Changer le monde selon Jane Goodall

Implication sociale et communautaire

« Chacun de nous peut faire une différence »Logo_chronique 2 (ajusté)

Jane Goodall (1934-) est devenue célèbre par son étude du comportement des singes, pour laquelle est fut une pionnière. Elle nous parle ici de l’importance de notre implication personnelle et de notre influence individuelle, qui peut avoir des effets insoupçonnés.

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Communautaire, International

« Chacun de nous peut faire une différence. Nous ne pouvons pas vivre un seul jour sans influencer le monde qui nous entoure – et nous avons le choix du genre d’influence que nous voulons avoir. La vie de chacun de nous importe dans l’ordre des choses, et j’encourage chacun, en particulier les jeunes, à faire de ce monde un meilleur milieu de vie pour les humains, les animaux et tout ce qui compose l’environnement.

«Les enfants sont motivés lorsqu’ils peuvent voir les résultats positifs de leurs efforts. Dans mes voyages, je rencontre des centaines d’enfants et de jeunes gens qui ont toujours hâte de raconter au “docteur Jane” ce qu’ils ont fait et comment ils font une différence dans leur communauté. Qu’ils aient effectué des actions simples comme recycler ou ramasser des déchets, ou des actions qui demandent de grands efforts, comme restaurer un habitat humide ou amasser des fonds pour des enfants de la rue, ils sont une source d’inspiration continuelle pour moi et pour d’autres enfants autour du monde. En conséquence, j’invite chacun de vous à vous impliquer ! » (Jane Goodall)

En effet, nous pouvons nous sentir impuissants devant les problèmes actuels, qui semblent quelquefois insurmontables. Nous risquons alors de manquer de courage, de nous dire « À quoi bon ! » et de nous laisser porter par le courant général, qui ne va pas là où nous souhaitons aller.

Chacune de nos actions influence le monde

me... jane communauté chimpanzés étude gombe tanzanieC’est pourquoi il est essentiel de nous souvenir que chacune de nos actions influence le monde dans lequel nous vivons, qu’on le veuille ou non, et que notre liberté consiste à orienter cette influence dans le sens que nous choisissons qu’elle agisse. C’est ce qu’exprime Jane Goodall, avec une conviction simple et claire, dans le texte cité plus haut, extrait d’un livre pour enfants qui lui est dédié *.

Jane Goodall est née en Angleterre en 1934. Toute petite, avec son singe en peluche, elle rêvait déjà de vivre en Afrique, comme la Jane des aventures de Tarzan, pour y étudier les animaux, et tout particulièrement les singes.

Ce qu’elle fit effectivement en 1960, alors qu’elle s’installa à Gombe en Tanzanie pour y observer le comportement des chimpanzés. Sa méthode toute personnelle fut d’abord contestée par les hommes de science, comme sa manière d’entrer en contact avec les chimpanzés et le fait qu’elle leur donnait des noms plutôt que des numéros.

Elle n’était au départ qu’une naturaliste autodidacte, mais trois de ses observations changèrent complètement la manière de considérer les chimpanzés :

  1. le fait qu’ils chassent et mangent de la viande, alors qu’on les croyait végétariens ;
  2. le fait qu’ils utilisent des outils (comme des brindilles insérées dans les termitières pour y récolter des insectes qu’ils mangent) ;
  3. le fait qu’ils fabriquent des outils (ils enlèvent les feuilles des brindilles qu’ils utilisent).

Or, jusqu’alors, on considérait que la fabrication d’outils était réservée aux humains et que c’était cela qui les différenciait des primates.

Obtenir un diplôme pour être prise au sérieux

jane goodall communaute singe monkey tanzanie gombe rootsMais pour que ses travaux puissent être publiés et pris au sérieux, il fallait qu’elle obtienne un doctorat, ce qu’elle fit en 1965 – il s’agissait d’un doctorat en éthologie, qu’elle obtint à l’Université de Cambridge ; de plus, elle possède maintenant une quinzaine de doctorats honorifiques. En 1977, elle fonda l’Institut Jane Goodall afin que d’autres puissent poursuivent ses travaux. Maintenant, elle parcourt le monde, accorde des interviews, visite les écoles et les groupes « Roots & Shoots » (racines et jeunes pousses) du programme international qu’elle a fondé, et travaille au financement de son institut. En 2002, elle a été nommée « messagère de la paix » des Nations Unies.

Dans une interview sur le Web, elle souligne que « l’esprit est écrasé par le trop grand matérialisme du monde dans lequel nous vivons ». Pour résister à cette pression du matérialisme, nous devons nous efforcer d’avoir, durant toute notre vie, des buts élevés et d’y travailler avec beaucoup de courage et de persévérance, de notre jeunesse jusqu’à notre dernier souffle, ce qui nous apporte en même temps beaucoup de satisfaction, de joie et de paix intérieure.

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* Références :

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Sylvio Lamarre au Vietnam

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Dire au revoir à la routine, bâtir un havre de paix pour les voyageurs afin de partager sa vision des choses et vivre sans trop penser à demain. Sylvio Lamarre a choisi un parcours unique. Il ne sait pas où il terminera ses jours, mais le Vietnam est désormais sa terre d’accueil.

Martin Thiboutot  Dossiers Journalisme, International, Journalisme international

vietnam-sylvio-lamarre-journalisme-internationale-stage-journaliste Vêtu d’un paréo coloré et d’un collier où se côtoient grenouilles et singes, Sylvio Lamarre, 52 ans, accueille depuis près de huit ans des touristes de partout dans le monde. On ne peut plus accueillant, cet homme de Granby est poli et attentionné envers ses visiteurs qui auront voyagé plusieurs heures avant d’arriver à Jungle Beach, son resort en pleine forêt. Cet endroit, il l’a créé de A à Z.

Installé en Colombie-Britannique pendant plusieurs années, il part à la conquête de l’Asie du Sud-Est. Il débute par la Thaïlande en 1992 et dit adieu au froid: «J’ai décidé que plus jamais je ne passerai l’hiver au Canada», affirme-t-il sans regret. C’est d’abord en 1996 qu’il découvre les terres vierges qu’il allait plus tard transformer en havre de paix.

Au cours des années suivantes, sa route croise Singapour, les Philippines et l’Indonésie, mais c’est le Vietnam qu’il choisit en 1998. Sa passion d’alors: le kayak de mer.

Ses années passées dans l’Ouest canadien n’auront pas été qu’une folle aventure. Sylvio Lamarre y a notamment étudié l’agronomie. Suivant ses convictions, le passionné de jardinage est passé du secteur industriel au développement d’engrais et de terreaux biologiques.

Aujourd’hui, il applique ces principes environnementaux à Jungle Beach. Le Vietnamien d’adoption ne manque pas de travail. «Je suis à la fois architecte, ingénieur, balayeur et électricien», plaisante-t-il. Il est effectivement impressionnant qu’une seule personne ait pu concevoir la quinzaine de bâtiments que compte aujourd’hui Jungle Beach. À cela s’ajoute le mobilier des constructions principales. «On fait tout ici», assure-t-il. Il reçoit même des commandes de propriétaires hôteliers ayant remarqué la qualité de ses chaises en bois. Côté achalandage, ces 18 derniers mois, toutes les nuits sauf une, il a affiché complet.

Amoureux de la flore et de la faune

vietnam-sylvio-lamarre-journalisme-internationale-stage-journaliste Comme si la gestion d’un hôtel en pleine nature n’était pas suffisante, Sylvio Lamarre collabore, depuis 2005, avec la Frankfurt Zoological Society. Quelques mois auparavant, son équipe et lui-même avaient remarqué la présence de singes dans les montagnes environnantes. Une fois les photos reçues, la Société leur a appris que les macaques en question étaient des langurs à mollets noirs, une espèce classée vulnérable par le Endangered Primate Rescue Center. Depuis, des observations sont notées quotidiennement par un biologiste du centre et c’est Sylvio qui paie l’employé. «Peut-être qu’on va réussir à faire une réserve naturelle», espère-t-il.

Toujours considéré comme un résident temporaire, cette implication bénévole lui a valu un certificat de mérite qui pourrait bien l’aider celui à obtenir sa citoyenneté vietnamienne. Mais les démarches sont longues: «Ça en prend, des papiers!», affirme le Canadien. Les autorités du pays exigent entre autres une biographie complète du demandeur, ses diplômes remontant au primaire ainsi que les raisons justifiant sa demande. Son mariage avec une Vietnamienne et la naissance de leur fille devraient jouer en sa faveur.

Même s’il parvient à obtenir sa citoyenneté, rien n’assure que Sylvio Lamarre terminera ses jours dans ce pays. «Je n’en ai aucune idée», avoue-t-il. Chose certaine, il ne reviendra pas au Canada. Parions que son nouveau mode de vie, son petit paradis et surtout les deux femmes de sa vie sauront le retenir sur la côte vietnamienne.

Photos équipe ENDIRECTion du Vietnam.

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