Plan d’action de Loto-Québec: les jeunes et le gambling

Plan d’action de Loto-Québec

Loto-Québec et le gambling chez les jeunes

Loto-Québec cible maintenant les jeunes pour augmenter ses revenus. Loto-Québec, une société d’État qui a pour mission de gérer le jeu au Québec, démontre une fois de plus que sa propre survie et continuité est plus importante que le respect des citoyens.

Raymond VigerDossiers:  Gambling et jeu compulsif, Loto-Québec, Casino

loto-quebec-jeune-gambling-casino-loterie-jeu-compulsif Sur le site Internet de LCN Canoe, on apprend que les revenus de Loto-Québec sont en baisse et que la société d’État doit trouver de nouveaux marchés pour continuer son expansion et faire plus d’argent. Cette nouvelle me fait poser plusieurs questions:

  • Est-ce que le mandat de Loto-Québec est de faire de l’argent ou de gérer les jeux de hasard et les loteries pour éviter qu’ils soient entre les mains des groupes criminalisés?
  • Est-ce qu’avec des investissements tels que 300 millions pour rajeunir le Casino de Montréal Loto-Québec va vraiment en arriver à faire plus d’argent ou créer plus de joueurs compulsifs qui nous coûteront la peau des fesses pour les soutenir dans leur rétablissement?
  • Combien coûte à la société un gambler qui se met à voler tout ce qu’il peut pour apporter son butin à Loto-Québec?
  • Combien de familles seront détruites à cause de Loto-Québec?
  • Quelle sorte de société nous prépare Loto-Québec en ciblant les jeunes adultes pour ses casinos et ses loteries?

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Autres textes sur Gambling et jeu compulsif

Le jeu compulsif chez les jeunes

À Loto-Québec de qui se moque-t-on?

Merci à Loto-Québec de nous avoir ruiné

Les sociétés d’État veulent-ils remplacer le Ministère de la culture?

Gambling, vidéo et DVD

Rien ne va plus, les jeux sont faits

Loto-Québec, le Casino et le suicide

Loto Quebec: Plus de cadeaux que de prévention

Les dés sont cliqués

Témoignage d’un joueur compulsif

2$; le prix à payer pour devenir un joueur compulsif

Maudite Machine, Biz, rappeur de Loco Locass

Merci à Guy A. Lepage d’avoir attiré mon attention sur cette nouvelle sur son Twitter.

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Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

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DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

Did Tafari Bélizaire: Casino, jeu compulsif et suicide

Did Tafari Bélizaire: Casino, jeu compulsif et suicide

 Patrick Alleyn  Dossiers Gambling et jeu compulsifSuicideCasino

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Le 20 septembre 2003, à 6h du matin, des marins  découvrent un colosse de 6 pieds 7 pouces flottant dans les eaux du St-Laurent. Les pompiers repêchent l’homme avec une grue sur un bateau amphibie.

Il nageait depuis une heure et demie, emporté par le courant. Il s’était jeté du haut du pont Jacques-Cartier après avoir tout perdu au Casino de Montréal.

À l’urgence de l’hôpital, il constate que ses jambes ne répondent plus. En tombant dans l’eau, sa colonne vertébrale s’est sectionnée, déchirant sa moelle épinière.

Did Tafari Bélizaire raconte son histoire.

Je suis devenu paraplégique à cause du jeu compulsif. Je m’accroche à un espoir: donner des conférences pour faire la différence auprès d’autres joueurs. Savez-vous que 4 à 8% des adolescents ont développé une dépendance au jeu? Je veux parler aux jeunes, car ils sont notre avenir.

La confiance du joueur compulsif

À l’école secondaire, j’étais une vedette: ma grandeur attirait. J’étais le seul Noir de mon école à Ste-Foy. Mes prouesses au basket me mettaient sur un piédestal. Je crois que cet excès de confiance a développé en moi le goût du risque, quelque chose d’inconscient. Quand tu gagnes aux jeux, t’es le king.

Les bars et les machines à sous

À 18 ans, je commence à travailler dans les bars de Québec, comme portier. C’était facile, vu ma stature. Dans les moments calmes, pendant 10 ans, je glisse quelques billets dans les machines à sous.

jeu-compulsif-gambling-casino-joueur-pathologique-gambler Sensations fortes du gambler

En mars 2003, de retour d’Amsterdam, où j’ai travaillé comme garde du corps d’une famille perse, je me mets à jouer férocement. J’étais encore sur le high de la Hollande, en quête de sensations fortes.En sept mois, je dépense autour de 8000$ dans les maudites machines. Manipulations, menteries, toute la famille y est passée. Et je passe les fois où j’ai vidé les comptes conjoints. J’ai même réduit mes achats de cocaïne pour jouer.

Jeu compulsif et les shylocks

Puis, j’emprunte 1000$ à des usuriers: 50$ par jour d’intérêts (1500$ par mois). Ils te laissent prendre du retard. Quand ils se sont mis à presser sur le champignon, j’ai pris 500$ dans la petite caisse de l’hôtel et je suis allé au casino, dans l’espoir de récupérer et rembourser. J’ai tout perdu.

Du Casino de Montréal au suicide

En sortant du Casino de Montréal, je me rends à pied sur le pont Jacques-Cartier. J’ai enjambé la barrière et me suis jeté en bas. Dans l’eau, je n’étais pas de bonne humeur: je n’étais pas mort. J’ai essayé de me caler.  Je n’y arrivais pas.

did-tafari-belizaire-gambling-suicide-jeu-compulsif-pathologique Les machines à sous de Loto-Québec

Deux ans après ma tentative de suicide, je m’explique encore mal comment on devient accro à ces appareils. C’est pas clair comment ça se passe. C’est peut-être un mal de vivre. Mais plein de gens ont des bibittes et ne deviennent pas joueurs compulsifs.Les machines sont attrayantes: le bruit, les couleurs. Tu penses que tu comprends les probabilités. Mais rien de tout ça ne tient. La plus grande force de ces 14 000 machines sous le contrôle de Loto-Québec est leur gain élevé. L’illusion des machines est là. J’ai gagné souvent. Une fois, j’ai gagné trois fois le gros lot la même journée (maximum 500$). Je suis sorti sur le party pendant 22 heures…

Solutions pour tempérer les joueurs compulsifs

Le jeu ne doit pas être accessible au coin de la rue, dans un petit bar où tu retrouves tes chums. Loto-Québec devrait regrouper les machines de vidéopoker dans quelques points de service dans la ville, comme au casino.Si, après avoir tout perdu, tu reviens chez toi à pied du casino, tu vas commencer à y penser. Quand la rage de jouer va te pogner, les 45 minutes de trajet d’autobus de Tétreaultville jusqu’à l’île Notre-Dame vont te calmer.On ne peut pas abolir le jeu. Je suis d’accord avec les casinos gérés par l’État. Mais je pense que Loto-Québec devrait retirer les 14 000 vidéopokers des bars. Tu vas te chercher un pain et t’as une machine à sous juste là! Comment ça se fait que les bars ouvrent à 8h le matin? Avec les machines, on frappe sur le petit peuple. Pourquoi n’y a-t-il aucune machine à Westmount? Les machines, du temps où elles étaient clandestines étaient moins accessibles. Loto-Québec redirige 22 millions sur ses 1,5 milliards de profits vers la prévention et la guérison du jeu pathologique. Des maisons de traitement sont devenues gratuites. Malgré tout, le problème est si grave que Québec devrait faire plus pour les joueurs excessifs. Le gouvernement devrait interdire la publicité sur le jeu, comme il le fait pour la cigarette. Tout ce marketing met le jeu à la mode et le banalise.C’est vrai qu’il y a des présentoirs dans les bars, avec des dépliants de prévention. Moi, je sniffais ma coke avec, pour ne pas lâcher la machine. Entre ce présentoir qui t’offre une aide et le guichet automatique installé à portée de main, qu’est-ce qui intéresse le joueur, croyez-vous?

loto-quebec-casino-jeu-compulsif-gambling-gambler-joueur-pathologique Critique de Loto-Québec

Je suis membre de la coalition EmJeu (Éthique pour modérer les jeux d’argent et de hasard), qui exerce des pressions sur Loto-Québec. Radios, télévisions, colloques, j’ai été aux mêmes tribunes que d’autres citoyens engagés dans la critique de la société d’État: Éléonore Mainguy, ex-croupière du casino de Charlevoix (Reflet de Société, août 2005) et Biz, du groupe Loco Locass, coréalisateur du documentaire La maudite machine (idem, avril 2005). J’ai aussi participé à deux vidéos de prévention pour les jeunes, avec l’Université McGill et avec le Journal de la Rue.Pour convaincre les directeurs d’école de m’inviter à donner des conférences aux élèves, je leur dis: Monsieur le Directeur, saviez-vous que, selon le Centre d’étude sur le jeu et les comportements à risque de l’Université McGill, le jeu vient au premier rang des dépendances bien avant la drogue, l’alcool et la cigarette?Je veux que les jeunes reconnaissent les pièges, qu’ils fassent des choses positives: sport, théâtre… qu’ils voient quand le jeu n’est plus un jeu, quand, par exemple, tu prends 2$ sur ton 5$ de lunch pour miser…Pour se battre contre la publicité massive de Loto-Québec, on a une force, on a le contact direct avec les jeunes. La tendance à transformer le Québec en société du jeu est lourde. Mais, en fauteuil roulant, j’ai appris à avancer en me fixant de petits objectifs.Vis-à-vis du jeu, un petit point d’interrogation est en train de se dessiner dans la société québécoise. Je veux faire la différence pour quelqu’un d’autre, pour les jeunes surtout.

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

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Loto Quebec: Plus de cadeaux que de prévention

Loto-Québec: Plus de cadeaux que de prévention

François Richard Dossiers Gambling et jeu compulsif et Loto-Québec

Une chaîne de télévision a révélé la semaine dernière que Loto-Québec a dépensé presque deux fois plus d’argent en cadeau pour les clients fidèles de ses casinos que pour de la prévention contre le jeu pathologique. 54 millions de dollars ont ainsi été remis aux plus grands joueurs sous forme de voyages, billets pour des matchs de hockey, etc. 30 millions de dollars ont été dépensés en prévention.

Compétitivité, Ontario, États-Unis

Le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy, a défendu les décisions de son employeur en invoquant l’importance d’être compétitif. Les casinos québécois devraient selon lui se montrer aussi généreux que ceux de l’Ontario ou des États-Unis afin de conserver leur clientèle ‘de luxe’. Jean-Pierre Roy a ensuite tenter de donner une justification sociale à cette course à la rentabilité de Loto-Québec en annonçant que la société d’État remettait 200 millions de dollars par année dans les coffres du gouvernement québécois.

Budget québécois

Bien que déjà connue, cette contribution annuelle de Loto-Québec au budget québécois est consternante pour plusieurs raisons, à commencer par sa futilité en regard des coûts engendrés par le jeu pathologique. 200 millions sur le budget du Québec, c’est de la menue monnaie. 0,003% des revenus de l’État (de quelque 62 milliards) pour être plus précis.

Loto-Québec et jeu pathologique

Pourtant, les coûts engendrés par le jeu pathologique se seraient élevés à 2,5 milliards de dollars par an en 2004. Une étude de cl’Université du Manitoba chiffrait quant à elle les coûts sociaux moyens d’un joueur pathologique pour la société à 56 000$. Ce qui donnerait pour le Québec un montant de près de 8 milliards par année. Ce dernier chiffre est sûrement exagéré et toutes les statistiques présentées ici ont sûrement évoluées depuis la publication des différentes études où elles ont été trouvées. Toutefois, même avec des variations importantes, l’écart entre les revenus fournis à l’État par Loto-Québec et les coûts sociaux et humains engendrés par le jeu pathologique que ces chiffres laissent présager demeure ahurissant.

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Remerciements d’Alain Dubois, personnalité de l’année 2008

Remerciements d’Alain Dubois, personnalité de l’année 2008

Raymond Viger     Dossier  Loto-Québec

Le 14 février dernier, nous avions publié la nomination de M. Alain Dubois comme personnalité de l’année 2008 par Reflet de Société. Nous publions aujourd’hui les remerciements que M. Alain Dubois nous a fait parvenir.

safe_image MERCI!

Je suis extrêmement honoré et réellement touché d’avoir été choisi comme personnalité de l’année 2008 par le magazine Reflet de Société. Depuis presque toujours j’ai été impliqué socialement. Le plus souvent dans des causes liées aux droits de la personne. Cette implication était, jusqu’à récemment, plutôt anonyme. C’est l’absence de débat public sur la place de l’industrie du gambling dans nos sociétés (et sa gestion); le manque de sources d’information indépendantes et… malheureusement, des pressions pour me faire taire, qui m’ont amené, presque malgré moi, à prendre la parole publiquement sur cet important enjeu de santé publique.

Je n’avais jamais imaginé qu’un simple article dans un journal syndical en février 2001 qui dénonçait la collusion entre des chercheurs et l’industrie du gambling m’amènerait si loin… Un peu à l’image de l’effet papillon, je ne pouvais plus arrêter le mouvement que j’avais contribué à initier. Jamais dans mes 30 ans d’implications sociales et bénévoles, je n’ai eu autant le sentiment que mon implication comme individu pouvait faire une différence aussi significative et amener de réels changements.

Si cette implication fut – et est encore – très gratifiante, elle amena dans sa suite de lourdes responsabilités et le sentiment de devoir être toujours à la hauteur des attentes que j’avais contribué à créer. Je ne suis donc pas mécontent de voir aujourd’hui que toutes les questions reliées à la place du jeu dans la société québécoise sont devenues d’importants enjeux de santé publique qui font quasi quotidiennement la Une des médias. Et ce d’autant que certaines circonstances et évènements m’obligent à être plus discret dans mon implication bénévole.

Je sais… il y a encore beaucoup à faire. Le gouvernement par le biais de sa société d’État, Loto-Québec, continue (malgré un hypocrite discours contraire) à augmenter son offre pour les jeux d’argent et de hasard et à en faire la promotion active. Une triste situation qui témoigne d’un bris du contrat social qui lie l’État aux citoyens qu’il est normalement censé protéger. Il est impératif que l’on retire les appareils de loterie vidéo (ALV) des bars et que l’on confie à la santé publique le mandat d’analyser la programmation et la conception des divers appareils électroniques de jeu et, si nécessaire, de faire modifier ceux-ci afin de les rendre moins dangereux. Il est aussi crucial que l’on réduise le mandat de Loto-Québec à un unique et simple rôle de gestionnaire de jeu d’argent et de hasard.

Loto-Québec cultive l’art de la dépendance, non seulement auprès des joueurs, mais aussi auprès des organismes qu’elle finance par le biais de sa fondation et qui perdent ainsi tout sens critique face à ses activités : centre de traitement pour joueurs compulsifs; établissement public du réseau de la santé (jeu et en santé mentale); centre de recherche et chercheurs universitaires, centre d’emploi et autres services s’adressant aux joueurs, etc. Il n’y aucune raison qui justifie que l’industrie du gambling ne soit pas soumise à des règles équivalentes à celle du tabac y compris en ce qui concerne la publicité et les commandites.

Il est inconcevable qu’une société d’État retire la majorité de ses profits de personnes qui ont un problème de jeu et que sa gestion ait créé une situation pire qu’à l’époque où le crime organisé contrôlait cette activité. En bref, il serait plus que souhaitable que la gestion de l’offre de jeu soit avant tout dictée par des impératifs de santé publique, plutôt que financiers. Le jeu responsable, c’est en premier lieu une gestion responsable… lire sécuritaire.

Pour terminer, je souhaite remercier tous ceux et celles qui ont contribué à faire avancer cette cause de santé publique. Je pense ici à Raymond Viger, l’éditeur de Reflet de Société qui a joué un rôle de pionnier dans l’éveil des consciences face aux méfaits associés au gambling; à mes collègues de la coalition EmJEU – entre autres, le philosophe Pierre Desjardins et l’ex-croupière Éléonore Mainguy; aux intègres et dévoués chercheurs associés à la Santé Publique, entre autres; Jean Leblond, Élisabeth Papineau et Serge Chevalier; au chercheur universitaire Amnon Suissa, un des rares à n’avoir pas fait un marché de Faust avec Loto-Québec ainsi qu’à la journaliste et anthropologue Anne Panasuk pour ses percutants reportages sur les impacts dévastateurs des loterie-vidéos sur les communautés autochtones. Je ne voudrais pas oublier les nombreux joueurs qui m’ont aidé à comprendre de l’intérieure, c.-à-d. du point de vue du joueur, cette grave dépendance qui afflige un nombre considérable de nos concitoyens… merci Raoul, MH, Frank, Nathalie et tous les autres!

Alain Dubois

Sur la photo on peut voir l’immense bouquet de fleur qui m’a été remis à cette occasion. En arrière plan la superbe murale qui m’a été offert par le Café Graffiti en remerciement pour mon travail de sensibilisation…

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Suicide d’un homme de 70 ans à sa sortie du Casino de Montréal

Suicide d’un homme de 70 ans à sa sortie du Casino de Montréal

Raymond Viger Dossier Journal de Montreal

Une nouvelle qui a plus d’une semaine déjà. Volontairement, je n’ai pas commenté à chaud cette nouvelle. Tous les médias en parlaient déjà. Je préfère être en avance ou en retard. De toute façon, le suicide et le jeu compulsif fait partie de mon répertoire depuis près d’une quinzaine d’années. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais arrêter d’en parler. Je n’ai pas besoin non plus d’attendre un événement malheureux pour souligner la détresse d’un joueur.

Loto-Québec a eu 2 réactions vis-à-vis ce suicide. Une conférence de presse était prévu pour l’annonce de la construction d’un casino au Mont-Tremblant. Première réaction: la conférence est annulé. Le « timing » n’était pas favorable pour annoncer une augmentation de l’offre de jeu.

Gabrielle Duchaine, journaliste au Journal de Montréal demande à Loto-Québec dans un article du 4 avril, la réaction de la Société d’État sur le suicide du joueur. Deuxième réaction qui nous vient de Jean-Pierre Roy, le valeureux porte-parole de Loto-Québec: « On essaie de comprendre s’il a perdu gros avant de partir ».

Ce commentaire est une façon de gagner du temps et de ne pas répondre à la question. Du côté de Loto-Québec, on espère peut-être que le sujet sera moins chaud et qu’on ait pas à répondre à la question. En ce qui me concerne, en tant qu’intervenant de crise auprès de personnes suicidaires, cette réponse démontre que M. Jean-Pierre Roy et Loto-Québec ne comprennent pas grand-chose au suicide et à ses motivations.

Que laisse sous-entendre une telle réponse? Le joueur qui se suicide, s’il a perdu 100$, ce n’est pas à cause du jeu et s’il a perdu 1 000$ c’est peut-être à cause du jeu? Mais qu’elle est la valeur de l’argent pour un individu donné à une période précise de sa vie?

Si le joueur est allé au Casino de Montréal avec le dernier 100$ qu’il a réussi à voler. Si après ce dernier 100$ il sait qu’il n’a plus d’argent pour payer son loyer et que tout le monde va se rendre compte qu’il est un gambler. Ce dernier 100$ peut représenter beaucoup pour lui.

Souvenons-nous de Did Tafari Bélizaire qui avait sauté du pont Jacques-Cartier après avoir tout perdu au Casino de Montréal. Il n’avait perdu que 500$. Mais ce 500$ était le dernier des derniers. Ce 500$ il l’avait volé dans la petite caisse de son employeur. S’il ne ramenait pas 500$, c’était la fin de tout. Pour lui, 500$, c’était la fin du monde. La fin de son monde.

Dans un état de crise suicidaire, ce n’est pas le dernier événement qui est important. Ce déclencheur n’est que le résultat d’un mode de vie qui a duré un certain temps. Ce sont les années de jeu qui en sont la cause. Pas seulement le dernier soir de gambling.

Ce qui me fait rire (plutôt pleurer) le plus dans la réaction de Loto-Québec et de son représentant Jean-Pierre Roy c’est que si le joueur compulsif se suicide contre un pilier de ciment à 100 kilomètres d’un casino, ils s’en lavent les mains, ce n’est pas à cause du jeu. Si le joueur se suicide en sortant du Casino, il faut examiner combien il a perdu pour s’assurer que c’est vraiment à cause du jeu. Toutes les théories sont bonnes pour se disculper.

Finalement, ce texte n’est peut-être pas écrit 15 jours après les incidents. Il est peut-être écrit à l’avance. Si Jean-Pierre Roy fait une sortie éventuelle pour dire que ce n’est pas à cause du jeu que le gambler de 70 ans s’est suicidé parce qu’il n’a perdu que 100$, et bien, ma réaction aura déjà été publié.

J’espère que le journaliste qui entendra ce commentaire éventuel de Jean-Pierre Roy aura lu mon billet et qu’il n’acceptera pas cette vulgaire réponse.

– Histoire d’Anne Panasuk de Radio-Canada contre Loto-Québec.
– Dénonciation d’Éléonore Mainguy, ex-croupière au Casino de Charlevoix, contre les agissements de Loto-Québec.

Autres textes sur les médias et commentaires du rédacteur sur les médias.

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Incohérence à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ)

Incohérence à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ)

Dossier Protection du consommateur.

J’ai reçu mon renouvellement de permis de conduire. Cette année, pour conserver la classe MOTO, il faut payer des frais supplémentaires. Au cas ou le « trip » de refaire de la moto ferait parti du démon du midi que je devrais possiblement vivre un jour, je décide de conserver la classe MOTO et d’en payer les nouveaux frais en même temps que le renouvellement de mon permis de conduire.

Mon beau-frère, Carmel, n’est pas dû pour son renouvellement de permis de conduire. Il reçoit donc une lettre de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) l’informant des nouveaux frais s’il veut conserver ce privilège. Étant convaincu que la moto ne fait plus parti de ses objectifs de vie, il décide donc de résiler ce privilège de son permis de conduire.

Surprise! Même s’il décide de ne pas payer les frais pour conserver le droit d’utiliser une moto, il doit tout de même payer des frais. En téléphonant à la SAAQ, la raison qu’on lui a donnée c’est que la société d’État n’avait pas eu le temps d’envoyer les lettres à temps et que l’année était déjà commencée avec la nouvelle règlementation!!!

Si Carmel avait eu à renouveler son permis cette année, les frais de cancellation du permis de moto auraient passé inaperçus dans les frais de renouvellement.

Morale de cette histoire: quand la SAAQ est en retard, tu payes!

Morale de cette morale: prenez le temps de décortiquer les frais d’une facture, il s’y trouve parfois du camouflage.

Est-ce qu’un missionnaire va avoir le temps, l’argent et l’énergie pour faire un recours collectif contre la SAAQ pour préserver les droits de ceux qui acceptent de perdre leur permis de moto pour ne payer que les frais de renouvellements?

Si c’est le cas, SVP m’en aviser.

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Québec: 418-643-1484
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Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

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Loto-Québec, les casinos en France et le Journal de Montréal

Loto-Québec, les casinos en France et le Journal de Montréal

Dossier Loto-QuébecJournal de MontréalCasino

Valérie Dufour signait un article dans le Journal de Montréal du 15 octobre: « Gaspillage à la société d’État? Une stratégie coûteuse de 375 000$ pour obtenir la construction de deux casinos en France et qui vire en queue de poisson. »

Valérie Dufour questionne la stratégie employée par Loto-Québec. Elle pose la question et elle met un point d’interrogation à son titre. Cependant, en qualifiant la stratégie de « coûteuse » et que l’opération « vire en queue de poisson », nous tombons dans l’accusation. Ce qui aurait pu être correct selon l’article qu’elle nous présente.

Pour ceux qui me connaissent, j’ai déjà écrit beaucoup d’éditoriaux dénonçant Loto-Québec. Ce n’est pas dans ma nature de prendre la défense de Loto-Québec. Cependant, l’article de Valérie Dufour m’y pousse.

L’article souligne que 2 dirigeants de Loto-Québec ont « dépensé » 375 000$ pour tenter d’obtenir des contrats pour des casinos en France. Si Loto-Québec avait obtenu les contrats de 154 millions d’euros (213 millions de dollars) pour ces casinos, au lieu de parler de dépense, on aurait parlé d’investissement. On aurait félicité Loto-Québec d’aller chercher des revenus ailleurs que dans les poches des joueurs compulsifs du Québec et d’utiliser leur compétence à travers le monde. On aurait pu les qualifier de nouveaux Cirque du Soleil et de Céline Dion du gambling.

D’un côté, on ne peut espérer aller chercher des contrats internationaux sans faire d’investissements. Surtout avec les Français. Avant de conclure une entente quelconque, les Français veulent vous voir, établir une relation avec vous. Il faut prendre le temps d’aller casser la croute à plusieurs occasion avant même d’espérer commencer à négocier une entente.

D’un autre côté, la France coûte cher. Le litre d’essence à 2$ ou une canette de liqueur au dépanneur à 2$, c’est deux fois plus cher qu’à Montréal. L’article parle des dépenses de M. Labelle de 90 000$. Le tout se déroule sur une période de 3 ans pour 36 voyages en France. Cela fait donc une moyenne de 2 500$ par voyage.

L’article ne dit pas combien de temps les séjours ont duré. Même si une partie des dépenses de voyage ont été payées par d’autres partenaires et que ces voyages auraient coûté 5 000$ chacun, peut-on supposé que les dépenses étaient extravagantes, coûteuses?

Rien dans l’article ne me le mentionne. Le titre oriente donc le lecteur dans une théorie de dépenses outrageuses de Loto-Québec. Quand Mme Dufour mentionne que le projet de Loto-Québec vire en queue de poisson, malheureusement, je pense que c’est son article qui vire en queue de poisson. La preuve de dépenses coûteuses n’a pas été faite.

Mauvais titre pour cet article, ce qui m’oblige à faire quelque chose que je n’aurais jamais cru possible: défendre Loto-Québec sur la place publique!

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