À la défense du droit de circuler librement, la nuit

Un texte de Jean-Marc Beausoleil – Dossiers Justice, Politique et Société

Fondateur du Bloc Pot, militant acharné dans la lutte pour la légalisation de la marijuana, Marc-Boris St-Maurice refait un tour de piste, remettant en question la légitimité du gouvernement à limiter le droit de circuler des citoyens.

Le mercredi 10 février, Marc-Boris St-Maurice a déposé une requête à la cour supérieure du Québec défiant la validité du couvre-feu imposé par le gouvernement Legault.

Même si le présent couvre-feu sera probablement levé d’ici à ce que la cause soit entendue, à l’automne, la question de savoir à partir de quel moment le gouvernement a le droit d’enfreindre les libertés des citoyens, comme le droit de circuler librement, s’impose.

Une fois la présente pandémie vaincue, la responsabilité demeurera, à savoir comment organiser la société dans l’éventualité d’une nouvelle crise sanitaire – possibilité qui ne pourra éviter de hanter l’esprit de chacun.

S’il est difficile de nier la valeur de l’isolement des citoyens dans leur résidence, ce qu’on appelle le «confinement», au moment où un grand nombre de pays dans le monde adoptent cette stratégie et où tant de citoyens perdent la vie, il est malheureusement impossible de faire abstraction de la question posée par Marc-Boris St-Maurice.

«Nous devons d’établir maintenant les limites raisonnables et respectables de quand le gouvernement a le besoin de rogner les droits garantis par la charte», affirme M. St-Maurice.

Alors que d’autres requêtes allant dans le même sens, soulevant par exemple la question de l’habeas corpus, ont déjà été entendues, M. St-Maurice est convaincu que son approche est la bonne. 

Il souligne qu’il existe déjà une jurisprudence défendant l’Article 7[1] de la charte qui garantit le droit à la liberté : «Le gouvernement doit démontrer l’efficacité de sa mesure.»

M. St-Maurice rappelle que le directeur de la santé publique affirmait qu’il n’y a pas de preuve de l’efficacité du couvre-feu, mais que celui-ci s’inscrit dans une série de petits gestes. 

«Brimer la liberté, ce n’est pas un petit geste», insiste M. St-Maurice.

Le premier ministre, lui, a parlé d’électrochoc, une métaphore peu séduisante.

Si Felipe Morales sera le plaideur dans cette affaire, Marc-Boris St-Maurice a aussi consulté le constitutionnaliste bien connu Alen Young ainsi qu’une firme basée à Ottawa et spécialisée en affaire du genre.

Évidemment, il se dissocie de tous ceux qui nient l’importance de la pandémie et reconnait la gravité de la crise sanitaire mondiale. 

Il avoue aussi que son expérience dans la contestation de la constitution, de ses années de militants pro-marijuana, l’aide énormément.  «Je ne vais pas tomber dans le panneau de l’émotivité.  Je reste académique et juridique.»

Une telle cause, qui a pour but de défendre le bien public, ne se fait pas sans dépense, aussi le militant tente-t-il de couvrir ses frais par une campagne de financement public.

Malgré le sérieux de l’affaire, on ne peut s’empêcher de sourire en voyant l’homme mûr défendre une cause qui aurait séduit le jeune bassiste de Grimskunk, le droit de sortir la nuit. 

«J’aimerais mieux rester chez moi et faire de la musique que de retourner devant les tribunaux», affirme Boris, insistant sur l’importance qu’il accorde à cette question.

À partir de quand est-ce que la menace sanitaire justifie l’atteinte aux droits et libertés garantis par la charte des droits de la personne?  Quelle est la mesure de la menace justifiant une si grave exception?  À partir de quel point de comparaison établir cette mesure, si la présente situation est sans précédent?

Quels sont les mécanismes qui permettent de prendre cette décision?  S’il s’agit d’une rencontre entre la science médicale et la politique, comment s’articule cette nouvelle bioéthique, ce nouveau principe législateur qui affecte la vie de tous les citoyens?

En effet, les sans-abris, les petits commerçants et certaines catégories de travailleurs ne sont pas les seuls affectés par le couvre-feu, mais aussi, de façon générale, le moral de la population, la santé mentale de celle-ci, sans oublier, il faut le répéter, l’enfreinte à la charte. 

Entre autres, un excès de confinement ne peut que se révéler désastreux pour l’économie et pour la génération montante.

L’État Surveillance ne doit pas remplacer l’État Providence.

Il semble y avoir une contradiction logique irréductible, un oxymoron, entre la santé et la sécurité.  Il y a fort à parier que la santé ne peut se passer de risque.

Sans nier la gravité de la présente crise et tout en respectant les consignes de la santé publique, nous nous devons de nous inquiéter de tout ce qui ressemble au mariage entre le pouvoir exécutif et les dérives hygiénistes.

Dans un pamphlet intitulé Ce virus qui rend fou, Bernard-Henri Lévy s’inquiète non seulement de la viralité du virus, mais aussi du discours sur celui-ci.  Il rappelle que Michel Foucault craignait le «grand renfermement» trop favorable au pouvoir.

Lévy parle aussi de l’union incestueuse entre le politique et le médical.  Comme la mondialisation du XXIe siècle semble devoir passer par la Chine, d’où proviendrait le virus, pays souvent critiqué pour son manque de respect pour les droits et libertés, la vigilance s’impose.

«Avant, lorsque les humains vivaient ensemble, ils se donnaient mutuelle satisfaction au moyen de contact physique», peut-on lire dans La possibilité d’une île.

Bref, c’est à la montée du pouvoir médical – «quand la volonté de guérir devient le paradigme de l’action publique» – que semble s’en prendre la requête de M. St-Maurice.  Il sera important de suivre les débats entourant cette question.

Pour participer à la cause : https://www.gofundme.com/f/recours-judiciaire-couvrefeu-covid-quebec?qid=715299141b7cbdc3ca7e849e88b3e537


[1] 7. Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu’en conformité avec les principes de justice fondamentale.

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La neurodiversité, l’oubliée des médias?

Après une enfance souvent solitaire et marquée par une mauvaise gestion des émotions, Constance Cazzaniga a reçu le diagnostic du syndrome d’Asperger à ses 21 ans. Aujourd’hui, elle demande une meilleure représentation des femmes vivant avec le syndrome d’Asperger dans les médias québécois.

Un texte de Frédéric Lebeuf publié sur RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé mentale

Constance Cazzaniga

Constance aimerait accroître la visibilité des femmes Asperger dans la société québécoise. « Si les médias commencent à parler davantage de l’autisme, on entend moins parler du syndrome d’Asperger. Discuter ouvertement de ce trouble permettra à d’autres personnes de s’y identifier. Elles pourront ainsi mettre un mot sur leur différence », pense-t-elle.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

La liberté est très anxiogène

Dans notre société, somme toute sécuritaire, comment se fait-il que tant de gens souffrent d’anxiété?

Un texte de Marie Bernier publié sur RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé

« Avant même la pandémie, on constatait une épidémie de troubles anxieux et d’attaques de panique, particulièrement chez les jeunes. Pourtant, nous vivons dans un endroit où il n’y a ni guerre, ni catastrophe naturelle, et où les taux de criminalité sont très bas. En fait, c’est un peu contre-intuitif, mais la liberté est très anxiogène», souligne Samuel Veissière, anthropologue et professeur au département de psychiatrie de l’Université McGill.

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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De combattants à acteurs sociaux : les policiers aiment-ils leur nouveau rôle?

Ghyslain Vallières compte 22 ans d’expérience dans la police. Il a été patrouilleur, préventionniste et agent spécialisé dans la lutte à l’exploitation sexuelle. Aujourd’hui, il est relationniste à la police de Longueuil, tout en continuant à travailler sur le terrain. Depuis le début de la pandémie, l’agent Vallières a mis à l’épreuve le rôle de policier RÉSO qui incarne bien la volonté de créer une police plus humaine au Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Un texte de Marie-Claude Savard publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Justice

Plutôt que combattant du crime, le policier RÉSO est un acteur social qui veille sur les gens vulnérables de concert avec les organismes d’aide de son territoire. Il travaille dans la communauté près des personnes souffrant de problèmes de santé mentale, de pauvreté, d’itinérance, de dépendance ou autres. Il apprend à connaître les réalités des différents milieux et crée des liens de confiance. Il identifie les fragilités, évalue les besoins et agit avant qu’il y ait une crise. L’agent Vallières travaille depuis mars auprès des itinérants.

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Liberté – Un sourire intérieur

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Un livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

Une police à échelle humaine

Le policier doit se détacher de son rôle de combattant du crime et se rapprocher de ses citoyens. C’est du moins ce que croit le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) qui, depuis plusieurs mois, travaille à implanter une approche plus humaine dans son fonctionnement. De nouvelles équipes d’intervention ont été créées. La plus récente est l’Équipe de soutien en intervention psychosociale (ÉSIP), qui mise sur le dialogue et les solutions alternatives à la judiciarisation.

Un texte de Marie-Claude Savard publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Justice

En 2019, 88 000 appels ont été faits au 911. De ces interventions, 70% n’étaient pas reliées à des infractions criminelles. Ainsi, dans quelque 61 600 interventions, les patrouilleurs ont répondu à des appels relatifs à la détresse humaine plutôt qu’à l’activité criminelle.

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Après la pluie… Le beau temps

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueil

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Un livre que vous pouvez commenter et où vous pouvez présenter vos propres créations. Vous pouvez y laisser votre commentaire et même vos propres textes. Chaque commentaire est lu et obtient sa réponse.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000 et en région: 1-877-256-9009 ou par Internet. Éditions TNT : 625 Avenue de la Salle, Montréal, QC H1V

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Psychologie d’un jury

Les chanceux

Colin McGregor, prison de Cowansville | Dossier Chroniques d’un prisonnier

Lorsque j’étais jeune homme, au cégep et à McGill, je passais les week-ends de Pâques à New York. Je faisais partie d’une équipe de rugby amateur, les Montreal Wanderers, les Vagabonds de Montréal. Sur le terrain, j’étais facile à reconnaître. J’étais le jeune homme maigre et blond, nerveux et transpirant, qui se tenait au bout d’une file d’hommes plus costauds que lui. J’étais le plus rapide coureur de la ligue et de l’avis de tous, le plus mauvais plaqueur. Je courais très vite chaque fois que j’avais le ballon. La peur et la vitesse m’avaient fait accepter dans l’équipe.

Chaque année à Pâques, mon équipe descendait vers le sud, le long de l’autoroute Interstate 89 pour aller jouer au Manhattan Rugby Club, une institution historique de New York et le plus vieux club de rugby des États-Unis. Ce club possédait un bout de terrain sur l’île de Rikers dans l’East River. Nous jouions à l’ombre d’une prison géante, doublée d’un établissement psychiatrique, qui ressemblait plus à un long, étroit et haut édifice de logements sociaux, perdu quelque part dans un quartier en ruine, qu’à un pénitencier. Entourés de clôtures barbelées, nous jouions à deux pas de 10 000 détenus. Pas une fois nous ne pensions à la souffrance qui devait régner là, à côté de nos jeux; nous ne faisions que des blagues à propos de bagnards fous et de l’horrible nourriture des prisons.

Chaque personne de notre équipe logeait chez un membre du Manhattan Rugby Club, une étrange collection de travailleurs de la construction, d’écrivains, d’enseignants et de vendeurs d’assurances qui s’étaient tous épris de ce sport brutal joué surtout dans des lieux fort éloignés de New York. Un de mes hôtes était un trentenaire aux cheveux sombres et bouclés et à la moustache en poignée de bicyclette qui avait un emploi, disait-il, que seulement deux douzaines de personnes possédaient, en ce temps-là, en Amérique. C’était en 1980. Armé d’un doctorat en psychologie de l’Université de Pennsylvanie, une école de l’Ivy League des élites, une des meilleures du pays: il était consultant en jury.

«La paye est fantastique», s’exclamait-il devant une bière et un spaghetti. «Je travaille autant du côté de la poursuite que de la défense.» Les avocats le payaient une fortune pour évaluer si un juré risquait de condamner ou d’acquitter un accusé. Ses riches clients imaginaient qu’il disposait d’un système mathématique sophistiqué pour déterminer si un juré potentiel pouvait avoir de l’empathie pour un accusé. Mais son système aux résultats si formidable était beaucoup plus simple.

«Supposons que je travaille pour la défense», disait-il. «Je cherche alors des jurés qui ont eu la vie dure. Des gens qui ont divorcé ou qui ont perdu un parent lorsqu’ils étaient jeunes. Des petits entrepreneurs qui peinent à payer leur hypothèque. Des gens qui travaillent à leur compte. Des célibataires. Des artistes. N’importe qui avec des tragédies dans son passé. Des gens qui ont connu des faillites ou des maladies. Ceux-là ont plus de chance de sympathiser avec une personne accusée d’un crime. Ils savent que la société fait des erreurs, et que les gens sont humains, en fin de compte.»

Et lorsqu’il travaillait du côté de la poursuite? «Si je veux condamner quelqu’un, expliquait-il, je cherche les jurés ceux qui travaillent pour de grandes institutions ou entreprises. Ceux qui n’ont jamais perdu de parent, qui n’ont jamais souffert d’un divorce. Ces gens croient que la vie est juste. Ils n’ont pas besoin d’être riches. Seulement d’avoir été chanceux dans la vie. Ils font confiance aux institutions. La société a fonctionné pour eux.» Ils font partie des chanceux, de ceux qui ressentent moins de compassion pour les malheureux. Mon hôte travaille rarement pour la poursuite. Travailler pour la défense rapporte beaucoup plus.

Cette perspicacité a valu à mon hôte un grand appartement dans la plus importante ville de la Terre. Depuis cette nuit à New York, je ne me suis plus jamais demandé pourquoi beaucoup se soucient des pauvres, des malades, des sans-abri, des malades mentaux et même des prisonniers. Et pourquoi d’autres ne s’en soucient pas. Avec leurs doctorats.

Le lendemain, au cours du jeu, un coéquipier me passe le ballon. Je le reçois en plein visage. «Sors la tête de ton derrière!» me crie mon capitaine.

«Désolé!» que je lui réponds. J’avais le regard fixé sur la prison de Rikers Island.

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    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

    This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

    Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
    4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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    « Montréal : métropole congestionnée » à la Maison du développement durable

    Propositions pour désengorger le transport à Montréal

    Mardi le 26 février a eu lieu une conférence sur le thème « Montréal : métropole congestionnée » à la Maison du développement durable. Rassemblant des panélistes du milieu des transports en commun et de l’environnement, cette rencontre a servi de point de départ sur l’adoption de stratégies communes sur le développement du transport collectif afin de désengorger le réseau routier à Montréal.

    Anders Turgeon | Dossiers Société, Environnement

    autobus bus metro ville montréal transport en commun« Chaque matin, des centaines de milliers d’automobilistes pestent dans les bouchons de circulation. […] Pendant ce temps, les Montréalais, aux prises avec un réseau de transports collectifs plein à craquer, voient défiler des métros et des autobus bondés et attendent impatiemment leur tour. L’économie s’en ressent, tout comme la qualité de vie des citoyens. »

    C’est avec ce préambule que la Maison du développement durable introduit cette conférence-midi. N’est-ce pas le problème de la plupart des habitants de Montréal et ses environs d’être pris dans une congestion touchant à la fois le trafic routier et les transports en commun lorsque vient le temps de se déplacer?

    Pour discuter de la problématique de la congestion routière dans la grande région montréalaise, quatre panélistes ont été invités afin de s’exprimer sur le sujet :

    • Nicolas Girard, président-directeur général de l’Agence métropolitaine de transport (AMT);
    • Bernard Bigras, directeur du développement durable à la Ville de Longueuil;
    • Michel Labrecque, président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM);
    • Coralie Deny, porte-parole de TRANSIT, L’Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec.

    La discussion a été animée par Hugo Séguin, conseiller et porte-parole en matière de dépendance énergétique chez Équiterre.

    Améliorer les transports collectifs

    autobus bus metro ville montréal transport en commun stmD’entrée de jeu, les quatre panélistes présents se sont tous entendus pour affirmer qu’ils ne voient pas le développement du réseau routier métropolitain comme solution face aux perpétuels embouteillages. Dans sa présentation PowerPoint, Michel Labrecque a prétendu que la création ou l’élargissement des routes montréalaises ne ferait qu’accroître le nombre de véhicules sur celles-ci.

    À l’instar des autres présentateurs du panel, M. Labrecque a préconisé l’amélioration de l’offre dans les transports collectifs de la région de Montréal. Plusieurs projets, à court ou à long terme, ont été mis de l’avant par les panélistes:

    • le Train de l’Est par l’AMT;
    • le renouvellement des wagons du métro de la STM;
    • l’ajout de nouvelles voies réservées sur les grands axes routiers;
    • l’aménagement du Service rapide par bus (SRB) sur le boulevard Pie-IX;
    • le prolongement des lignes de métro bleu, orange et jaune;
    • l’implantation du tramway au cœur de Montréal;
    • l’installation d’un train léger sur rails sur le nouveau pont Champlain à construire;
    • etc.

    Dans le même esprit, les quatre panélistes veulent améliorer la rapidité et la fiabilité des différents modes de transport collectif de la région de Montréal.

    Payer ces projets en transport collectif

    Comment financer ces solutions face à la problématique de la congestion routière à Montréal? En réponse à cette question posée par Hugo Séguin, les quatre panélistes se sont entendus sur la nécessité de diversifier les sources de financement de ces projets.

    Parmi ces solutions, faire payer les automobilistes. « Une augmentation de la taxe sur l’essence à cinq cents sur l’île de Montréal pourrait générer des revenus de 170 millions $ pour les transports collectifs », a estimé Coralie Deny. Elle soutient aussi que les automobilistes pourraient contribuer à l’approvisionnement d’un fonds vert à travers diverses sources de financement comme :

    • les péages sur les ponts;
    • l’instauration d’une nouvelle taxe sur l’essence;
    • la hausse des droits d’immatriculation.

    Mais les panélistes ont également estimé que les automobilistes ne devraient pas être les seuls à injecter de l’argent pour payer les développements à venir du transport en commun métropolitain. « Montréal seule n’a pas les moyens de ses ambitions pour le transport collectif. Il faut que tous les paliers de gouvernement participent », a fait valoir M. Labrecque.

    Reste à voir si ces projets pour décongestionner le réseau routier montréalais auront l’effet escompté, car ceci représente un projet sur le long terme. Il reste maintenant à démontrer aux habitants de la région de Montréal qu’utiliser les transports en commun seraient plus avantageux que de prendre la voiture afin de contribuer à la diminution de la congestion routière montréalaise.

    Citations tirées de la présentation de la conférence sur le site web de la Maison du développement durable et d’un article de TVA Nouvelles.

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    L’amour en 3 dimensions

    l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

    Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

    L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

    Le livre est disponible au coût de 19,95$.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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