Sophie Rivard, la mère de Gabrielle Marion-Rivard

Pour la Journée internationale de la Femme, Le Ste-Cath offre, 50% de réduction aux femmes. Les brunchs se terminent à 14h00.

Film Gabrielle de Louise Archambault

Entrevue avec Sophie Rivard, la mère de Gabrielle.

Dans le nouveau film de Louise Archambault, Gabrielle Marion-Rivard interprète le personnage principal, au nom éponyme. Atteinte du syndrome de Williams, Gabrielle joue au cinéma pour la première fois. Rencontre avec Sophie Rivard, mère et agent d’artiste.

Delphine Caubet DOSSIERS CultureMédiaCinémaHandicap,

Quel a été votre investissement pour le film?

sophie rivard mère gabrielle rivard-marion syndrome williamsJ’ai joué un peu les agentes d’artistes. Car, Gabrielle est très bonne pour s’organiser au jour le jour. Mais elle a plus de difficulté avec les plans généraux. Donc, je m’occupais de prendre les rendez-vous, voir ses disponibilités… toute cette partie, c’était moi.

Cela fait 4 ans que Louise Archambault a rencontré Gabrielle pour la première fois. Et, Louise est tombée en amour avec sa luminosité. Elle a beaucoup modifié le scénario pour Gabrielle. Elle me demandait de le lire et de lui faire des commentaires. Savoir s’il était crédible, et si les événements pouvaient arriver aux personnes déficientes. J’étais un peu conseillère de ce côté-là. Et comme vient de le dire Gabrielle, je l’aidais à apprendre son texte. Mais je l’aidais également à gérer son anxiété. Elle était bien nerveuse au début, et je la soutenais pour qu’elle prenne confiance. Je lui disais que si nous croyons en elle, c’est qu’elle pouvait le faire.

Comment faisiez-vous pour l’encourager?

Il faut garder un équilibre entre les critiques et les encouragements. Moi, je travaille beaucoup sur le fait de croire en elle. Elle a de belles qualités. Et le côté artiste, je le comprends bien. J’ai moi-même gagné ma vie, comme violoniste, pendant 30 ans. Je ne peux que l’encourager.

Quel ajustement cela demande d’avoir une fille avec le syndrome de Williams?

C’est la question à mille dollars! (Rire) Nous, on n’a pas su avant ses 16 ans que c’était le syndrome de Williams. Après ses 5 ans, ça a été, car Gabrielle facilite les choses. Elle a un côté très obéissant. Mais cela s’est compliqué à l’adolescence, puisque malgré tout, son corps évolue normalement, avec toutes ses hormones, mais la compréhension en moins. Donc, il y a eu de la gestion à faire là. Ça a été assez rock’n’roll (rire). Elle avait tous ces états d’âme, et des poussées dramatiques. C’est vrai que c’était une période difficile à contenir. Je pense qu’elle avait besoin de davantage de soutien. J’essayais de lui expliquer dans des mots simples ce qu’il se passait.

À l’âge adulte, elle a eu une belle progression. Son développement est plus lent qu’une personne normale, mais elle continue à évoluer. Puis elle a une telle luminosité! C’est n’est pas du tout une personne lugubre Gabrielle! Tout le monde dit que c’est un rayon de soleil.

Quel conseil donner aux familles qui élèvent un enfant avec une déficience?

Gabrielle a donné le meilleur des conseils. Il faut que les familles acceptent leur enfant tel qu’il est.

Moi, j’ai passé des années à chercher en quoi j’étais coupable. Quelle erreur j’avais faite pendant ma grossesse. Pour finalement réaliser que c’est vers le présent et l’avenir qu’il faut se tourner.

Pour en avoir discuté avec d’autres parents, je sais que l’acceptation est quelque chose qui fluctue. Il y a des jours avec et d’autres sans. Et de savoir qu’il y aura des jours meilleurs, ça permet de rester dans l’espoir et la confiance.

Autres textes sur le film Gabrielle

Un reportage avec Gabrielle Marion-Rivard ainsi que sur le film de Louise Archambault a été publié dans le magazine Reflet de Société de septembre.

Autres textes sur Cinéma et télévision

Photos gracieuseté Film Séville

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres de croissance personnelle et cheminement:

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biographie de l’auteur

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

 

Entrevue avec Gabrielle Marion-Rivard

Spectacle du Ste-Cath (ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Film Gabrielle de Louise Archambault

L’amour pour 2 handicapés

Dans le nouveau film de Louise Archambault, Gabrielle Marion-Rivard interprète le personnage principal, au nom éponyme. Atteinte du syndrome de Williams, Gabrielle joue au cinéma pour la première fois, et espère bien poursuivre sa carrière.

Delphine CAUBET    DOSSIERS  Cinéma, Culture, Média

Peux-tu te présenter? Quels arts pratiques-tu?

cinéma film critique cd dvd télévisionJe m’appelle Gabrielle Marion-Rivard et j’ai 24 ans. J’aime beaucoup chanter. Notamment la musique classique, le rock et le jazz. Mais le métal, je ne peux pas, c’est trop dur (rire). Je suis également une grande amatrice d’opéra. Parmi mes artistes préférés, il y a Édith Piaf. Mais quand j’étais jeune, j’adorais les Backstreet Boys. Je suis allée les voir il y a quelques années au centre Bell. Ma mère m’avait fait la surprise. J’étais excitée comme une folle! Ça n’avait aucun bon sens. Sinon, quand j’étais jeune, j’aimais beaucoup Jacques Brel.

Parmi les autres arts, je pratique la danse. Je fais de la gigue contemporaine avec une professeure extraordinaire, qui est Maïgwenn Desbois. Au début, c’était vraiment difficile, parce qu’il fallait que j’aille dans le bon espace et tout ça. Mais maintenant je suis rendue une bonne gigueuse. Je fais partie de la troupe «Maï(g)wenn et les Orteils». On fait beaucoup de choses. Des festivals…

À l’avenir, je vais continuer à danser. Puis, j’ai encore envie de faire des films! Parce que j’adore le cinéma.

D’où vient cette passion pour les arts?

film télévision cinéma cd dvd critique art spectacleMa mère me faisait écouter de la musique classique lorsque j’étais bébé. Puis je suis allée voir des concerts. Je viens aussi d’une famille musicienne et musicale… Donc, c’est pour ça. J’aime la musique classique: c’est doux, c’est charmant, c’est colérique.

Puis, il y a aussi le syndrome de Williams. Les personnes qui en sont atteintes ont un talent pour la musique. Comme moi. Ils ont l’oreille musicale. J’ai l’oreille absolue également. Lorsque j’écoute plusieurs fois un morceau, je suis capable de le rejouer au piano dans ma chambre après. Je reconnais les notes.

Qu’as-tu pensé du film Gabrielle?

cinéma film vidéo cd dvd critique télévision art spectacleIl m’a beaucoup plu. J’ai tellement souri la première fois que je l’ai vu avec toute l’équipe! J’ai tellement souri, j’étais fière de moi. J’ai aimé voir ce que j’étais capable de faire, et ce que j’ai ressenti. Il y avait des moments tristes, comme quand ma sœur part en Inde dans le film. Puis j’ai regardé ça, et je me suis dit que j’ai réussi un truc cool. Ça n’avait aucun bon sens! (rire).

Le personnage de Gabrielle me ressemble énormément. Elle a beaucoup de talent, et elle veut montrer son indépendance et vivre dans un appartement. Moi aussi un jour j’aimerais vivre en appartement. Mais je sais que c’est difficile. Faut que tu apportes tout ton stock, faire le ménage, le lavage… Ce que j’ai aimé le plus, c’est que je me vois dans une autre vie, mais différente. Sauf que je ne suis pas diabétique non plus.

Puis, il représente très bien la réalité des personnes déficientes. Il montre bien aux gens qu’on est normaux et différents à la fois.

Qu’as-tu pensé du métier d’actrice?

film télévision art spectacle critique cd dvdJ’ai aimé être costumée, maquillée, coiffée… Puis tu rencontres les acteurs que tu aimes. Tu vas dans l’histoire et tu sais ce que les personnages pensent. Puis, j’aime ça aussi les émotions, les sensations fortes. Mais c’est difficile également. Comme pour le départ de ma sœur. Quand elle va repartir, c’est un gros choc, et je ne sais pas si je la reverrais. C’est difficile, toutes ces émotions.

Et puis il faut être naturelle. C’est compliqué. Ma coach m’a dit que jouer, c’est comme tous les jours. Elle m’a beaucoup aidée avec le texte. On l’a beaucoup pratiqué: à la maison, puis avec les acteurs. Avec l’équipe, on a discuté de l’histoire. Pour comprendre ce qu’il se passait. C’était vraiment intéressant et ça m’a aidée.

Pour moi, cela m’a demandée beaucoup, beaucoup de travail en plus. À la maison, avec ma mère, on travaillait et l’on faisait des mises en situation.

Quel conseil donner à d’autres personnes déficientes pour les encourager?

Il faut dire aux personnes déficientes et à leur famille de les accepter tel qu’elles sont. Avec leurs qualités et leurs défauts. Elles ont leurs propres émotions. Il ne faut pas avoir peur des préjugés. J’avais le rêve de devenir actrice. Et il s’est réalisé… donc il faut avoir un rêve!

Autres textes sur le film Gabrielle

Un reportage avec Gabrielle Marion-Rivard ainsi que sur le film de Louise Archambault a été publié dans le magazine Reflet de Société de septembre.

Autres textes sur Cinéma et télévision

Photos gracieuseté Film Séville

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , ext.:  1-877-256-9009  Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :