CF-18 dans le ciel de Montréal: qui dit vrai?

Cafouillage dans les informations

Stade Saputo ou les pompiers morts en devoir?

Raymond Viger dossier Média 

cf-18 f18 avions militaires forces armées canadiennes armée avion militaire45e Nord se présente comme étant un site d’informations militaires et de défenses francophones au Canada. Ils mentionnent avoir parlé avec un porte-parole des Forces canadiennes, rendant l’information plausible et crédible:

Un porte-parole des Forces canadiennes nous a indiqué qu’ils effectuent une reconnaissance en vue d’un possible passage ce soir pour le match de l’Impact de Montréal qui a lieu à 19h au stade Saputo. L’Impact reçoit le Philadelphia Union. Une délégation de 150 militaires, une garde d’honneur et des porte-drapeaux assisteront aussi au match.

Après avoir relayé l’information sur mon blogue, un ami LinkedIn, Guy, me mentionne que la présence des avions militaires  n’étaient pas une pratique pour le Stade Saputo et la partie de soccer mais pour rendre hommage aux pompiers morts en devoir. Il y avait une cérémonie pour le dévoilement d’un monument. Après quelques recherches, le Journal de Québec sur Internet, le Journal de Montréal papier et Canoë confirment cette nouvelle.

J’ai fait parvenir ce message au site 45e Nord. J’attends leur commentaire sur cette différence majeure sur la présence des CF-18. Dès que j’ai une réponse, je vous en fait part.

Pouvez-vous m’expliquer cette différence dans les informations concernant les CF-18 qui ont passé dans le ciel de Montréal hier. Vous vous présentez comme un site d’actualités militaires. Vous devriez avec plus d’informations et plus pertinentes.

Vous dites avoir parlé avec un porte-parole de l’armée canadienne qui confirme que les avions se pratiquaient pour un passage au Stade Saputo en soirée tandis que les médias conventionnels parlent d’un passage pour une cérémonie en hommage aux pompiers morts en devoir.

Ce sont 2 informations totalement différentes. Avez-vous vraiment parlé à un porte-parole de l’armée canadienne?

Sur Facebook, Dany Tétreault nous réfère au site officiel de l’armée canadienne. Nous avons posé cette question et attendons la réponse:

Samedi le 24 mai 2 CF-18 ont survolé Montréal en après-midi. Journal de Montréal dit que c’est pour rendre hommage aux pompiers décédés en service. 45e nord mentionne que c’était une pratique pour un passage au dessus du stade Saputo en soirée pour saluer 150 militaires y seraient. 45e Nord dit avoir parlé avec un porte-parole des Forces armées canadiennes qui aurait confirmé le tout.

Qui a raison? 45e Nord qui se dit un site spécialisé sur l’information militaire canadienne est-il crédible et fiable?

Réponse de 45e Nord, dimanche 26 mai 9:55:

M. Viger, merci de l’intérêt que vous portez à notre publication. Nicolas Laffont n’étant pas de service ce matin, je me permets de répondre immédiatement à votre commentaire que je ne peux laisser sans réponse. Vous dites que les médias conventionnels parlent d’un «passage [des avions de chasse ] pour une cérémonie en hommage aux pompiers morts en devoir». Moi, je lis sur le site de Radio-Canada: «Les deux chasseurs de la 3e Escadre de Bagotville ont d’abord volé au-dessus de Montréal en après-midi en prévision d’un autre vol en soirée au-dessus du stade Saputo, au début de la partie de soccer de l’Impact, vers 19 h.». Ça me semble assez clair.

Et Radio-Canada ajoute «Le vol en après-midi a par ailleurs coïncidé avec la fin de l’inauguration d’un monument en hommage aux pompiers du Québec décédés en service.». Puis-je vous souligner l’emploi des mots «par ailleurs» et du verbe «coïncider» qui signifie, si je ne m’abuse, «se réaliser en même temps»… Comme vous pouvez le voir, ces deux inormations ne s’excluent pas, bien qu’il me semble que celle que rapporte Laffont est beaucoup plus «centrale». Quoi qu’il en soit, non seulement M. Laffont a-t-il véritablement parlé à un porte-parole des Forces canadiennes, ce dont je fus témoin, mais Nicolas Laffont et Gaëtan Barralon , tous deux de 45eNord.ca, ont assisté le soir même au passage des avions de chasse au dessus du stade Saputo, comme en témoignent les photos que vous pouvez voir sur notre site.  Je crois, monsieur, que l’article de Nicolas Laffont nous a donné, et en primeur de surcroît, toute l’information pertinente et validée et qu’il mérite des félicitations.

On y voit que Radio-Canada ne présente pas la nouvelle de la même façon que le Journal de Montréal. Dans les recherches Google, seulement Canoe et Journal de Québec ressortaient.

Nicolas Laffont de 45e Nord est ensuite venu nous donner son commentaire:

Il est vrai que dès le départ rien n’était très clair. Un communiqué devait sortir mais a mystérieusement disparu entre temps… Et l’Impact ne voulait rien dire avant l’heure du passage des avions justement. Le porte parole du festival de Bagotville a lui aussi confirmé que cétait promotionnel pour le festival.

Un vidéo des deux avions militaires fourni par Mathieu Vézina et partager sur Youtube:

Présentation de Radio-Canada

Nouvelle des 2 F-18 dans 45e Nord.

Nouvelle des avions militaires dans le Journal de Québec

Site officiel des Forces armées canadiennes

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Autisme et soccer en région

Avril, mois de l’autisme

Un enfant autiste rejeté par son équipe de soccer

Durant ses vacances estivales, Jérémie (nom fictif) avait le goût de bouger. C’est pourquoi ses parents ont décidé de l’inscrire dans une équipe de soccer pour qu’il puisse jouer avec ses amis. Quoi de plus banal ?

Sébastien Lacroix Dossier Santé mentale

soccer sport autisme santé mentale football ballonPas pour Jérémie, qui est atteint d’autisme. En plus, de faire face à différentes problématiques, il n’a pas la chance de côtoyer ses amis autant qu’il le voudrait. C’est que, durant l’année scolaire, il fréquente une classe adaptée.

Dès le départ, le garçon est tout heureux de chausser ses souliers, de remplir sa bouteille d’eau des super héros et de se rendre à la course au terrain de soccer pour s’amuser avec les autres. «C’est beau à voir», souligne sa mère en souriant.

Celle-ci ne peut pas espérer mieux pour le bonheur de son fils qui doit affronter toute sorte de difficultés chaque jour. Jérémie est aux prises avec un trouble du langage, de la dyspraxie, et un trouble envahissant du développement.

Autisme et sports d’équipe

Dès les premières pratiques, il rencontre certaines difficultés. La chance du débutant, ce n’est pas pour lui. Ce n’est pas facile d’apprendre à jouer au soccer, mais il aime ça.

Malheureusement, Jérémie fait face aux préjugés. Malgré le caractère participatif de la ligue qui regroupe des équipes des villages avoisinants, on ne veut visiblement pas de lui.

Au fil des semaines, il se rend compte que quelque chose ne va pas lorsque sa mère doit se résoudre à lui demander, à contrecœur, s’il veut vraiment jouer au soccer… «Quoi maman m’demande ça?», lui répond-il. Elle en a le cœur brisé. Elle réalise que son fils comprend qu’elle mène un autre combat.

« On nous a fait sentir dès le départ qu’on ne voulait pas de lui. On me disait toute sorte de choses: qu’il était trop petit, distrait et que ce pouvait être dangereux pour lui. Croyez-vous vraiment que je lui aurais permis de jouer au soccer si j’avais senti qu’il était en danger? Certainement pas. Il n’y a aucun parent au monde qui ferait ça.

Autisme et Rain Man

Quand on parle d’autisme, on pense tout de suite au film «Rain Man», mais ce n’est pas tout le temps comme ça dans la réalité. Il y a différents stades d’autisme. Ce que les spécialistes nous ont dit, c’est que ça ne l’empêche pas de faire des activités sportives.

C’est certain que Jérémie n’est pas un joueur d’élite, mais il ne s’agit pas de la FIFA non plus. C’est une ligue de villages qui n’est même pas fédérée. Il n’était pas le meilleur, mais il n’était pas le pire non plus!

L’argument ultime qu’on m’a donné, c’est que l’arbitre a dû attacher son soulier lors d’une partie. Selon eux, ça ne se fait pas. C’est honteux… Pourtant, il n’est certainement pas le seul à qui c’est arrivé.

La vraie raison, c’est qu’il n’y avait pas assez de joueurs pour faire deux équipes et qu’il y en avait trop pour en faire une. Il fallait qu’ils en éliminent et c’est évident qu’il a été le premier visé. N’étant pas comme les autres, il devenait une cible facile».

La fin du soccer

La saison de soccer de Jérémie a fini par être écourtée lorsqu’on lui a demandé d’aller jouer avec les enfants de 5 ans. Âgé de 6 ans et 10 mois, il était dans la catégorie des 7 à 9 ans. Il était dans la même situation que plusieurs de ses amis qui étaient sur le point d’avoir 7 ans.

Ses parents n’ont pas voulu qu’il soit rétrogradé. En colère, ils ont plutôt décidé de retirer leurs deux enfants de l’équipe de soccer en signe de protestation.

« Il n’en était pas question, surtout qu’il jouait avec ses amis. Comment lui expliquer qu’ils doivent aller jouer avec les petits? Comment lui expliquer que sa sœur pouvait continuer à jouer, mais pas lui ? L’entraîneur aurait voulu faire jouer Isabelle (nom fictif) et que Jérémie aille jouer au parc en attendant…».

Le petit garçon a fini par troquer les souliers à crampons pour le maillot de bain. La différence, c’est que plutôt que d’aller rejoindre ses amis en courant sur le terrain, Jérémie doit maintenant faire près de 45 minutes de routes pour se rendre à ses cours de natation.

« Nous l’avons inscrit à la piscine dans un village voisin. Il y est accepté. On en prend soin.».

Des moyens limités

Le conseiller en charge des Loisirs, maintient que les droits Jérémie n’ont pas été brimés. Il convient tout de même qu’il y a encore du travail à faire pour l’accessibilité des personnes handicapées aux activités de loisir.

« Mon neveu jouait au hockey dans le AA et il n’était pas assez bon. Il a été rétrogradé dans le A. C’est la même chose. Il n’avait pas encore 7 ans et il jouait dans cette catégorie. S’il avait eu l’âge, nous n’aurions pas eu le droit de faire ça. Nous avons remboursé les inscriptions jusqu’au dernier sou, et ce, même si la saison était en cours.

C’est certain que nous essayons de plaire à tout le monde, mais comme nous sommes une petite municipalité rurale, nos moyens sont limités.

Nous aurions pu demander un accompagnateur. C’est vrai. On regarde ça, mais tout dépend de combien nous pourrions obtenir en subvention. Il faut respecter la capacité de payer des contribuables».

Pour éviter les préjugés

La mère de Jérémie a décidé de se battre pour ne pas que d’autres enfants comme lui soient victimes de préjugés. Elle a fait des démarches auprès d’organismes qui défendent l’accessibilité aux loisirs pour les personnes handicapées.

C’est le directeur général de l’organisme, qui a attrapé la balle au bond. Il a entrepris des pourparlers avec le conseil municipal pour s’assurer que l’évaluation des jeunes ne se base plus sur des préjugés.

Il a obtenu, qu’à l’avenir, ce soit un spécialiste qui évalue la capacité d’un jeune handicapé à pratiquer, ou non, une activité sportive. «On a qu’à le demander et ils iront sur place dès les premières pratiques. Ils seront en mesure de dire quoi faire et quoi essayer avec tel type d’enfant avant de dire que ça ne fonctionne pas.

Ça évitera les zones grises. L’évaluation ne sera pas basée sur une impression, mais sur les capacités réelles de l’enfant, selon l’avis d’un expert qui a les compétences pour porter un jugement.

Ça ne coûte rien. Ce sont des ressources qui sont fournies par le gouvernement. Il y en a pour des cas de déficience intellectuelle, mais aussi de la déficience physique ou visuelle».

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Après la pluie… Le beau temps

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Oeuvres d’art de refugiés dans une galerie de Montréal

Oeuvres d’art de réfugiés dans une galerie de Montréal

François Richard Dossiers Culture et Immigration

Afin de souligner la Journée mondiale du réfugié, soit le 20 juin, l’organisme SinglStyle (lire Single Style) organise l’exposition Voyages extraordinaires. Des artistes réfugiés présentent des oeuvres d’art sur le sujet à la galerie OFF Interarts à Montréal du 29 juin au 3 juillet. D’une grande qualité artistique, les oeuvres font découvrir au visiteur de l’exposition différentes facettes de l’expérience de l’exil et du déracinement.

Voyages extraordinaires 1 Camps de réfugiés

En grande majorité des toiles, les oeuvres présentées dans le cadre de Voyages Extraordinaires ont le mérite de briser l’image trop souvent simpliste qu’ont les Occidentaux de la réalité des réfugiés, soit celle d’immenses camps de tentes  africains ou asiatiques où des femmes et des enfants affamés se font ‘manger’ par les insectes. Bien que cette réalité doivent être soulignée, la réalité est que la majorité des réfugiés au Québec sont plutôt issus des classes moyennes de leurs pays, ne serait-ce qu’en raison des coûts de déplacement qu’ils ont dû défrayer pour se rendre ici. La solitude et l’incompréhension sont donc des réalités avec lesquelles ils doivent composer au quotidien.

Voyages extraordinaires 7 Conflits militaires

Les artistes exposés à la galerie OFF interarts dépeignent une réalité plus axée sur les conflits militaires et la séparation familiale que sur la misère à proprement parler. Des toiles évoquent entre autres le massacre et l’exil des artistes irakiens aux mains des islamistes radicaux, la violence politique en Chine, ainsi que des familles dont les membres se réconfortent les uns les autres devant des fonds flous et sinistres.

Voyages extraordinaires vitrine Soccer, ONU, Soudan, Sri Lanka

La misère des camps est quant à elle invoquée entre autres par le ballon de soccer du réfugié, une boule de bas et de sacs de plastiques tenue par une ficelle grossièrement attachée autour. La vitrine évoque aussi les grands camps de l’ONU tels que vus dans les reportages sur le Soudan ou le Sri Lanka. Le montage de sacs de riz de l’ONU et de bidons de plastiques a été réalisé dans le cadre d’un projet mis en place par l’école St-Thomas de Pointe-Claire. Les adolescents de cette école ont construit un camp de réfugié à l’intérieur de leur polyvalente et y ont vécu une journée.

Organisme SinglStyle

La sélection des artistes s’est faite par un vaste appel à tous et plusieurs candidatures ont dû être refusées en raison d’un grand nombre d’offres. Les artistes réfugiés ont exprimé un grand désir de partager leurs expériences et certains d’entre eux ont créé de nouvelles oeuvres pour l’occasion. L’organisme qui a mis sur pied l’événement, SinglStyle, vise à offrir des services de formation en communication et marketing aux groupes humanitaires afin de les aider à mieux vendre leur cause auprès des grandes organisations caritatives.

La galerie OFF Interarts est située au 5145 rue Saint-Laurent, au nord de Laurier, à Montréal.  Les photographies présentées dans ce billet sont d’Andrew Bacchus, fondateur de SinglStyle et co-organisateur de l’exposition avec Margot Legault.

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Montréal-Nord: prévention gangs de rue ou épanouissement des jeunes?

Dossier Montréal-Nord: prévention gangs de rue ou épanouissement des jeunes?

Dossier Gang de rue

On parle de violence à Montréal-Nord, de gangs de rue et d’émeutes. Comment doit-on regarder ces jeunes?

Un jeune, qu’il soit à Montréal-Nord ou dans tout autre quartier, qu’il soit Blanc, Noir, Bazanné ou de toute autre couleur est-il un prospect pour un gang de rue, un artiste, un sportif ou un citoyen?

Si je dérape avec mon automobile, pour reprendre ma route, on nous enseigne qu’il faut regarder là où je veux aller. Si je regarde la route, je risque fort de pouvoir reprendre le contrôle de la situation. Si je regarde le fossé, c’est là que je vais terminer ma course.

Est-ce que nous focalisons notre attention sur le problème ou sur ses solutions? Si je regarde chaque jeune en ayant peur qu’il soit membre d’un gang de rue, est-ce que je l’aide dans son épanouissement? Si je l’aide à définir ses besoins et que je le traite comme un citoyen à part entière, n’est-ce pas plus facile d’établir une relation significative avec lui?

Si au lieu de voir un membre de gang de rue je voyais en lui un artiste, un sportif, un citoyen qui a des besoins. Si nos investissements sociaux, au lieu de mettre l’accent sur la prévention gang de rue, mettaient leurs énergies sur le développement artistique, sportif et social des jeunes? Si nos interventions se concentraient sur un espace citoyen à mettre à la disposition des jeunes?

Les jeunes et Montréal-Nord

Je rêve pour les jeunes de Montréal-Nord, non pas de voir débarquer une présence policière accrue, mais qu’émerge des bénévoles qui veulent s’impliquer comme entraîneur de boxe, soccer, baseball, ballon-panier… Que l’on puisse y avoir plus de terrains de jeux. Une nouvelle bibliothèque avec plus d’ordinateurs et de livres. Des studios de musique pour que les jeunes puissent enregistrer leur musique, des caméras pour les prêter aux jeunes et qu’ils réalisent des vidéo-clips, des documentaires… Des pinceaux, des canettes pour créer des murales… Chaque artiste, chaque sportif, chaque exemple positif qui provient d’un quartier devient un exemple positif à suivre pour la génération qui va suivre.

Combien d’Anthony Kavanagh, Grégory Charles ou de Luck Mervil sommes-nous en train de tuer dans Montréal-Nord? Et qui sait, la prochaine Céline Dion ou un futur Premier Ministre? Un proverbe africain mentionne que ça prend un village pour élever un enfant. Quel village voulons-nous offrir aux jeunes de Montréal-Nord?

Ce billet est le 3e du Dossier Montréal-Nord. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto “Pipo” Villanueva. Le deuxième traite de l’habillement, culture Hip Hop et gang de rue. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

Introduction Histoire des gangs de rue

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Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Texte écrit et publié dans Reflet de Société Dossier Famille

Kalunda avait trois enfants. Louise en avait un. Ensemble, ils en ont eu un autre. À sept personnes dans une maison, il devient important de bien planifier l’utilisation de la douche. Aujourd’hui, les quatre plus vieux volent de leurs propres ailes tandis que le dernier est encore à la maison. Leur bonheur est de garder leurs petits-enfants ou encore leurs filleuls. La mère de ces derniers, monoparentale, travaille à l’étranger. Lorsqu’elle fait garder ses enfants, ce n’est pas juste pour une soirée ou deux. C’est parfois plusieurs semaines!

Être prêt, disponible, faire en sorte que l’enfant se sente soutenu et désiré. Ce n’est pas quantifiable et ça n’a pas de prix. «La disponibilité est un investissement majeur», affirme  Kalunda, venu du Congo. Il a été élevé presque exclusivement par son grand-père maternel. Celui-ci a pris toutes les décisions importantes. «Un enfant qui naît chez nous, n’appartient pas seulement aux parents biologiques. C’est un cadeau que les parents offrent à leurs parents. Un enfant n’appartient pas juste a son grand-père, mais à tous les vieux de la place».

Kalunda raconte la vie du village: «Nos maisons ne sont jamais fermées. Mon voisin garde ma maison, je garde la sienne. Je vais éduquer l’enfant de mon voisin et lui éduque le mien. Si une maison prend en feu, tout le monde vient la reconstruire. C’est notre façon de vivre notre esprit familial».

Kalunda explique que c’est la même chose pour l’agriculture: «Si c’est une ferme commerciale, c’est une responsabilité individuelle. Mais si je travaille ma terre pour les besoins de ma famille, tout le monde va venir m’aider. Ensuite on va tous aider un autre voisin. Partager ce qu’on a à manger est une responsabilité de la communauté. On est disponible les uns les autres.»

Et cette philosophie d’entraide communautaire et familiale, Kalunda la partage avec sa conjointe Louise. «Mes enfants sont aussi ses enfants et vice versa. Cela nous amène a développer, tous ensemble, une complémentarité, une solidarité.»

Avec Énoch, le dernier enfant de la famille, c’est différent.  Il est arrivé au moment où ses frères et sœurs quittaient la maison.  Kalunda ajoute: «Mes disponibilités sont plus grandes. Parce qu’il est seul à la maison, j’ai décidé d’être un frère aîné, tout en étant un papa pour lui. Malgré mon travail, dans mon agenda, ma première préoccupation, ce sont les activités d’Énoch. Les activités professionnelles arrivent après. En ce qui concerne les finances, c’est la même chose. On planifie les activités d’Énoch, ensuite on voit ce qui reste».

On voit de grandes étincelles dans les yeux de Kalunda quand il nous parle des activités d’Énoch: «C’est moi qui l’ai initié au soccer. Il a aimé et veut y participer régulièrement. Aujourd’hui, c’est trois pratiques par semaine en plus d’un match. Les matchs se déroulent souvent à l’extérieur, aussi loin que New-York ou encore le Bas du Fleuve, Sherbrooke, Gatineau!  Et c’est comme cela douze mois par année. L’équipe d’Énoch pratique tout l’hiver sur un terrain intérieur. Comme je dit souvent, je ne suis pas seulement son père, mais aussi son porteur d’eau.»

Malgré la grande complicité que Kalunda a développé avec Énoch, tout le monde se divise les différentes tâches. «Si je ne peux aller le chercher, Louise va s’en charger. Et si elle non plus ne peut le faire, nous allons demander au grand frère. Et ce dernier fait de même avec son enfant quand il a besoin d’aide. C’est l’entraide à tous les niveaux».

La sœur de Louise, Thérèse, est une célibataire qui a adopté deux enfants malgaches. Jusque là, rien d’exceptionnel. sauf qu’elle est régulièrement partie pour travailler en Afrique ou en Asie. Qui s’occupe de ses enfants lors de ses séjours à l’étranger? Vous l’avez deviné, c’est le Vieux Kalunda! Les enfants ne sont pas dépaysés, ils vivent dans le même immeuble. Les activités de ses deux jeunes se superposent à celles d’Énoch. Kalunda considère que c’est normal pour lui.

Ici le terme «le vieux» est approprié. En Afrique, l’expression a un sens honorable. C’est le sage, la personne référence, celui sur qui on peut compter. C’est par l’exemple, le propos tenu, le comportement social et familial et la disponibilité qu’on peut hériter de ce compliment. Et ce n’est pas tout le monde qui devient «le vieux». C’est un titre, une forme de noblesse que l’on reçoit. C’est un titre qu’on ne peut s’approprier soi-même. Kalunda se sent investi d’un rôle spécial quand on lui donne ce qualificatif. Il ne veut pas décevoir les gens qui l’interpellent.

Comme s’il n’y avait pas assez de monde chez le bon vieux Kalunda, la famille est restée en lien avec un organisme de Madagascar depuis presque vingt ans. Ils reçoivent régulièrement à la maison des gens qui viennent au Québec pour faire des études ou des stages. Il est aussi vrai que cet organisme reçoit des Québécois qui vont les visiter ou y travailler. Malgré tout, la famille de Kalunda n’est pas un organisme communautaire. C’est une famille qui appartient a la communauté, avec un sens du devoir, de l’entraide et de la solidarité. Une famille qui est «citoyenne du monde ».Lorsque Louise sera à la retraite et qu’Énoch volera de ses propres ailes, il est probable que Kalunda et Louise se retrouveront au Congo ou ailleurs où ils pourront être utiles.

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Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Texte écrit et publié dans Reflet de Société Dossier Famille

Kalunda avait trois enfants. Louise en avait un. Ensemble, ils en ont eu un autre. À sept personnes dans une maison, il devient important de bien planifier l’utilisation de la douche. Aujourd’hui, les quatre plus vieux volent de leurs propres ailes tandis que le dernier est encore à la maison. Leur bonheur est de garder leurs petits-enfants ou encore leurs filleuls. La mère de ces derniers, monoparentale, travaille à l’étranger. Lorsqu’elle fait garder ses enfants, ce n’est pas juste pour une soirée ou deux. C’est parfois plusieurs semaines!

Être prêt, disponible, faire en sorte que l’enfant se sente soutenu et désiré. Ce n’est pas quantifiable et ça n’a pas de prix. «La disponibilité est un investissement majeur», affirme  Kalunda, venu du Congo. Il a été élevé presque exclusivement par son grand-père maternel. Celui-ci a pris toutes les décisions importantes. «Un enfant qui naît chez nous, n’appartient pas seulement aux parents biologiques. C’est un cadeau que les parents offrent à leurs parents. Un enfant n’appartient pas juste a son grand-père, mais à tous les vieux de la place».

Kalunda raconte la vie du village: «Nos maisons ne sont jamais fermées. Mon voisin garde ma maison, je garde la sienne. Je vais éduquer l’enfant de mon voisin et lui éduque le mien. Si une maison prend en feu, tout le monde vient la reconstruire. C’est notre façon de vivre notre esprit familial».

Kalunda explique que c’est la même chose pour l’agriculture: «Si c’est une ferme commerciale, c’est une responsabilité individuelle. Mais si je travaille ma terre pour les besoins de ma famille, tout le monde va venir m’aider. Ensuite on va tous aider un autre voisin. Partager ce qu’on a à manger est une responsabilité de la communauté. On est disponible les uns les autres.»

Et cette philosophie d’entraide communautaire et familiale, Kalunda la partage avec sa conjointe Louise. «Mes enfants sont aussi ses enfants et vice versa. Cela nous amène a développer, tous ensemble, une complémentarité, une solidarité.»

Avec Énoch, le dernier enfant de la famille, c’est différent.  Il est arrivé au moment où ses frères et sœurs quittaient la maison.  Kalunda ajoute: «Mes disponibilités sont plus grandes. Parce qu’il est seul à la maison, j’ai décidé d’être un frère aîné, tout en étant un papa pour lui. Malgré mon travail, dans mon agenda, ma première préoccupation, ce sont les activités d’Énoch. Les activités professionnelles arrivent après. En ce qui concerne les finances, c’est la même chose. On planifie les activités d’Énoch, ensuite on voit ce qui reste».

On voit de grandes étincelles dans les yeux de Kalunda quand il nous parle des activités d’Énoch: «C’est moi qui l’ai initié au soccer. Il a aimé et veut y participer régulièrement. Aujourd’hui, c’est trois pratiques par semaine en plus d’un match. Les matchs se déroulent souvent à l’extérieur, aussi loin que New-York ou encore le Bas du Fleuve, Sherbrooke, Gatineau!  Et c’est comme cela douze mois par année. L’équipe d’Énoch pratique tout l’hiver sur un terrain intérieur. Comme je dit souvent, je ne suis pas seulement son père, mais aussi son porteur d’eau.»

Malgré la grande complicité que Kalunda a développé avec Énoch, tout le monde se divise les différentes tâches. «Si je ne peux aller le chercher, Louise va s’en charger. Et si elle non plus ne peut le faire, nous allons demander au grand frère. Et ce dernier fait de même avec son enfant quand il a besoin d’aide. C’est l’entraide à tous les niveaux».

La sœur de Louise, Thérèse, est une célibataire qui a adopté deux enfants malgaches. Jusque là, rien d’exceptionnel. sauf qu’elle est régulièrement partie pour travailler en Afrique ou en Asie. Qui s’occupe de ses enfants lors de ses séjours à l’étranger? Vous l’avez deviné, c’est le Vieux Kalunda! Les enfants ne sont pas dépaysés, ils vivent dans le même immeuble. Les activités de ses deux jeunes se superposent à celles d’Énoch. Kalunda considère que c’est normal pour lui.

Ici le terme «le vieux» est approprié. En Afrique, l’expression a un sens honorable. C’est le sage, la personne référence, celui sur qui on peut compter. C’est par l’exemple, le propos tenu, le comportement social et familial et la disponibilité qu’on peut hériter de ce compliment. Et ce n’est pas tout le monde qui devient «le vieux». C’est un titre, une forme de noblesse que l’on reçoit. C’est un titre qu’on ne peut s’approprier soi-même. Kalunda se sent investi d’un rôle spécial quand on lui donne ce qualificatif. Il ne veut pas décevoir les gens qui l’interpellent.

Comme s’il n’y avait pas assez de monde chez le bon vieux Kalunda, la famille est restée en lien avec un organisme de Madagascar depuis presque vingt ans. Ils reçoivent régulièrement à la maison des gens qui viennent au Québec pour faire des études ou des stages. Il est aussi vrai que cet organisme reçoit des Québécois qui vont les visiter ou y travailler. Malgré tout, la famille de Kalunda n’est pas un organisme communautaire. C’est une famille qui appartient a la communauté, avec un sens du devoir, de l’entraide et de la solidarité. Une famille qui est «citoyenne du monde ».Lorsque Louise sera à la retraite et qu’Énoch volera de ses propres ailes, il est probable que Kalunda et Louise se retrouveront au Congo ou ailleurs où ils pourront être utiles.

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Le Vieux Kalunda: histoire d’une famille reconstituée

Texte écrit et publié dans Reflet de Société Dossier Famille

Kalunda avait trois enfants. Louise en avait un. Ensemble, ils en ont eu un autre. À sept personnes dans une maison, il devient important de bien planifier l’utilisation de la douche. Aujourd’hui, les quatre plus vieux volent de leurs propres ailes tandis que le dernier est encore à la maison. Leur bonheur est de garder leurs petits-enfants ou encore leurs filleuls. La mère de ces derniers, monoparentale, travaille à l’étranger. Lorsqu’elle fait garder ses enfants, ce n’est pas juste pour une soirée ou deux. C’est parfois plusieurs semaines!

Être prêt, disponible, faire en sorte que l’enfant se sente soutenu et désiré. Ce n’est pas quantifiable et ça n’a pas de prix. «La disponibilité est un investissement majeur», affirme  Kalunda, venu du Congo. Il a été élevé presque exclusivement par son grand-père maternel. Celui-ci a pris toutes les décisions importantes. «Un enfant qui naît chez nous, n’appartient pas seulement aux parents biologiques. C’est un cadeau que les parents offrent à leurs parents. Un enfant n’appartient pas juste a son grand-père, mais à tous les vieux de la place».

Kalunda raconte la vie du village: «Nos maisons ne sont jamais fermées. Mon voisin garde ma maison, je garde la sienne. Je vais éduquer l’enfant de mon voisin et lui éduque le mien. Si une maison prend en feu, tout le monde vient la reconstruire. C’est notre façon de vivre notre esprit familial».

Kalunda explique que c’est la même chose pour l’agriculture: «Si c’est une ferme commerciale, c’est une responsabilité individuelle. Mais si je travaille ma terre pour les besoins de ma famille, tout le monde va venir m’aider. Ensuite on va tous aider un autre voisin. Partager ce qu’on a à manger est une responsabilité de la communauté. On est disponible les uns les autres.»

Et cette philosophie d’entraide communautaire et familiale, Kalunda la partage avec sa conjointe Louise. «Mes enfants sont aussi ses enfants et vice versa. Cela nous amène a développer, tous ensemble, une complémentarité, une solidarité.»

Avec Énoch, le dernier enfant de la famille, c’est différent.  Il est arrivé au moment où ses frères et sœurs quittaient la maison.  Kalunda ajoute: «Mes disponibilités sont plus grandes. Parce qu’il est seul à la maison, j’ai décidé d’être un frère aîné, tout en étant un papa pour lui. Malgré mon travail, dans mon agenda, ma première préoccupation, ce sont les activités d’Énoch. Les activités professionnelles arrivent après. En ce qui concerne les finances, c’est la même chose. On planifie les activités d’Énoch, ensuite on voit ce qui reste».

On voit de grandes étincelles dans les yeux de Kalunda quand il nous parle des activités d’Énoch: «C’est moi qui l’ai initié au soccer. Il a aimé et veut y participer régulièrement. Aujourd’hui, c’est trois pratiques par semaine en plus d’un match. Les matchs se déroulent souvent à l’extérieur, aussi loin que New-York ou encore le Bas du Fleuve, Sherbrooke, Gatineau!  Et c’est comme cela douze mois par année. L’équipe d’Énoch pratique tout l’hiver sur un terrain intérieur. Comme je dit souvent, je ne suis pas seulement son père, mais aussi son porteur d’eau.»

Malgré la grande complicité que Kalunda a développé avec Énoch, tout le monde se divise les différentes tâches. «Si je ne peux aller le chercher, Louise va s’en charger. Et si elle non plus ne peut le faire, nous allons demander au grand frère. Et ce dernier fait de même avec son enfant quand il a besoin d’aide. C’est l’entraide à tous les niveaux».

La sœur de Louise, Thérèse, est une célibataire qui a adopté deux enfants malgaches. Jusque là, rien d’exceptionnel. sauf qu’elle est régulièrement partie pour travailler en Afrique ou en Asie. Qui s’occupe de ses enfants lors de ses séjours à l’étranger? Vous l’avez deviné, c’est le Vieux Kalunda! Les enfants ne sont pas dépaysés, ils vivent dans le même immeuble. Les activités de ses deux jeunes se superposent à celles d’Énoch. Kalunda considère que c’est normal pour lui.

Ici le terme «le vieux» est approprié. En Afrique, l’expression a un sens honorable. C’est le sage, la personne référence, celui sur qui on peut compter. C’est par l’exemple, le propos tenu, le comportement social et familial et la disponibilité qu’on peut hériter de ce compliment. Et ce n’est pas tout le monde qui devient «le vieux». C’est un titre, une forme de noblesse que l’on reçoit. C’est un titre qu’on ne peut s’approprier soi-même. Kalunda se sent investi d’un rôle spécial quand on lui donne ce qualificatif. Il ne veut pas décevoir les gens qui l’interpellent.

Comme s’il n’y avait pas assez de monde chez le bon vieux Kalunda, la famille est restée en lien avec un organisme de Madagascar depuis presque vingt ans. Ils reçoivent régulièrement à la maison des gens qui viennent au Québec pour faire des études ou des stages. Il est aussi vrai que cet organisme reçoit des Québécois qui vont les visiter ou y travailler. Malgré tout, la famille de Kalunda n’est pas un organisme communautaire. C’est une famille qui appartient a la communauté, avec un sens du devoir, de l’entraide et de la solidarité. Une famille qui est «citoyenne du monde ».Lorsque Louise sera à la retraite et qu’Énoch volera de ses propres ailes, il est probable que Kalunda et Louise se retrouveront au Congo ou ailleurs où ils pourront être utiles.

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