Psychologie d’un jury

Les chanceux

Colin McGregor, prison de Cowansville dossiers Chroniques d’un prisonnier.

Lorsque j’étais jeune homme, au cégep et à McGill, je passais les week-ends de Pâques à New York. Je faisais partie d’une équipe de rugby amateur, les Montreal Wanderers, les Vagabonds de Montréal. Sur le terrain, j’étais facile à reconnaître. J’étais le jeune homme maigre et blond, nerveux et transpirant, qui se tenait au bout d’une file d’hommes plus costauds que lui. J’étais le plus rapide coureur de la ligue et de l’avis de tous, le plus mauvais plaqueur. Je courais très vite chaque fois que j’avais le ballon. La peur et la vitesse m’avaient fait accepter dans l’équipe.

Chaque année à Pâques, mon équipe descendait vers le sud, le long de l’autoroute Interstate 89 pour aller jouer au Manhattan Rugby Club, une institution historique de New York et le plus vieux club de rugby des États-Unis. Ce club possédait un bout de terrain sur l’île de Rikers dans l’East River. Nous jouions à l’ombre d’une prison géante, doublée d’un établissement psychiatrique, qui ressemblait plus à un long, étroit et haut édifice de logements sociaux, perdu quelque part dans un quartier en ruine, qu’à un pénitencier. Entourés de clôtures barbelées, nous jouions à deux pas de 10 000 détenus. Pas une fois nous ne pensions à la souffrance qui devait régner là, à côté de nos jeux; nous ne faisions que des blagues à propos de bagnards fous et de l’horrible nourriture des prisons.

Chaque personne de notre équipe logeait chez un membre du Manhattan Rugby Club, une étrange collection de travailleurs de la construction, d’écrivains, d’enseignants et de vendeurs d’assurances qui s’étaient tous épris de ce sport brutal joué surtout dans des lieux fort éloignés de New York. Un de mes hôtes était un trentenaire aux cheveux sombres et bouclés et à la moustache en poignée de bicyclette qui avait un emploi, disait-il, que seulement deux douzaines de personnes possédaient, en ce temps-là, en Amérique. C’était en 1980. Armé d’un doctorat en psychologie de l’Université de Pennsylvanie, une école de l’Ivy League des élites, une des meilleures du pays: il était consultant en jury.

«La paye est fantastique», s’exclamait-il devant une bière et un spaghetti. «Je travaille autant du côté de la poursuite que de la défense.» Les avocats le payaient une fortune pour évaluer si un juré risquait de condamner ou d’acquitter un accusé. Ses riches clients imaginaient qu’il disposait d’un système mathématique sophistiqué pour déterminer si un juré potentiel pouvait avoir de l’empathie pour un accusé. Mais son système aux résultats si formidable était beaucoup plus simple.

«Supposons que je travaille pour la défense», disait-il. «Je cherche alors des jurés qui ont eu la vie dure. Des gens qui ont divorcé ou qui ont perdu un parent lorsqu’ils étaient jeunes. Des petits entrepreneurs qui peinent à payer leur hypothèque. Des gens qui travaillent à leur compte. Des célibataires. Des artistes. N’importe qui avec des tragédies dans son passé. Des gens qui ont connu des faillites ou des maladies. Ceux-là ont plus de chance de sympathiser avec une personne accusée d’un crime. Ils savent que la société fait des erreurs, et que les gens sont humains, en fin de compte.»

Et lorsqu’il travaillait du côté de la poursuite? «Si je veux condamner quelqu’un, expliquait-il, je cherche les jurés ceux qui travaillent pour de grandes institutions ou entreprises. Ceux qui n’ont jamais perdu de parent, qui n’ont jamais souffert d’un divorce. Ces gens croient que la vie est juste. Ils n’ont pas besoin d’être riches. Seulement d’avoir été chanceux dans la vie. Ils font confiance aux institutions. La société a fonctionné pour eux.» Ils font partie des chanceux, de ceux qui ressentent moins de compassion pour les malheureux. Mon hôte travaille rarement pour la poursuite. Travailler pour la défense rapporte beaucoup plus.

Cette perspicacité a valu à mon hôte un grand appartement dans la plus importante ville de la Terre. Depuis cette nuit à New York, je ne me suis plus jamais demandé pourquoi beaucoup se soucient des pauvres, des malades, des sans-abri, des malades mentaux et même des prisonniers. Et pourquoi d’autres ne s’en soucient pas. Avec leurs doctorats.

Le lendemain, au cours du jeu, un coéquipier me passe le ballon. Je le reçois en plein visage. «Sors la tête de ton derrière!» me crie mon capitaine.

«Désolé!» que je lui réponds. J’avais le regard fixé sur la prison de Rikers Island.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D.

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

    This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

    Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

    social-eyes-web Magazine The Social Eyes

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    « Montréal : métropole congestionnée » à la Maison du développement durable

    La congestion à Montréal

    Propositions pour désengorger le transport à Montréal

    Mardi le 26 février a eu lieu une conférence sur le thème « Montréal : métropole congestionnée » à la Maison du développement durable. Rassemblant des panélistes du milieu des transports en commun et de l’environnement, cette rencontre a servi de point de départ sur l’adoption de stratégies communes sur le développement du transport collectif afin de désengorger le réseau routier à Montréal.

    Anders Turgeon Dossiers Société, Environnement

    autobus bus metro ville montréal transport en commun« Chaque matin, des centaines de milliers d’automobilistes pestent dans les bouchons de circulation. […] Pendant ce temps, les Montréalais, aux prises avec un réseau de transports collectifs plein à craquer, voient défiler des métros et des autobus bondés et attendent impatiemment leur tour. L’économie s’en ressent, tout comme la qualité de vie des citoyens. »

    C’est avec ce préambule que la Maison du développement durable introduit cette conférence-midi. N’est-ce pas le problème de la plupart des habitants de Montréal et ses environs d’être pris dans une congestion touchant à la fois le trafic routier et les transports en commun lorsque vient le temps de se déplacer?

    Pour discuter de la problématique de la congestion routière dans la grande région montréalaise, quatre panélistes ont été invités afin de s’exprimer sur le sujet :

    • Nicolas Girard, président-directeur général de l’Agence métropolitaine de transport (AMT);
    • Bernard Bigras, directeur du développement durable à la Ville de Longueuil;
    • Michel Labrecque, président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM);
    • Coralie Deny, porte-parole de TRANSIT, L’Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec.

    La discussion a été animée par Hugo Séguin, conseiller et porte-parole en matière de dépendance énergétique chez Équiterre.

    Améliorer les transports collectifs

    autobus bus metro ville montréal transport en commun stmD’entrée de jeu, les quatre panélistes présents se sont tous entendus pour affirmer qu’ils ne voient pas le développement du réseau routier métropolitain comme solution face aux perpétuels embouteillages. Dans sa présentation PowerPoint, Michel Labrecque a prétendu que la création ou l’élargissement des routes montréalaises ne ferait qu’accroître le nombre de véhicules sur celles-ci.

    À l’instar des autres présentateurs du panel, M. Labrecque a préconisé l’amélioration de l’offre dans les transports collectifs de la région de Montréal. Plusieurs projets, à court ou à long terme, ont été mis de l’avant par les panélistes:

    • le Train de l’Est par l’AMT;
    • le renouvellement des wagons du métro de la STM;
    • l’ajout de nouvelles voies réservées sur les grands axes routiers;
    • l’aménagement du Service rapide par bus (SRB) sur le boulevard Pie-IX;
    • le prolongement des lignes de métro bleu, orange et jaune;
    • l’implantation du tramway au cœur de Montréal;
    • l’installation d’un train léger sur rails sur le nouveau pont Champlain à construire;
    • etc.

    Dans le même esprit, les quatre panélistes veulent améliorer la rapidité et la fiabilité des différents modes de transport collectif de la région de Montréal.

    Payer ces projets en transport collectif

    Comment financer ces solutions face à la problématique de la congestion routière à Montréal? En réponse à cette question posée par Hugo Séguin, les quatre panélistes se sont entendus sur la nécessité de diversifier les sources de financement de ces projets.

    Parmi ces solutions, faire payer les automobilistes. « Une augmentation de la taxe sur l’essence à cinq cents sur l’île de Montréal pourrait générer des revenus de 170 millions $ pour les transports collectifs », a estimé Coralie Deny. Elle soutient aussi que les automobilistes pourraient contribuer à l’approvisionnement d’un fonds vert à travers diverses sources de financement comme :

    • les péages sur les ponts;
    • l’instauration d’une nouvelle taxe sur l’essence;
    • la hausse des droits d’immatriculation.

    Mais les panélistes ont également estimé que les automobilistes ne devraient pas être les seuls à injecter de l’argent pour payer les développements à venir du transport en commun métropolitain. « Montréal seule n’a pas les moyens de ses ambitions pour le transport collectif. Il faut que tous les paliers de gouvernement participent », a fait valoir M. Labrecque.

    Reste à voir si ces projets pour décongestionner le réseau routier montréalais auront l’effet escompté, car ceci représente un projet sur le long terme. Il reste maintenant à démontrer aux habitants de la région de Montréal qu’utiliser les transports en commun seraient plus avantageux que de prendre la voiture afin de contribuer à la diminution de la congestion routière montréalaise.

    Citations tirées de la présentation de la conférence sur le site web de la Maison du développement durable et d’un article de TVA Nouvelles.

    Autres textes sur Environnement

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    Le Bureau de consultation jeunesse se mobilise pour les jeunes

    La place des jeunes

    Mobilisation pour les jeunes avec le BCJ

    En réaction à l’absence des jeunes dans les grands enjeux sociaux, le Bureau de consultation jeunesse (BCJ) se lance dans l’organisation d’un grand projet de mobilisation citoyenne pour la jeunesse à travers le Québec. L’organisme a également monté une exposition rassemblant des œuvres conçus par les jeunes qui témoignent de leurs talents artistiques et de leur volonté de s’impliquer dans la société.  

    Anders Turgeon  Dossier Jeunes

    À la suite d’une résolution adoptée par l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2010, 2011 a été désignée Année internationale de la jeunesse. Cette proclamation a été décrétée sous le thème « Dialogue et compréhension mutuelle ». Au Québec, cette initiative des Nations Unies n’a eu que peu d’effets puisque aucune action n’a été prévue pour les jeunes.

    En plus de l’absence de reconnaissance pour les jeunes, le gouvernement de Jean Charest décrétait l’abolition du Conseil permanent de la jeunesse (CPJ) en 2010. Ses activités se retrouvaient intégrées au Secrétariat de la jeunesse dont le Premier ministre a la responsabilité. La disparition de l’organisme paragouvernemental a causé surprise et incompréhension chez les jeunes et les autres organismes jeunesse.

    Un projet de Sommet des jeunes pour mobiliser la jeunesse

    Face à cette absence de voix sociale pour les jeunes au Québec, le BCJ entreprend un projet afin d’exposer les réflexions de la jeunesse sur sa place au sein de la société. « Le projet a pour objectif de susciter, dans l’espace public, dans les médias et dans la sphère politique, un débat sur la place qu’on accorde, dans notre société, aux jeunes et à la jeunesse en général », expose le BCJ.

    Ce projet se veut une réponse à une représentation « négative » des jeunes dans les médias ainsi qu’à « l’inexistence » d’une « vraie politique jeunesse au Québec », fait valoir le BCJ. Il est présenté comme étant une plate-forme divisée en deux volets : une tournée de consultation des jeunes à travers le Québec et un Sommet des jeunes qui est prévu pour mars 2013.

    La tournée des jeunes à travers la province débute en août 2012 suite aux activités du BCJ entourant la Journée internationale de la jeunesse le 12 août. Prenant la route, des jeunes s’adressent ainsi à d’autres jeunes pour leur présenter le projet et les outils dont ils auront besoin pour le Sommet. S’en suivra un travail de réflexion, de la part des jeunes et des organismes jeunesse impliqués dans le projet, sur la place actuelle et idéalisée qu’occupe la jeunesse dans les espaces social, politique et médiatique au Québec.

    Après la tournée se tiendra le Sommet des jeunes en mars 2013. Cet événement consiste en une grande rencontre au cours de laquelle se tiendront des ateliers, des débats, des conférences, des spectacles ainsi que d’autres manifestations sur le thème de l’implication citoyenne et sociale des jeunes. Le Sommet se terminera par la mise en commun du travail effectué par les jeunes, durant la tournée, pour la rédaction d’une politique jeunesse par et pour les jeunes.

    L’expression artistique de la jeunesse

    Avant que ne débute la tournée des jeunes du Québec, le BCJ dévoile des œuvres produites par des jeunes ayant pris part au Camp d’orientation 2012 de l’organisme. Dans le cadre du camp, ces œuvres sont le mode d’expression de ces jeunes invités à se prononcer sur les différents projets de l’organisme et sur ce qui les préoccupe dans la société : le racisme, l’homophobie, etc.

    Les réalisations artistiques des jeunes sont regroupées sous la forme d’une exposition intitulée « Les jeunes ont la forme, ça s’exprime ». Les responsables du BCJ ont donné ce nom à l’exposition en raison de la multitude de médiums artistiques utilisés par les jeunes (peinture, photos, poésie, rap, breakdance, etc.) et de la vitalité de ces derniers quant à la vision de leur place dans la société. Vous pouvez visiter l’exposition au Centre de documentation du BCJ en plus de regarder la vidéo tournée durant le camp.

    Pour rejoindre le Bureau de consultation jeunesse

    Pour plus de renseignements sur le projet relatif au Sommet des jeunes de 2013 ainsi que sur l’exposition « Les jeunes ont la forme, ça s’exprime », l’adresse du BCJ est le 5355, rue Wellington, à Verdun. Vous pouvez également visiter le site web du BCJ ou contacter Mathieu Marcotte, 514-274-9887, courriel : mathieu.marcotte.bcj@gmail.com

    Que votre désir d’en savoir plus sur les motivations sociales des jeunes soit éclairant et enrichissant!

    Autres textes sur les Jeunes

    Lazy Legz présente son T-Shirt Pas d’excuses… pas de limites

    T-Shirts Pas d'excuses Pas de limites Lazy LegzPour soutenir le breakdancer Lazy Legz dans ses conférences de motivation dans les écoles.

    Les T-Shirts Pas d’excuses, pas de limites en noir ou encore No excuses, no limits en bleu sont maintenant disponibles. 20$ (plus taxes et transport).

    Par téléphone pour paiement par carte de crédit 514-256-9000. Par Internet. ou courriel cafegraffiti@cafegraffiti.net

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    Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

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    Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

    Meurtres et victimes avec Claude Poirier

    Portrait du négociateur Claude Poirier

    Claude Poirier, l’homme derrière les nouvelles

    Été 1975, j’ai douze ans. Ma famille vit un drame épouvantable. Ma petite sœur, treize ans, vient de décéder, victime d’un horrible meurtre. C’est ma première rencontre avec Claude Poirier.

    La Belle au Bois Dormant  Dossier Criminalité, Média

    claude-poirier-le-negociateur-journalisme-criminelsJe n’ai jamais revu Claude Poirier depuis. Le matin, j’écoute son émission où il fait une capsule d’information. Il a toujours été présent dans mes pensées.

    Une journée d’automne, je le rencontre par hasard. Il sort d’un magasin. Ma première réaction spontanée est de l’interpeller: «M. Claude Poirier». Il répond simplement: «Oui». Je perds mon assurance, je ne sais plus quoi dire ou quoi faire. Il me demande gentiment ce que je voulais. Surprise totale, je m’entends dire que j’aimerais faire une entrevue avec lui! Moi qui ne suis pas journaliste, qui écrit seulement avec mon cœur et qui ne cherche jamais la “bébitte” noire chez les gens!

    Je lui explique que je travaille pour l’organisme Journal de la Rue, que notre mission est de venir en aide aux jeunes qui ont des problèmes et que j’ai une chronique peu conventionnelle dans le magazine Reflet de Société. Ça ne sera pas une entrevue comme il peut avoir l’habitude de faire. Claude Poirier m’offre sa carte pour prendre un rendez-vous lorsque je serai prête.

    Une entrevue avec Claude Poirier

    claude-poirier-le-negociateur-journaliste-criminaliteDéchirée entre la fierté et l’inquiétude, je rencontre mon rédacteur en chef et lui raconte ce qui m’arrive. Je ne sais pas pourquoi, mais Raymond Viger est toujours optimiste face à ma capacité d’offrir un papier d’une sensibilité et d’une franchise propres à mon style. Il trouve que c’est une bonne idée et une belle expérience pour moi de faire une entrevue avec Claude Poirier. Ma première entrevue!  Avec son encouragement et la curiosité aidant, je garde les coordonnées de Claude Poirier.

    La torture mentale commence. Presque trois mois s’écoulent avant que je n’ose appeler Claude Poirier, lui qui est si populaire. Difficile de l’oublier, il est partout; à la radio, à la télé, je vois sa “bette” presque tous les jour.

    Une journée, j’appelle Claude Poirier et lui demande un rendez-vous. En attendant son rappel, j’appelle ma maman pour lui raconter mon histoire. Elle me demande pourquoi je veux passer Claude Poirier en entrevue. Je lui réponds qu’il a toujours l’air fâché contre Jean-René Dufort, qu’il a toujours l’air sérieux et enragé lorsqu’il fait les nouvelles. Je me suis fait remettre à ma place par ma mère. Elle me dit d’abord que c’est un homme profondément humain qui a un grand cœur et à la bonne place à part ça.

    Le meurtre de ma soeur

    Ma mère me raconte, qu’au moment où ma petite sœur a été retrouvée sans vie, elle était dans son auto. Fidèle à son habitude d’être le premier arrivé sur les lieux du crime, Claude Poirier est venu chercher ma mère, il l’a fait sortir gentiment et a pris grand soin d’elle, avec beaucoup de compassion. Ma mère était durement atteinte par la mort de sa toute petite jeune fille. Claude Poirier l’a prise dans ses bras pour lui annoncer la nouvelle. Il l’a gardé un long moment dans ses bras, essayant de la consoler et de calmer son cœur de mère déchiré avant de la remettre aux soins des ambulanciers.

    Au début de l’entrevue, je voulais savoir s’il garde souvenir de ce qu’il voit, jour après jour, depuis presque 40 ans de métier. Il a dû en voir des choses horribles, des moment où le cœur veut te sortir de la poitrine, un métier qu’il exerce dans une ville où presque tous les jours il arrive des choses atroces, autant aux personnes âgées qu’aux enfants, aux gens sans histoire qui, du jour au lendemain, se retrouvent avec une  blessure irréparable au cœur. Je demande à Claude Poirier s’il se souvient de notre blessure à nous, celle de la disparition tragique de ma petite sœur. Eh bien, sans hésitation, Claude Poirier me répond que oui. Il se souvient de ma mère, assise dans sa voiture lorsqu’ils ont trouvé ma petite sœur. Il a eu la gentillesse de ne pas me raconter certains détails. Avec humilité, Claude Poirier m’a seulement dit que cela avait été difficile pour tous les gens présents.

    La sensibilité de Claude Poirier

    Cet instant de relation me permet de vous certifier qu’il n’a pas un cœur de pierre. On lui a déjà offert de se présenter en politique. Il a refusé. Il ne veut pas dire des mots ou des discours qui ne sont pas de lui. Lorsqu’il commente une nouvelle, on lui propose un sujet. Mais tout ce qu’il dit au petit écran vient de ses tripes. Claude Poirier dit ce qu’il pense, que cela fasse l’affaire ou non des autres n’a aucune importance. Claude Poirier croit en ce qu’il dit et personne ne peut lui faire dire autre chose que ce qu’il pense. Claude Poirier ne lit pas les nouvelles, il les commente et cela demande d’être clair et précis.

    Moi qui pensais qu’après avoir vu autant de meurtres, de misère, de souffrance et de violence, qu’on pouvait s’y habituer. Pourtant non, cela continue de le toucher. Claude Poirier réussit à départager les choses. Ce n’est pas une machine, il a des sentiments nobles. Quand Claude Poirier a l’air enragé, c’est qu’il est choqué de ce qu’il voit et entend. Il se donne le droit de partager cette émotion avec son public. C’est un homme qui aime son métier, intègre, qui ne camoufle rien et qui n’est pas achetable.

    Il a souvent une expression sarcastique quand il parle des jeunes; les jeunes-incompris-de-la-société. Ce n’est pas plus pardonnable qu’un jeune assassine ses parents que de voir des parents battre à mort leurs enfants. Ça le choque aussi de voir des jeunes briser les biens publics, faire du vandalisme, car il trouve qu’ils ne réfléchissent pas assez aux conséquences de leurs gestes.

    J’ai été privilégié d’avoir cette entrevue avec cet homme et je le remercie.

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    Le Globe, un nouveau webzine au Québec

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    Les leçons à tirer des préjugés

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    Journée internationale de la femme

    Entretien avec Vivian Barbot: «Ta vie t’appartient»

    Dans le cadre du 8 mars, Journée internationale de la femme, Reflet de Société vous présente le texte d’une membre de La Marie Debout, un organisme communautaire dédié à la condition féminine. Sylvie Daneau a rencontré la politicienne Vivian Barbot, une femme pour laquelle elle voue un grand respect.

    Sylvie Daneau           Dossier Famille

    J’ai connu Vivian Barbot il y a 18 ans. Elle a été ma «prof» au cégep de Victoriaville. En 2002, je l’ai retrouvée à Montréal, alors qu’elle était la présidente de la Fédération des femmes du Québec. Depuis, nous avons gardé le contact. J’ai réalisé cette entrevue pour mieux vous faire connaître la femme profondément humaine derrière la politicienne.

    La politique a toujours été présente dans tous les engagements sociaux de madame Barbot et ce, bien qu’elle soit entrée en politique active depuis 2006 seulement. Sa fonction de députée lui permet de se retrouver avec des personnes qui –comme elle– ont à coeur les éléments de changement et d’amélioration de la société. Pour la députée de Papineau, c’est extrêmement important.

    «Quand on arrive au Parlement, confie-t-elle, on ne peut pas s’empêcher de penser aux générations de gens qui sont passés avant nous.» D’être l’une des trois cents et quelques personnes qui s’y réunissent, pour une population énorme et diversifiée est, pour Vivian Barbot un privilège. «Cela ne donne pas seulement un sens de l’importance de ce que l’on fait mais aussi du sérieux qu’on doit y mettre. De représenter des gens qui ont mis une petite croix à côté de notre nom, ce n’est pas rien!», s’exclame Vivian, qui trouve cet aspect gratifiant en soi.

    Parcours intéressant
    Depuis 1967, Vivian Barbot a fait beaucoup de chemin et elle en est très fière. Son parcours de vie, elle le trouve important et significatif  pour la société. «En particulier, précise-t-elle, pour les gens de la communauté haïtienne et les immigrants qui me disent souvent que je leur sers de modèle.» Elle croit qu’il est nécessaire pour les nouveaux venus d’avoir des modèles diversifiés dans le paysage politique québécois.

    «Je n’aurais pas pensé, enfant, que je deviendrais députée au Canada.» N’ayant jamais fait de plan de carrière, Vivian Barbot trouve que la vie lui a fait un beau cadeau. «Je dis souvent que l’avantage que j’ai, c’est d’avoir eu une mère qui nous disait : ‘‘La vie, c’est chaque jour. Tu te lèves, tu fais ce qu’il y a à faire et tu le fais de ton mieux.’’ C’est là où cela m’a menée.»

    Un boulot exigeant
    Dans ce métier où elle travaille tous les jours avec des gens, elle admet, paradoxalement, n’avoir jamais été questionnée sur la solitude qu’elle pouvait parfois ressentir : «On est seul à prendre la décision pour soi, même si on est en groupe. Seul aussi dans les temps où on se déplace d’un lieu à l’autre, pour rencontrer des gens. Cette solitude-là est très présente, parce qu’on n’a ni conjoint, ni enfants, ni famille avec nous. Mais parce qu’on est toujours en action, on n’a pas trop le temps d’y penser.»

    La famille passe-t-elle au second plan ? «C’est inévitable», répond la députée, qui apprécie exercer cette fonction maintenant que ses enfants sont grands. C’est un travail sept jours par semaine. Il n’y a pas d’heure. Il faut vraiment y aller selon les priorités politiques», précise-t-elle.

    L’exigence du métier laisse peu de place au repos, à la famille et aux amis, du moins pendant la période électorale. Aussi, pour se retrouver parmi les siens, lors d’une semaine plus calme, madame Barbot n’hésite pas à avertir son équipe qu’elle n’est pas disponible cette fin de semaine.

    Amour maternel
    Fière de sa mère, comme celle-ci l’est de sa fille, madame Barbot se considère chanceuse d’habiter avec elle. Avec admiration, elle raconte : «C’est une femme forte, qui malgré ce que l’on appelle les vicissitudes de la vie, n’a jamais baissé les bras. Elle est toujours restée intègre et nous a légué cela. C’est ce qui nous a permis –à nous ses enfants– de nous accomplir. Et puis, on a eu la chance d’arriver dans un lieu propice, le Québec, qui permet aux gens qui viennent d’arriver de prendre leur place, de se développer. Cela n’arrive pas pour tout le monde, mais moi, j’ai eu cette chance-là. Et j’en suis très reconnaissante.»

    Vivian n’a jamais oublié que ses parents l’ont toujours encouragée à se réaliser pleinement dans la vie. Elle cite une phrase que leur père leur disait souvent: «C’est toi qui décides de ce que tu veux faire. Il y a des conséquences si tu choisis une voie plutôt qu’une autre. Mais ta vie t’appartient! En vieillissant, explique Vivian, on apprend à faire la part des choses, mais sans jamais aller à l’encontre de nos principes et de ce que l’on estime être juste et équitable.»

    A-t-elle, à son tour, dit à ses enfants «ta vie t’appartient»? «Absolument. Les parents sont là pour guider. Tu ne peux pas savoir où tes enfants vont vivre. Tu ne peux pas savoir quel est leur destin. Ce sont eux qui sont porteurs de ça. On peut guider, mais la décision leur revient.»

    «Nous voulons tous que nos enfants se réalisent dans ce qui les intéressent. Qu’ils soient des citoyens honnêtes, par exemple. C’est les principes qu’on leur donne. Puis, avec cela, il faut leur faire confiance. Leur vie ne sera pas la nôtre. Alors, il faut les laisser aller et les laisser découvrir ce qu’il y a autour d’eux. Et qu’ils fassent des choix. Je suis très fière de mes enfants.»

    Merci Vivian Barbot.

    Autres textes : Dossier Famille

    Témoignage: l’impuissance d’un père

    Casse-tête quotidien

    Vaincre la violence

    Conflit de génération, dossier famille

    CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

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    poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

    À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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    Taux de natalité et statistiques sur la population

    Boum de natalité

    Depuis des années, on nous rabâche des statistiques pessimistes sur le vieillissement de la population. C’est une tendance inexorable, nous affirment les démographes. Le Québec prend un coup de vieux, les résidences de personnes âgées poussent comme des petits champignons, 60% des lits d’hôpitaux sont occupés par des aînés. Saviez-vous que le Québec compte 1300 centenaires? Mais voilà une bonne nouvelle, les Québécois renouent avec la natalité.

    Jean-Guy Roy                Dossier  Famille

    famille parent enfant bébé jeune père mère Les statistiques publiées en décembre 2007 parlent d’un bond de 8% de la natalité au Québec. Le Québec a vu sa population grimper de 82 100 enfants de plus entre juillet 2006 et juillet 2007. La fécondité des Québécois atteint maintenant 1,62 enfant par femme. Les observateurs signalent que cette augmentation significative n’avait pas été observée depuis plus de 60 ans. Avec ce bond, le Québec a franchi le cap des 7,7 millions d’habitants. C’est une excellente nouvelle!

    Un nouveau baby-boom?

    On ne peut pas qualifier cette augmentation de baby-boom ou encore d’une réelle tendance; il faut une dizaine d’années pour mesurer tout cela. Comment se fait-il qu’il y ait tant de naissances? Plusieurs éléments concourent à cette croissance et je pense que les mesures sociales et gouvernementales mises en place favorisent beaucoup cette croissance. La situation économique favorable, les garderies à sept dollars, les programmes gouvernementaux et ceux des employeurs contribuent sans aucun doute à relancer la natalité au Québec.

    Plus le gouvernement favorisera la famille, plus les parents seront désireux de faire des enfants. En fait, plus les parents seront rassurés d’un support adéquat, plus ils auront le goût de mettre au monde des enfants. Nous connaissons très bien les défis que représente l’arrivée d’un enfant dans un couple. Le contexte des pays industrialisés ne favorise pas spontanément la natalité, tout est tourné vers l’individualisme et le consumérisme.

    L’avenir du Québec et de ses enfants

    Un peuple qui ne se renouvelle pas est un peuple qui s’éteint, qui se meurt. L’avenir du Québec passe nécessairement par la natalité et l’immigration. Nous ne pouvons assurer un avenir à notre culture et à notre langue sans enfants. C’est une vérité de La Palice. Devant cette réjouissance du boum de natalité et de l’augmentation de la population, il y a une ombre au tableau. Le Québec fait face à un flux migratoire inquiétant vers les autres provinces canadiennes; le flux a même augmenté sensiblement. S’il est bon de faire des enfants, encore faut-il savoir les garder chez nous. Il est évident que l’on ne peut attacher les gens; il s’avère toutefois important d’offrir à nos jeunes des lieux d’épanouissement très compétitifs avec l’ensemble canadien.

    Le Québec conserve malgré tout une population active et occupe toujours la 2e place sur le plan démographique au Canada, après l’Ontario. Pour maintenir le Québec à flot, la province doit trouver des incitatifs pour favoriser la natalité et l’accueil en plus grand nombre de nouveaux arrivants. Ce qu’il y a de réjouissant dans ces récentes statistiques, c’est que les Québécois ont encore envie de faire des enfants. Les experts estiment que les naissances dépasseront 84 000 en 2007. La population du Québec continue toutefois de vieillir ; l’espérance de vie est de 78 ans chez les hommes et de 83 ans chez les femmes.

    Enfants et finance

    Outre les questions de valeurs et de choix, les enquêtes montrent que la question monétaire est un critère important dans le nombre d’enfants que les parents souhaitent avoir. On ne fait pas des enfants pour s’enrichir monétairement, mais autrement. Mettre des enfants au monde est un risque qu’il faut parfois calculer. Il arrive que nous nous efforçons trop souvent de donner à nos enfants tout ce qui nous a manqué dans notre jeunesse et nous négligeons malheureusement de leur donner ce dont nous avons bénéficié.

    «L’argent est une richesse morte, les enfants sont une richesse vivante.» nous dit un proverbe chinois.

    Autres textes : Dossier Famille

    Témoignage: l’impuissance d’un père

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    Membre Gamblers Anonymes et mourir

    La mort d’un gambler

    Il ne me reste que deux semaines à vivre. Je suis membre Gamblers Anonymes depuis presque deux ans. J’ai aimé et j’aime encore jouer. Le jeu a détruit ma vie. Est-ce que je retourne jouer pour profiter de mes dernières semaines? Témoignage d’un joueur compulsif à la fin de ses jours.

    Robert B. Dossier Gambling et jeu compulsif

    loterie loto gambling jeu compulsif joueurs pathologiques casinoUn ami, me pose cette question. Pour me faire réfléchir un peu. Pour me préparer à cette éventualité. Pour connaître l’état de mon cheminement et de mon rétablissement. Il me regardait droit dans les yeux. J’avais l’impression de faire face à mon médecin. Il me demande de m’imaginer que je viens d’apprendre qu’il ne me reste que deux semaines à vivre. Est-ce que je retourne jouer?

    La question m’a bouleversé. En arrêtant de jouer, j’ai récupéré le pouvoir de ma vie. J’ai récupéré un équilibre dans toutes les sphères de ma vie. J’ai un nouveau mode de vie, je suis plus près de ma famille, j’ai des amis sur qui compter… J’ai atteint une sérénité et une harmonie, résultat de ce geste que j’ai posé il y a deux ans de prendre les moyens pour arrêter de jouer. Je vis une journée à la fois. Comme si c’était ma dernière journée à vivre. Je prends le temps d’exprimer à tous et chacun ce qui se passe en moi. Autant mes joies que mes peines.

    Pour mes dernières semaines, pourquoi je ne continuerais pas comme j’ai déjà commencé? Et si le médecin se trompait et que finalement il me restait 6 ou 12 mois à vivre? Pourquoi je ne profiterais pas de ces derniers instants pour serrer mes enfants dans mes bras, dire à ma conjointe que je l’aime, prendre un dernier repas avec mes amis?

    J’ai le goût que mes proches se souviennent de moi dans la sérénité de ces derniers instants de relation, de joie et de bonheur. Pas comme celui qui a perdu sa vie dans une machine à sous. Même si la question m’a ébranlé, je suis maintenant convaincu que retourner jouer n’est pas une solution envisageable pour moi.

    Merci à cet ami qui m’a fait réfléchir pendant quelques instants. Face à ma souffrance et mes difficultés, j’ai tendance à m’isoler et à me cacher. Face à ce verdict final, si je veux éviter de perdre le contrôle, je dois me préparer. Aviser mes proches de m’aider à briser mon isolement. Leur dire que je veux rester près d’eux même dans les derniers instants. Un peu comme on prépare sa retraite, on peut se préparer à vivre ses derniers jours. Parce que la vie, c’est comme un bon café: c’est bon jusqu’à la dernière goutte.

    Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

    Témoignage d’un joueur compulsif

    Comment fidéliser un gambler?

    DVD prévention gambling et jeu compulsif

    Être le conjoint d’un gambler

    Le prix à payer pour devenir un gambler

    La Sérénité pour un joueur compulsif

    Biz Locolocass et le gambling

    Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

    Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

    Jeux de cartes entre amis

    Statistiques du pile ou face

    Responsabilité de Loto-Québec

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    Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

    guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

    Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

    Le livre est disponible au coût de 4,95$.
    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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