Déconfine tes pensées – Un projet d’écriture

Dossier Santé mentale 

Crédit : Mélodie Descoubes

L’auteur-slameur et porte-parole du Mouvement Santé mentale Québec, David Goudreault, effectue tous les mois, avec d’autres artistes, en direct sur Facebook, une lecture publique de textes rédigés par des jeunes de 12 à 25 ans dans le cadre du projet d’écriture Déconfine tes pensées. Un beau clin d’œil au confinement vécu en raison de la pandémie COVID-19.

« On désire faire entendre vos mots dans l’espace public à travers nos voix. On souhaite savoir ce que vous avez ressenti pendant cette crise, ce que vous ressentez en ce moment. Tout est bienvenu ; écrivez en vers, en prose, des nouvelles, en inversé, en sanscrit, en calligramme, en slang… on veut vous entendre ! », explique David Goudreault.

Le niveau de stress, d’anxiété et de désespoir a généralement augmenté avec le confinement. Plusieurs jeunes sont retournés aux études avec le plaisir de revoir leurs amis, mais ont dû s’adapter au quotidien chamboulé des écoles. Le Mouvement Santé mentale Québec souhaite donner la parole aux jeunes en vue de favoriser leur résilience et réduire à long terme les effets nocifs de la pandémie sur leur santé mentale.

Vous pourrez lire ici des textes et des extraits reçus depuis l’automne dernier.


Exprimer ma colère

Chère COVID-19,

Je suis habituée d’écrire des messages à mes amis ou à ma famille pour leur dire à quel point ils sont importants pour moi, surtout en ces temps incertains. En revanche, j’ai rarement composé un message pour exprimer ma haine.

J’ai commencé à entendre de parler de toi pendant les vacances de Noël. Je me disais que tu étais vraiment très loin de nous et que tu ne m’atteindrais jamais. Alors, je me suis carrément foutue de toi.

Février est arrivé et tout était encore normal. Ensuite, mars est venu, ainsi que la semaine de relâche, où plusieurs personnes sont parties en voyage, partout dans le monde. Tu le sais très bien, tu t’es attaqué à plusieurs d’entre elles.

En revenant de la semaine de congé, jamais je n’aurais pu croire qu’autant de victimes seraient affaiblies ou mortes par ta faute. Le mercredi 11 mars 2020, ma mère m’avait prévenue de rapporter mes effets scolaires au cas où l’école fermerait pour deux semaines. Éternelle obstinée ou positive, vois-le comme tu veux, j’ai plus ou moins respecté son conseil. Je n’avais aucune idée que je ne pourrais plus voir personne pendant des semaines, confinée avec ma famille.

Ta présence dans notre pays a eu l’effet d’une bombe. Tu as explosé dans nos vies, sans te soucier de nous. J’ai essayé tant bien que mal de me convaincre que tu partirais dans le temps de le dire… mais un mois après le début du confinement, j’ai commencé à perdre espoir.

Il y a des gens qui disent que tu nous colleras après pendant près de deux ans. J’ai souvent pleuré sur mon sort. Tu m’as fait perdre cinq mois de ma vie. Tu m’as enlevé un des seuls réconforts que j’avais, le contact humain. Le simple fait de voir des gens et de pouvoir les serrer dans mes bras. Tu m’as empêchée de profiter du temps avec la seule aïeule qu’il me reste.

 Tu as mis à risque mes deux parents qui travaillent aux services essentiels. Tu m’as enlevé ma motivation de continuer d’avoir une routine. Tu m’as poussée à bout. L’annonce que l’école secondaire continuerait seulement à distance m’a aussi bien découragée.

L’été est arrivé. J’avais tant espoir que même avec toi dans les parages, les douanes américaines soient ouvertes. Bien sûr, je me suis fait une fausse joie. Encore une raison qui m’a poussée à te haïr.

Mes amis et moi faisons souvent des partys l’été. Au moins, nous avons pu, à la mi-juillet. Tu as légèrement remonté dans mon estime. L’annonce que nous irions à l’école m’a rendue tellement heureuse, que j’ai essayé de te pardonner.

Ce qui fonctionna. Jusqu’en octobre. Tu as refait surface dans ma vie, et ce, en grand. Tu as contaminé mon oncle, ma tante, mon cousin, ma seule grand-mère. Ma mère et mon père. Tu m’empêches encore de voir des gens, d’avoir une vie sociale ou tout simplement, encore une fois, d’avoir la motivation de continuer.

Je sais que tout le monde dit qu’on ne sait pas apprécier les choses quand on les a, mais ce n’est pas vrai. Je profite de chaque instant, mais je ne vois pas ce qu’il y a de positif en ce moment.

J’espère que tu auras compris que je n’ai jamais rien fait pour mériter ta haine et que tu n’aurais point la mienne si tu n’avais pas attaqué ma famille.

Je te souhaite le pire. J’ai très hâte que tu quittes mon entourage. Ou fais juste disparaître et ne refais jamais surface. J’en connais plus d’un qui serait heureux.

Ton ennemie éternelle,

Vivichou, 14 ans, Boucherville.


Gagner au change

Lors de l’arrêt soudain de l’école, j’étais pris dans les griffes du vapotage et dans une relation toxique. Ces deux problèmes faisaient en sorte qu’à la maison, ma frustration se transformait en colère.

Puisque j’étais bien habitué à ne jamais laisser paraître mes sentiments, mes parents ne comprenaient pas pourquoi je devenais agressif. Ils m’enlevaient toujours plus de privilèges. Ça rajoutait de l’huile sur le feu.

Soudainement, j’ai été coupé de mon ravitaillement de nicotine, ce qui a été le pire moment du confinement pour moi, ainsi que probablement pour ma mère et mon père. J’étais en sevrage forcé. Puisque mes parents allaient m’assassiner si je leur faisais part de ma dépendance, je n’avais aucune porte de sortie.

Ma solution : voir ma blonde toxique qui, elle, avait du ravitaillement. Pendant un mois, j’ai alors enduré son chantage émotif, des menaces de suicide, des dépenses excessives pour elle. Je l’ai même ramassée dans des partys, car elle était trop finie pour marcher. 

Bref, je devais endurer tout cela pour un peu de nicotine.  Je ne suis pas fier de moi, pas fier du tout.  Cependant, sur ce que je croyais être un coup de tête, j’ai mis fin à notre relation. Le vide qui était omniprésent dans mon cœur s’est rempli tout seul. J’ai aussi décidé d’arrêter de vapoter. C’est venu tout seul, laissant ces mauvaises habitudes peu à peu.

Les deux derniers mois ont surtout été du travail sur moi-même et, encore plus important, j’ai connu le pardon. Mes parents ont été compréhensifs et mon père, un peu vieux jeu, m’a fait bûcher tout l’été, ce qui m’a permis d’identifier ce que je veux faire de ma vie : la foresterie. Le confinement a été dur pour moi et mon entourage, mais j’en suis ressorti gagnant, avec finalement un objectif dans ma vie.

Louis Caleb, 16 ans, Acton Vale.


Offre-nous, microbe

Telle la souffrance 

La violence sera libérée 

De tout confinement

Lors de la trouvaille du soleil

Dans cette tempête de foudre

Tels les esclaves

Nous serons libérés 

De toute mauvaise ganache 

Dans cette complotiste année

Parsemée de solitude

Nous vivons dans un enclos

Telle une sardine

Claustrophobe

Dans sa boîte 

D’aluminium

Quand serons-nous délivrés

De tout velouté d’émotion

Quand serons-nous délivrés 

De tout ce manège

Sans fin?

Dès que les juges 

De cette souffrance 

En auront décidé 

Définitivement 

Quand?

Quand verrons-nous les étoiles?

Dans ce ciel 

Parfumé de noirceur

Oh, microbe 

Dis-nous 

Offre-nous cette illumination

Dans notre vie 

Offre-nous le début 

D’un horizon nouveau 

Offre-nous cette chance 

Nous t’en remercierons

Un jour 

Je ne sais pas 

Encore comment 

Mais nous le ferons 

Promis 

Sandrine, 17 ans, Shawinigan.


La casse

Bouche cousue, oreilles tendues

J’assimile les missiles qui m’assaillent

Qui sans tact attaquent : de vérité,

De faits, d’information, de formations

Voilà une belle rébellion

Ça prend forme follement et affole

Ça bouille et grouille

Puis ça casse…

Le temps stoppe, la confusion règne

L’opportuniste pille, les murs saignent

Discours muet? Action sans intention?

La conclusion semble privée de raison

Le sentiment d’impuissance est fort

Mais pour qui?

Pour le commun des morts

Tels ces mortels qui crient

NoixZette, 22 ans, Saint-Hyacinthe.


Ça va passer

Il y a des mots puissants qui ne sont pas rassurants 

Quand ça arrive, on se demande comment faire

Car c’est la première fois.

Il y a des personnes qui décrivent la situation avec de la haine ou de la peine
Parce que ça coule dans leurs veines. 

Il y a d’autres personnes qui saisissent l’occasion

Pour apprendre de nouveaux trucs, mais toujours avec précaution.

Moi, j’ai vécu ça comme si je faisais de la prison à domicile

Mais la différence, c’est que j’ai internet 

Et j’ai de quoi m’occuper.

C’est dur de rester enfermé 24h sur 24h

Je suis une personne qui a besoin de bouger 

J’ai réussi à survivre au confinement.

Des fois, je me dis que ça ne va jamais se terminer

Puis je remets mes pensées en place 

Et je me dis ça va passer.

Zélenski, 12 ans, Montréal.


Quarantaine

Quand je mangeais avec ma famille

Quelqu’un d’autre mourait de faim

Quand je dormais dans ma chambre

Quelqu’un d’autre était allongé sur un carton

Quand j’avais un écran devant moi

Quelqu’un d’autre avait des problèmes devant lui

Quand j’ai ri avec ma famille

Quelqu’un d’autre a perdu sa famille

Quand j’étais chez moi en ayant peur du coronavirus

Quelqu’un d’autre travaillait sans penser au coronavirus

Quand j’ai fait mes cours en ligne

Quelqu’un d’autre n’avait pas l’argent pour un laptop ou l’internet.

Fatema Jafari, 14 ans, Sherbrooke.


Le cirque de ma vie

Je maîtrise l’art de disparaître à la perfection
Je m’éclipse dans le néant
Alors que la foule applaudit
Ma destruction est un spectacle auquel tous assistent sans avoir acheté de billet
Je jongle avec des anneaux de feu et l’on m’envoie des fleurs
Je marche sur un fil
Sous le regard ahuri des spectateurs qui en demandent toujours plus
Je me nourris de leur admiration
J’en fais ma plus grande réussite
J’ai le ventre vide, mais des fleurs plein les mains

Julie, 19 ans, Québec.


Questions sans réponse

On te dit souvent :

Quand tu ne trouves pas ta clé,

Sors par une autre porte.

Et va penser là où sont cachées tes réponses.

Mais que se passe-t-il s’il n’y a pas d’autres portes?

Que se passe-t-il si on a volé ta porte?

Que fais-tu?

Que fais-tu quand tes clés s’envolent?

Que fais-tu quand tes portes se ferment?

Comment je sais?

Comment je sais si mes clés vont redescendre?

Comment je sais si mes portes vont se rouvrir?

J’attends?

Et si oui, pour combien de temps?

Combien de temps dois-je attendre pour que mes clés redescendent?

Combien de temps dois-je attendre pour que ma porte s’ouvre?

Valentina, 13 ans, Sherbrooke.


La tempête

Le confinement… un moment où nous nous sommes tous mis à chercher qui nous étions vraiment. Un moment où, emprisonnés en eux-mêmes, plusieurs ont perdu leur point d’ancrage.

Tout a basculé si rapidement que je n’ai pu trouver à quoi m’accrocher. La situation était irréelle. Seule dans ma tête, je me suis noyée dans mes pensées. Comme si j’étais prise au piège, comme si je n’avais aucune chance de refaire surface. Les journées ont été longues. Dans les couloirs inanimés, les nuits étaient froides.  J’ai dû me battre et je me bats toujours d’ailleurs pour m’en sortir. 

Je ne te cacherai pas que les orages doivent parfois être traversés à deux et que la paix d’esprit ne s’acquiert pas en un claquement de doigts. Mais, crois-moi, s’il te plait, la vie mérite d’être vécue. Tout ce que tu vis te rapproche du bonheur. Donc, toi, toi qui me lis, on va faire une promesse ensemble : Rien de stupide, okay?

Abygaël, 16 ans, Acton Vale.


Sans le regard des autres

Si les maladies mentales étaient autant considérées que les maladies physiques, est-ce que la santé serait une priorité? Est-ce que l’économie prendrait le bord afin que l’humanité soit respectée? Ou grandirait-elle au même titre que mon intégrité?

J’ai appris ce que serait la vie si on pouvait faire des choix sans souffrir le martyre parce qu’on se sent coupable de ne jamais sortir de son lit. Je sais maintenant comment je me sentirais si je choisissais de ne plus aller à l’école. Ça ne vaut pas la peine de perdre ma confiance et ma capacité à rester saine.

La Covid-19 fait ressortir toutes les émotions qu’on se voit obligé de garder en dedans, celles qui rendent les autres inconfortables au point où ils se sentent menacés. Elle fait ressortir les imperfections des clients des commerces qui ont tant de difficultés à faire tenir le tissu sur leur nez. On découvre enfin la vérité à propos de ceux qu’on suspectait d’avoir des problèmes de colère. On s’éloigne de ceux qui nous énervent à juger tout le monde pour des erreurs qui n’auraient pu être empêchées.

Camille, 17 ans, Mirabel.


Un congé forcé

Pendant le confinement, chaque matin, en me levant, j’attrape mon paquet de cigarettes et je sors dehors fumer ma clope. Quand j’ai fini ma tope, je l’éteins en l’écrasant sous mon snik.

Puis, je rentre à l’intérieur, j’écris un bon matin à mon chum sur internet et je retourne me coucher une heure ou deux. Je me réveille pour la deuxième fois, il est onze heures ou midi, je jette un coup d’œil dans le frigo.

Je fais cuire des patates à déjeuner, car je sais que mon frère adore ça, et moi aussi. Nous allons dehors renforcer notre fort de neige. Le confinement est très long et je n’ai rien à faire, donc je décide de me faire un igloo à moi. Ma petite sœur vient m’aider. Même si les blocs ne tiennent pas toujours, nous nous amusons beaucoup toutes les deux.

La nuit tombée, je retourne à l’intérieur. Je vois ma mère préparer un pop-corn maison. Je me débarrasse de mon culotton, le met à sécher et vais m’installer dans le salon pour écouter le film avec ma mère. Mon frère vient nous rejoindre.

Après tout, le confinement n’est pas si mal, j’en avais vraiment besoin, de ce congé!

Chloe


Le poison du charabia

Au commencement, je n’étais qu’une idée dans l’esprit prolifique de ma mère. Je crois même qu’elle n’avait envisagé personne pour partager la parentalité. Je suis née à travers l’ébauche d’un incommensurable désir de reconnaissance narcissique. Sans cri et sans douleur, j’ai vu le jour après un interminable travail. La douce chaleur de ma première couverture, le premier contact des mains sur l’épicarpe de l’acharnement maternel m’offrent la perspective d’une existence.

Dès la première œillade, j’ai su avec certitude que ma vie serait vouée à l’exercice d’un altruisme intellectuel. Je suis tatouée d’histoires et de pensées chimériques si éphémères, ne sachant survivre que sous la sollicitude d’autrui. Des bribes de souvenirs me parviennent comme une vague immense submergeant la douloureuse réminiscence de ma première relation.

Désespoir provoqué par la finalité de cette liaison vitale. C’est le goût amer de l’opium sentimental. Incapable de combler le manque, ce fichu hiatus séparant mes désirs de la rationalité humaine, j’ai soif d’un amour inextinguible. Dès lors, je suis affublée de ces incessants abandons, condamnée à de perpétuelles et fugaces passions.

Aby-Ève, 21 ans, Saint-Jean-sur-Richelieu


Le confinement a sauvé mon couple

On va se le dire, les débuts de relations sont toujours déterminants. Tout dépend des premiers mois. Si c’est déjà ardu et compliqué et que je ne suis pas trop sûre, je coupe tout, tout de suite. Alors, tu peux t’imaginer combien c’est périlleux pour moi, un début de relation au temps du confinement. Même si on voit beaucoup d’articles circuler sur les difficultés sociales, dans mon cas, ça a permis à mon couple de survivre!

Mon amoureux et moi, on terminait notre baccalauréat en enseignement lorsque la pandémie de Covid-19 est arrivée. On était censés passer les semaines les plus stressantes et drainantes de nos vies, mais on s’est retrouvé avec une situation complètement différente. Pas de stage ni de rapport à rédiger pour la fin de nos études.

On a pu grandir en tant que couple et approfondir notre relation sans stress externe ni pression. On goûte à la retraite à l’âge de 23 ans (retraite temporaire but, still). On a du temps, de l’énergie et de l’argent (Thanks to Justin). On prend le temps de prendre notre temps, on se laisse de l’espace. On s’aide à mieux se comprendre et on apprécie plus nos petits comme nos grands moments, aux balbutiements de notre vie à deux.

Mélanie St-Louis, 23 ans, St-Joseph-du-Lac.


Le grand ménage

Depuis plusieurs saisons, j’apprends à creuser à l’intérieur pour apprendre qui je suis. Certains coups de pelle sont plus douloureux que d’autres, mais ils finissent tous par être utiles d’une certaine façon.

Grâce à la montagne de temps que la Covid-19 m’a offerte, j’ai eu des tonnes d’occasions pour faire des sessions de ménage intérieur. J’ai pu faire le tri entre ce qui méritait d’être gardé et ce qui pouvait être envoyé dans un centre de charité. Certaines taches n’ont pas voulu partir, mais j’ai trouvé une façon de les rendre moins dérangeantes.

Pendant ce temps, de nouveaux items ont commencé à prendre place dans les récents espaces créés et j’ai appris à aimer tout ce qui se trame en dedans de la jeune adulte que je suis. Comme toutes bonnes rénovations, rien n’est encore parfait, mais je suis bien fière du progrès qui a été fait, car je peux maintenant dire que je suis bien chez moi.

Camille Gaucher, 23 ans, Montréal.

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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La fin d’une époque

La fin d’une époque (2020)

Un livre de Bruno Robitaille

Poésie – 10,00$ (13,95$*)

Description sommaire du livre

Bruno Robitaille présente cette année son 8e recueil. Un auteur stimulé par la culture urbaine, lui-même rapper, il profite de ses présences sur scène pour rapper, slamer et verser dans la poésie.

* Le prix total inclut les frais de transport et la taxe annexée.

Présentation de l’auteur (Bruno Robitaille)

Passager occidental, né à Montréal le 2 avril 1985 selon Wiki-pédiatre. Issu d’une famille nucléaire à revenu modique, tranquille et débrouillarde. Élève dissipé réfractaire à l’académisme, placé en marge des communautés, et même des cas isolés.

Personne à qui ressembler en pleine crise d’identité, seul le dessin concorde. Des sanctions seront d’ailleurs imposées pour vandalisme prémédité. Les copies infligées attisent la passion pour les mots. Soudain, surgît la sonorité distinctive qui change une vie, le coup de foudre avec la musique rap. Me sentir interpellé, des collaborations exclusives avec les plus grands rappeurs du moment. Habité par une culture à découvrir, écrire pour mieux s’exprimer. Volonté d’apprentissage linguistique, intérêt pour les racines oubliées.

Des pages jaunissent, hibernant au gré des saisons. Les poèmes s’empilent pendant plus d’une décennie jusqu’au Café-Graffiti. Adhésion aux ateliers d’écriture et de perfectionnement, maîtrise de figures de style et matérialisations littéraires. Droits d’auteur reconnu et légitimés, retour aux sources par l’entremise de la parution des bandes-dessinées, de connivence avec M. Raymond Viger, un père fondateur mentor à ses heures. Le dernier patriote en terre natale, fier combattant de l’épanouissement d’une jeunesse négligée.

Autres livres de l’auteur (Bruno Robitaille)

Nuit blanche dans Hochelaga-Maisonneuve

des_mots_des_mets_des_ateliers_3_mars_2018_bistro_ste_cathLe 3 mars 2018:

Hochelaga en mode Nuit Blanche

Le Café Graffiti et le Bistro Le Ste-Cath sont fiers d’offrir une programmation enlevante et variée, en admission gratuite, dans le cadre de Montréal en Lumière.

Poésie avec Jean-Paul Daoust, 

Slam avec Xavier Boisrond, 

Contes avec Éric Michaud,

Peinture avec Yves La Rocque. 

Les lettres rencontrent l’art lyrique et visuel dans cette audacieuse programmation.

Alors que le charme de nos créateurs opèrera pour inspirer, des ateliers créatifs en lien avec le développement durable et l’écriture seront aussi au menu.

Parlant de menu, en collaboration avec les Amis de l’Insectarium de Montréal, nous présentons une incursion dans le monde des insectes, en proposant une dégustation gourmande.

Des moments inspirants, intimes, auxquels vous convient notre programmation alors que l’accent a été mis sur la proximité avec les artistes en permettant une rencontre ouverte au dialogue et aux échanges entre les artistes et les participants.

Nous vous invitons à découvrir notre programmation pour ce grand moment de mise en lumière des forces créatrices de l’est de Montréal, en vous rappelant que le Café Graffiti est un organisme communautaire en économie sociale fondé en 1997 pour répondre aux besoins des jeunes et soutenir leur professionnalisation.

Pour sa part, Bistro Le Ste-Cath propose plus de 250 spectacles chaque année, gratuitement au cœur du quartier Hochelaga-Maisonneuve, et verse 100% de ses profits à la communauté.

Programmation complète: http://stecath.com/nuit-blanche

Réservation et information: (514) 256-4467

La Poésie avec Jean-Paul Daoust.
Un des plus grands poètes québécois vivants.
Il a publié une trentaine de recueils de poésie et deux romans. Chroniqueur de poésie pour Télé-
Québec puis Radio-Canada. Lauréat du prix littéraire du Gouverneur général du Canada.

Le Conte avec Éric Michaud.

Conteur pour le Musée Stewart. Il devient le premier non-Européen à remporter un concours international du conte en France.

Le Slam avec Xavier Boisrond.

Bête de scène présentant des thématiques sociales à travers ses mots rythmés et enflammés. Il a performé à travers le monde.

La peinture avec Yves La Rocque
Il explore divers médiums dont la photographie, le dessin et la peinture à l’huile. Féru des Impressionnistes, il fera des stages avec Georges Boka, Pierre Duhamel et Juan Cristobal.

Autres textes sur Hochelaga-Maisonneuve


Bistro Ste-Cath

où culture et social se rencontrent

260 spectacles gratuits par année

100% des surplus reversés à la communauté


Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, le Bistro le Ste-Cath saura vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Pour commander par Internet

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser

Apprenez à faire votre propre graffiti, à tourner sur la tête ou à rapper

Raymond Viger | Dossiers Breakdance, Hip-Hop

Le Café Graffiti offre des ateliers d’initiation à la culture urbaine

  • Graffiti
  • Breakdance
  • Slam et rap

Atelier, spectacle, décor, murale, animation de foule… le Café Graffiti vous offre des concepts clés en main qui sauront s’adapter à vos besoins et vos contraintes.

Les ateliers ont une duré de 90 minutes et peuvent s’ajuster à vos disponibilités.

Les ateliers peuvent se donner à des jeunes du primaire, secondaire et jeunes adultes, en français ou en anglais.

Nos animateurs présentent une légère historique de la culture Hiphop et introduisent rapidement les débuts de leur art; breakdance, graffiti et rap.

Les ateliers peuvent se donner dans vos locaux ou les nôtres. Nous avons déjà performé en

  • En Gaspésie,
  • En Abitibi,
  • Fermont,
  • Trois-Rivières
  • Québec
  • Sherbrooke
  • Même en Europe, au Costa Rica…

Le breakdance

L’atelier est animé par un breakdancer d’expérience. Les jeunes apprendront les bases de cette danse urbaine. L’atelier débute par un réchauffement adéquat.

Après l’atelier, les jeunes auront acquis une base qu’ils pourront continuer de pratiquer à domicile ou dans votre organisme.

Le breakdance est une danse de rue acrobatique développé à New York dans les années 1970.

Le graffiti

Après une présentation des réalisations graffiti possibles, l’animateur présente les différents styles de lettrage, les contorsions des lettres, les dégradés… Plusieurs ateliers graffiti peuvent être offerts:

L’atelier de base, les jeunes pratiquent leur graffiti sur papier – crayon.

L’atelier casquettes, au lieu de se limiter au papier, les jeunes pratiquent sur une casquette avec des paints markers. Ils pourront conserver leurs casquettes. Il y a un frais de 8,50$ par jeune pour le matériel (casquettes et paint marker).

Nous pouvons aussi créer des ateliers avec pratique à la canette aérosol et même de réaliser une murale participatives avec vos jeunes.

Lorsque nous utilisons des canettes aérosols à l’intérieur, nos animateurs utilisent des masques à gaz pour leur protection.

Lorsque nous travaillons sur des surfaces neuves comme par exemple des feuilles de bois, au préalable, ces surfaces doivent avoir une couche de fond pour éviter que la peinture des canettes aérosols soient absorbées par le bois et fassent pâlir la couleur.

Les prix pour les ateliers impliquant des canettes peuvent varier beaucoup selon le nombre de jeunes qui participent, le nombre de surfaces que nous travaillerons… Nous pourrons en discuter ensemble pour évaluer vos besoins exacts.

Pour une murale intérieur, nous pouvons aussi la réaliser aux pinceaux, diminuant les coûts de matériel et rendant plus accessible la réalisation.

Le Rap

xavier-slam-mc-slammer-mc-emcee-slameur-rap-hiphopRythm and Poetry, l’animateur introduira les bases de l’écriture urbaine et fera pratiquer les jeunes.

Pour plus d’informations sur l’un de nos ateliers, un spectacle ou une murale, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Autres textes sur Breakdance

Autres textes sur le Spectacle breakdance et sports extrêmes

Pour informations: Café-Graffiti (514) 259-6900

Autres textes sur le Graffiti

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_imageOpération Graffiti

Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Soirée de poésie et d’art oratoire

Quoi voir et quoi faire dans l’est de Montréal

La Vie en Prose

Raymond Viger | Dossiers RestaurantBistro le Ste-Cath

Soirée de poésie et art oratoireSoirée de poésie animé tous les mardis par Raymond Viger. Le 2e mardi du mois, ce sont les Anges Déçus qui prennent la relève.

1er novembre 19h, artiste invité Georges Dutil.

La question qui tue: un photographe peut-il faire parti d’une soirée de poésie? La réponse mardi prochain.

Art oratoire, poésie, slam, spoken word, micro libre…

Réservations (514) 223-8116.

Merci de partager dans vos réseaux et au plaisir de vous y rencontrer.

P.S. N’oubliez pas Montréal à Table du 3 au 13 novembre au Bistro le Ste-Cath.

#mtlatable, #montrealatable, #tourismemontreal, #poesie, #mtlmoments


Bistro Ste-Cath

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100% des surplus reversés à la communauté


L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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Bistro le Ste-Cath

Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, le Bistro le Ste-Cath saura vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Le Ste-Cath présente plus de 260 spectacles gratuits par année.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.   

Le retour de Jacques Thériault

Le 9 juillet, le Ste-Cath présente Jacques Thériault

Amélie Prévost, invitée spéciale

Raymond Viger | Dossiers RestaurantBistro le Ste-Cath

Jacques Thériault Amélie Prévost coupe mondiale slamAprès un long détour, le Vieux rentre chez lui.
Après avoir frôlé le grand vide, il a envi de parler de la vie.

J’assume tous les maux et les mots de mes années.
Je suis indigné et attendri.
En colère et ronronnant.
Meurtri et apaisé.

Je varlope autant que j’autodérisionne.
Je mords doucement et caresse gogenardement.

Je souhaite que vous preniez le temps d’écouter mes mots.

C’est une bien plus jeune qui m’a encouragé.
À prendre la parole, à dire les chicotements de ma vie.

Il fallait donc qu’elle partage avec moi ce moment.
Mon Amélie, Prévost de son nom de famille.
Ma nièce, mon Ti-Loup.
Slameuse de haut vol, vous dira aussi des choses à elle.

Elle m’a même promis d’amener aussi un clameur.

Samedi le 9 juillet à 20h.
Le Vieux (Jacques Thériault) vous attend au Bistro le Ste-Cath.

Jacques Thériault est comédien de formation. Il a joué au théâtre et à la télé. Depuis 25 ans les chemins de traverse l’ont mené ici là dans le monde des communications.

Amélie Prévost, championne de la coupe mondiale de Slam 2016.

Pour informations et réservations: 514-223-8116 bistro@le-ste-cath.com.

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      Les mardis poésie du Ste-Cath

      La vie en Prose!

      Raymond Viger | Dossiers Le Ste-CathRestaurant

      Soirée d’art oratoire au Bistro Le Ste-Cath. Micro libre à tous les 2 lundis, à 20h. Prochaine soirée, 18 janvier, 1er, 15 et 29 février 2016.

      Une douzaine d’auteurs et de lecteurs présentent leurs créations ou encore celles d’un auteur qui les a touchés.

      Les lundis littérature du Ste-Cath. Soirée de poésie et d’art oratoire animé par Raymond Viger en alternance avec l’improvisation de la troupe le Carrousel. 4264 Ste-Catherine est Montréal. (514) 223-8116.

      Les lundis, place à la poésie, le slam, le spoken word et plus au Bistro le Ste-Cath.

      open mic art oratoire micro ouvert littérature poésieBienvenue à tous.

      Soirée animée par Raymond Viger.

      Réservations: 514-223-8116.

      Bistro le Ste-Cath
      4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
      (514) 223-8116
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