homa

Autres textes sur Hochelaga-Maisonneuve

Autres textes sur la Culture

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.cafegraffiti@cafegraffiti.net

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti:(514) 259-6900

La série Montréal-Québec du graffiti

Graffiti et murs autorisés

Montréal VS Québec VS Gatineau

La Ville de Montréal met sur pied un programme anti-graffiti en 1996. L’objectif de supprimer totalement les graffitis est perçu comme quoi il fallait mettre en prison et éliminer les jeunes qui font du tag et du graffiti. Cet objectif est modifié l’année suivante pour une approche plus globale de la problématique en misant sur la prévention.

Raymond Viger Volume 14.3 Février 2006  Dossiers  GraffitiHip Hop

En réaction à la ligue anti-graffiti, le Journal de la Rue crée le projet Café-Graffiti. Sa mission: canaliser positivement l’art et la passion des jeunes graffiteurs. Leur permettre de s’exprimer dans des lieux autorisés, monter des portefolios, créer des événements liés à leur culture, permettre aux jeunes de s’exprimer positivement, pour eux et pour la société. Sans aucun financement, et d’une façon autonome, indépendante et démocratique, le Café-Graffiti voit le jour en 1997.

La vision artistique du graffiti

En juin 1997, les jeunes du Café-Graffiti rencontrent des responsables de la Ville de Montréal pour présenter leur vision artistique du graffiti. Grâce à la concordance des projets du Café-Graffiti avec la nouvelle orientation de la Ville, une série de projets dynamiques et attrayants voit le jour: murs autorisés pour les graffiteurs, murales, ateliers, financement de projets communautaires réunissant les jeunes et les citoyens des quartiers pour qu’ils se connaissent et s’apprécient davantage… Montréal devient rapidement un chef de file par son approche originale et inclusive auprès des jeunes graffiteurs.

Gérald Tremblay, Ville de Montréal et le graffiti

En 2002, la nouvelle administration du maire Gérald Tremblay ne renouvelle pas le budget pour les interventions préventives, se bornant à miser sur un programme d’enlèvement des graffitis. Le Café-Graffiti continue seul à intervenir auprès des jeunes graffiteurs.

Que reste-t-il de tout cela en 2005? La Ville de Gatineau est devenue le leader national en matière d’intervention graffiti avec ses 22 murs autorisés, huit murs mobiles pour des événements et une équipe d’intervenants prêts à accompagner les jeunes et à les aider à s’organiser.

La Ville de Québec finance deux projets. Le premier, avec la maison Dauphine, intervient auprès des graffiteurs pour les aider à canaliser leur art et leur talent. Le deuxième, avec le Carrefour jeunesse-emploi de la Capitale Nationale, un projet de développement des compétences auprès des jeunes par la sensibilisation des citoyens sur le nettoyage des surfaces graffitées et la recherche d’autres solutions.

Félicitations au maire Yves Ducharme de Gatineau pour son initiative et son ouverture d’esprit. Félicitations au maire Jean-Paul L’Allier pour les projets financés qui permettent aux jeunes de prendre leur place. Espérons maintenant que les nouveaux maires, Marc Bureau à Gatineau et Andrée Boucher à Québec, ne feront pas comme à Montréal lors de l’arrivée de l’équipe de Gérald Tremblay en 2002 et qu’ils sauront garder intact ces projets et les bonifier avec les années.

L’abandon des murs autorisés

Après s’être fait damer le pion par Gatineau et Québec, l’administration de la Ville de Montréal se contente d’effacer les graffitis et d’appliquer le règlement. Il reste encore sept murs autorisés. Des reliques de l’ancienne administration. Sans entretien et laissés à eux-mêmes, nous ne pouvons même plus y référer les nouveaux graffiteurs. Montréal est devenue une ville fantôme pour les jeunes graffiteurs.

La présence du Café-Graffiti permet aux organismes communautaires à travers le Québec de s’informer et de profiter de l’expérience montréalaise. Des liens ont été créés entre les jeunes de Montréal et ceux des régions. Que ce soit le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Québec ou l’Estrie, des villes telles que Fermont, Victoriaville, des administrations s’impliquent et aident les jeunes à prendre leur place.

Lorsque je suis invité à Québec pour rencontrer les jeunes et leurs intervenants, lorsque j’entends parler de projets comme ceux de Gatineau, je me questionne sur notre présence montréalaise.

Dans nos activités de travail de rue auprès des jeunes, nous avons remarqué que la majorité des jeunes dans le centre-ville de Montréal proviennent des régions (60%). J’ai le goût de dire aux jeunes des régions de rester dans leur patelin. Le gazon peut sembler plus vert et plus attirant chez le voisin.

Et pourtant. Si j’étais un jeune d’une région et que je voulais m’exprimer, avec ce que je vois et ce que je sais aujourd’hui, je resterais dans ma région et je mobiliserais les autres jeunes autour de moi.

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

Autres textes sur le Graffiti:

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :